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Publié le 22/06/2014

Sylvain Mimoun : "Le Viagra et Internet ont totalement changé la donne"


Et au lit, comment ça se passe ? #3

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Philtre d'amour ?

Le Viagra a totalement révolutionné la sexualité des hommes en les libérant de la peur du dysfonctionnement et en repoussant la limite d'âge. Pour les femmes c'est Internet qui a représenté le principal vecteur de libération en élargissant le champ des possibles, pour le meilleur et parfois pour le pire.

Le Rond-Point est un rond-point où beaucoup de gens se croisent, se rencontrent, se mélangent, forment des molécules, de nouveaux matériaux, des tissus à motifs inédits. En voilà quelques uns, attrapés par le bras par la rédaction de ventscontraires.net, ils viennent faire un tour avec nous. 

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Sylvain Mimoun

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Le 6 octobre 2010 à 08:14

En octobre, le brame des biches

Playmates du mois

Les cerfs sont des animaux grégaires.Ils se répartissent en deux groupes la majeure partie de l'année (hors période de reproduction) :- d'un côté les femelles, qui forment des hardes faites de plusieurs petits noyaux où la hiérarchie est très importante et se remarque surtout pendant les grands rassemblements. La "chef " se montre nerveuse, vigilante et toujours très attentive, alors que les autres paissent tranquillement; si un bruit, une odeur, est inquiétante elle prévient ses compagnes par de petits cris, le groupe s'ébranle alors, dans l'ordre et la discipline. La biche dominante ouvre la marche (ou la course), la "sous-chef" la ferme.– chez les mâles, tout se passe autrement. Le dominant est tout simplement le plus fort, il peut tyranniser les plus faibles, comme les laisser aller devant, et les suivre à distance. Il n'a aucune tâche de protection, si un danger survient, les mâles se sauvent les uns derrière les autres, sans aucune autre distinction que la rapidité et le sens de la fuite.Pour la reproduction, ce système de clan s'arrête vers le début de l'automne, c'est la période du rut (octobre). Les sujets les plus âgés seront les premiers à manifester leur désir. Les cerfs abandonnent donc leurs quartiers, pour rejoindre leurs compagnes, chaque mâle va se trouver un territoire (parcelle nuptiale) et essayer de retenir le plus grand nombre de biches. Il délimite son territoire en bramant.

Le 17 juin 2014 à 10:40

Camille : "Pour moi, ça se passe bien"

Et au lit, comment ça se passe ? 

