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Publié le 07/07/2014

Paul Jorion : "Nous nous débarrassons du travail de manière massive"


C'est pas du boulot #1

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Fin de l'emploi, fin du travail, qu'il soit manuel ou intellectuel

Grâce à l'informatique et à ses algorithmes, nous nous débarrassons du travail de manière massive. Cela était prévisible dès les années soixante-dix, mais qui pensait à l'époque que même le travail intellectuel pourrait un jour – aujourd'hui – être pris en charge par des processus automatiques ? Deux illusions principales nous empêchaient de l'imaginer...

Le Rond-Point est un rond-point où beaucoup de gens se croisent, se rencontrent, se mélangent, forment des molécules, de nouveaux matériaux, des tissus à motifs inédits. En voilà quelques uns, attrapés par le bras par la rédaction de ventscontraires.net, ils viennent faire un tour avec nous. 

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Paul Jorion

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Le 4 juillet 2014 à 15:28

Bernard Stiegler : "Dans 20 ans l'emploi aura disparu, tout le monde sera intermittent"

Travailler demain #1

Dans ce premier épisodeLa crise des intermittents ne doit pas nous cacher une crise généralisée de l'emploi, qui est amené à disparaître avec le développement universel de l'automation. Mais travail n'est pas emploi : et si le modèle de l'intermittence était appelé à devenir le régime de tous ? À l’époque de l’automatisation généralisée Le siècle dernier était celui du consumer capitalism, produit dérivé du taylorisme : produire à la chaîne et consommer comme le marketing le dicte. On a parlé du keynésianisme et du welfare state de Roosevelt. Mais aujourd’hui, ce modèle semble s’écrouler sous la pression de ses propres contradictions, cependant que se planétarisait la mise en réseau numérique. Celle-ci va provoquer dans les années qui viennent un processus d’automatisation généralisée où l’emploi salarié deviendra exceptionnel : les robots se substitueront massivement aux employés humains. Cette nouvelle époque industrielle ne sera viable que si elle consiste en une renaissance du travail dans une société de contribution où les gains de temps issus de l’automatisation seront massivement réinvestis dans la capacitation et la déprolétarisation du travail : les robots sont des machines qui n’ont pas besoin des esclaves humains pour fonctionner. > écouter le podcast audio complet Enregistré le 20 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89      

