Mina Lopez
Publié le 08/09/2014

"Interactif : ventscontraires.net, La fin du travail ?"


Nouvelle Vie Ouvrière du 8 août 2014

« Invitation à plancher sur le travail

"C'est pas du boulot!" est le thème lancé, pour son dossier du mois, par la revue collaborative en ligne, Ventscontraires, liée au Théâtre du Rond-Point. L'éditorial pose la question que le dossier tente d'éclairer : "C'est quoi le boulot qui nous attend ?" Jusqu'à la fin de l'été seront mises en ligne des vidéos et autres chroniques sur l'état du travail, voire sa fin, le chômage, le zèle, l'oisiveté... En attendant les articles, on peut déjà écouter Paul Jorion, chercheur en sciences sociales et économiste, et Bernard Stiegler, philosophe.»

Mina a grandi au Guatemala avant de s'installer à Paris où elle devient la jeune et très solide attachée de presse de ventscontraires.net...
Stéphane Trapier a su croquer sa beauté latine atemporelle et l'acuité de son regard : le moindre entrefilet parlant de notre revue collaborative sur le Net, dans la presse, une allusion, un indice... rien n'échappe à l'œil intense de Mina Lopez ! 

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À voir aussi

Le 26 février 2018 à 15:00

Aude Lancelin : "Bienvenue dans le monde libre"

Aude Lancelin est journaliste. Spécialiste de la vie des idées, elle a été directrice adjointe des rédactions de L’Obs et de Marianne. Elle est notamment l’auteur de Le Monde libre (éditions LLL, prix Renaudot essai 2016) et de L'Éloge de la politique, avec Alain Badiou (Café Voltaire, Flammarion 2017).  Croit-on encore à la liberté des grands médias dans notre pays depuis qu'ils sont entre les mains des fortunes du CAC 40 ? Les rédactions fondent comme peau de chagrin ; les journalistes se réfugient dans le fact checking pour éviter d'affirmer des positions trop tranchées ; une grande homogénéité idéologique s'installe ; la méfiance du public augmente ; la France plonge à la 39e place dans le classement de Reporter sans Frontières. Du jamais vu depuis la Libération. Avec Le Monde libre, prix Renaudot de l'essai 2016, Aude Lancelin avait ouvert les fenêtres sur la servitude des médias, après avoir été brutalement licenciée de son poste de numéro 2 de L'Obs. Aujourd'hui elle se bat pour qu'on interdise aux actionnaires des télécoms de posséder journaux, radios et télévisions. Et qu'on repense une presse où chacun pourrait exercer son travail honnêtement, sans mettre sa tête en danger.   Conférence programmée par Jean-Daniel Magnin pour le cycle "Nos disques sont rayés #2"Enregistré le 8 février 2018 salle Roland Topor du Théâtre du Rond-PointCaptation et montage Léo Scalco et Sarah-Mei Chandurée 01:59:22

Le 28 juillet 2014 à 10:55

Dominique Méda : "Certains travailleurs se retrouvent confrontés à des situations physiquement et mentalement intenables"

