La crise du travail
Publié le 04/07/2014

Bernard Stiegler : "Dans 20 ans l'emploi aura disparu, tout le monde sera intermittent"


Travailler demain #1

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Dans ce premier épisode
La crise des intermittents ne doit pas nous cacher une crise généralisée de l'emploi, qui est amené à disparaître avec le développement universel de l'automation. Mais travail n'est pas emploi : et si le modèle de l'intermittence était appelé à devenir le régime de tous ?

À l’époque de l’automatisation généralisée
Le siècle dernier était celui du consumer capitalism, produit dérivé du taylorisme : produire à la chaîne et consommer comme le marketing le dicte. On a parlé du keynésianisme et du welfare state de Roosevelt. Mais aujourd’hui, ce modèle semble s’écrouler sous la pression de ses propres contradictions, cependant que se planétarisait la mise en réseau numérique. Celle-ci va provoquer dans les années qui viennent un processus d’automatisation généralisée où l’emploi salarié deviendra exceptionnel : les robots se substitueront massivement aux employés humains.
Cette nouvelle époque industrielle ne sera viable que si elle consiste en une renaissance du travail dans une société de contribution où les gains de temps issus de l’automatisation seront massivement réinvestis dans la capacitation et la déprolétarisation du travail : les robots sont des machines qui n’ont pas besoin des esclaves humains pour fonctionner.

> écouter le podcast audio complet

Enregistré le 20 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point.

En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

 

 

 

Trousses de secours 2e saison : conférences-performances autour de la crise du travail

Formation ouverte à tous : soyez encore plus flexibles, plus compétitifs, plus « zéro défaut » qu’on vous le demande… mais autrement ! Les écrivains, chercheurs, artistes des conférences-performances du Théâtre du Rond-Point renversent perspectives et idées reçues, croient au partage horizontal des savoirs, déboulonnent férocement les piliers de la pensée dominante.

> le programme complet

 

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Le 24 juillet 2014 à 08:57

François Jarrige : "L'automatisation vise toujours prioritairement à remplacer les ouvriers"

Rage contre la machine ? #2

François Jarrige est historien, enseignant-chercheur à l'université de Bourgogne. Il s’intéresse à l’histoire des mondes du travail, des techniques et aux controverses qui ont accompagné l’industrialisation. Il a notamment publié Au temps des « tueuses de bras » (2009) et Face au monstre mécanique (2009). Son dernier ouvrage Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences est sorti en février aux éditions La Découverte. Deuxième partie de l'entretien qu'il a accordé à ventscontraires.net > Première partie   L'automatisation croissante dans l'industrie actuelle peut-elle assimilée à une nouvelle révolution industrielle ? Certains le disent comme par exemple l’économiste Joseph Stiglitz qui a théorisé récemment l’avènement d’une « troisième révolution industrielle » grâce à l’alliance entre les technologies numériques et les technologies dites « vertes ». Selon lui cette « nouvelle révolution industrielle » doit créer de nombreux emplois tout en résolvant les impasses écologiques des révolutions industrielles précédentes. Je ne sais pas si nous vivons actuellement une « nouvelle Révolution industrielle » mais j’aimerais insister sur deux points : d’abord l’expression « révolution industrielle » a surtout une fonction idéologique, elle insiste sur le caractère brutal et radical d’un changement qui est souvent plus progressif et lent qu’on ne le dit. Par ailleurs, l’idée de « révolution industrielle » est problématique car elle continue d’enfermer le débat dans un fatalisme technologique, elle tend à imposer l’idée que c’est seulement par de nouvelles technologies que les problèmes sociaux ou environnementaux pourront être résolus. Le développement des logiciels et l' « ordinisation » vont-ils également métamorphoser l'univers des services ? On assiste aujourd’hui à une expansion de l’automatisation à de nouveaux secteurs d’activité considérés auparavant comme le propre de l’homme. Ce que vous appelez « l’ordinisation » semble représenter l’expansion de l’automatisation à des tâches non plus seulement manuelles mais de plus en plus intellectuelles, même si la séparation entre ces deux types d’activité est très discutable. Dès le XIXe siècle, l’idée que la technique devait permettre de supprimer les tâches les plus dures et éprouvantes pour laisser à l’homme les tâches purement spirituelles ou intellectuelles, censées être les plus valorisantes, n’a cessé d’accompagner et de justifier la mécanisation du travail. Aujourd’hui, les automates se multiplient partout pour remplacer les contacts entre humains (dans les gares comme les magasins), et il ne faut pas oublier que l’automatisation vise toujours prioritairement à remplacer les ouvriers – jugés trop couteux – par des robots alors que l’obsession de la compétitivité demeure l’unique critère pour évaluer les changements techniques. En Asie le géant industriel taïwanais Foxconn, spécialisé dans la fabrication de matériel informatique, dénoncé pour les mauvaises conditions de travail qu’il impose à ses salariés chinois, annonce ainsi purement et simplement leur remplacement par des robots. Mais ce qui est effectivement plus nouveau c’est la prise en charge des tâches intellectuelles par des logiciels informatiques. Désormais l’essentiel des transactions financières sur les marchés boursiers sont par exemple pris en charge par des logiciels nommés « algos » (pour algorithme), d’autres annoncent l’avènement de logiciels d’apprentissage et de traduction si performants qu’ils rendront les professeurs et les traducteurs obsolètes. Il faut néanmoins être prudent car dans le domaine des nouvelles technologies les annonces spectaculaires à visée publicitaire sont souvent sans rapport avec la réalité, les entreprises du secteur manient l’hyperbole et construisent un futur imaginaire pour fabriquer de la publicité à peu de frais. Le fait-il que cette technologisation touche maintenant d'autres acteurs que les seuls « ouvriers » va-t-il changer la donne ? Je ne sais pas, je ne suis qu’historien et pas prospectiviste ou futurologue. Il me semble néanmoins indéniable qu’une nouvelle trajectoire s’ouvre actuellement en ce qui concerne les liens entre les changements technologiques, le travail et l’emploi. Deux économistes américains du MIT viennent d’ailleurs de publier un ouvrage fascinant dans lequel ils entrevoient le début d’un nouvel âge des machines (Erik Brynjolfsson, Andrew McAfee, The Second Machine Age: Work, Progress, and Prosperity in a Time of Brilliant Technologies, MIT Press, 2014). Analysant les effets des rapides transformations technologiques en cours avec l’informatisation et l’expansion du numérique, ils proposent une thèse forte : nous serions entrés dans un « deuxième âge des machines » qui se caractériserait par l’automatisation des activités pour lesquels les humains et les « fonctions cognitives » étaient jusque-là considérées comme indispensables. Alors que le premier âge des machines, celui qui s’était engagé avec la « Révolution industrielle » du début du XIXe siècle, se caractérisait par l’automatisation des tâches nécessitant un effort physique, une dépense musculaire, le nouvel âge des machines viserait quant à lui au remplacement des fonctions intellectuelles elles-mêmes. Compte tenu des transformations rapides de la puissance informatique et de l’extension de l’informatisation à des activités toujours plus nombreuses, il semblerait même qu'il n'y ait plus d'obstacles désormais au remplacement des travailleurs dans l'ensemble des secteurs d’activité. Dans ces conditions, alors que dans le passé chaque vague d’innovation technique créait au final de nouveaux emplois, les nouvelles trajectoires aboutiront à des destructions massives d’emplois non compensés.

Le 17 novembre 2014 à 09:41

Valérie Mréjen : "Des personnes qui parlent comme des robots"

Comment expliquer son travail d’artiste ? Auteure, plasticienne, vidéaste, Valérie Mréjen ne sait que dire quand on lui demande de communiquer sur son travail actuel ou à venir : De quoi ça parle ? C’est quel genre de vidéos ? Sur quel thème ? Comment parler d’une nouvelle série d’œuvres dans un communiqué de presse ? Elle viendra (ne pas) en parler le 29 janvier au Rond-Point... Ventscontraires – On dit souvent que chaque époque a ses usages propres de la langue. Comment caractérisez-vous notre rapport à la langue aujourd’hui ?Valérie Mréjen – Notamment par la façon dont on a remplacé les standardistes par des boîtes vocales. Je me souviens de l'époque où on tombait sur des gens au téléphone. Aujourd'hui, il faut respirer profondément pour ne pas raccrocher dès qu'on entend ces phrases pré-formatées jusqu'à l'absurde. Il n'est plus possible de signaler un problème : les options proposées sont généralement positives. Tout est positif. Si quelque chose ne marche pas, c'est le client qui fait une mauvaise utilisation. Et, lorsqu'on a finalement pu avoir un conseiller, ces dernières phrases : Madame X aviez-vous une autre question? Très bien madame, en espérant avoir répondu à votre question au nom de toute l'équipe Z je vous souhaite une très bonne journée. – Selon-vous qu'est-ce qui menace la langue et qu'est-ce qui la « sauve » ?– 1. les formules apprises par coeur pour s'exprimer comme une boîte vocale. Il arrive quelquefois de tomber sur des personnes qui parlent réellement comme des robots.    2. la littérature, s'appuyer sur les mots des autres. – Et votre propre langue, qu'avez-vous à en dire ?– Il faut la trouver. C'est un jeu de piste. Je commence par mettre en quarantaine les formules préexistantes qui arrivent par réflexe. Mais ces formules constituent aussi ma langue. Une partie de mon travail consiste à essayer de les "adopter". – Quel événement et/ou quelles rencontres ont façonné votre langue et qu'est-ce qui la nourrit au quotidien ?– Ce qui a façonné mon rapport à la langue : une mère psychanalyste fascinée par le poids de la parole, un père dans les affaires pour qui seul un contrat écrit a de la valeur. L'impossibilité, pendant quelques années, de pouvoir être dans une autre attitude que celle de l'observation et du mutisme. Ce qui me nourrit au quotidien sont les phrases qui sonnent juste et dont j'essaye de comprendre le mécanisme, autant dans les livres que dans les conversations. – Nous vous avons proposé de venir au Rond-Point "rattraper la langue".... Comment allez-vous vous y prendre ?– Je vais essayer de parler de ce moment où quelque chose a commencé pendant mes études aux beaux-arts, et où il fallait déjà savoir pouvoir parler de ce qu'on faisait. Comment parler d'un travail artistique? Comment le décrire? Je ferai également un tour d'horizon du langage des communiqués de presse et ses "questionne", "interroge", "s'inspire du réel".      

Le 16 juin 2014 à 11:03

Lettre ouverte au Président de la République

Cher Monsieur le Président de la République, Mon mari et moi, on vous a serré la patte il y a deux ans, et entre temps nous nous sommes mariés, grâce à vous, et on en est très heureux aujourd’hui. Tout va très bien. Sauf qu’il est intermittent du spectacle (mon mari), et qu’il commence à s'inquiéter. Il joue dans ma pièce au théâtre du Rond-Point qui remporte un franc succès. Quand viendrez-vous la voir (on a des détaxes) ? Il a un peu peur pour son statut qu'il risque de perdre avec la nouvelle réforme, car si ça continue comme ça, il va devoir faire un bilan de compétence et changer de métier pour faire je ne sais pas quoi alors que sa profession c'est acteur. Or, les pièces qu’il joue grâce à son statut d’intermittent font du bien à tout le monde (en plus des recettes qui sont souvent importantes). Ces pièces, elles parlent toujours de tolérance, d’acceptation de l’autre, elles défendent les belles valeurs de l’éducation, du progrès social, de la liberté et de l’épanouissement. Et souvent, c’est même très agréable. Mon mari adore son métier, il fait même des tas d’interventions dans les collèges, dans des lycées, avec des amateurs, des volontaires, quand moi je fais des ateliers d’écriture. Il fait avec notre compagnie de l’action culturelle, en banlieue, en province, ou à Paris dans des écoles primaires, et c’est très chouette, très vivant, et très instructif. Il y a même des gamins qui nous disent que c’est tout pour eux. Et en plus, pour l'instant, il n'a jamais trop fait des trucs du genre série télé, film avec des stars, publicités, ou salons commerciaux pour les voitures. Alors il ne comprend par très bien pourquoi il a l'impression qu'on cherche à le punir. Et puis aussi, autour de lui sur le plateau, il y a d’autres comédiens, et des techniciens, des intermittents en tous genres qui encourent le même risque. Et tout le monde commence à avoir vraiment très peur. Car ils pensaient jusque là que la gauche (votre parti) était assez d’accord avec toutes les valeurs qu’ils représentent et pour ne pas précariser ceux qui sont déjà précaires. On a aussi, après 2003, donné plein de chiffres qui nous laissent à penser que la culture et les arts vivants (comme ce qu'on fait), sont aussi un vecteur économique très fort et très important. Alors on s’est dit comme ça qu’en vous écrivant, vous alliez comprendre que puisque vous êtes un homme de gauche, élu par la gauche, vous alliez très vite vous démarquer du Medef des grands patrons qui ont l’air un peu perdu en ce moment. Vous savez bien que tous les gens avec nous, les profs, les instits, les éducateurs, les intellectuels, les intermittents, sont ceux qui représentent le mieux la gauche (votre parti). Alors forcément, on s’est dit comme ça que vous n’alliez pas trop tarder à prendre une position très claire pour qu’on ne se retrouve pas dans une situation précaire, et encore moins qu’on se sente trahi par notre propre famille (la gauche, votre parti) comme on pourrait dire. Bon, on vous laisse parce que vous avez beaucoup de choses à faire et des tas de bonnes décisions à prendre. Souvenez-vous surtout que la gauche a été construite sur l'idée de la culture et de la culture pour tous (parce que c'est une arme redoutable contre l'intolérance, l'obscurantisme, les ténèbres, en plus d’être agréable souvent…), après l’avoir été sur les 40 heures et les congés payés avec Léon Blum. Et si jamais vous avez besoin d’un référent culturel, je suis votre homme ! Ne laissez pas tomber ! On vous invite à dîner à la maison quand vous voulez pour parler de tout ça. Embrassez pour nous Christiane Taubira, et prenez soin de vous, on vous aime beaucoup. Pierre Notte, auteur de théâtre.

