Micaël
Publié le 27/08/2014

Profiter


Micaël naît à Paris en 1982. Après avoir passé 20 ans à Buenos Aires, il revient à Paris, la ville où il vit et travaille actuellement. Droitier sur le terrain de foot et gaucher pour le dessin, il décide sa vocation à l’âge de 5 ans, lorsque sa maîtresse remarque qu’il est le seul de la classe capable de dessiner des visages de trois-quarts. Ses deux ouvrages en France "Un Argentin à Paris" et "L'Air du Temps" ont été publiés dans la collection Les Cahiers Dessinés.

 

Plus de...

Micaël

 ! 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 7 octobre 2012 à 08:25

Journeedelamechancete.fr

C'est la Journée de la Méchanceté, chacun est appelé à faire sa M.A., sa Mauvaise Action ! Bousculer une vieille dame, mettre des clous sur le macadam pour crever les pneus des autos, du poison pour faire crever les chiens, les chats, c'est facile, c'est banal, je peux faire mieux, moi. Mais attention, n’oublions pas qu'en cette grande Journée Nationale de la Méchanceté, c'est bien joli d'être acteur, mais on risque aussi d'être victime, d'un mauvais coup ou d'une sale blague. Donc je vais aller à la campagne - c'est moins peuplé, il y aura moins de  méchants – avec pour suprême et singulière  ambition de, je vous le donne en mille, casser trois pattes à un canard ! Sauf que rien ne m’assure que j'aurai le bonheur de rencontrer ce monstre, la plupart des palmipèdes ne jouissant que de la bipédie, c'est embêtant. A défaut de cet exploit, imaginons que j'avise au milieu d'un champ l'une des ces cultivatrices dont, comme disait le père Hugo, on voit surtout la première syllabe, aucune hésitation : je l’attaque, je la prends de force, aujourd’hui j'ai le droit, pour ne pas dire le devoir. Et si elle se débat, si elle lève sa bêche sur ma binette, renonçant à mon plaisant dessein il ne me sera que de me rabattre sur … sur un épouvantail, voilà : suffit que je m'imagine que c'est une femme, je la renverserai dans les sillons et je jouirai sur ses jupons moisis tandis que le soir tombe et que l'angélus égrène, comme moi ma semence, ses notes mélancoliques.

Le 5 février 2012 à 09:21
Le 18 octobre 2012 à 08:26
Le 21 février 2011 à 10:57

La wrinkle pride

Conseil beauté : faites l'amour

C'est comme la gay pride, mais pour les ridés, puisqu'on n'y peut rien non plus. Donc pourquoi pas un défilé intitulé "la fierté des rides" ? Horreur ? Oui, horreur, je suis d'accord. Je préfèrerais me défiler. Cette idée m'est venue en voyant l'autre jour à la télé le pape de la chirurgie, Ohana, prénom Sydney, pratiquer des injections de botox à une jeune femme de 28 ans car pour son image professionnelle, il lui fallait faire disparaître de vilaines traces de fatigue.Deux choses :1/ Ça m'étonnerait que le pape Ohana-in-excelsis-Deo s'abaisse à piquer lui-même le bétail, au prix où il facture ses interventions ! Mais là, il y avait la télé, il était important pour sa promo qu'il y parût en clair et pas en off.2/ Se faire botoxer à 28 ans ! Il eût mieux valu que cette jeune femme qui n'était pas du tout moche se fît pénétrer non par une seringue, mais par un organe un peu plus joyeux activé par l'amour d'un mec ou d'une nana dans le but de lui faire plaisir, donc de la dérider. Cela s'appelle acte sexuel, en principe c'est gratuit, on peut en abuser, ça détend, ça fait chanter le regard, ça met du rose aux joues, ça rend belle. Et après tout, s'il se produit de petits bâillements le lendemain, cela rend les yeux plus brillants. Et Sydney Ohana peut aller se rhabiller. Heu, je ne suis pas sûre qu'il se déshabille devant ses patientes, enfin je l'espère pour elles !dessin © dominiquecozette

Le 26 octobre 2011 à 08:57

Spéculateurs de tous les pays, unissez-vous !

