Bescherelle Ta mère
Publié le 04/09/2014

Bien préparer sa rentrée


Justicier de l'orthographe et du bon français, je viens corriger vos fautes, bande de cons. Je sévis sur la toile depuis mars 2014 et je ne suis pas près de m'arrêter, alors méfiez-vous, bordel.

Un œil sur les médias, un œil sur mon Bescherelle, imaginez mon strabisme.

 

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Le 30 septembre 2014 à 09:00
Le 11 août 2010 à 09:45

« Français ou voyou, il faut choisir"

Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, Europe 1, lundi 9 août 2010

Normal, c’est la guerre, faut pas se tromper de camp. En cet été 2010, le pays est devenu belligérant  avec déclaration de «  guerre nationale »  par le général Sarkozy, inspection des troupes dans les quartiers des Beaudottes à Sevran et de la Villeneuve à Grenoble par le colonel Hortefeux, charges au clairon des lieutenants Estrosi, Lefebvre ou Marleix. Il faut avoir les oreilles bouchées à la crème bronzante, pour ignorer que la guerre est non pas à nos portes, mais dans nos murs. Les forces hostiles sont assez habiles pour ne pas se présenter en lignes repérables aux frontières, mais agir de l’intérieur en ordre dispersé : braquages,  snipers, caillassages, déprédations et même quelques campements  séditieux. L’adversaire peine ainsi à être cerné car les « voyous »  ne sont pas une nationalité, une ethnie, une classe, une communauté et encore moins une grande cause. Dès lors, avec qui des négociations d’armistice ou de paix pourraient-elles  être engagées ?  Qu’on se rassure,  il n’est pas envisagé par l’état-major sarkozyste d’autre victoire qu’éradicatrice. Christian Estrosi qui a commis une biographie de Napoléon III avec un « nègre » (en situation régulière), l’écrivain Raoul Mille, a-t-il songé pourtant que le sort de la guerre pourrait basculer et que l’ancien maire de Neuilly finisse à Sedan ? Ou même que l’heure de la retraite sonne après le 7 septembre, quand la cinquième colonne syndicale défilera dans les rues ?

Le 5 mars 2012 à 10:53

Expirée, l'inspiration ?...

J’ai pourtant tout essayé : comme Dali, j’ai expliqué à une jeune fille de mon entourage qu’elle était, qu’elle le veuille ou non, désormais ma muse ; comme Philip Roth, j’ai tenté d’écrire debout, puis, puisque cela ne fonctionnait que moyennement, j’ai ensuite, comme John Fante cette fois, tenté d’écrire assis dans ma cabine de douche. Mais rien n’y fait : l’inspiration, cette fille de l’air un peu fourbe, continue de me fuir en ricanant, et ma page demeure désespérément blanche (et maculée de gel douche de pH neutre…).Peut-être me faut-il vivre une vie un brin plus trépidante, pour enfin coucher sur le papier quelques mots, qui, placés judicieusement, relateraient des événements un tantinet plus dignes d’intérêt que le compte-rendu du dernier changement de pile de la télécommande de mon téléviseur « HD Ready » de bourgeois… Aussi, lorsque la Police sonna à ma porte l’autre jour, je fus littéralement foudroyé de bonheur, m’écriant intérieurement « Youhou ! », et me réjouissant à l’avance en imaginant les centaines de paragraphes qu’allait me rapporter cet intermède judiciaire forcément empli de quiproquos, de terribles gun-fights au milieu de flics ripoux, et de jugements à l’emporte-pièce pris par des magistrats forcément corrompus… Mais quelle ne fut pas ma déception quand le représentant des forces de l’ordre qui venait de prendre la peine de poser délicatement son gros index boudiné sur la sonnette de mon loft provincial, m’expliqua qu’ils n’était là que pour m’enjoindre à déplacer mon véhicule de marque japonaise aux formes bizarroïdes de devant la porte du garage de mes charmants voisins (oui, bon, j’avais bêtement oublié ledit véhicule à cet endroit- là après avoir déchargé mes courses…).Non sans les avoir suppliés de rester et de me trouver une culpabilité quelconque dans la terrible affaire criminelle de leur choix, je dus me résoudre à regarder, la larme à l’œil, les valeureux garants de l’ordre regagner leur véhicule dans le soleil couchant ; et malgré une tentative désespérée : « Mais attendez ! J’ai l’air sympa comme ça, mais si ça se trouve, je mange des enfants ! », ils s’en retournèrent, indifférents, secourir la veuve et l’orphelin. Tel un adepte de cette secte mexicaine quelque peu étrange qu’est le « cinéma-guerilla » - qui fait du cinéma, comme ça, pour faire du cinéma – peut-être devrais-je tout bêtement me résoudre, moi aussi, à écrire, comme ça, pour écrire, parce que je l’veux, parce qu’il le faut.A tout bientôt, donc…

