Micaël
Publié le 05/09/2014

D'abord


Micaël naît à Paris en 1982. Après avoir passé 20 ans à Buenos Aires, il revient à Paris, la ville où il vit et travaille actuellement. Droitier sur le terrain de foot et gaucher pour le dessin, il décide sa vocation à l’âge de 5 ans, lorsque sa maîtresse remarque qu’il est le seul de la classe capable de dessiner des visages de trois-quarts. Ses deux ouvrages en France "Un Argentin à Paris" et "L'Air du Temps" ont été publiés dans la collection Les Cahiers Dessinés.

 

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Dessinateurs et caricaturistes du monde entier (5)

Poitiers, seule destination touristique qui vaille cet été. Poitiers ? Oui, oui, pourquoi pas. De familiers étrangers n’ont pas hésité, eux, à accomplir le déplacement dans la Vienne : scouts, explorateurs en casque colonial, étudiants en blazer, guerriers goths, gangsters, écoliers, cow-boys, siroteurs de thé, joueurs de cricket, tous les personnages fétiches du Glen Baxter, ces effigies tirés des récits populaires destinés à la jeunesse britannique avant-guerre et propulsés dans une modernité culturelle qui ne trouble nullement leur flegme. Ils s’étalent dans une dizaine de sites de la capitale poitevine jusqu’au 12 septembre. Tel ce bandit brandissant son colt à peine dissimulé derrière une sculpture filiforme : « Tex comprenait subitement que c’était peut-être une erreur de se mettre à couvert derrière le Giacometti. » Ou ce cow-boy juché sur son fier destrier, en arrêt devant une grande toile : « découvrir Monet pour un choc pour nous deux. » Dans ces saynètes anachroniques, genre « drôle d’endroit pour une rencontre », la légende relève de l’incongruité : propos philosophique, constat fataliste, légère perplexité, jeux de mots qui échouent à conférer une rationalité au dessin. De là naît un humour singulier, ce non-sens surgi du carambolage des époques autant que de logiques antagonistes. Marqué par les westerns de John Ford, influencé par Raymond Roussel, Max Ernst et Magritte, Glen Baxter surnommé le Colonel est devenu célèbre au milieu des années 1970 au point que ses œuvres, bien avant l’hommage rendu par la préfecture de la région Poitou-Charentes, ont été exposées à New York, à Londres et Paris. Enfant, Glen Baxter était bègue, comme Démosthène, comme Louis Jouvet et tant d’autres. L’art leur doit beaucoup. Détours dans l’imaginaire, passion des mots, différence de styles qui rejoint l’universel. A l'encre de chine et au crayon gras, Glen Baxter dessine nos rêves fomentés dans des nuits sans sommeil, des rencontres qui se foutent du bon sens.

Le 8 septembre 2015 à 08:09

Une scientifique danoise pense avoir compris l'utilité du côté bleu des gommes bicolores

C’est un mystère de plusieurs décennies qui prend fin. Le Centre de Recherche Physique et Technique (C.R.P.T) de Copenhague  vient d’annoncer ce matin avoir défini à 99% la fonction de la fameuse extrémité bleutée des gommes. Cette partie précise de l’accessoire de dessin et d’écriture servirait finalement à effacer certaines traces bien précises. Progrès. Un autre genre de gomme La fabuleuse découverte a surtout été le fruit du travail de Maria Moltke, directrice de recherche au C.R.P.T. Cette dernière faisait part de sa joie hier lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion : « Avec cette avancée scientifique, nous dissipons un voile d’obscurité de plus de 250 ans. Je suis très fière d’avoir travaillé près de 5 ans sur le sujet et d’être arrivée à comprendre que la partie bleue des gommes bicolores est en réalité une gomme également. » Car selon les résultats obtenus par le Pr.Moltke, cette « gomme bleue » ne serait ni plus ni moins qu’un dérivé de gomme classique spécialement adaptée aux traits de crayons tenaces ou appuyés. Une fonction peu évidente et à côté de laquelle sont passés bien des scientifiques ou plus généralement des gens : « Depuis la nuit des temps, on a imaginé que la partie bleue pouvait se manger, ensuite que c’était un genre de capuchon comme sur les clés USB. Finalement, c’était bien plus simple que ça. » souligne la chercheuse danoise. L’annonce de cette découverte vient évidemment réjouir tous ceux qui ignoraient l’utilité de la « gomme bleue ». A commencer par les producteurs de gommes bicolores eux-mêmes, comme Pascal Dulot, qui gère une entreprise de fabrication de gommes à effacer dans le Tarn : « C’est fabuleux. On rajoutait ça sur les gommes roses classiques parce qu’on trouvait ça plus joli mais on n’avait strictement aucune idée de son utilité. Et il se trouve qu’en fait c’est une autre gomme. Les choses sont bien faites quand même. » S’attaquer à l’énigme des crayons porte-mines Après ce succès plutôt inespéré, Maria Moltke et son équipe de 40 chercheurs souhaitent porter leur attention sur l’un des autres grands mystères techniques de ce siècle et du précédent : l’incapacité de la dernière mine des crayons dits « porte-mines » à descendre lorsque l’on presse frénétiquement le ressort du crayon. « Il y a bien un bruit de mine quand on secoue le crayon près de son oreille mais quand on presse, rien ne sort. L’explication la plus simple voudrait que le corps physique de la mine disparaisse en fait dans une autre dimension alors que sa trace sonore reste dans la nôtre. C’est une hypothèse sur laquelle nous allons plancher dès maintenant. » a déclaré la scientifique danoise.