Econotrucs #2

En ces temps de crise, la spéculation est considérée comme un fléau absolu, au même titre qu’un tsunami ou une chanson de René la Taupe. Rappelons tout d’abord qu’un spéculateur n’est pas nécessairement un méchant trader, mais simplement quelqu’un qui achète un bien dans le but de le revendre (tandis qu’un consommateur achète un bien pour en jouir immédiatement). Tout acheteur d’appartement ou de voiture est un consommateur doublé d’un spéculateur, car son choix d’achat est souvent largement influencé par une perspective de revente. A ce titre, les charmantes brocantes du coin de la rue, ou même des sites comme E-bay, sont des repaires de spéculateurs.A l’inverse les marchés financiers sont utiles à un tas de gens qui n’ont pas pour objectif de spéculer, mais ont besoin de rencontrer des spéculateurs professionnels  :Outre sa fonction évidente de transfert de la richesse dans le temps (l'épargne), la finance permet de soutenir des projets qu'un individu seul de pourrait pas financer. Pour ne prendre qu’un exemple, l’internet est devenu ce qu’il est aujourd’hui grâce aux spéculateurs (capital risqueurs puis actionnaires) qui ont investi dans Netscape, (puis dans Yahoo, etc). Toute innovation a besoin de preneurs de risques pour exister et ces derniers attendent une contrepartie. Ce couple risque / contrepartie est la base du système financier.Car la finance permet de couvrir toute une série de risques inhérents à certaines activités. Par exemple une compagnie d’aviation a besoin de se couvrir du risque de variation des prix du carburant grâce à des produits financiers. Elle a besoin d’un intermédiaire financier qui fournira ce carburant à prix fixe, et prendra à sa place le risque de variation du prix. Cet intermédiaire est un pur spéculateur parce qu’il achète des barils sans jamais avoir l’intention de se les faire livrer. Mais les entreprises ont besoin de lui.Il faudrait cependant être une taupe pour ne pas voir que la finance est très responsable des crises à répétitions que nous connaissons depuis quinze ans, et que plus elle prend d’importance plus les crises sont violentes, se propagent rapidement, et sont difficiles à résoudre. D’un outil utile à l’industrie, la finance est devenue elle-même une énorme industrie, développant au niveau mondial sa propre logique, ses propres modèles et sa terrible propension à s’aveugler elle-même.Ne nous y trompons pas, c’est « nous » (les puissances occidentales) qui avons fait le choix de « libérer » la finance, entraînant  le big bang boursier des années 80, l’explosion des produits dérivés dans les années 90, celle de la titrisation dans les années 2000.A croire que nous avons voté pour une bande de fous dangereux, manipulés par les puissances de l’argent qui voulaient la destruction de notre bonne vieille économie de marché à la grand papa, avec pantalon pattes d’ef et protection sociale. Mais si l’idéologie a largement joué son rôle, il faut se rappeler que l’économie de grand papa battait sérieusement de l’aile à la fin des années 70 : les choix ont été faits avec logique, et surtout de bonnes intentions. Et comme je sais que vous ne me croyez pas, je reviendrai bientôt là-dessus.