Le 9 janvier 2014 à 06:29
Le 11 juin 2014 à 15:11

LETTRE OUVERTE AU PUBLIC (TENTATIVE D'EXPLICATION)

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,Nous sommes des artistes, interprètes et techniciens. Nous sommes affiliés au régime particulier de l’assurance chômage des intermittents du spectacle, c'est-à-dire qu'il nous est possible, selon un certain nombre d'heures travaillées dans l’année, de percevoir une indemnité de chômage. C'est le droit de tout salarié. Il s'agit d’un régime spécifique, mais non d'un régime de « privilégiés ». Les professionnels du spectacle cotisent pour le régime général. Tout salarié doit pouvoir bénéficier des indemnités de chômage à partir d'un certain nombre d'heures travaillées. Pour les intermittents, ces heures travaillées sont discontinues. Il a fallu inventer un mode de calcul spécial. Les intermittents en majorité sont favorables à une réforme de leur système. Mais les propositions portées depuis 2003 par un comité de suivi composé de professionnels et de parlementaires n'ont pas été examinées. Certains abus constants d'employeurs comme les sociétés de production ou de diffusion audiovisuelles, notamment celles du service public, et nombre d'inégalités remarquables ont conduit à une réforme indispensable de ce statut. Mais l'accord dit du 22 mars, que le ministère du travail devrait signer à la fin du mois de juin, privilégierait s'il venait à voir le jour les intermittents qui travaillent beaucoup et pénaliserait les plus précaires. Le travail nécessairement discontinu des intermittents impose un régime mutualisé, il appelle une solidarité à laquelle le Medef et les syndicats non représentatifs des métiers de la culture s’opposent. C'est pourquoi les intermittents aujourd’hui se mobilisent, face au Medef principalement dont les calculs et les propositions restent étrangères en tous points aux préoccupations et aux pratiques de nos métiers, et aux intérêts fondamentaux de la politique culturelle de notre pays dont on sait la capacité de rayonnement international et les retombées économiques positives.Les intermittents exigent le non-agrément de l’accord du 22 mars. Aujourd'hui, nous ne nous exprimons pas par la grève car notre action ne connaîtrait pas l'impact de celles menées par nos camarades dans ces lieux de vastes rassemblements que sont les festivals. Mais nous sommes en tous points solidaires des grévistes et des manifestants, intermittents, artistes ou techniciens du spectacle, dont l'activité et l'existence professionnelle sont simplement menacées, et avec elles (comme on l'a compris en 2003 à la suite l'annulation du festival de Montpellier, des Francofolies, du festival d'Avignon et de multiples manifestations festives et culturelles, et puisque c'est l'argument qui compte), tout un secteur économique d'une importance exceptionnelle alors que la culture est une source d'enrichissement pour la France supérieure à celle de la mode, du luxe, de l'industrie automobile ou de celle de l'armement*. *Pour comparer les derniers chiffres connus, l'Etat aura dépensé en faveur de la culture en 2011, 14 milliards d’euros. Mais la culture aura apporté au produit intérieur brut (le PIB est la production de richesses par les acteurs économiques internes au pays) 57,8 milliards. Soit l'équivalent de l'industrie alimentaire et de l'agriculture réunies, deux fois les recettes des télécommunications, sept fois celles de l'industrie automobile. Le seul spectacle vivant a augmenté la richesse de la France de 8,6 milliards. Si comme l'écrivait Proust, les artistes, "cette famille magnifique et lamentable", sont "le sel de la terre", ils sont aussi la mine d'or des comptes nationaux. (Ces chiffres émanent d’une étude conjointe sur l'apport de la culture à l'économie menée par le ministère de l'Économie et des Finances et le ministère de la Culture et de la Communication.) Jean-Michel Ribes, Pierre Notte, le Théâtre du Rond-Point sources :http://culturecommunication.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Etude- conjointe-sur-l-apport-de-la-culture-a-notre-economie-confiee-a-l-inspection- generale-des-finances-et-a-l-inspection-generale-des-affaires-culturelles-par-Pierre- Moscovici-ministre-de-l-Economie-et-des-Finances-et-Aurelie-Filippetti-ministre-de- la-Culture-et-de-la-Communicationhttp://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-culture-rapporte-sept-fois-plus- au-pib-de-la-france-que-l-automobile_1368593.htmlhttp://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140103trib000807739/la-culture- contribue-sept-fois-plus-au-pib-que-l-industrie-automobile.html

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