Le 7 février 2012 à 08:49
Le 9 septembre 2014 à 10:48

La classe, c'est aussi la Truant Class

C'est la rentrée des cancres La rentrée des classes, ce n’est pas seulement bien sûr la rentrée de la lutte des classes à l’école, c’est aussi la rentrée des cancres, des cancres présentables certes, les ptits morpions faisant rigoler dans les chaumières sortant tout droit de la fadasse Foire aux cancres, les têtards que Beaumarchais appelait « les insolents chérubins ». Et les cancres réellement mal léchés en faisant voir plus d’une aux pères la baguette, aux madames j’ordonne et aux profs pot-de-colle dans le droit fil des garnementeries de Max et Moritz, de Poupon la peste, de Lucignolo (le mauvais camarade anarchisant de Pinocchio), du Voleur de Bagdad, du Giannino Furioso de Vamba, du Bon Petit Diable de la Comtesse, des « Lucifers en culottes courtes »* de Pascal Bruckner (dans Le Palais des claques, 1986) ou des non moins infernaux Katzenjammer kids. Insupportables « petits fous-fous », comme disait de vous Jehan Rictus, vous avez votre place dans les premiers rangs du Rond-Point. Au même titre que bien d’autres mauvais sujets. Grâce au ténébreux Jules Van, l’historien dans les Libé des eighties du « Vrai Art nouveau » (l’art du détournement, de l’imposture, du sabotage, du pique-assiettisme sauvage…), j’ai mis la main sur un des meilleurs éloges anonymes du « cancre dira-t-on » ayant flâné dans les préaux de France. Ça date de 1979. Les peaux de vache, les faux-culs et les concons  « À la maternelle déjà, je haïssais les maîtres. En face d’eux, j’étais un gamin tout sourire, charmant et naïf. Aussitôt hors de vue, je pilais les craies dans les encriers, gravais des obscénités sur les belles tables cirées et répandais de l’encre sur la chaise des maîtresses aux jolis froufrous. Au lycée, en 4e, je fondais avec deux voisins de fronde le groupe « Arsène Lupin », dont la malfaisante activité était la guerre aux professeurs et aux pions. Dès les premières semaines, nous savions à quoi nous en tenir sur le noble caractère de notre chiourme. Nous la classions en trois catégories, les « peaux de vache », les « faux-culs » et les « concons ». Avec les peaux de vache, tous les coups – clandestins – étaient permis : clous rouillés sur la chaise, tableau pesant effondré en plein cours, insultes blessantes et anonymes, « vache qui rit » collées au plafond tombant en débris mous, pneus lacérés, chapeau plein de merde. Face aux faux-culs, nous étions plus ouvertement ignobles. S’ils se vengeaient sans pitié pendant les conseils de classe ou nous livraient aux censeurs, ils devaient subir ensuite notre vengeance et nos farces monstrueuses. Nous venions au cours avec dix de ces petites boîtes qui imitent à la perfection le « meuh ! » gras d’une vache, et donnions une heure de concert alpestre. Dès qu’une boîte était découverte, une autre hurlait de plus belle dans la travée d’à-côté. Et ainsi de suite. Nous attendions que notre faux-cul craque, nous étions méchants et cruels. Prétextant sa mauvaise haleine, toute la classe lui tournait soudain le dos ou se protégeait le visage avec une moue dégoûtée. Nous déclenchions après cinq minutes de leçon la sonnerie de la fin des classes, un magnétophone caché dans un sac et sortions en hurlant dans la cour. Le faux-cul était savonné par la direction. Avec les « concons » enfin, espèce des plus rares, nous étions toujours absents et trichions sans vergogne. » Touche pas à mon terrain vague En guise de complément, voici une info de La Libre Belgique du 8 février 1973 que je trimballe depuis lors dans mon cabas sur ce qui peut nous tomber sur la cafetière quand on court sur le haricot des cancres. « Deux garçons de treize ans ont démoli à l’aide d’un bulldozer une maison toute neuve que l’on avait édifiée sur leur terrain de jeu favori, à Reno, aux États-Unis. Ils ont attendu que les ouvriers du chantier soient partis pour la nuit et sont alors allés chercher un bulldozer dont ils avaient repéré la présence à un kilomètre de là. Avec cet engin, ils ont passé à quatre reprises sur la maison neuve. Lorsque les ouvriers sont revenus le lendemain matin, ils n’ont pu trouver que des gravats. » Nous laissons les mots de la fin tout d’abord à la bien oubliée aujourd’hui Nicole Bley, alias La Panthère bleue, qui frigoussa en 1972 le pamphlet carabiné Lâche ton cul, camarade (Pauvert). « Tous les enfants feront ce qu’ils voudront : ils se passeront des films interdits, et y’aura plus d’écoles ; ils pourront jouer à l’eau ; et se mettre les doigts dans les trous de nez, et ils pourront manger leurs crottes de nez et dire aux vieux tout ce qu’ils pensent d’eux ; roter, pisser, péter et chier à la figure de qui ils veulent ; puis dessiner des cochonneries partout virgule, faire des virgules virgules, sur tous les murs, avec leurs excréments !... Faire des pâtés de sable avec le sang coagulé de leurs parents. » Et c’est Pierre Desproges qui ferme notre rideau scolaire avec sa version personnelle de L’École est finie : « Il faut mettre le terme aux maîtres ! »   NB : La Truant Class : la classe des petiots faisant l’école buissonnière. * « Les Lucifers en culottes courtes crevaient les pneus des voitures de leurs maîtres et maîtresses, les bombardaient de petits suisses et de fromage blanc pendant les cours, posaient des clous, pointes retournées, sur leur chaise, les huaient, les sifflaient ouvertement. »  

Le 9 décembre 2011 à 12:33
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