Le 19 juin 2011 à 07:41

Léviathan porte ma raison qu'à la fin je me casse

Monumenta 2011

Lorsque j’ai proposé à mon ami une « interpénétration de nos matières pulvérulentes dans la perspective d'une médiation décomplexante », il a un peu hésité. Je dois l’admettre, le dossier de presse de l’exposition Monumenta 2011 m’avait moi-même laissée quelque peu perplexe, d’autant que je n’ai pas trouvé tous les mots dans mon Petit Larousse illustré. J’ai essayé de lui retranscrire au mieux ce qu’il y était dit de la complexité intrinsèque des palpitations esthétiques de l'oeuvre d'Anish Kapoor dans son ensemble, mais il a tout de même fallu que je me résigne à être plus vulgaire : « on va au Grand Palais voir Anish Kapoor dans le cadre de Monumenta, on aura chaud et un clarinettiste ambianceur nous empêchera de nous entendre correctement pendant 32 des 35 minutes qu'on aura passées à faire la queue, on aura une conversation entraînant un quiproquo qui nous conduira presque à une dispute, ça va être chouette, tu vas adorer ». Finalement, on a réussi à entrer. Et on a refait la queue pour entrer dans l'oeuvre. C'était fou. Je veux dire, toutes ces files d'attente, quel est le but exactement ? Non parce que moi, ça me fait certes piaffer d'impatience, mais d'impatience d'en sortir, d'en finir avec tout ça, alors quoi, ils le font exprès pour pourrir mes dimanches, c'est ça ? Le pire, c'est qu'il a fallu refaire la queue pour en sortir. Deux fois. Est-ce que ça fait partie du dessein du Ministère de la Culture, complotant avec Anish Kapoor ? On m'espionne, c'est certain. On observe mon comportement. On analyse mon animalité. On me plonge dans des viscères délirantes tout droit sorties de l'imagination machiavélique de cet artiste indo-britannique  pour faire resurgir en moi un sentiment de crainte, de dévotion soumise au corps originel, d'oppression organique dont j'ai un mal fou à me défaire depuis 21 ans. Ou 31. Peu importe. J'ai déambulé, presque ivre, à l'extérieur, sous la charpente métallique du Grand Palais, autour de ces grosses sphères anatomiques, me cognant l'esprit contre ces masses qui m'ont rappelé les heures les plus sombres de mon passé médical. Après, on a mangé un sorbet à la framboise en observant les mouettes du jardin des Tuileries.

Le 27 mai 2011 à 08:00

Lettre d'une femme de chambre

Ma chère Emma,   Cela fait quelque temps que je ne t’ai pas envoyé de mes nouvelles, pourtant j’en ai des choses à te raconter, si tu savais ! Depuis que je suis à Cherbourg avec Joseph dans ce petit café, et bien oui, là ! Je m’ennuie ! Il pleut sans arrêt, on aurait dû ouvrir un magasin de parapluies. Et puis il ne me laisse jamais m’amuser. Il lance des regards terribles et me houspille chaque fois qu’un homme me regarde. Et après ? Est-ce ma faute si je suis jolie ? Et puis zut, il me fait peur, à moi ! Je commence à me dire qu’un jour on va me retrouver morte, le ventre ouvert, comme la petite Claire, tiens ! Et puis Paris me manque, les lumières, les gens, la vie… Tu te souviens, l’autre soir, au bal du Comte d’Orgel, j’ai rencontré ce Monsieur Donatien, un noble, fort bel homme ma fois… Je lui ai écrit, et il me propose une place bien payée, chez lui, à Paris ! Je m’étais pourtant juré de ne plus jamais être domestique. Mais cette façon qu’il avait de me regarder… Je sens que je ne vais pas m’embêter avec lui ! Peut-être même que je pourrais devenir Marquise, qui sait ? La Marquise de Sade, ça sonne bien comme titre… Tout est arrangé, Joseph doit partir quelques jours, à son retour je serai loin… J’aimerais voir sa tête, à ce vieux chameau, quand il s’apercevra de mon absence ! Ah mais… Et toi ? Quand quitteras-tu enfin ta province et ton Bovary, pour venir à Paris avec moi ? Voilà, ma chère Emma, je te tiendrai au courant de la suite de mes aventures très bientôt. Oh, comme j’ai hâte ! Je t’embrasse, Ton amie, Célestine

Le 4 janvier 2011 à 10:33

« Est-ce que vous avez vu un socialiste qui propose d'étendre les 35 heures à toutes les PME ? »

Manuel Valls, Grand Rendez-Vous Europe 1, Le Parisien, Aujourd'hui, dimanche 2 janvier 2011

Bien vu l’aveugle ! Aucun socialiste ne l’a proposé puisque c’est déjà la durée légale du temps de travail applicable à toutes les entreprises. Mais que le postulant aux primaires du PS se rassure sur le sort des PME : depuis 2003 la droite a bien fait le boulot à coups de déplafonnement, de défiscalisation des heures supplémentaires et autres mesures dérogatoires pour briser  "le carcan des 35 heures". C’est la formule sous le régime Sarkozy-Fillon, alors que les convenances de l’ère Chirac-Raffarin voulaient qu’on les "détricote". Manuel Valls, pour qui le "travailler plus" n’est pas l’ennemi du "travailler mieux", a innové en parlant de "déverrouiller" la loi des 35 heures, ce qui se situe mécaniquement parlant entre les deux même si, socialement, il force une serrure déjà ouverte.  Au point que l’on a entendu le président de la CGPME déclarer en décembre que "le problème des 35 heures avait été résolu". Désireux d’éviter un clash avec les syndicats, il rappelait à l’ordre une partie de la droite — Jean-François Copé en tête — qui propose de faire carrément sauter la porte de ses gonds, en effaçant les 35 heures du Code du travail. Valls, moins brutal, veut la déposer avec des précautions pour ne pas heurter les syndicats. C’est raté. En ce début 2011, il a surtout lancé le concours, toujours très disputé, du plus beau gadin de campagne présidentielle.

