Daniel Cabanis
Publié le 28/06/2014

Rocco, un chien à qui parler


C’est pas bientôt fini de frétiller comme ça ? Qu’est-ce que tu as ? Du calme. J’ai dit du calme ! Tu as chaud ? Tu veux sortir ? J’ai pas le temps. Qu’est-ce que tu t’imagines ? Que je suis à ta disposition ? Ben voyons ! Si c’était le cas, c’est moi qui serais à quatre pattes ! Or, est-ce que j’ai l’air d’être à quatre pattes ? Eh non ! Tu vois, ici c’est moi qui commande. Alors sois gentil, fiche-moi la paix. Je vais prendre une douche. Toi tu attends là gentiment. Mais hé, où vas-tu ! Descends de là ! Bas les pattes, je te dis ! Descends ! Tu vas me faire tomber, grand con ! Ma parole, qu’est-ce qui t’arrive ? Ho là là ! Ben c’est du propre ! Qu’est-ce qui te met dans cet état-là ? Pas moi, quand même ! Cochon ! On te dirait un cheval. Ça alors, c’est extraordinaire ! Arrête, je suis pas la femelle que tu crois. Arrête, je te dis ! Idiot. Mais ce qu’il est bête ! J’ai jamais vu ça. Allez, du calme. Tiens-toi tranquille. Ça va maintenant. Sois sérieux. Tu sais que je suis une femme mariée ? Bon d’accord, c’est inexact : je suis veuve. Mais il y a Jean-Louis. Tu es au courant pour Jean-Louis, alors suffit le chien ! J’ai pas besoin de toi. Si encore tu gagnais gros et offrais de m’entretenir, hé ! je ne dirais pas non. Mais là, c’est plutôt toi qui es à charge. Allez, assez joué ! Descends ! Zut à la fin, j’en ai marre ! C’est qu’il a de la suite dans les idées, et il est démonstratif. Quel obsédé ! Ça devient pénible. Je te préviens, si tu continues ça, je dirai tout à Jean-Louis. C’est un monsieur très jaloux. Il ne sera pas content. Il te tirera les oreilles, tu auras mal. Alors, ça y est cette fois, il est calmé ? Toujours pas ? C’est qu’il a vraiment les nerfs, l’animal. Pauvre bête. Bon, ça va ! Je t’accorde dix minutes, mais arrête de baver. Allez, dépêche-toi ! Et ce soir, si le Jean-Loulou a des soupçons, toi tu mouftes pas.
Daniel Cabanis n'est pas son pseudonyme. Il écrit des textes courts, le plus souvent avec des images. Ou des textes longs. Il n'a pas froid aux genoux. Il mange de ce pain-là. Etc. 

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Daniel Cabanis

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Le 3 juin 2015 à 08:26

L'Homme sort du classement des meilleurs amis du chien

Très attendu chaque année, le classement annuel des espèces amies des chiens marque cette année un tournant historique dans les relations entre les Hommes et les canidés. L’espèce humaine qui sort du classement, toujours dominé par les tortues, paye selon Kékette, une femelle caniche qui a participé aux délibérations, « son manque d’investissement pour entretenir cette soi-disant amitié ». Se faisant porte parole de son espèce lors d’une conférence de presse improvisée, Kékette n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Un vrai meilleur ami se soucie vraiment de vous, de vos besoins et de votre bonheur. Il est là dans les bons, comme dans les mauvais moments » explique-t-elle tout en tentant d’attraper sa queue. Kékette dit se sentir elle-même lésée dans la relation qu’elle entretient avec son maître. « C’est toujours lui qui décide pour moi, sans me demander mon avis » explique-t-elle. « Si la relation était vraiment une amitié d’égal à égal, j’aurais le droit de l’attacher avec une corde lorsqu’il n’est pas sage, non ? » ajoute-t-elle avant de demander aux journalistes présents s’ils voulaient lui grattouiller le ventre. Le caniche affirme que son espèce attend un geste fort de la part des humains pour prouver leur statut de meilleur ami. « Nous espérons que cela agira comme un électrochoc. La baballe est dans votre camp » conclut-elle en évoquant plusieurs pistes parmi lesquelles la stérilisation de tous les punks à chien, ou l’interdiction totale des chats.

Le 10 février 2015 à 08:53

Saint-Bernard à la savoyarde

Vous les avez aimés, mangez les #2

L'image d'Epinal du bon saint-bernard, son petit tonneau de rhum au cou, sauvant l'alpiniste en difficulté me fait bien rigoler ! J'ai possédé moi-même un saint-bernard pendant dix ans et je ne l'ai jamais vu sauver qui que ce soit! Par contre, il peut se vanter de m'avoir ouvert les yeux et peut-être sauvé de la famine ! En effet, c'est ce bon Bobby qui m'a fait comprendre qu'il n'était pas seulement un animal de compagnie mais 60 kilos de promesses culinaires ! Ingrédients : 1 épaule de saint-bernard débitée en morceaux, 12 tranches de lard fumé, 6 cuil. à soupe de moutarde aux herbes, 1 gros oignon émincé, 8 belles pommes de terre, 20 cl de crème fraîche liquide, 10 cl de rhum, 250 gr. de Beaufort en fine lamelles, poivre et sel. Préparation 20 min - Cuisson 1h30 - Thermostat 7 1 - Epluchez et lavez les pommes de terre - Coupez-les en fines tranches - Remplissez un plat à gratin, arrosez de crème fraîche, poivrez et salez. 2 - Enduisez les morceaux d'épaule de moutarde aux herbes - Enroulez-les des tranches de lard fumé - Déposez-les dans le plat et posez dessus les rondelles d'oignon. 3 - Arrosez le plat d'un peu de rhum. 4 - Recouvrez la préparation d'un papier aluminium et enfournez - Sortez le plat du four et couvrez-le de lamelles de Beaufort - Remettez à gratiner et servez dès que le Beaufort a pris une belle couleur dorée.   Extrait de "Vous les avez aimés, mangez-les" de Pascal Rémy et  Jean Lecointre - Editions de l'épure - 20 €

Le 27 décembre 2011 à 08:57

Heureux les animaux!

L'homme occupe une place toute particulière au sein du règne animal. En effet, il est au sommet de la chaîne alimentaire et ce, bien que la plupart d'entre eux soient en bas de la chaîne agroalimentaire (l'homme est un loup pour l'homme). L'homme est un animal social, un animal politique, certes, mais l'homme, in fine, n'est pas un animal. Pourquoi ? Peut-être parce que le rire est le propre de l'homme. Ou peut-être parce qu'il a une âme, qui sait ? Or, il y a quelques semaines de cela, dans l'église Sainte Rita, on bénissait des animaux. Cela a paru étrange à certains, car l'animal, comme jadis la femme, n'est pas censé avoir d'âme, pas plus que d'humour. Quelqu'un a objecté que, depuis des siècles, dans les hôpitaux et les maisons de retraites, on bénit des légumes et personne n'y trouve rien à redire ! Moi, je trouve que ça se tient, de bénir les animaux. Vous-même, et là c'est votre conscience humaniste que j'interpelle, trouvez-vous plus logique de bénir un chien d'aveugle ou celui qui a crevé les yeux de son maître ? Ô cruel dilemme ! J'ajouterai qu'en plus, si on prend le plus emblématique des canidés, Lassie, qui est un chien, oui oui, d'accord, mais fidèle avant tout -haha!- là, on retombe sur nos pattes. Sur nos quatre pattes, pour ne pas citer Kierkegaard. Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien, comme disait l'autre. Mon chien, à moi, j'ai dû le faire piquer. La pauvre bête était devenue aveugle. Non, l'homme n'est pas un animal, l'homme est bête, nuance.

Le 2 août 2010 à 08:50

Saleté de chien qui n'a pas fait le job !

Coyotte ! Bon Dieu, viens ici ! Faut qu’on ait une explication. Ici, je te dis. Tu vas pas y couper. Le cambriolage, oui, là, ce week-end, Stéphanie en est malade, tu t’en doutes. Furieuse. Pour elle, t’es un TRAÎTRE. Rassure-toi, j’en ai pris moi aussi plein la gueule. Sauf que c’est toi le chien de garde, pas moi. Et t’as pas fait le job. Tu t’es laissé surprendre. Les types t’ont neutralisé. Bravo. Bijoux, argenterie, meubles anciens, tout est parti. Son bas de laine a également disparu. Non, il ne s’agit pas de bonneterie, bougre de beste ! Un bas de laine, c’est une épargne en liquide. Une somme importante, selon Stéphanie. Eh bien, envolé, pfuit ! Plus rien. Merci, le chien. Va falloir rendre des comptes. Tu vas pas t’en tirer comme ça. Stéph’ est pas du genre qui pardonne. Tu verras. Elle va exiger l’euthanasie. Tes billes sur un plateau lui suffiraient pas. Et je la comprends. On a payé bonbon pour avoir un cerbère, on a eu un mouton. Y a tromperie, en plus du vol. Tout ça est mauvais pour toi. Au mieux, je peux essayer de te revendre à un laboratoire. Ils doivent pas payer cher mais ça compenserait un peu les pertes. Tu ferais des expériences. Des tests. Tu te donnerais à la vivisection. Pour une fois tu servirais à quelque chose. Ah, tu fais grise mine. Eh oui, adieu les beaux jours ! Pour toi, l’avenir se présente mal. Que veux-tu, il y a eu faute professionnelle grave, ça entraîne sanction, faut assumer. Ça te consolera pas, mais sache que nous non plus ne sommes pas au bout de nos emmerdements. Tu vas voir les assurances. Ils vont diligenter un expert, lequel passera ton génome et ton pedigree au peigne fin, il en conclura que tu es un veau et on sera pas remboursés. Tu vois, par ta faute on va être deux fois volés. Stéphanie a raison : tu n’es pas un chien, t’es une merde.