Camille se décrit comme épicène (adj. é-pi-sê-n’ : qui désigne indifféremment l’un ou l’autre sexe) et mauvais genre.  Il/elle écrit depuis maintenant une dizaine d’années sur la sexualité et pilote le blog Sexpress après avoir co-fondé Rue69. Ventscontraires.net lui a posé quelques questions.   Et au lit, comment ça se passe ? (pour vous, pour la France, pour le monde...) ? Pour moi, ça se passe bien, parce que j'ai la chance que mes pratiques sexuelles soient admises socialement. Si j'aimais qu'on me fouette, ça serait un peu moins bien. Si j'aimais les chevaux, je serai zoophile et je n'aurais pas le droit (depuis 2004)... Par contre, on peut attacher une jument pour la faire prendre de force par un étalon. Pour la France, là encore, pour moi, les choses vont plutôt bien. On est, certes, un peu pudibond : il est très grave que des gens vous voient faire l'amour mais l'interdit étant un gros stimulateur du désir, c'est pas si mal. Pour le monde... tant qu'on aura des dizaines de pays dans lesquels être homosexuel est passible de la peine capitale, ça n'ira pas très bien.   Pourquoi s'intéresse-t-on tellement à ce qui se passe dans le lit des autres ? Quid des religions et des ligues de vertu ? Parce qu'on s'intéresse à la reproduction et au contrôle des pulsions. Les religions et ligues de vertus sont dans cette double injonction de contrôle de la population. La société demande aux individus d'être transparents sur la sexualité mais de ne rien faire en public, c'est un peu paradoxal   En période de crise (économique, notamment), le lit est-il le dernier refuge ? Peut être... il parait que l'industrie du sex-toy n'est pas touchée par la crise!   La parité au lit, on en est où ? (les rapports de domination homme-femme ont-ils réellement évolué ?) Ca dépend où géographiquement. Mais le fait que les femmes gagnent en maitrise de la contraception change clairement les choses   Le tsunami porno, mythe ou réalité ? Quid de son influence réelle ou non sur la sexualité des jeunes ? Réalité au sens où ça change le rapport le rapport à la sexualité des jeunes. L'influence réelle est dans les pratiques (les jeunes femmes sucent, s'épilent....) mais pas tellement dans la construction des relations. Les jeunes restent très romantiques et dans la découverte.   En quoi Internet a-t-il, selon vous, changé la donne ? La question mériterait un livre... l'accès au porno tel que le racontait Richard Allan quand il était douanier et qu'il saisissait les films en provenance du Danemark n'est évidemment pas le même qu'aujourd'hui où il est difficile de trouver un gosse de 10 ans qui n'a jamais vu un extrait de film porno   Le succès de « 50 shades of grey » donne l'impression d'une démocratisation du SM. Vraie tendance ou épiphénomène médiatique ? Epiphénomène médiatique je pense ; il faudrait faire une enquête aujourd'hui pour voir si les pratiques ont vraiment changé. Intuitivement je n'y crois pas trop. J'avais posé des questions il y a 6 mois et cela restait "juste un livre", comme Harry Potter n'a pas changé le rapport à la magie des enfants ou le racisme dans le monde. La vraie démocratisation du SM est liée à des initiatives encore marginales comme l'érosticratie qui propose un festival d'explorations érotico-artistiques.   Le lit, espace de créativité ou bastion du conformisme ? Les deux... mais le conformisme c'est bien. Il y a une phrase de Jacques Brel que j'aime beaucoup:  "Passent aussi, indifférents
 Quelques jeunes gens faméliques
 Qui sont encore confondant
 L´érotisme et la gymnastique"   Comment imaginez-vous le sexe dans 10 ans ? 50 ans ? 200 ans ? Où ? Au Japon, je vois des sex-toys futuristes avec des sexes en plastique incroyables... Dans 10 ans, en France, je dirai un retour du poil qui s'amorce. Dans 50 ans, avec un peu d'optimisme, les hommes maîtriseront leur contraception eux-mêmes (sans passer par les femmes). Dans 200 ans, par contre, on aura bien eu une centrale nucléaire qui aura explosé.   On entend beaucoup parler de « bons coups » ou de « mauvais coups ». Qu'en pensez-vous ? Quelques conseils ? Ecoutez-vous, écoutez les autres... "Mes" bons coups étaient souvent musicien(ne)s. Je parlerais plutôt de "bons couples" et de "mauvais couples" mais clairement les personnes qui savent s'écouter et décrypter le corps de l'autre sont plus faciles pour prendre du plaisir ensemble.  

Le 10 avril 2017 à 09:52

Jean-Daniel Magnin : "Dans un canard", les influences

Ses pièces ont été jouées au Festival d’Avignon, à la Comédie-Française. Avec "Dans un canard", il écrit et met en scène une comédie grinçante qui épingle la drôle de catastrophe de la société du travail, ses dérives, ses failles, ses pièges, sa folie. Jean-Daniel Magnin — J’ai eu la chance d’avoir exercé trente-six métiers parallèlement à ma vie d’écrivain de théâtre, à tous les échelons et dans tous les secteurs. Mais c’était avant la mise en place de cette méthode de domination appelée  le benchmarking, avec ses coachs-évangélistes, ses autoévaluations mutilantes, la recherche de la qualité zéro  défaut qui contrôle, compresse et parfois tue. Si vous désirez en savoir plus, et si vous avez les nerfs solides, regardez sur le Net la formidable série documentaire La Mise à mort du travail de Jean-Robert Viallet, et aussi les analyses accablantes du psychiatre du travail Christophe Dejours.    La leçon que j’en tire ? La pièce campe un monde où les revendications syndicales, la défense des droits sont  oubliées ou perçues comme obsolètes. C’est la maladresse du héros qui va provoquer des catastrophes et révéler la souffrance de chacun au sein de l’entreprise. Je ne suis pas optimiste quant à la résistance possible dans le  monde du travail, mais je crois à une chose qui grippera à un moment ou un autre la machine, une chose qui réside au fond en chacun de nous : la paresse et la lâcheté, un peu comme autrefois dans le monde soviétique...  Cette pièce n’est pas un constat ni une leçon sur notre rapport au travail, mais plutôt une vision tendre et comique qui va contribuer, je l’espère, à nous rassembler un instant autour de cette question. Qu’est-ce qui est pire ? Travailler, ou ne pas travailler ? Je ne pense pas que la question soit celle du travail, mais plutôt celle de l’emploi. Dans le monde sans emploi et automatisé en train de se mettre en place, tout un chacun devrait pouvoir s’adonner sans souci à l’activité  qui le motive et le fait grandir. Qu’il s’agisse d’art, d’engagement associatif, de bricolage ou d’agriculture,  peu importe. Il faut regarder vers les pays qui commencent à mettre en place un système de revenu garanti  minimum, et considérer l’émergence croissante d’initiatives expérimentant une économie contributive qui  permettrait à chacun de se responsabiliser sur ces questions...    > en partenariat avec theatre-contemporain.net

Le 30 avril 2015 à 09:16

Internet mais internet biohardcore

Il y a une analogie structurelle entre Internet et la nature : prenons une forêt : il y a de l’internet à fond là-dedans, tellement d’interconnexions, d’échanges de données que l’on peut tranquillement affirmer : forêt = Internet = forêt. Partant de là allons-y à fond : profitons-en pour sauver le monde. Sauvons le monde sauvons ses poumons. Sauvons le monde sauvons ses poumons-internet : ses forêts. Or impossible de sauver les deux grands poumons de la terre (les forêts amazonienne et congolaise) tant qu’elles ne s’appartiennent pas, n’est-ce pas ? Tant qu’elles ne seront pas autonomes ? Oui car une forêt vierge est vierge précisément de toute connexion autre que celles de son internet intérieur : pour sauver les poumons du monde – et notons au passage l’analogie structurelle entre le réseau interne des bronches, bronchioles, alvéoles et la frondaison de l’arbre – il faut connecter son réseau internet intérieur à un réseau internet extérieur de type révolutionnaire biohardcore ; si vous voulez mon avis. Si vous voulez mon avis, le World Wide Web convient parfaitement comme outil politique pour faire accéder les forêts-poumons à l’autonomie, à la libre disposition de soi. Si vous voulez mon avis, pour sauver le monde et donc les forêts, il faut que ces forêts deviennent des Etats indépendants. Et ça, c’est possible grâce au www et au potentiel révolutionnaire de l’excitation inhérente à la jeunesse mondiale. Ce que je propose c’est de créer un jeu vidéo hyper addictif auquel jouera un nombre sans cesse croissant de jeunes nerds, un jeu vidéo dans lequel le but est de sauver le monde en lui sauvant ses forêts en les transformant en états indépendants. Un jeu, on l’aura compris, qui sera un jeu complètement sérieux, un jeu connecté au réel pour du tout tout vrai : alliance secrète des jeunes addicts biohardcore du monde entier, alliance improbable entre le nerd boutonneux allemand et l’enfant-soldat psychologiquement ravagé du Sierra Leone, alliance entre le petit chiffonnier de Calcutta, la petite esclave prostituée du Cambodge, l’écolier orphelin du Nord-Kivu, le fils de diplomate saoudien, etc., complétez à souhait cette liste infinie. Quelqu’un a une idée de comment réaliser ceci ? Regroupez toutes ces forces, pour combattre par drones par exemple les multinationales minières de tout poil, aider les pygmées et les indiens, connecter le réseau internet forestier intérieur au www et ainsi fabriquer des prototypes de biocratie ? Oui car cette utilisation révolutionnaire du www extérieur permettra la mise au point d’un système politique plus fun que celui de la démocratie – trop défectueuse à trop de points de vue comme nous le savons tous. La biocratie biohardcore, c’est pas fun ça, comme concept opératoire ? Un système de solution collective des problèmes non pas sur base de la volonté supposée de quelque chose comme le peuple – qui bien sûr est une vulgaire fiction – mais sur base de la volonté de quelque chose comme la vie, la nature, dans tout ce que nous lui fantasmons de hardcore – ce qui bien sûr n’existe pas non plus, mais est quand même dangereusement plus fun. Voilà le plan : la vie est révolutionnaire, la vie dans la fleur de l’âge est révolutionnaire, connectons la jeunesse révolutionnaire à la révolution biohardcore. Allez les jeunes on y va, on se défonce à la web-addiction, on se met en réseau, on y va on crée un jeu qui fout bien la merde dans le réel, on bosse à connecter l’énergie de la jeunesse, l’énergie inhérente à l’explosion foisonnante hormonale de la jeunesse, on bosse à connecter ce foisonnement chimique hormonal juvénile au foisonnement électrique et nerveux du www. Le projet est évident : connexion évidente entre le chimique et l’électrique, le tout dans une perspective biohardcore et révolutionnaire puisque la face du monde ne nous plaît pas – le monde contemporain dans sa face tangible ne ressemble plus du tout assez à une forêt, ce qui est triste car nous croyons au paradigme de la forêt, nous croyons à un retour du monde sur lui-même, comme une sorte de vague, une vague dont le pitch est la forêt, l’intensivité chimique et électrique de la forêt. C’est pourquoi au paradigme « forêt » est lié le paradigme « central park », nous verrions bien le monde en tant que structuré autour d’une série de places centrales, centrales mais sauvages-jungles, comme à New York mais en pire, en bien bien pire. Le centre sera le plus sauvage, noyau dur du sauvage, du foisonnement sauvage et morbide de la vie : tension biohardcore de la grande ville mondiale vers une série de central park-poumons-biohardcore. Cette tension-là, nul doute que l’on puisse lui augmenter efficacement l’intensité grâce à une saine tension entre la charge hormonale foisonnante inhérente à la jeunesse et le délire hétérogène, électrique et nerveux du www, allez les jeunes on y va.