Le 20 juin 2012 à 09:40

Les experts ami-ami

Une virgule au fond du bac, par arpenteur, au tableau depuis 1971

Au mois de juin, il y a le rhume des foins, les appels (surtout le 18), le foot (enfin pas tout le temps), et le bac. Saison bénie où le soleil brille enfin avec conviction, où les terrasses ne désemplissent plus, où les jours s’allongent sans fin, où les jupes raccourcissent enfin. Saison maudite où la jeunesse s’enferme derrière des stores baissés pour ne pas succomber à la tentation, goûte l’amertume d’une boule au ventre permanente, et se bourre le crâne au lieu de la gueule. Combien de mois de juin passés ainsi ? Trop. Mais depuis quelques années, pas de boule au ventre, pas de stores baissés. Parfois, pour une journée, je passe de l’autre côté du pupitre. Je retourne dans les couloirs d’un collège sans fiche à réviser au dernier moment, sans écouter AC/DC à fond dans le walkman (NdT pour les bacheliers : walkman = dispositif mécanique transportable du XXème siècle permettant d’écouter de la musique stockée sur bandes magnétiques) pour rentrer dans la salle avec le couteau entre les dents, et sans mon t-shirt fétiche que je ne laverai pas jusqu’à la fin de la session. Expert. Presque comme à la télé. L’oral c’est sérieux, m’a dit le prof que j’assiste. Mais c’est varié : des grands, des chevelus, des petits, des frimeurs, des blondes, des pâles comme la mort, des gros, des rasés, des timides, des qui sont vraiment pas gâtés, des avec l’œil vif comme un veau en pleine rumination, des stressés, des trop à l’aise, des verts de trouille, et des pas mûrs. Il y a ceux qui rentrent les yeux baissés, comme s’ils étaient dans la cour, lieu de toutes leurs souffrances et humiliations, et qui demandent d’une voix tremblante s’ils doivent tirer une question. Ceux-là, tu n’oses pas trop les torturer, c’est déjà leur quotidien. Il y a celle qui rit trop, sur-rire de gêne et de séduction mêlées, qui ne trompe personne, et que seule une fille de 18 ans au pied du mur sait faire. Il y a les silences qu’on prend un malin plaisir à ne pas combler tout de suite, en se remémorant nos propres silences d’antan. Prendre l’air concentré, faire semblant de réfléchir, tout en ne pensant qu’à une seule chose, comme lui aujourd’hui : « mais putxxx c’est quand qu’il va me la tendre cette perche ce con », pour finalement soupirer un « ah oui », pas du tout convaincu. Il y a ceux qui rament avec autant d’acharnement qu’un kayakiste lancé à la poursuite de saumons remontant une rivière, et qui tentent toutes les réponses possibles, même les plus improbables, espérant que leur flou se perde dans le trouble des remous qu’ils font. Mais malgré leurs efforts, ils se prennent tous les rochers, et le kayak se retourne sans cesse. Ils sont à bout de souffle et boivent la tasse. Il y a celle, oui, celle, car seule une fille peut faire ça. Celle qui maîtrise son sujet, mais qui hésite juste sur un petit détail, et qui finit par trouver la réponse d’elle-même. Mais confrontée ainsi à ses lacunes qu’elle estime incommensurables, elle fondra en larmes de honte avant même terminer l’examen avec la note maximale. Enfin il y a en a qui coulent à pic, encore plus vite que le Titanic, et sans l’orchestre. Ils se débattent sans grande conviction dans l’eau glacée, attendant simplement leur libération. On leur tend des cordes, des bouées, des chaloupes de sauvetage, des perches que Bubka leur envierait, on se transforme en Moïse pour écarter les flots et essayer de leur permettre de donner une réponse. Juste une. Mais non, l’esprit ailleurs, ils se laissent couler, souriant de dépit pour certains, ironiques envers nos efforts pour les uns, indifférent à tout ce qui peut leur arriver pour les autres… Le chômage c’est pour bientôt. Qu’importe le reste, non ?

