Docteur Alfred, psychologue
Publié le 12/07/2010

Dans leurs baskets immaculées, les touristes américaines bravent la sauvagerie française.


Moins proche de la retraite qu'il y a quelques mois, Alfred tâche d'assurer les dernières années de sa mission littéraire dans le bâtiment G du lycée d'une ville de province qu'un prochain TGV pourrait rapprocher du Rond-Point. Ses camarades l'appellent Docteur.

 

Plus de...

Tout l'Univers

 ! 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 1 octobre 2011 à 07:22

Noam Chomsky soutient "Occupy Wallstreet"

Sit-in devant la Bourse 15

J'allais prendre un avion pour New York car je voulais me joindre au sit-in qui a commencé depuis deux semaines devant la bourse. Mais quand j'ai vu le prix du billet, je me suis dit que la meilleure façon de le faire, c'était d'aller m'asseoir devant la Bourse de Paris. Comme dit la vieille dame dans cette vidéo qui retrace les événement de la journée du 28 septembre, nous sommes à présent tous connectés. Connectés au même problème.Si vous voulez suivre en direct ce qui se passe dans le quartier de Wall Street, voici un lien qui vous donne les nouvelles jour après jour : occupywallst.orgC'est là que j'ai vu que Michael Moore est venu apporter son soutien. C'est là que j'ai lu ce message de Noam Chomsky adressé aux manifestants rassemblés devant la bourse : "Quiconque a les yeux ouverts sait que le gangstérisme de Wall Street – les institutions financiaires en général – a causé de sévères dommages au peuple des Etats Unis (et du monde). Et devrait aussi savoir que cela a été perpétré avec une force croissante depuis plus de 30 ans, au fur et à mesure que leur pouvoir croissant sur l'économie se radicalisait, ainsi que sur la politique. Cela a mis en branle un cercle vicieux qui a concentré une richesse immense – et avec elle la puissance politique – sur un infime secteur de la population, une fraction de 1%. Alors que le reste aborde inexorablement ce qu'on appelle parfois le "précariat" – l'aspiration à survivre malgré une vie précaire. Ils mènent ces activités repoussantes avec une impunité à peu près complète – car ils ne sont pas seulement "too big to fail" (trop gros pour échouer), mais aussi "too big to jail" (trop gros pour aller au clou). Puissent les manifestations courageuses et dignes qui ont lieu à Wall Street mettre cette calamité en pleine lumière, et nous conduire à redoubler d'efforts pour la vaincre et diriger la société vers une direction plus saine." Noam Chomsky > épisode suivant> premier épisode

Le 30 juin 2014 à 12:00
Le 14 août 2015 à 08:23

Ma femme est jalouse

Ma femme est jalouse, mortellement jalouse, non seulement de toutes ces femmes dont mon donjuanisme effréné a déjà fait la conquête, comme en témoignent mes tiroirs débordant de leurs lettres d'amour, mais aussi, et cette jalousie prospective l'obsède tout autant, de celles, peut-être encore plus nombreuses, que ma séduction extraordinaire et mon ascendant inouï vont fatalement aimanter dans les mois, les années, les décennies à venir. J'ai beau lui dire que je n'aime qu'elle, que je ne pense qu'à elle, mon passé ne plaide pas en ma faveur, où c'est à bon droit qu'elle pourrait lire l'augure d'un futur aggravé, car s'agissant du présent, si ça peut la rassurer, c'est le calme plat, je ne possède ni même ne désire aucune, absolument aucune de ces femmes qu'il m'est donné de croiser tous les jours dans la rue ou de côtoyer au bureau, et pour être tout à fait franc, ma propre épouse, dont je viens d'évoquer la jalousie morbide, je ne l'ai pas touchée depuis, depuis je ne sais quand, je la vois comme une ombre, c'est comme si je ne la voyais pas, et d'ailleurs je ne suis pas tout à fait convaincu de sa réalité, il m'arrive même à certains moments de me demander si je ne suis pas, tout bonnement, solitaire, célibataire, quant à ces lettres que j'évoquais tout à l'heure, qui faisaient de ma chambre une amoureuse caverne d'Ali-Baba, où sont-elles? je ne les vois plus, j'ai beau passer la main dans mon tiroir qui serait vide si n'y subsistaient, tout au fond, quelques vieilles photos découpées dans des magazines spécialisés, et qui ne me font plus rien quand mon désoeuvrement les exhume.

Le 26 août 2015 à 08:21

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Doit-on réintroduire les robes à cerceaux?