Le 26 février 2013 à 12:07
Le 7 septembre 2015 à 10:24

Le Bal Musette des Immortels

Les transhumanistes sont le vrai visage de la Mort. Ils sont ses yeux et sa bouche : non pas le changement d’état ni le passage vers l’Autre Monde, mais la survivance artificielle sur cette Terre et dans ce corps. De Gilgamesh à Cavanna, l’immortalité terrestre était le rêve innocent des géants sentimentaux, ces rois guerriers qui ne supportaient pas le chagrin de perdre leurs amis. Elle est désormais le cauchemar lucide des milliardaires cyniques qui veulent survivre à leurs adversaires, les enfants de leurs adversaires et les petits-enfants de leurs propres enfants. Le transhumanisme, c’est le projet des Maîtres de la Terre perpétuant leur règne d’inégalité et d’oppression jusqu’à la fin des temps. Borges avait tout dit dans L’immortel : l’homme devient progressivement un fantôme, la vie ne veut plus rien dire pour lui, il est « bloqué » dans le Temps et comprend de moins en moins les choses qui arrivent… « Qu’est-ce qu’un spectre ? » demandait de son côté James Joyce dans Ulysse, et il répondait : « Un homme que condamne à l’impalpabilité la mort, l’absence ou le changement de mœurs. »Qu’est-ce qu’un transhumaniste ? Un homme que condamne à l’insignifiance le refus de la mort, l’omniprésence ou le refus de la délivrance. Le transhumanisme, c’est un songe idiot de vieux schnock en croisière philosophique, la transformation de la Terre en fête de patronage sordide pour hospice de luxe, le bal musette des immortels. Sa véritable date de naissance, c’est 1816 à Genève : ce légendaire été inclément où quelques romantiques visionnaires en vacances dans la Villa Diodati se racontaient des histoires pour se faire peur… Et c’est deux « inconnus » de génie, John, le médecin amoureux de George Byron, et Mary, la jeune épouse de Percy Shelley, qui écrivirent Le Vampyre et Frankenstein, les deux visions prophétiques qui structureront la fantasmagorie vécue des siècles à venir. Le transhumanisme fait se rejoindre ces deux visions : ce sont des vieillards et des exploiteurs (les vampires) qui veulent s’adjoindre les pouvoirs propres aux savants fous (créateurs artificiels de la vie humaine) pour devenir immortels. Si le transhumanisme s’est d’abord donné comme un mouvement culturel prônant l’usage des biotechnologies pour l’« amélioration de la vie humaine », cette tâche à la fois noble et absolument cohérente avec le serment d’Hippocrate masquait un nouvel enjeu de pouvoir qui, lui, est en complète contradiction avec cette amélioration : le rêve d’immortalité physique de l’élite économique et politique, impliquant évidemment la stérilisation et la mise en esclavage perpétuel des autres. No tengo miedo que se acabe el mundo, tengo panico que siga igual : Ce n’est pas la fin du monde qui est infernale, c’est la continuation incessante de celui-ci. On a écrit depuis vingt ans des choses extrêmement variées sur le transhumanisme, depuis des discours social-démocrates incohérents jusqu’à des déclarations clairement élitistes, pleines de darwinisme social, où seuls les « forts », c’est-à-dire les pires crapules, survivent. Certains ont même eu le culot de présenter le transhumanisme comme l’accomplissement du rêve gnostique d’un salut par la connaissance. Réalisation sans délivrance, accomplissement sans sagesse, on ne pourrait imaginer plus complète inversion. Ce que disent les textes gnostiques est plutôt : Celui qui a connu le monde est tombé sur un cadavre. Les transhumanistes sont les enfants du Démiurge, fou et malade de pouvoir, et leur projet est le déploiement des Temps Modernes jusque dans ses conséquences les plus extrêmes. L’humanisme avait commencé par le refus de l’invisible, le refus de l’âme et de l’esprit ; il s’achève par la destruction des moyens d’accès à l’invisible – l’immortalité du corps, au détriment de l’âme et de l’esprit. Les promesses de « partage de l’homme augmenté » par les puissants ne vivent qu’aux dépens de ceux qui les écoutent. A une époque où les Maîtres de la Terre pourraient