C'est pas du boulot ! #1

Dominique Méda est professeure de sociologie à l'Université Paris-Dauphine, titulaire de la chaire Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales au Collège d’études mondiales. En 2013, elle a publié La Mystique de la croissance. Comment s’en libérer chez Flammarion et Réinventer le travail avec Patricia Vendramin aux PUF. Première partie de l'entretien qu'elle a accordé à ventscontraires.net (Illustration Les Temps modernes - Charlie Chaplin, 1936) Diriez-vous que les conditions de travail se sont globalement améliorées ou dégradées au cours de ces dernières décennies ? Cette question est assez bien documentée en France grâce notamment à une série d’enquêtes réalisées par le Ministère du travail à échéance régulière. Il y a eu une dégradation jusqu’au milieu des années 90 puis une pause. La dernière enquête Conditions de travail, dont les résultats viennent tout juste d’être publiés, met en évidence un nouvel épisode de dégradation intervenu entre 2005 et 2013. Comme l’indiquent les auteurs de l’étude : « la stabilisation de l’intensité du travail observée entre les enquêtes de 1998 et 2005 apparaît ainsi comme une parenthèse dans une trajectoire ascendante entamée à la fin des années 1980. Cette nouvelle hausse semble liée au rythme accru des changements organisationnels et à la plus grande insécurité de l’emploi ressentie par les salariés ». Le travail s’est intensifié mais a également été le théâtre d’une série de changements au terme desquels le sens accordé au travail par les individus est plus incertain. Avec le développement des nouvelles organisations du travail, de la qualité totale, du management par objectifs, de l’évaluation des performances individuelles et du benchmarking permanent, certains travailleurs se trouvent confrontés à des situations physiquement et mentalement intenables. Notons qu’en France, il existe un décalage particulièrement fort entre l’ampleur des attentes posées sur le travail, qui sont immenses et la réalité des conditions de travail. On attend en effet désormais du travail la possibilité de s’exprimer, de se réaliser, de créer du lien, de faire montre de ses capacités, d’être utile, mais une grande partie de ces attentes sont déçues parce qu’elles sont considérées comme contradictoires avec les souhaits de rentabilité à court terme des organisations. Les différentes dimensions du travail (le travail comme facteur de production, comme essence de l’homme, comme pivot du lien social), qui sont revendiquées chacune par des acteurs différents et servent de support à leurs revendications, sont contradictoires.   La place de la « valeur travail » a-t-elle, selon vous, évolué dans les sociétés occidentales ? Oui. On part d’une situation où, par exemple en Grèce antique, dans les textes des philosophes, les activités dont une partie correspond à notre terme de travail sont méprisées et synonymes de peine, d’effort. La reproduction des conditions matérielles de vie – comme dira Hannah Arendt – n’est pas considérée comme porteuse de sens. Ce sont les activités intellectuelles, morales, politiques qui le sont. Pour Aristote, les artisans ne doivent pas être des citoyens car les activités qu’ils effectuent les mettent dans une relation de service donc de servitude avec autrui. Les choses évoluent avec les siècles, notamment avec le christianisme, puis au cours du Moyen Age. Au dix huitième siècle le travail (que Marx appellera abstrait) trouve son unité conceptuelle : on peut dire le travail et rassembler sous un unique concept des activités qui étaient jusque là rangées dans des catégories différentes. Mais cette unité se paye cher : le travail c’est cet ensemble d’activités qui ont en commun de créer de la richesse. Le travail est défini par sa fin : il est ce que les économistes appelleront plus tard un « facteur de production ». Ce qui importe, ce n’est donc pas la réalité ou la nature de l’activité déployée mais le résultat qu’elle permet d’obtenir. Sur cette première couche de signification, le dix neuvième siècle va en ajouter une autre, radicalement différente : le travail apparaît soudain comme la liberté créatrice de l’homme, liberté qui lui permet de faire le monde à son image, d’humaniser celui-ci. Hegel et Marx sont les meilleurs représentants de ce moment. Le travail est rêvé comme l’activité qui permet à l’humain de détruire le naturel pour le mettre en forme. Pour Marx, le fait que le travail devienne premier besoin vital et synonyme d’œuvre est conditionné par l’abolition du lien salarial. Mais la deuxième moitié du 19ème est au contraire le moment où se développe le salariat et où s’affirment un grand nombre de droits sociaux qui vont peu à peu rendre le salariat profondément désirable comme l’a montré Castel. Le vingtième siècle hérite de ce concept de travail constitué de couches de signification différentes et contradictoires. Dans les sociétés occidentales, la fin du 20ème siècle est le moment où il devient possible d’espérer du travail expression de soi et réalisation de soi : d’une certaine manière, et comme en témoignent les études dont nous disposons sur le sujet, la valeur travail n’a jamais été aussi forte qu’à l’heure actuelle.   Larry Page, le co-fondateur de Google, vient de se prononcer en faveur d'une réduction du temps de travail. Percevez-vous une évolution dans ce sens chez certains chefs d'entreprise ? Très franchement, non. Certes, il y a quelques jours, les propos du milliardaire Carlos Slim prônant la semaine de trois jours ont été considérablement relayés et il n’est pas impossible qu’après un reflux d’une dizaine d’années, cette idée revienne à la mode. Attention néanmoins : d’abord la proposition de Carlos Slim consiste à travailler trois jours par semaine mais…jusqu’à 75 ans…Par ailleurs, en France, il me semble que nous nous trouvons encore dans cette phase hyper idéologique où sans qu’aucun bilan serein et sérieux n’ait été mis sur la table et discuté, on continue à entendre les pires bêtises sur les effets prétendument délétères de la réduction du temps de travail qui a eu lieu en France entre 1998 et 2001. Or, il faut rappeler quelques faits : c’est entre 1997 et 2002 que l’on a créé le plus d’emplois en France (deux millions) ; au moins 350 000 sont imputables à la RTT ; la première étape des lois de RTT – ce que l’on appelle la première loi Aubry – a été très appréciée par les salariés ; elle a permis un intense mouvement de négociation. Enfin, si cette politique avait été menée continument, nous aurions sans doute obtenu de très bons résultats. J’ajoute que là encore contrairement à ce qu’on lit un peu partout, la RTT n’a entraîné aucune dégradation de la valeur travail puisque les Français restent les plus attachés à celle-ci en Europe et qu’enfin le coût de l’opération doit être considérablement relativisé (si l’on prend en considération les recettes et les couts évités générés par le retour à l’emploi de nombreux chômeurs) : on parle de 0,15% du PIB par an, ce qui est peu.

Le 4 juillet 2014 à 15:28

Bernard Stiegler : "Dans 20 ans l'emploi aura disparu, tout le monde sera intermittent"

Travailler demain #1

Dans ce premier épisodeLa crise des intermittents ne doit pas nous cacher une crise généralisée de l'emploi, qui est amené à disparaître avec le développement universel de l'automation. Mais travail n'est pas emploi : et si le modèle de l'intermittence était appelé à devenir le régime de tous ? À l’époque de l’automatisation généralisée Le siècle dernier était celui du consumer capitalism, produit dérivé du taylorisme : produire à la chaîne et consommer comme le marketing le dicte. On a parlé du keynésianisme et du welfare state de Roosevelt. Mais aujourd’hui, ce modèle semble s’écrouler sous la pression de ses propres contradictions, cependant que se planétarisait la mise en réseau numérique. Celle-ci va provoquer dans les années qui viennent un processus d’automatisation généralisée où l’emploi salarié deviendra exceptionnel : les robots se substitueront massivement aux employés humains. Cette nouvelle époque industrielle ne sera viable que si elle consiste en une renaissance du travail dans une société de contribution où les gains de temps issus de l’automatisation seront massivement réinvestis dans la capacitation et la déprolétarisation du travail : les robots sont des machines qui n’ont pas besoin des esclaves humains pour fonctionner. > écouter le podcast audio complet Enregistré le 20 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89      

Le 31 mai 2015 à 09:00

Paul Jorion : "Vivons-nous encore en démocratie ?"

Une étude très intéressante faite par la Banque des Règlements Internationaux – la "banque des banques" donc ce ne sont pas des révolutionnaires – était de savoir si nous sommes encore une démocratie. Ils se sont aperçus qu'on ne tient absolument pas comptge, dans les décisions politiques, de l'opinion de la majorité de la population. Il est clair que dans l'ensemble c'est le milieu des affaires et quelques personnes très riches qui influencent le monde. La conclusion de cette étude est qu'on vit en oligarchie, avec une apparence de démocratie parce que nous votons encore... Non, les gens ne sont plus le plus grand lobby du monde. Il faut de l'argent pour être un lobby. Le journal US Politico est venu à Bruxelles en disant que cette ville est le Washington de l'Europe au vu du nombre de ses lobbies : 147 transnationales qui représentent 70% de l'économie. Les cinquante premières sont de grosses banques. L'historien britannique marxiste Eric Hobsbawm a dit qu'aujourd'hui la révolte est impossible. Il faudrait, pour qu'elle ait lieu, qu'elle se produise à l'échelle de la planète. Mais il y a l'obstacle des langues pour que surgisse une opinion publique mondiale. Déjà en Europe les opinions publiques ne communiquent pas entre elles. Ce qui se discute en Allemagne ne passe pas en France, en Italie, etc. Il faudrait tout traduire en anglais. Pour comprendre où nous en sommes, je me demande si nous ne devrions pas lier les savoirs relatifs à l'individu et ceux relatifs au groupe. Je vais essayer de le faire dans mon prochain livre, entre psychanalyse et anthropologie. On ne peut pas ne pas tenir compte du fait que des collectivités d'êtres humains ont un comportement qu'on ne peut comprendre en additionnant simplement les comportements individuels, comme le prétend la théorie de l'homo economicus. De même, il ne suffit pas d'en rester au plan de la sociologie. Il y a une faiblesse liée à notre nature, nous pensons que tout s'explique par la rivalité et la concurrence. Et nous ne voyons pas que notre comportement spontané est plutôt celui de l'attirance vers les autres, du désir de faire des choses ensemble, de la solidarité. Nous avons un sentiment de culpabilité attaché à notre comportement lié à la rivalité qui nous le rend perceptible, et aucun attaché à notre besoin d'aimer les autres, ce qui fait que nous le perdons de vue. Nous ne sommes pas un loup pour l'homme, c'est grâce à la solidarité que nous pouvons survivre dans les situations de concurrence extrême, comme dans les camps de concentration. Nous devons nous organiser dans l'avenir selon la philia d'Aristote, cette bonne volonté que nous mettons tous à faire marcher les choses. > le blog du Paul Jorion

Le 16 juin 2014 à 11:03

Lettre ouverte au Président de la République

Cher Monsieur le Président de la République, Mon mari et moi, on vous a serré la patte il y a deux ans, et entre temps nous nous sommes mariés, grâce à vous, et on en est très heureux aujourd’hui. Tout va très bien. Sauf qu’il est intermittent du spectacle (mon mari), et qu’il commence à s'inquiéter. Il joue dans ma pièce au théâtre du Rond-Point qui remporte un franc succès. Quand viendrez-vous la voir (on a des détaxes) ? Il a un peu peur pour son statut qu'il risque de perdre avec la nouvelle réforme, car si ça continue comme ça, il va devoir faire un bilan de compétence et changer de métier pour faire je ne sais pas quoi alors que sa profession c'est acteur. Or, les pièces qu’il joue grâce à son statut d’intermittent font du bien à tout le monde (en plus des recettes qui sont souvent importantes). Ces pièces, elles parlent toujours de tolérance, d’acceptation de l’autre, elles défendent les belles valeurs de l’éducation, du progrès social, de la liberté et de l’épanouissement. Et souvent, c’est même très agréable. Mon mari adore son métier, il fait même des tas d’interventions dans les collèges, dans des lycées, avec des amateurs, des volontaires, quand moi je fais des ateliers d’écriture. Il fait avec notre compagnie de l’action culturelle, en banlieue, en province, ou à Paris dans des écoles primaires, et c’est très chouette, très vivant, et très instructif. Il y a même des gamins qui nous disent que c’est tout pour eux. Et en plus, pour l'instant, il n'a jamais trop fait des trucs du genre série télé, film avec des stars, publicités, ou salons commerciaux pour les voitures. Alors il ne comprend par très bien pourquoi il a l'impression qu'on cherche à le punir. Et puis aussi, autour de lui sur le plateau, il y a d’autres comédiens, et des techniciens, des intermittents en tous genres qui encourent le même risque. Et tout le monde commence à avoir vraiment très peur. Car ils pensaient jusque là que la gauche (votre parti) était assez d’accord avec toutes les valeurs qu’ils représentent et pour ne pas précariser ceux qui sont déjà précaires. On a aussi, après 2003, donné plein de chiffres qui nous laissent à penser que la culture et les arts vivants (comme ce qu'on fait), sont aussi un vecteur économique très fort et très important. Alors on s’est dit comme ça qu’en vous écrivant, vous alliez comprendre que puisque vous êtes un homme de gauche, élu par la gauche, vous alliez très vite vous démarquer du Medef des grands patrons qui ont l’air un peu perdu en ce moment. Vous savez bien que tous les gens avec nous, les profs, les instits, les éducateurs, les intellectuels, les intermittents, sont ceux qui représentent le mieux la gauche (votre parti). Alors forcément, on s’est dit comme ça que vous n’alliez pas trop tarder à prendre une position très claire pour qu’on ne se retrouve pas dans une situation précaire, et encore moins qu’on se sente trahi par notre propre famille (la gauche, votre parti) comme on pourrait dire. Bon, on vous laisse parce que vous avez beaucoup de choses à faire et des tas de bonnes décisions à prendre. Souvenez-vous surtout que la gauche a été construite sur l'idée de la culture et de la culture pour tous (parce que c'est une arme redoutable contre l'intolérance, l'obscurantisme, les ténèbres, en plus d’être agréable souvent…), après l’avoir été sur les 40 heures et les congés payés avec Léon Blum. Et si jamais vous avez besoin d’un référent culturel, je suis votre homme ! Ne laissez pas tomber ! On vous invite à dîner à la maison quand vous voulez pour parler de tout ça. Embrassez pour nous Christiane Taubira, et prenez soin de vous, on vous aime beaucoup. Pierre Notte, auteur de théâtre.