Le 29 août 2011 à 09:21

« Nous ne sommes pas des chochottes »

Jean-Marie Le Guen, Nouvelobs.com, samedi 26 août 2011

C’est çui qui dit, k’y est ? Le député socialiste parisien,  strauss-kahnien tourné hollandais, a cru devoir se justifier après l’avertissement de Jean-Christophe Cambadelis, strauss-kahnien tourné aubryste : «  le temps n’est pas aux chochottes ».  Mais, ce faisant, il contribue à légitimer le « chochottisme » comme déviance d’un socialisme qui en a tant connu depuis le « couille-molletisme ». C’était le piège tendu par un ancien trotskyste tendance lambertiste qui a eu la réputation d’envoyer plus souvent son poing dans la gueule des hommes, que de roses aux dames. Certes Battling-Camba n’est pas lui-même un pleutre. Il se signala un jour, dans le métro, par un bourre-pifs avec des racailles agressant des vieilles gens. Un député prenant la sécurité de ses électeurs à bras le corps, ce n’est pas si fréquent. Mais de là faire du débat entre socialistes un pancrace où ne mériteraient de survivre que les plus burnés, il y a de l’abus ; surtout de la part de ce partisan d’une femme postulante à l’Elysée. Il plaidera qu’il n’a pas visé les femmes en général, mais un homme en particulier, François Hollande, s’offusquant des critiques malveillantes ; histoire d’étouffer le débat et laisser les sondages décider de l’issue de la « primaire ». Le match devrait donc être viril, avec une Ségolène Royal à qui serait dévolu l’arbitrage de la finale entre le patron de la Corrèze et la maire de Lille. Sûr que dans les tribunes on va scander : « Aux chochottes, l’arbitre ! »

Le 18 mai 2011 à 11:34
Le 29 septembre 2015 à 10:52
Le 28 novembre 2011 à 08:27
Le 18 août 2011 à 08:23

À vendre : Coussin de Culture

Chers spectateurs, grâce au coussin de culture, offrez-vous pour la rentrée l’indispensable objet qui vous accompagnera tout au long de la saison culturelle. Plus que l’incontestable gain de confort qu’il apportera à votre postérieur fatigué par les insupportables fauteuils qui équipent théâtres et salles de spectacles, le coussin de culture est avant tout le moyen de reprendre la parole en douceur.Offrant une face rouge et une autre verte, il permet de marquer son enthousiasme ou son dégoût. Il suffit pour ce faire, de le brandir vigoureusement au dessus de sa tête en orientant la face appropriée vers la scène. Prenez garde tout de même à ne pas fâcher vos voisins de derrière en abusant de cet usage.Si votre voisin direct ne partage pas votre appréciation du spectacle, vous pouvez le frapper sans retenue armé de votre coussin. Attention, il n’est pas garanti qu’il soit, comme vous, l’heureux propriétaire d’un coussin de culture. Dans ce cas, il sera peut être tenté de vous frapper à son tour avec la première chose qui lui tombera sous la main : le programme, son sac, son parapluie, son poing, un autre spectateur…Durant un spectacle comique, si votre voisin direct s’entête à éclater de rire systématiquement quelques dixièmes de seconde avant vous, ou pire, quelques dixièmes de seconde avant même que l’effet comique soit totalement achevé par son ou ses interprètes, étouffez-le en appliquant uniformément votre coussin sur sa bouche et son nez.Une fois le spectacle terminé, plutôt qu’une ovation bruyante et désordonnée, frottez votre coussin de culture contre votre torse d’un mouvement circulaire et régulier, face verte orientée vers la scène. Si vous n’avez pas apprécié, levez-vous, tournez-vous, et fessez-vous (délicatement) à l’aide de votre coussin, face rouge orientée vers la scène.Dans le cas d’un rejet profond du spectacle, pendant le salut, rien ne vous empêche de propulser violemment votre coussin de culture directement sur les acteurs. Grâce à la texture douce et soyeuse de sa toile 100% coton, et à son fourrage en plume de goéland (oiseau bien connu pour son esprit critique), les dits acteurs vous en seront reconnaissants.Sur le chemin du retour, dans le taxi, le métro ou le bus, placez votre coussin sous votre tête et reposez vous un peu. Faites le vide. Vous l’avez bien mérité. Alors, cher spectateur, n’hésitez plus, exprimez-vous, impliquez-vous, commandez sans plus attendre votre coussin de culture. Attention, il n’y en aura pas pour tout le monde !Profondément,La régiePS : Journalistes, critiques, partenaires institutionnels, le coussin de culture « face rouge / face verte » existe aussi en version « face verte / face verte », et en version « face rouge / face rouge ». Une version « face blanche / face blanche » est en cours de conception.

Le 2 juillet 2014 à 08:10
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