Le 20 avril 2012 à 08:37

Eric Chevillard : l'Autofictif répond à des questions

Entretien avec Eric Chevillard

Peut-on vous considérer comme un marathonien du minuscule ? 42,195 kilomètres à petits pas, vous n’y pensez pas ! Mais disons, pour filer la métaphore, que je cours volontiers sur plusieurs distances, le roman, la note, la chronique. Et bien sûr, quand j’écris un roman, je n’en considère pas moins que mon unité d’écriture est la phrase, donc il y a une tension vers l’aphorisme ou la formule. Et quand je prends des notes, au contraire, celles-ci se proposent aussitôt d’enfler démesurément et de se développer aux dimensions d’un livre. Si bien que j’ai dû mettre au point une stratégie que je trouve assez fine : je laisse mes romans devenir des aphorismes et mes aphorismes des romans ; ainsi, finalement, mes deux pentes naturelles d’écriture sont suivies jusqu’au bout. Avez-vous accompli votre devoir autofictif aujourd’hui ? Prenez-vous parfois de l’avance ? Avez-vous des réserves secrètes ? Où, quand, comment expédiez-vous les trois aphorismes du jour ? Mon devoir, il y a de ça hélas… Un comble, puisque l’idée au départ était justement d’être souverainement libre, qu’il s’agisse du format (si peu apprécié des éditeurs) ou des contenus : tous azimuts. Mais l’assiduité aussi fait partie du principe de l’entreprise et je me dois de ne pas lâcher l’affaire. Il me semble que se dessine ainsi, jour après jour, un tracé qui vaut bien ceux de l’électroencéphalogramme et de l’électrocardiogramme pour juger de ma santé physique et mentale. C’est aussi la forme d’une vie. J’ai souvent en effet des notes d’avance, elles me viennent par rafales… Mais je construis le petit triptyque quotidien juste avant de le poster, comme on dit, avec l’envie souvent de donner à lire les notes les plus récentes. Quelques-unes finissent par être oubliées dans le puits sans fond de l’ordinateur. Enfin, je publie mon billet vers minuit, depuis chez moi ou depuis mon netbook si je n’y suis pas. Etes-vous maniaque, bordélique, voleur, prolixe, jaloux, douloureux  ? Maniaque et pointilleux comme la plupart de ceux qui rêvent d’une révolution générale qui ne laisserait pas debout une seule pierre de ce monde… Pour vous ces pépites d’écriture sont-elles : des romans morts-nés ? des graines de romans ? des fulgurances aussi vite oubliées qu’écrites ? autre ? Des décharges nerveuses, des parades et des ripostes, des épées tirées et des sabres avalés. Des pensées d’idiot affectant la forme sentencieuse que le sage affectionne, ou au contraire des idées auxquelles je tiens lancées comme des plaisanteries. En fait, je crois que je n’en sais rien. Tout est possible dans ce carnet, des formes élaborées, des griffonnages, toutes sortes de tentatives hasardeuses, de spéculations, de paradoxes.   Pourriez-vous un jour écrire un “De qui se moque-t-on ?” sur l’aphorisme ? Non, parce que ce serait redondant. Tout aphorisme en effet dit plus ou moins cela, « de qui se moque-t-on ? » Etes-vous un geek de la littérature ou un poète du net ? Je n’ai pas la religion d’Internet. Je publie mes livres, y compris L’Autofictif. J’écris pour l’essentiel au crayon sur de petits carnets ou de grands cahiers, et encore c’est parce qu’on ne trouve plus de stylet et de pierres à graver. Mais je dois reconnaître qu’Internet offre à l’écrivain l’expérience inédite de la présence, le direct, lui qui semblait voué à ne pouvoir jamais exister qu’à contretemps de ses contemporains, comme s’il évoluait de son vivant même à la manière d’un fantôme, dans la brume d’une indécidable et toujours virtuelle postérité. Paradoxalement, donc, c’est ce monde virtuel d’Internet qui lui permet de prendre corps dans l’époque et de vivre l’écriture comme un art martial, où le réflexe compte autant que la méditation.   > Le dernier billet d'Eric Chevillard sur ventscontraires.net > Les aphorismes d'Eric Chevillard mis en ligne sur son site l'Autofictif sont rassemblés et édités par les éditions de l'Arbre vengeur

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