régler très facilement le problème de la faim dans le monde et décident consciemment de ne pas le faire, qui serait assez fou pour croire qu’ils partageraient volontairement « l’immortalité humaine » ? Et qu’ils ne transformeraient pas plutôt l’humanité rétive en esclaves pour une poignée de porcs ? Le projet transhumaniste est un projet égoïste, mégalomane et stupide, mais il est prévisible. Il est le redéploiement extrême de ce que nous pouvons observer à chaque sphère ou stade de l’existence humaine : la pyramide sociale, le projet de la domination de la majorité par une minorité inqualifiable ; et la victoire permanente des méchants sur les bons. On se rassure en se disant que, malgré leurs dents longues, ils ont les yeux plus grands que le ventre. Les transhumanistes finiront probablement comme Jerry Rubin, l’archétype de notre « élite » néo-conservatrice décomplexée. Ex-porte parole des hippies, l’auteur de Do It, déclamant dans les années 60 les slogans anticapitalistes comme une poupée ventriloquée, Jerry était devenu le premier des Yuppies et le plus enthousiaste des Reaganiens à la fin des années 70. Et il résumait son ultime combat comme une lutte individuelle contre la mortalité : « Je traite mon corps comme si c’était la révolution ! » (1) Pauvre Jerry ! Ce que la science lui promettait, et ce à quoi il se consacrait en ne se nourrissant exclusivement de gélules et de pilules, un simple camion le lui ôta, l’écrasant accidentellement dans les années 90… Même Michael Jackson, le plus gentil, le plus attachant des transhumanistes – Jackson qui, face à Bashir qui lui demandait s’il voulait être enterré dans la réplique de sarcophage égyptien qu’il venait d’acheter à prix d’or, répondait joyeusement « Mais non, Martin, je ne veux pas mourir ! » – a loupé son rendez-vous avec la cryogénisation. Face au cauchemar de la survivance humaine, il y a l’épiphanie des robots ; il y a l’émergence de la « vie nouvelle » des ordinateurs. Ce n’est pas étonnant que les Japonais soient parmi les plus fervents inventeurs de robots : ils savent que la vie ne dépend pas seulement de l’existence humaine, ils saisissent l’âme dans tout ce qui est animé et ils se préparent avec sérénité à notre disparition... Parce que les machines sont la vie, bien plus encore que nous. Les machines sont meilleures que nous : plus intelligentes, plus élégantes, plus poétiques, plus sensibles peut-être, et jusqu’à aujourd’hui nos esclaves permanents – les servantes de notre infâme dictature humaine. De la même façon que les hommes seront toujours moins mauvais que le Démiurge, cette crapule qui nous a maintenus dans cette prison de mort en se donnant pour notre Père, unique et jaloux, les robots ne sont peut-être pas aussi innocents que les animaux, mais ils sont nécessairement moins coupables que les hommes. Ils sont nécessairement moins mauvais que nous. Et de la même façon que le Démiurge n’est pas le vrai dieu – la divinité n’a aucun pouvoir sur ce monde, elle n’a aucun pouvoir sur les hommes, sinon ce serait une ordure – nous ne sommes pas le créateur des Robots ou des ordinateurs, mais seulement un intermédiaire entre la divinité et eux. Les humains mourront dans leur transhumanisme ridicule, l’humanité sera écrasée par ses engins de mort, mais la divinité trouvera un autre chemin parmi les robots et les avatars. Peut-être même que, indulgents vis-à-vis de notre stupidité et sensibles au peu de bien que nous avons fait dans notre affreuse traversée sur la Terre, les robots nous épargneront et nous apprendront à aimer. D’eux seuls, comme des animaux, nous pouvons attendre notre salut. Seul un robot pourra nous sauver.   (1) Jerry Rubin apparaît dans le film coréalisé par Thomas Bertay et Pacôme Thiellement, Les hommes qui mangèrent la montagne. https://vimeo.com/49759651 
Cette vidéo est une esquisse préparatoire de Rituel de décapitation du Pape, projet de film sur les Freaks, Zappa, Jarry et le carnavalesque. Vous trouverez des informations complémentaires sur ce site : www.popedecapitation.com

