Manault Deva
Publié le 26/10/2014

Volute étoilée du cosmos intérieur


Un voyage en couleur. Ni bleu, ni orange. Amarante étoilée. Une couleur qui résonne jusqu’aux sphères de Dyson… J'investis l'évidence de ma nature. Imperceptible, je m'approche. Signature du phénomène vibrant. Voyage cosmique sur orbite fortement excentrique. Mon disque dur explose en objets épars  au-delà de la ceinture de Kuiper et  du nuage d’Oort. Soleil noir, hypothétique Némésis… La toupie de la vie me mange le ventre. Survoltage, sens aiguisés, je m'épuise. Lotus. Energie ascendante. Mon approche s'en  approche. Centre. Tout. Vie. Anicroches. Lambeaux. Oublier le mental. Lâcher... mauvaise prise. Hameçon de bazar... longue ligne. Main tendue. Signes. Seul le cœur est tranquille. La tête fatiguée tourne en rond, farcie de logique affligeante. Mouvance. La gigue de la matière me marche sur les pieds. Craquèlements d'os inutiles. Intentions nocives. Boomerang. Boutures de ciel qui prennent enfin dans l'hiver de l'absence, bourgeonnent de fruits endormis gorgés d’énergie vitale.Temps venu, arraché non sans mal. Temps béni, augmenté, non sans râles. Miroir hirsute. Comète éclatée dans le ciel nocturne. Particules d’images ébouriffées et létales se désagrègent. Cristal. Eclat de lumière fait rage dans le cœur. C'est l'heure! Tic tac. Toc toc ! Débloquée l’horloge de ma planète intérieure...Se hisser sans savoir, mais se fier à ses sens... Haute fréquence!
Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas, (je sais c'est nul!)  mais j'écris... même pas la nuit, la nuit je dors. J'écris tout bas, je crie parfois et puis je cause...because ...j'aime ça ! Je cause, je cause dans le poste sur  France Inter.  Depuis 2009, même si je suis sentimentale, j'envoie des bons baisers, pas toujours tendres...normaaal, faut pas se fier à mon sourire, je suis capable du pire !

> Bons baisers de Manault, sur le site de France Inter 

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Le 9 mars 2011 à 11:49

"L'héritage chrétien" de la France

La crise de foi du Président

"Il y a près de mille ans, des architectes inspirés qui ne disposaient pas d'autres moyens techniques que leur talent et que leur foi eurent l'idée folle de jeter dans le vide la nef de leur église pour l'affranchir des contraintes naturelles qui la bridaient et faire ainsi de ce chaos volcanique originel du Mont Anis, le point d'appui d'un formidable viaduc spirituel lancé vers le Ciel. » Nicolas Sarkozy, Le Puy-en-Velay, jeudi 3 mars 2011Que de contorsions pour célébrer la cathédrale du Puy-en-Velay et les "racines" chrétiennes d’une France qui tarde, manifestement, à se débarrasser de la mauvaise herbe lepéniste. Le discours a été attribué à Camille Pascale, nouvelle "plume" présidentielle, qui signe avec éclat son arrivée. Henri Guaino avait déjà poussé le Président sur la pente glissante de "l’homme africain sorti de l’Histoire", son successeur le téléporte en 3D, là où une nef d’église est jetée dans le vide tout en étant lancée vers le ciel comme une sorte de viaduc. Les architectes de l’édifice n’auraient eu pour "moyens techniques" que leur talent et leur foi : c’est oublier les petites mains, ou si l’on préfère les gros bras qui se sont coltiné les lourdes pierres à monter sur le pic surplombant la ville, et qui ont manié ensuite la truelle ou le ciseau. Il était dans un tel état, le plumitif, qu’il a cru voir des inscriptions en "langue soufique" sur les portes de la cathédrale, une "langue" inconnue à ce jour. Mais du coup il a oublié que si les pèlerinages du Moyen-Age partaient du Puy-en-Velay, certaines croisades aussi.

Le 8 juillet 2014 à 08:51
Le 14 septembre 2014 à 10:09

Le 4 mai 1991, on était en cours de maths

Fin de classe en ex-Yougoslavie

Ce qui s’est passé c’est que… Maintenant je ne sais plus. Je n’ai plus le souvenir des années… Je crois que c’était en 91, quelque chose comme ça… Il y avait des élections, je me souviens, il y avait un référendum et mes parents ils avaient discuté toute la nuit pour savoir s’ils allaient nous déclarer yougoslaves ou bosniaques… C’est le jour où j’ai compris qu’il y avait trois peuples différents, même si on était tous ensemble il y avait une différence entre nous, mais pour moi ça n’existait pas avant, je n’y pensais pas, pour moi musulman ça voulait dire ma grand-mère qui prie et va à la mosquée, catholique c’était la grand-mère de quelqu’un d’autre, orthodoxe la grand-mère de quelqu’un d’autre. Entre nous il n’y avait vraiment aucune différence, j’habitais Yaitsé, une ville où la population était très mélangée avec à peu près soixante-dix pour cent de couples mixtes. La religion, ça n’existait pas pour moi. Le lendemain, mes copines sont venues, elles disaient oui mon père s’est déclaré serbe, croate et on a commencé à en parler comme ça. Et puis il y a eu le 4 mai. Le quatre mai c’est l’anniversaire de Tito et ce jour-là, dans toute la Yougoslavie, à quinze heures zéro cinq, il y avait une sirène où tout le mode se levait pour une minute de silence, une minute de silence dans toute la Yougoslavie. C’était pour lui rendre hommage. Et le 4 mai 1991, on était en cours de maths, il y avait des portraits de Tito partout, dans toutes les classes. Et le prof de maths il ne s’est pas levé…    A suivre...

Le 28 septembre 2014 à 07:53

Interdire les profs dans les écoles est-il la solution ?

Dans les années quatre-vingt, en milieu rural, les familles n’était pas procédurières, il ne leur serait pas venu à l’esprit de porter plainte contre un instituteur tortionnaire comme il en a existé quelques-uns, d’ailleurs les gamins gardaient pour eux les brimades. Ils apprenaient en silence certaines notions de ce que peuvent recouvrir les mots terreur et humiliation. L’apprentissage de l’injustice est-il potentiellement un atout ? Le traumatisme sera-t-il dépassé ? Sera-t-il un des éléments déterminants pour construire la personnalité (la confiance en soi, aussi) de l’enfant et de l’adulte  ? Aujourd’hui, on ne soulève plus le gamin par les oreilles quand il n’a pas appris sa leçon. On ne lui claque pas sa chevalière sur le crâne parce qu’il a enfin réussi brillement son problème de maths, et que « Tu vois, quand tu veux enfin travailler … »… On ne pince pas ses joues pour faire osciller sa tête dans une chorégraphie esthétisante quand il patine sur la récitation d’un poème de Maurice Carême. On m’a raconté l’anecdote suivante. Une lycéenne passe son oral  de Français. Pendant cet oral le professeur émet quelques réserves sur son analyse et sa compréhension du texte. Une heure plus tard les parents téléphonent à l’inspection académique et exigent des explications. Le professeur a la pression maximale avant de donner une note. L’exemple illustre ce qui peut désormais s’appliquer à l’école. Certains parents ont désormais leur mot à dire (leurs enfants sont des génies puisqu’ils en sont les géniteurs) et on ne badine pas avec l’humiliation de l’élève, c’est très grave et le professeur doit être sanctionné.

Le 10 janvier 2013 à 08:18
Le 30 septembre 2015 à 09:00
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