Jorge Bernstein
Publié le 03/10/2014

Saturne


Assez peu doué en électronique moléculaire et en chirurgie orthopédique, Jorge Bernstein s’est orienté vers le rock’n’roll garage et l’écriture d’ouvrages majeurs de la littérature et de la bande-dessinée.
 
Constatant que cette orientation lui rapportait beaucoup moins d’argent que l’électronique moléculaire ou la chirurgie orthopédique, Jorge Bernstein s’est lancé à corps perdu dans des études de physique, de chimie, de science des matériaux et d’anatomie.
 
Deux jours plus tard, il écrivait finalement un nouveau tube de rock et un strip BD d’une incroyable drôlerie. Depuis, il attend tranquillement le succès et ses corollaires : drogues exotiques, filles de joie délurées, signature d’autographes sous les néons blafards de la FNAC, maisons avec piscine sur la côte, fondation à son nom pour la lutte contre l’illettrisme et collection de voitures de sport.

jorgebernstein.tumblr.com

 

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C’est un texte majeur et pourtant méconnu de Baudelaire qui vient tout juste d’être réédité* : De l’essence du rire et généralement du comique dans les arts plastiques, paru initialement dans la confidentielle revue Le Portefeuille le 8 juillet 1855. Pour le spécialiste Alain Vaillant qui oublie toutefois Notes sur le rire (1947) de Marcel Pagnol, il s’agit même du seul essai théorique de toute la littérature française explicitement consacré à la question de l’humour si essentiel dans l’esthétique baudelairienne, lors même que son auteur était « l’âme véritable de la presse artistique et contestataire du Second Empire ». Que dit Baudelaire ? Que le rire, expression de l’orgueil et de la supériorité, est satanique et « donc profondément humain ». Pas trace de cette joyeuse morsure au Paradis Terrestre. « Le Sage craint le rire, comme il craint les spectacles mondains, la concupiscence. Il s’arrête au bord du rire comme au bord de la tentation. » Baudelaire distingue le comique significatif (Molière) et le comique absolu (Hoffman) qui est violence, férocité, grotesque, carnaval, tonnerre, cataclysme, ivresse. A celui-là, bien sûr, va sa préférence. « Pour qu’il y ait comique, c'est-à-dire émanation, explosion, dégagement du comique, il faut qu’il y ait deux êtres en présence ; - que c’est spécialement dans le rieur, dans le spectateur que gît le comique ; - que cependant, relativement à cette loi d’ignorance, il faut faire une exception pour les hommes qui ont fait le métier de développer en eux le sentiment du comique et de le tirer d’eux-mêmes pour le divertissement de leurs semblables, lequel phénomène rentre dans la classe de tous les phénomènes artistiques qui dénotent chez l’homme l’existence une dualité permanente, la puissance d’être à la foi soi et un autre . » Quant au Sage, qu’il continue de trembler !  *Baudelaire journaliste. Articles et chroniques choisis et présentés par Alain Vaillant. GF Flammarion, 381 p., 8,90€.

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