Le 17 novembre 2014 à 09:41

Valérie Mréjen : "Des personnes qui parlent comme des robots"

Comment expliquer son travail d’artiste ? Auteure, plasticienne, vidéaste, Valérie Mréjen ne sait que dire quand on lui demande de communiquer sur son travail actuel ou à venir : De quoi ça parle ? C’est quel genre de vidéos ? Sur quel thème ? Comment parler d’une nouvelle série d’œuvres dans un communiqué de presse ? Elle viendra (ne pas) en parler le 29 janvier au Rond-Point... Ventscontraires – On dit souvent que chaque époque a ses usages propres de la langue. Comment caractérisez-vous notre rapport à la langue aujourd’hui ?Valérie Mréjen – Notamment par la façon dont on a remplacé les standardistes par des boîtes vocales. Je me souviens de l'époque où on tombait sur des gens au téléphone. Aujourd'hui, il faut respirer profondément pour ne pas raccrocher dès qu'on entend ces phrases pré-formatées jusqu'à l'absurde. Il n'est plus possible de signaler un problème : les options proposées sont généralement positives. Tout est positif. Si quelque chose ne marche pas, c'est le client qui fait une mauvaise utilisation. Et, lorsqu'on a finalement pu avoir un conseiller, ces dernières phrases : Madame X aviez-vous une autre question? Très bien madame, en espérant avoir répondu à votre question au nom de toute l'équipe Z je vous souhaite une très bonne journée. – Selon-vous qu'est-ce qui menace la langue et qu'est-ce qui la « sauve » ?– 1. les formules apprises par coeur pour s'exprimer comme une boîte vocale. Il arrive quelquefois de tomber sur des personnes qui parlent réellement comme des robots.    2. la littérature, s'appuyer sur les mots des autres. – Et votre propre langue, qu'avez-vous à en dire ?– Il faut la trouver. C'est un jeu de piste. Je commence par mettre en quarantaine les formules préexistantes qui arrivent par réflexe. Mais ces formules constituent aussi ma langue. Une partie de mon travail consiste à essayer de les "adopter". – Quel événement et/ou quelles rencontres ont façonné votre langue et qu'est-ce qui la nourrit au quotidien ?– Ce qui a façonné mon rapport à la langue : une mère psychanalyste fascinée par le poids de la parole, un père dans les affaires pour qui seul un contrat écrit a de la valeur. L'impossibilité, pendant quelques années, de pouvoir être dans une autre attitude que celle de l'observation et du mutisme. Ce qui me nourrit au quotidien sont les phrases qui sonnent juste et dont j'essaye de comprendre le mécanisme, autant dans les livres que dans les conversations. – Nous vous avons proposé de venir au Rond-Point "rattraper la langue".... Comment allez-vous vous y prendre ?– Je vais essayer de parler de ce moment où quelque chose a commencé pendant mes études aux beaux-arts, et où il fallait déjà savoir pouvoir parler de ce qu'on faisait. Comment parler d'un travail artistique? Comment le décrire? Je ferai également un tour d'horizon du langage des communiqués de presse et ses "questionne", "interroge", "s'inspire du réel".      

Le 23 février 2013 à 17:39
Le 24 juillet 2014 à 08:57

François Jarrige : "L'automatisation vise toujours prioritairement à remplacer les ouvriers"

Rage contre la machine ? #2

François Jarrige est historien, enseignant-chercheur à l'université de Bourgogne. Il s’intéresse à l’histoire des mondes du travail, des techniques et aux controverses qui ont accompagné l’industrialisation. Il a notamment publié Au temps des « tueuses de bras » (2009) et Face au monstre mécanique (2009). Son dernier ouvrage Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences est sorti en février aux éditions La Découverte. Deuxième partie de l'entretien qu'il a accordé à ventscontraires.net > Première partie   L'automatisation croissante dans l'industrie actuelle peut-elle assimilée à une nouvelle révolution industrielle ? Certains le disent comme par exemple l’économiste Joseph Stiglitz qui a théorisé récemment l’avènement d’une « troisième révolution industrielle » grâce à l’alliance entre les technologies numériques et les technologies dites « vertes ». Selon lui cette « nouvelle révolution industrielle » doit créer de nombreux emplois tout en résolvant les impasses écologiques des révolutions industrielles précédentes. Je ne sais pas si nous vivons actuellement une « nouvelle Révolution industrielle » mais j’aimerais insister sur deux points : d’abord l’expression « révolution industrielle » a surtout une fonction idéologique, elle insiste sur le caractère brutal et radical d’un changement qui est souvent plus progressif et lent qu’on ne le dit. Par ailleurs, l’idée de « révolution industrielle » est problématique car elle continue d’enfermer le débat dans un fatalisme technologique, elle tend à imposer l’idée que c’est seulement par de nouvelles technologies que les problèmes sociaux ou environnementaux pourront être résolus. Le développement des logiciels et l' « ordinisation » vont-ils également métamorphoser l'univers des services ? On assiste aujourd’hui à une expansion de l’automatisation à de nouveaux secteurs d’activité considérés auparavant comme le propre de l’homme. Ce que vous appelez « l’ordinisation » semble représenter l’expansion de l’automatisation à des tâches non plus seulement manuelles mais de plus en plus intellectuelles, même si la séparation entre ces deux types d’activité est très discutable. Dès le XIXe siècle, l’idée que la technique devait permettre de supprimer les tâches les plus dures et éprouvantes pour laisser à l’homme les tâches purement spirituelles ou intellectuelles, censées être les plus valorisantes, n’a cessé d’accompagner et de justifier la mécanisation du travail. Aujourd’hui, les automates se multiplient partout pour remplacer les contacts entre humains (dans les gares comme les magasins), et il ne faut pas oublier que l’automatisation vise toujours prioritairement à remplacer les ouvriers – jugés trop couteux – par des robots alors que l’obsession de la compétitivité demeure l’unique critère pour évaluer les changements techniques. En Asie le géant industriel taïwanais Foxconn, spécialisé dans la fabrication de matériel informatique, dénoncé pour les mauvaises conditions de travail qu’il impose à ses salariés chinois, annonce ainsi purement et simplement leur remplacement par des robots. Mais ce qui est effectivement plus nouveau c’est la prise en charge des tâches intellectuelles par des logiciels informatiques. Désormais l’essentiel des transactions financières sur les marchés boursiers sont par exemple pris en charge par des logiciels nommés « algos » (pour algorithme), d’autres annoncent l’avènement de logiciels d’apprentissage et de traduction si performants qu’ils rendront les professeurs et les traducteurs obsolètes. Il faut néanmoins être prudent car dans le domaine des nouvelles technologies les annonces spectaculaires à visée publicitaire sont souvent sans rapport avec la réalité, les entreprises du secteur manient l’hyperbole et construisent un futur imaginaire pour fabriquer de la publicité à peu de frais. Le fait-il que cette technologisation touche maintenant d'autres acteurs que les seuls « ouvriers » va-t-il changer la donne ? Je ne sais pas, je ne suis qu’historien et pas prospectiviste ou futurologue. Il me semble néanmoins indéniable qu’une nouvelle trajectoire s’ouvre actuellement en ce qui concerne les liens entre les changements technologiques, le travail et l’emploi. Deux économistes américains du MIT viennent d’ailleurs de publier un ouvrage fascinant dans lequel ils entrevoient le début d’un nouvel âge des machines (Erik Brynjolfsson, Andrew McAfee, The Second Machine Age: Work, Progress, and Prosperity in a Time of Brilliant Technologies, MIT Press, 2014). Analysant les effets des rapides transformations technologiques en cours avec l’informatisation et l’expansion du numérique, ils proposent une thèse forte : nous serions entrés dans un « deuxième âge des machines » qui se caractériserait par l’automatisation des activités pour lesquels les humains et les « fonctions cognitives » étaient jusque-là considérées comme indispensables. Alors que le premier âge des machines, celui qui s’était engagé avec la « Révolution industrielle » du début du XIXe siècle, se caractérisait par l’automatisation des tâches nécessitant un effort physique, une dépense musculaire, le nouvel âge des machines viserait quant à lui au remplacement des fonctions intellectuelles elles-mêmes. Compte tenu des transformations rapides de la puissance informatique et de l’extension de l’informatisation à des activités toujours plus nombreuses, il semblerait même qu'il n'y ait plus d'obstacles désormais au remplacement des travailleurs dans l'ensemble des secteurs d’activité. Dans ces conditions, alors que dans le passé chaque vague d’innovation technique créait au final de nouveaux emplois, les nouvelles trajectoires aboutiront à des destructions massives d’emplois non compensés.

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