OUI. Il est urgent de réintroduire les robes à cerceaux. Elles ont disparu de la surface de la Terre depuis la fin du dix-neuvième siècle, sauf dans les films historiques et quand Christine Boutin se prend à rêver qu'elle ressemble à Scarlett O'Hara. Et puis, autant le dire tout de suite : les femmes d'aujourd'hui ne savent plus s'habiller ; les femmes modestes, s'entend, celles qui ne portent pas de Rolex au poignet, parce qu'elles n'ont plus de mains à force de faire le ménage chez des gens respectables qui, eux, utilisent les leurs pour spolier les autres et se taper des vacances aux Seychelles. Eh bien, en réintroduisant les robes à cerceaux, nous redonnerons une certaine dignité à ces femmes habillées chez Tati. Ainsi, les femmes de ménage, les caissières, les gardiennes d'immeuble, les nounous sénégalaises, les dames qui font traverser les mômes devant l'école, les assistantes d'éducation un peu nouilles, les dames pipi des grands palaces et bien d'autres que le sort n'a guère gâtées, toutes, nous leur ferons porter des robes à cerceaux pour que les gens se rendent bien compte que ce n'est pas drôle tous les jours de faire un sale boulot. En plus, imaginez le spectacle... Les caisses de Carrefour ressembleront à une scène d'Autant on emporte le vent ; la dame qui fera traverser les gosses devant l'école sera enfin bien visible, impossible de rouler dessus ; la femme de ménage portugaise, malgré sa moustache, retrouvera un brin de féminité. Comme dans le monde il y a beaucoup plus de femmes modestes que de femmes dotées d'une Rolex, on verra fleurir partout ces robes à cerceaux qui appartenaient aux espèces disparues et le monde sera plus beau de l'autre côté du périphérique. La semaine prochaine, si vous le voulez bien, nous aborderons un autre sujet : Pourquoi les poissons ne portent pas de maillots de bain ?

Le 25 juin 2011 à 06:40

# 4 - Yesterday - Kay Pop remix - The Beatles - Count Basie VS Booka Shade

Seoul Juke Box

Yesterday, sort en 1965 sur l’album « Help » des Beatles et va devenir la chanson la plus reprise avec plus de 3000 versions et la plus diffusée par les radios du monde. Cet été 1965, le monde est une promesse d’avenir radieux, de jeunes étudiants amoureux se baignent dans le fleuve Han et prennent le soleil en écoutant Yesterday sur un transistor ramené des USA par les GI’s de la base. Cette même année, 3 ans avant 1968, le sociologue américain Seymour Lipset publie une thèse expliquant que la situation dans laquelle se trouvent les étudiants serait  propice à la contestation et à un changement de monde. Au même moment Che Guevara se rend en Corée du Nord et, faisant peu cas de la famine et la torture, déclare que « ce pays est un modèle révolutionnaire auquel Cuba devrait aspirer ». Séoul est à peine plus grand que Bordeaux, la partie sud du fleuve est une campagne marécageuse infestée de moustiques et personne ici ne boit du vin. Et les Beatles chantaient, un truc qui colle encore au cœur, au corps et au slip  : Hier, tous mes problèmes me paraissaient si loinAujourd'hui, on dirait qu'ils sont là dans le but de resterOh, je crois en hierSoudainement, je ne suis pas la moitié de l'homme que j'étaisIl y a une ombre suspendue au-dessus de moiOh, hier est venu soudainement Aujourd’hui on ne se baigne plus dans les eaux sombres et lourdes du fleuve Han. Seul le monstre de « The Host » y montre le bout de sa queue. La base et les Gi’s sont toujours là après le Vietnam, l’Irak, L’Afghanistan. Des millions de Nord Coréens souffrent encore de la torture et de la famine. Les jeunes étudiants manifestent contre le prix des inscriptions à l’université mais ne veulent surtout pas changer le monde. Des milliers de jeunes nantis branchés sud coréens portent des T shirt  avec le visage du Che et surconsomment leur vie en plastoc tandis que leurs pères se rejoignent au Cigar Club pour fumer de gros cubains. Les quartiers ultra modernes du sud du fleuve Han sont dix fois plus grands que Bordeaux. Les moustiques prennent l’ascenseur et se hissent jusqu’au 63ème étage de la tour et viennent sucer le sang sucré de l’élite qui déguste des grands crus de 1965 et réclame au dee-jay Kay d’Orsay dans une nostalgie chic et vintage de jouer le dernier remix de Yesterday, 3001ème version d’un 21ème siècle radieux actif.    (Another Barbarian in Asia – Henry Halfwarm)