Le 30 octobre 2014 à 08:17

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Mon fils a toujours le nez dans les étoiles, est-ce grave ?

OUI. Si votre fils a perpétuellement le nez dans les étoiles, je m’inquiéterai pour son avenir et je prendrai conseil auprès d’un psychologue. Je suppose qu’il s’agit d’un ado. Je suppose aussi qu’il se pose beaucoup de questions sur l’univers, Dieu, les soucoupes volantes, toutes ces questions inutiles qui l’empêcheront plus tard de devenir un bon consommateur, un homme heureux, un adepte du sport, un amateur de belles voitures et de Prozac. Quand on se pose des questions, c’est bien connu, on passe à côté de l’essentiel : on n’a plus envie de jouer à la console ou de taper dans un ballon de foot. On devient rêveur. On est dans la Lune. On se voit déjà sur Mars en train de tutoyer les martiens au comptoir d’un bistrot. Là, il y a danger. Il est temps de revenir sur Terre et de songer à l’avenir. Avoir un bon métier, c’est important, même si au final on devient maître-chien à Leader-Price, parce qu’on n’a rien trouvé d’autre après cinq ans d’études en sociologie. Pour en revenir à votre fils, je m’inquiéterai aussi pour sa sexualité. Les étoiles, c’est bien joli, mais les filles s’en foutent pas mal quand il s’agit de les draguer. Personnellement, la seule fois où j’ai dit à une fille que j’avais un beau télescope, elle n’a pas du tout compris de quoi je parlais. A présent, je dis les choses comme elles sont et ça va beaucoup mieux. Bref, il serait peut-être mieux pour votre fils qu’il mette son nez dans les jupes des filles ; cela le détournerait de toutes ces mauvaises questions sur l’origine de l’univers, les trous noirs, les trous normands, la vitesse de la lumière sur autoroute, etc. Et s’il persiste, confisquez-lui son télescope ! Abonnez-le à Play-boy.

Le 12 février 2013 à 09:54

L'homme qui prétendait avoir trouvé du travail malgré la crise était un mythomane

Dijon – Stupéfaction à Dijon après l’euphorie du week-end. L’homme qui, vendredi, affirmait avoir trouvé du travail malgré la crise a reconnu devant les enquêteurs avoir totalement inventé l’histoire. Une annonce qui vient briser les nombreux espoirs d’un redémarrage prochain de l’économie française. Une région sous le choc La joie aura été de courte durée. L’homme qui prétendait avoir trouvé du travail malgré la crise a reconnu devant les enquêteurs avoir inventé l’histoire de toutes pièces. « Visiblement, nous sommes en présence de quelqu’un qui était en mal de publicité » ont expliqué les enquêteurs lors de la conférence de presse. Les médias ont été aussi montrés du doigt pour ne pas avoir vérifié davantage l’information. « Il y a dans cette affaire des responsables, mais nous refusons de servir de boucs émissaires » a protesté d’une seule voix la presse. L’homme, quant à lui, à refusé de donner plus d’explications sur son mobile. « C’était quelqu’un d’équilibré, je ne comprends pas pourquoi il a fait ça » explique un proche. « J’ai été choquée d’apprendre qu’il avait menti. Des gens avaient beaucoup d’espoirs et maintenant tout est fini » raconte une jeune femme avant de fondre en larmes. Dans l’immédiat, le gouvernement se refuse à commenter l’affaire plus que de raison. « Cela ne remet pas en cause les agissements et les décisions du gouvernement. C’est un incident isolé, nous souhaiterions que l’opposition ne monte pas cet événement en épingle et se comporte de manière républicaine » a fait savoir Arnaud Montebourg. Le Gorafi Illustration : iStock

Le 2 février 2014 à 08:41
Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication