Les bonus de la saison
Publié le 02/10/2014

Alexandre Astier : "Depuis longtemps j'attendais de pouvoir m'envoler dans l'espace"


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Après avoir endossé le costume de Jean-Sébastien Bach dans son spectacle Que ma joie demeure !, Alexandre Astier revient à la scène, s’aventure là où on ne l’attend pas et pose la question de la vie extraterrestre. Parler au théâtre de l’univers et de la possibilité de nos voisins de l’espace est une promesse poétique et fascinante.

Incident de Zeta Reticuli, projet Blue Book, crânes de Nazca, cercles de culture, sarcophage de Pacal, crash de Roswell... L’Exoconférence lève le voile sur le phénomène le plus mystérieux de notre civilisation et dresse enfin la synthèse définitive et irrévocable du mythe extraterrestre.

Confessions, confidences et indiscrétions. Les spectacles, les auteurs, les artistes et tous ceux qui font la saison du Rond-Point. 

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Alexandre Astier

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> épisode suivant Après la série Kaamelott, Alexandre Astier devient Jean-Sébastien Bach. Quand il n'est pas au clavecin ou à la viole de gambe, Astier-Bach va donner une master class au public du Rond-Point. Que ma joie demeure ! , son prochain spectacle, décortique la musique de Bach comme on ouvre le capot de la bagnole pour comprendre le moteur. Quelle fut votre toute première impression, lors de votre première rencontre avec Jean-Sébastien Bach ? J’avais sept ou huit ans. C’était le Concerto pour deux violons par « I Musici ». Je me repassais sans arrêt le premier mouvement, j’étais fasciné. Le contrepoint rigoureux avait fait son oeuvre. Des trucs qui marchaient en quatre par dessus d’autres trucs qui marchaient en deux, les modulations franches, les pédales, les thèmes qui se promenaient dans toutes les voix… Et il n’y avait même pas besoin d’être musicien pour ressentir tout ça. C’était complexe et évident, sophistiqué et limpide. Je repassais le premier mouvement sans arrêt, pas en entier. Les trente premières mesures me suffisaient ; je relevais le bras du diamant et je recommençais au début. J’ai appris pendant toute mon enfance que Mozart était né en 1756. J’ai dû apprendre, une autre année, que Bach était mort en 1750. Peut-être que j’aurais pu me dire que, tiens ! l’un est mort six ans avant la naissance de l’autre. En revanche, je cherche encore le prof qui aurait pu me faire entendre, avec un peu de passion, que le Kyrie du Requiem de l’un est un hommage direct au contrepoint de l’autre et que, pour le coup, ça devient un peu plus intéressant de connaître les dates. J’ai beaucoup de souvenirs absurdes comme celui-là. Et j’en retiens une leçon simple : il n’y a pas de mauvais sujet, il n’y a que de mauvais raconteurs. J’espère parler de musique, tout simplement, et n’ennuyer personne. Les Monty Pythons font rire avec un perroquet mort. Je vais bien m’en sortir avec Bach ! (Propos recueillis par Pierre Notte)

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