Le 4 octobre 2012 à 11:26

J'avais des hauts, j'avais des bas

j'avais plus ou moins chaud

Je dis pas ça pour râler, mais c'est Mitt Romney qui a remporté le débat. Les juges l'ont déclaré vainqueur à l'unanimité par ippon dans le troisième round. Ça a l'air super important. Quelque part, aux Etats-Unis, peut-être à Punxsutawney mais peut-être pas, d'ailleurs ce n'est pas le sujet, il y a des gens, ils sont, je ne sais pas, représentants en articles de toilettage canin, ou compositeurs de musiques d'attente pour administrations municipales, je ne sais pas, je ne les connais pas vraiment, des gens qui se disent "ah tiens, j'allais voter Obama, mais il a perdu le débat". Ils n'ont pas regardé, hier soir, leur fils cadet Polgar avait une répétition avec son club de ballet, ils ont dû aller le récupérer avec le 4x4 parce que leur fille aînée Gunda avait cassé l'autre voiture en sortant du garage, depuis elle est consignée (mais il faut aussi dire que j'ai une vision des Etats-Unis principalement basée sur les sitcoms des années 90)(sauf pour les prénoms), mais ils ont entendu dire à la radio qu'Obama avait perdu le débat et, du coup, ils vont plutôt voter pour Ralph Nader. Parce que bon, perdre le débat, quand même, ça ne se fait pas, ce n'est pas comme ça qu'on nous a éduqués (rires).    Et c'est pile leur voix qui va faire balancer le Connecticut (ou l'Indiana, je ne suis pas raciste) et ainsi faire pencher la balance, et c'est quand même ballot parce que d'habitude, ils n'écoutent jamais la radio mais là Ramuncho, leur labrador, a appuyé par inadvertance sur le bouton en essayant de ratrapper le frisbee que lui lançait Hans, le voisin noir homosexuel handicapé. Alors bon, quand on voit les milliards que les candidats investissent malgré la crise dans leurs campagnes pour tout perdre sur une blague mal placée en deuxième partie de débat, je me dis que finalement, on aurait mieux fait d'organiser directement des championnats du monde de débat, et à la fin le gagnant est président et tout le monde s'embrasse.

Le 31 mars 2010

« Arrêtez ça tout de suite, vous faites beaucoup de mal au Président! »

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, rapporté par le Point.fr, jeudi 25 mars 2010

Hou! la vilaine brute. Prise à la lettre, cette imploration adressée à la secrétaire d'Etat à l'écologie, donne la chair de poule. Chantal Jouanno n'est-elle pas championne de karaté? On imagine Nicolas Sarkozy guettant nerveusement la furie qui l'attend dans la cage d'escalier pour lui taxer son empreinte carbone. Tout un climat.Par chance elle pratique une version soft de cet art martial : son karaté-kata est une discipline de posture où le geste prime sur le coup. Chantal Jouanno n'a pas songé à se venger quand elle a su que sa « contribution climat-énergie » était renvoyée à d'improbables lendemains européens. Elle s'est seulement dite « désespérée ». Le président de la République a quand même attendu d'être hors de sa portée, à Bruxelles, pour rappeler solennellement à l'ordre cette « desesperate green wife ».Dans l'histoire c'est Claude Guéant dont le propos a fuité par l'entremise d'une journaliste réputée bien tuyautée, qui a laissé échapper une vérité dérangeante. A l'Elysée, paranoïa aidant, c'est un sentiment victimaire qui s'est répandu dans les bureaux. Dans un palais qui n'est plus territoire de la République avec toutes ces régions où la gauche fait la loi, ce n'est plus d'effectifs de police dont a besoin l'hyperprésidence, mais d'une cellule psychologique.

Le 14 mai 2014 à 09:15

Des Ingalls aux Soprano, quoi de neuf docteur ?