Le 23 août 2011 à 09:03

Hubert, chien de cirque

Le mois dernier, j’ai revu mon cousin Hubert. Je lui trouvé l’air éteint. Comme nous nous aimons bien, il s’est un peu confié. — En janvier dernier, figure-toi, j’ai ouvert un blog, comme tout le monde. Ça distrait. Trop. Je me suis enflammé pour l’auteur du premier commentaire aimable, une jeune parisienne, à ce que j’ai compris. Et me voilà parti à lui composer des poèmes, à faire des cabrioles, à inventer des tours, à la suivre à la trace sur tous les chemins virtuels possibles. Ah ! Le succès que j’ai eu, c’est peu dire qu’il ne fut même pas d’estime. Alors j’ai fermé mon maudit blog. Pour en ouvrir un second, puis un troisième qui lui était spécialement dédié. Et plus j’implorais un regard, une minute d’attention, plus les coups de pied pleuvaient. Enfin j’exagère, mais elle ne venait plus jamais me lire. La nuit, je dormais sur le paillasson de son blog à elle, sans oser y entrer. Le jour, je mettais au point pour le mien de nouveaux numéros qui auraient pu enfin l’attirer et lui plaire. Niet. Les compliments, les petits mots pleins d’esprit étaient toujours pour les autres. Je dépérissais. Puis, bizarrement, mon visage changeait un peu, mes oreilles aussi, et je me suis mis à manger beaucoup de viande, moi qui avant la détestais. Quand plus personne n’a reconnu ma voix au téléphone, j’ai compris qu’il fallait vraiment faire quelque chose. J’ai voulu supprimer mon compte, mais on m’a répondu qu’il n’existait pas, qu’il n’avait jamais existé.

Le 6 août 2015 à 08:40

Biche oh ma biche / Zoophilie, mon amie

Pubologie pour tous

Vous y avez cru n’est-ce pas ? Que c’était une vraie pub. Ne vous cachez pas, ça arrive à tout le monde de se faire avoir. Mais en réfléchissant bien, c’est évident que c’est impossible. Vous imaginez trois mecs autout d’une table avoir cette discussion (pour souligner le côté fantaisiste de toute cette histoire, les protagonistes auront des noms de légumes oubliés) : RUTABAGA.  - Hé les mecs, j’ai bien étudié les tendances, et j’ai compris un truc, vous allez voir c’est astonishing, vous n’y avez jamais pensé. Voilà : les gens, sur Internet, ils regardent énormément de vidéos de chats ET de vidéos pornos. C'est évident : la zoophilie est une tendance qui revient. Ca vous en bouche un coin hein. TOPINAMBOUR. - Mais oui ! Je vois d’ici une campagne trash-sexy-décalé qui va rajeunir la marque en jouant sur son héritage sensualo-pop et en exploitant à fond son ADN punchy-audacieux. SALSIFI. - Juste un truc : comment on fait pour toucher la cible senior ? RUTABAGA. - Laisse ça aux créas, on va bouffer ? Y’a des frites à la cantine. T’as vu le dernier Wenders ?Et vous pensez sérieusement qu’ensuite, d’autres gens se seraient dit qu’il serait efficace visuellement et tellement second degré de jouer sur l’image du vieux pervers et de sa pin-up au 105D. En plus c’est pas avilissant c’est pas une vraie femme. Mais au cas où les gens ne comprendraient pas que c’est tendancieux-punchy-sexy-cool, on simulerait une éjaculation avec une bouteille. Vous croyez franchement qu’on se fout à ce point de vous ? Réveillez-vous. La pub a changé.

Le 6 juin 2015 à 09:41

Poney flottant

Roman à paraître (extrait)

J'ai la robe. De La Spagna. J'arrive à la ferme. J'ai la robe des femmes qui tortillent leurs mains comme les octopoussies leurs tentacules, j'arrive dans la ferme, je suis la femme de l'Andalouzy...Mais les cliquetis des castagnettes et accords de cordes dans ma tête s'effilochent à la découverte des sons provenant de la cour...  Je perçois des bruits mats, des bruits de chairs, des à-coups de corps en lutte, je sens de la testostérone, des combats de virils -comme il doit y en avoir dans les prisons de Jean Genie-, j'entends des mises à mort, de la sueur, de la bave et du sperme...  Et ce cri?!?!?!...  Ah mais oui, c'est ça...  Ce ne sont que les plaintes d'un cochon mis à mort par Grand-Père et son ouvrier...  Oh, ce n'est que ça!!!...  Bon, je zappe.  On a tous assisté à la mort d'un cochon quelque part dans notre enfance et j'éviterai le paragraphe sur les chialures de gamin qui fait connaissance avec ce que l'on nomme "angoissss existentielle", la peur de son inévitable finitude blablabla...  Et je zappe également les similitudes physiologiques de l'humain et du cochon dont la peau de ce dernier fait d'excellentes greffes à celle du premier... (aussi qu'est-ce qui est humain, animal, végétal????)Donc.  Dans ma robe Spanich, ce n'est pas la mort certaine de la bête qui m'impressionne. Ni ses cris écorchant le ciel du Pays des Galles, ni les claquements de ses sabots inventant la fuite, ni ses yeux de condamné à mort flairant sa transformation prochaine en saucisse grillée, ni ses regards implorant une once de pitié auprès de ses bourreaux bouffeurs de côtelettes...Non. Ce qui m'impressionne terriblement, c'est l'état de l'homme Grand-Père dans ce corps à corps... Il a empoigné la massue et c'est comme s'il ne parvenait plus à lever l'engin du sol... Et quand il y parvient, c'est à côté du crâne de la bête qu'il l'abat, martelant pitieusement les pavés de la cour... Et Grand-Dad de vociférer comme un tout vieux rhinocéros, humilié par cette porcine bestiasse qu'il ne considérera jamais comme "un être vivant doué de sensibilité" le con...  Et le cochon, de hurler de plus belle, et l'ouvrier, de tenir la bête au cou, de perdre la maîtrise et de craindre vachement que la massue n'écrabouille ses menottes de travailleur manuel... Et cette scène perdure des secondes, des minutes éternelles... Mais Grand-Père, dans un dernier soubresaut, hurle "Laaaaaaast pig..." et rabat l'objet massif au crâne de l'animal. S'ensuit le traditionnel silence après la lutte. J'aime ce silence après la lutte; je sens picoter dans mon corps l'adrénaline de mes pulsions de jeune assassine... Dans ce silence, je suppute que les processus de putréfaction du cadavre du cochon se mettent en branle... Sont-ils les mêmes que ceux chez les humains décrits dans l'Anthology du corps humain illustrated de Mummy ?  A savoir... : que 2 à 8 minutes après l'arrêt du cœur, les tissus nerveux commencent à dégénérer, que les sphincters et les muscles se relâchent et que spontanément, mictions et fécales surgissent, que le corps encore doucement tiède et mollasson pâlit, comme un soldat tombé dans son lit vert où la lumière pleut, qu'après 5 ou 6 heures, le macchabée devient raide de partout, que 24 heures après le décès, des taches de violette et de pinard Saint-Emilion paraissent, que le cadavre alors redevient tout mou et pue et se putréfie, qu'ensuite des couleurs vertes apparaissent sur l'abdomen puis sur tout le corps et que la peau sèche et devient friable comme une feuille de parchemin et que les cheveux, ongles, poils s'arrêtent de pousser et s'échouent, que les organes perdent leur forme anatomique et mollissent en bouillie-pour-le-chat, qu'à la 3e semaine le foie a disparu, qu'entre le 5e et 6e mois, le cœur a fondu, que toute l'eau s'évapore chariant sels et bactéries, que les sucres deviennent alcools (forts ou pas ?), que les acides mutent en gaz carbonique, que le cadavre peut produire jusqu'à 5000 litres de gaz, que les graisses dégoulinent en stalactites longs et tendres genre marshmallow et qu'enfin, au bout de 365 jours, ne reste qu'un squelette sans peau parsemé de quelques tendons, ligaments et grosses artères... Les os se disloquant au bout de 4 à 5 années.Voilà.Voilà.Voilà. Et ce petit processus lié aux humains semble effectivement s'être mis en route chez la bête car l'anus du cochon, tout relâché qu'il est, émet une crotte bien tristounette au pavement de la cour.  Alors, dans ma tête, je me remets les castagnettes et cordes. Un long moment de temps passe comme ça, tout suspendu dans le no man's de land.

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