Le 1 avril 2015 à 14:00

Toujours plus Net ?

Internet nous prend la tête. Pour le meilleur et pour le pire. Partage des savoirs. Siphonage de l’intime. Et si nous ne savions pas encore l’utiliser ? C’est sur notre ignorance – et depuis Edward Snowden, sur notre passivité – que compte la NSA pour continuer à pomper et stocker à une échelle ahurissante nos données personnelles, ce pétrole au potentiel économique inestimable, jalousement gardé derrière les barbelés de camps retranchés. C’est de notre nonchalance que s’enrichissent les Maîtres du web.2, ces ex-jeunes prodiges ayant inventé de géniales tuyauteries qui ne vaudraient pas un kopeck sans les myriades de contenus dont nous les goinfrons chaque jour gratuitement. Que devons-nous faire pour reprendre la main et ne plus être aliénés de nous-mêmes ? Pour éviter que des autoroutes de plus en plus gigantesques tiennent au creux de la main de quelques uns ? Comment être moins primitifs, moins naïfs devant ce nouvel univers qui vient de s’ouvrir en nous reliant les uns aux autres ? Pendant tout ce mois d’avril, et pour fêter le 5e anniversaire de la revue en ligne du Rond-Point, nous écouterons le philosophe Bernard Stiegler : le Net, tout comme autrefois  l’invention de l’écriture, est autant un remède qu'un poison. Qu’il faut savoir maîtriser, pour être capable de choisir entre deux destins : celui de l'automation implacable d’un monde dans lequel nous ne serions plus que des fourmis ou celui d'une nouvelle économie contributive dans laquelle chacun d’entre nous pourrait trouver sa place. Parmi vos témoignages, parmi les billets d’artistes du Net et d’écrivains fidèles à la revue, vous retrouverez les conseils éclairés du hacker Jérémie Zimmermann (la Quadrature du Net) et ceux du militant des logiciels libres Tristan Nitot : deux regards venus de l’intérieur du web, engagés pour nos libertés en ligne et la neutralité de la Toile. Nous ne resterons pas éternellement des enfants. Certains esprits optimistes imaginaient dans les années 90 qu’un jour le Net « s’éveillerait » : la Terre hyperconnectée accèderait soudain, comme un cerveau de dimension planétaire, à une conscience supérieure. Et si nous en étions justement là ?

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