Les années 70 : Papa Ingalls et le hug

Une petite maison dans la prairie pour cacher la fin du rêve américain 1974, les USA se réveillent avec une sacrée gueule de bois : Nixon vient de démissionner, le Watergate est dans tous les esprits, la défaite du Vietnam et les premières secousses sur la vie économique du premier choc pétrolier se font sentir. La société américaine est encore prospère : les lois pour la déségrégation sont soutenues aussi bien par les Démocrates que par les Républicains, on parle même d'un Equal Rights Amendment (égalité homme/femme, au niveau salarial notamment, bon il ne verra en fait pas le jour). Pourtant, c'est le bordel, jamais cette démocratie n'avait vécu une telle crise de confiance dans ses institutions : le rêve américain, c'est plus trop ça, quoi... et la figure présidentielle, jusqu'alors presque héroïque, est sacrément égratignée. Et là, le 30 mars 1974, débarque sur le petit écran "La petite maison dans la prairie", librement, très librement inspiré du Roman de Laura Ingalls Wilder (la famille Ingalls a bel et bien existé et le roman de Laura serait même plutôt de bonne facture, je n'en sais rien, je ne l'ai pas lu).   On découvre alors Charles Ingalls sous les traits du viril Michael Landon et sa famille volontairement exilée de la grande ville pour venir se ressourcer aux grands préceptes des pères fondateurs : beaucoup de travail, une vie saine dans les grands espaces et surtout vivre selon les grandes règles de Dieu (chacun sa place et quand t'es énervé, du bois par tonne tu couperas !). Et surtout, surtout une figure paternelle inébranlable : Papa Ingalls comme nous l'appellerons, c'est le roc, le phare vers qui tout le monde va venir chercher des solutions à ses problèmes. Ingalls c'est le type sur qui l'on peut toujours compter : travailleur, courageux, sage et surtout très très pieux ! Dans la famille Ingalls tous les problèmes viennent des étrangers De quoi la charmante famille et son paternel bucheron vont donc nous parler durant près de huit ans ? (oui M6 essaye de nous convaincre chaque fois qu'on va chez papy et mamie que la série est toujours en production mais M6 vous ment !). Eh bien de tout ! Tous les problèmes que l'on peut envisager sont présents : financiers, raciaux, adultérins, de drogue, bref tout ce que les USA traversent... Le seul grand manquant est l'approche réaliste des conséquences bucheronesques de Papa Ingalls : normalement en huit ans il aurait dû déboiser trois Etats, au bas mot. Bien sûr Papa Ingalls a toujours la solution à tous vos problèmes. Généralement le problème est résolu en trois étapes : - un étranger (à la famille s'entend... ça peut être un ami) a un problème et vient s'en confier à un membre de la famille Ingalls (rarement Papa, parce qu'il coupe du bois). - Le membre de la famille, donc au choix l'une des deux filles, la mère ou plus tard le fils, tente de résoudre le problème... mais malgré un volontarisme à toute épreuve, échoue. - On se confie à Papa Ingalls et il résout le problème (sachant que Charles est plutôt humble, donc si on ne le consulte pas, il reste généralement en retrait, se contentant de donner des indices discrètement...).   Le Hug ou la résolution universelle des problèmes familiaux Pour ce qui est des problèmes internes à la famille ? En fait, c'est bien simple : la famille Ingalls n'a pas de problème. Une fille aveugle, me direz-vous ? Oui bon c'est vrai, mais ça c'est juste une épreuve divine que Papa et Maman Ingalls vont vite régler et devenant encore plus pratiquants. Bref, la cécité de la fille devient même un ciment et va renforcer la famille, une bénédiction, quoi. En fait les Ingalls ont trois solutions à tous leurs problèmes : la prière, Papa Ingalls et une sorte d'étrange parade de simulation copulatoire pratiquée aussi par nos cousins bonobos : le Hug ! Effectivement, une grande partie des problèmes rencontrés par la famille va se retrouver résolue par ce simple geste : Maman Ingalls a des doutes sur la fidélité de Papa ? Un hug ! Un indien, noir, mexicain se sent un peu mis à l'écart du groupe du fait de ses origines ? Un hug ! Il n'y a plus d'arbre à couper pour Papa Igalls ? Je ne sais pas ; ce n'est jamais arrivé, il me semble. La figure du père, une constante des séries made in USA Bref, voilà donc que durant huit ans, toutes les crises ont trouvé une solution radicale : du hug, du hug, du hug... et Papa Ingalls. A noter toutefois que le hug n'a souvent lieu qu'une fois que Papa Ingalls à définitivement éradiqué le problème (en gros, sans Papa pas de hug). Soudainement sous nos yeux et loin du tumulte de la société moderne, apparaît donc de nouveau l'homme providentiel américain. La figure du père, comme putative d'une figure politique à la dérive qui consolide par sa sagesse et sa force (passive) le groupe, la famille mais aussi toute la communauté du village où ils vivent. Cette vision du père dans la série américaine va devenir une constante et évoluer (souvent s'assombrir) tout au long des années 80, 90 et surtout 2000. Comment est-on passé de Papa Ingalls à Tony Soprano (papa mafieux dans la série du même nom) ou à Walter White (Papa Meth dans Breaking bad) ? A suivre...

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"
Live • 23/03/2019
Tania de Montaigne : L'Assignation
Live • 07/02/2019
Florence Aubenas au grand oral désopilant du Barreau de Paris
Live • 07/02/2019
Eric Vuillard en conversation avec Pierre Assouline
Live • 13/02/2018
Tobie Nathan : Le Parlement des dieux
Live • 13/02/2018
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication