Etienne Damien
Publié le 13/10/2014

Leurs mains comptaient cinq doigts


Dans la nuit du 5 au 6 hyuz, Trdm Krzt affirme avoir été enlevé par des jouglas bleus. Voici son témoignage :

« Il faisait un pyrex pas possible cette nuit-là. J’étais posté à la fenêtre de ma chambre à prendre l’air quand soudain j’aperçois une sorte de Dzoing volant, carré comme un huissier. Dans un grand vacarme, l’engin se pose à une centaine de mètres de ma demeure et en descend trois jouglas bleus d’une taille impressionnante – ils faisaient dans les deux prouks, deux prouks et demi, chacun. Après s’être étirés, ils se mettent à marcher d’un pas lent à inspecter les lieux. Bientôt, je réalise qu’ils se dirigent vers chez moi. Je me rue sur mon secrétaire et me saisis de mon Katrol 38. Ils sonnent à la porte. J’ouvre en braquant mon Katrol sur eux. Effrayés, ils lèvent leurs longs bras vers le ciel. L’un d’entre eux me dit dans une langue très étrange (la réplique a été captée par le EIM - Enregistrement Intra Muros) :

- Pogrul loumirnie dotru. Castre pryst tombolot acite grouza im potiron !

A quoi je réponds :

- Je ne comprends rien à ce que vous racontez. Allez-vous-en !

C’est alors qu’un deuxième se met à s’exprimer avec les mains – qui comptaient cinq doigts ! Je comprends enfin qu’ils cherchent un toit pour la nuit. Pour prouver leur bonne foi je suppose, le troisième sort de sa poche un billet vert et me le tend. Le billet ressemble beaucoup, mais en bien plus petit, aux diplômes qu’on accroche fièrement dans nos salons. Toujours en braquant mon Katrol sur eux mais avec moins de véhémence, je leur fais signe d’entrer en leur demandant d’enlever leurs zobasses avant de franchir le seuil. Puis, comme le veut la tradition, je leur sers un Partzel au chocolat. En les observant siroter leur boisson je finis par les trouver touchants et sympathiques. A un moment donné, il y en a un qui a voulu se prendre en photo avec moi. « Selfie ! Selfie ! » qu’il a crié automatiquement… Ensuite, somnolent et quelque peu rassuré, je prends congé pour aller me coucher, les laissant dormir dans le salon… Le lendemain matin, j’ouvre les yeux dans un endroit qui m’est parfaitement inconnu. Je suis attaché sur un chariot de la tête aux pieds. On m’a probablement anesthésié car je ne sens rien et je peux à peine bouger. Des jouglas bleus vêtus de blouse blanche s’affairent autour de moi. Je regarde dehors, il y a une sorte d’immense suppositoire qui s’apprête à décoller. A moitié endormi, je demande à l’un des jouglas bleus en blouse blanche – une  meuf – où est-ce que je me trouve. N’ayant pas l’air d’avoir saisi ma question, elle me répond par une autre question, laconique : 

- Nasa ? Je fais non de la tête – « non, je ne veux pas faire pipi » – et je me rendors. Quand je rouvre les yeux, je me retrouve cette fois-ci chez moi, dans mon lit, avec une énorme tache violette à l’avant-bras… »

A la question « comment décririez-vous les jouglas ? » Trdm Krzt répond :

« Les jouglas sont bleus. Leur planète est bleue. Chez eux tout est bleu presque. Bleu comme la tristesse. »

Je m’appelle Etienne et je vous viens du Liban, où tout va mal et c’est très bien. Je ne suis plus tout à fait jeune mais assez encore pour écrire des bêtises. A l’instar d’une très grande partie des Libanais de ma génération, enfant, je baignais déjà dans les « Madame Bovary », « Les Misérables », « Les Confessions » et autres classiques de la littérature francophone – je n’ai pas dit que je les ai tous lus... Bien que l’arabe soit ma langue maternelle, j’écris exclusivement en français qui est pour moi une vraie passion mais aussi une lutte quotidienne, un véritable calvaire. Des années de pratique orale et écrite ne m’ont pas encore permis de venir à bout de cette belle langue complexe et farouche (comme tout ce qui est beau en somme.) Concrètement, j’exerce l’activité de l’écriture depuis dix ans maintenant. Partisan de la forme courte, j’écris, en plus du théâtre, des nouvelles et de la poésie. Je suis parallèlement comédien, peintre et artiste visuel. Amateur. Car oui j’ai un vrai travail. J’enseigne actuellement le théâtre dans trois écoles différentes (l’âge de mes élèves allant de 7 à 17 ans) dans la région de Byblos, une contrée paisible du Liban bipolaire. Je prépare les bacheliers pour passer l’épreuve de l’option théâtre, anime des ateliers de jeu et crée des spectacles essentiellement destinés aux enfants – ou plutôt destinés aux adultes mais joués par les enfants ! « L’Exode des rennes », « Alpha 32 », « Un berger venu de loin », « Charbel l’esclave », « Le cauchemar de Martin », « Le Spouar : histoire d’une échelle », « La légende du royaume gris »… sont quelques titres des pièces que j’ai composées au fil de mes cinq années d’enseignement maintenant. Mon plus grand plaisir dans la vie, plaisir que je traine depuis mes premières années d’enfance, est de provoquer une émotion chez les adultes et de s’en réjouir incognito, comme derrière un rideau. 

 

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Le 28 mars 2012 à 08:32

La guerre des roses n'aura pas lieu

Voici un petit extrait de mon essai intitulé : L'amour de A à z. Comprenez, de l'Amour avec un grand A des tragédies shakespeariennes aux zamours avec un petit z, où les idylles merdiques de nos semblables exposent sur un plateau ce qu'elles ont de plus banal et triste. La rose, depuis que l'homme est homme et la femme sa femme, est le symbole de l'amour par excellence. La rose qu'on m'a vendue dans un bar, cette vesprée, ne transige pas à la règle. Plus inodore qu'un verre d'eau du robinet, elles est à l'image de mes passions insipides. Comme si, à les côtoyer, elle en avait pris le parfum. Afin de ne pas me faire mal, on a pris soin d'en enlever les épines. Qui voudrait d'une fin à la Roméo et Juliette, ce couple qui n'a, à y regarder de près, rien de meetic ? La pauvre fleur sue sous un tel carcan de plastique transparent que les plis de sa robe pourprée étaient déjà fanés avant même qu'elle fût offerte. La plupart du temps, le Cupidon qui les propose, pauvre hère, est accueilli avec la mine de cent pieds de long qu'on réserve d'ordinaire à un huissier de justice sadique. On ne voudrait pas se faire offrir ce genre de rose, pas même lors de l'entretien d'embauche de sept minutes d'un speed dating, pour lequel on a investi ce qu'on avait de meilleur en nous, un peu d'argent. Je suis un célibataire exigeant. Pléonasme ? Mais non, moi aussi, Monsieur, j'ai droit au bonheur d'un CDD au SMIC de vie sentimentale. La patronne du MEDEF, nouvelle Ronsard, l'a dit : aujourd'hui, même l'amour est précaire.

Le 8 septembre 2015 à 08:09

Une scientifique danoise pense avoir compris l'utilité du côté bleu des gommes bicolores

C’est un mystère de plusieurs décennies qui prend fin. Le Centre de Recherche Physique et Technique (C.R.P.T) de Copenhague  vient d’annoncer ce matin avoir défini à 99% la fonction de la fameuse extrémité bleutée des gommes. Cette partie précise de l’accessoire de dessin et d’écriture servirait finalement à effacer certaines traces bien précises. Progrès. Un autre genre de gomme La fabuleuse découverte a surtout été le fruit du travail de Maria Moltke, directrice de recherche au C.R.P.T. Cette dernière faisait part de sa joie hier lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion : « Avec cette avancée scientifique, nous dissipons un voile d’obscurité de plus de 250 ans. Je suis très fière d’avoir travaillé près de 5 ans sur le sujet et d’être arrivée à comprendre que la partie bleue des gommes bicolores est en réalité une gomme également. » Car selon les résultats obtenus par le Pr.Moltke, cette « gomme bleue » ne serait ni plus ni moins qu’un dérivé de gomme classique spécialement adaptée aux traits de crayons tenaces ou appuyés. Une fonction peu évidente et à côté de laquelle sont passés bien des scientifiques ou plus généralement des gens : « Depuis la nuit des temps, on a imaginé que la partie bleue pouvait se manger, ensuite que c’était un genre de capuchon comme sur les clés USB. Finalement, c’était bien plus simple que ça. » souligne la chercheuse danoise. L’annonce de cette découverte vient évidemment réjouir tous ceux qui ignoraient l’utilité de la « gomme bleue ». A commencer par les producteurs de gommes bicolores eux-mêmes, comme Pascal Dulot, qui gère une entreprise de fabrication de gommes à effacer dans le Tarn : « C’est fabuleux. On rajoutait ça sur les gommes roses classiques parce qu’on trouvait ça plus joli mais on n’avait strictement aucune idée de son utilité. Et il se trouve qu’en fait c’est une autre gomme. Les choses sont bien faites quand même. » S’attaquer à l’énigme des crayons porte-mines Après ce succès plutôt inespéré, Maria Moltke et son équipe de 40 chercheurs souhaitent porter leur attention sur l’un des autres grands mystères techniques de ce siècle et du précédent : l’incapacité de la dernière mine des crayons dits « porte-mines » à descendre lorsque l’on presse frénétiquement le ressort du crayon. « Il y a bien un bruit de mine quand on secoue le crayon près de son oreille mais quand on presse, rien ne sort. L’explication la plus simple voudrait que le corps physique de la mine disparaisse en fait dans une autre dimension alors que sa trace sonore reste dans la nôtre. C’est une hypothèse sur laquelle nous allons plancher dès maintenant. » a déclaré la scientifique danoise.

Le 20 octobre 2014 à 10:17

D'ailleurs,

Madame Koodra les a vus. C'est ma voisine, la maison d'à côté. Elle est restée sous le choc toute la soirée, incapable de raconter la "rencontre". Elle a même dû laisser passer 28 h avant de trouver la force de se rendre à la gendarmerie d'ISpeCX, qui est la plus proche de notre tredj3. Vers 22h, leur dit-elle, une gigantesque masse est apparue, qui prenait un tiers de l'horizon. La lumière fut soudain vive comme en plein jour. Trois formes s'en sont échappées et se sont rassemblées devant elle, translucides et phosphorescentes, se contorsionnant à grande vitesse. Elle se sont arrêtées devant son visage avant de disparaître. Avez-vous pu distinguer un visage ou un corps ?, demanda un gendarme. Il avait une triple épaulette, ce qui était la marque de la plus haute autorité de la brigade. Non, pas de visage, mais une intelligence, c'est sûr. Le gradé prit note de la totalité du témoignage, puis glissa le document dans un grand tiroir destiné à la numérisation. D'ISpeCX, les récits de ce genre étaient immédiatement transmis à Bordatz, où ils étaient traités puis classés selon des degrés de crédibilité. Celui de Madame Koodra recevrait la note de 7/d, soit la plus élevées, mais elle ne le saurait jamais. Pirtz, mon fils de 8 ans, nous avait entendu parler de l'histoire de notre voisine, sa mère et moi. Le soir même, sur la terrasse du tredj3, alors que nous regardions le ciel, il me demanda : "Papa, tu crois que quand je serai grand, il y aura des voyages dans l'espace ?- Tu voudrais aller où ? - Elle est si bleue. Et d'ici on la voit si bien...- Sur la Terre ?- Sur la Terre, papa !"

Le 17 mars 2013 à 08:34
Le 15 janvier 2013 à 09:55

Pour dissuader les homosexuels, l'UMP veut des stages obligatoires sur les ravages du mariage

Dimanche après-midi se tenait la « Manifestation Pour Tous » contre le mariage homosexuel. Une mobilisation à laquelle ont participé plusieurs ténors de l’UMP qui reste partagée sur le projet du mariage gay. Mais les pro et les anti de droite semblent être tombés d’accord sur une position commune. A savoir la volonté de rendre obligatoire, pour les homosexuels désirant se marier, le suivi d’un stage abordant les ravages du mariage sur le couple. Reportage Une formation d’une semaine « Ce que nous proposons, c’est qu’à l’avenir, les gays qui souhaitent se marier suivent pendant 5 jours un stage sur la déchéance du couple dans le cadre du mariage. » Voilà le message qu’ont martelé à l’unisson les membres de l’UMP présents à la Manifestation Pour Tous qui se tenait hier à Paris. Une proposition qui montre clairement la volonté de réalisme des élus de droite, comme l’expliquait Gérard Larcher, descendu protester dans la rue hier : « On ne se voile pas la face. On sait que le Mariage Pour Tous risque d’être adopté. Soit. Mais dans ce cas- là, on veut au moins qu’il soit le plus encadré possible.» Selon Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale et fervent opposant au mariage gay, ce stage obligatoire reposerait sur 3 axes : « Nous voulons que les homosexuels qui expriment le souhait de se marier prennent conscience des difficultés et des souffrances occasionnées par le mariage civil. Il serait donc judicieux que, dans un premier temps, ils visionnent sur 2-3 jours des reportages, des documentaires ou toute autre forme de témoignage de personnes hétérosexuelles ayant vu leur couple détruit à cause du mariage. » Les participants à ce stage d’information seraient alors soumis à une série de questionnaires sous la forme de QCM pour contrôler la bonne assimilation des informations qui leur ont été transmises. Le 2e temps fort du stage consisterait ensuite en une succession de mises en situation, de jeux de rôles visant à donner aux stagiaires gays un semblant de vécu de ce que peut être une vie de mariés qui s’effondre. Interrogé par le Gorafi, Laurent Wauquiez, à l’origine de cette proposition, explique l’importance de cette étape : « On ne pourra jamais reproduire véritablement le désastre du mariage. Mais grâce à des ateliers de mise en situation, les gays pourront appréhender les problèmes de belle-famille, de routine. Ils auront la possibilité d’expérimenter ce que c’est vraiment que de passer une nuit sur un canapé parce qu’on s’est disputé le soir en rentrant du boulot.» Un test final Une succession d’ateliers pédagogiques que les anti-mariage gay de l’UMP voudraient voir se terminer par un test final dans les conditions réelles : un examen de 4 heures où les deux membres du couple désirant se marier devront, en présence de deux véritables avocats, tenter de procéder à un partage imaginaire des biens du couple. Objectif: dégoûter du mariage? C’est bien ce qui est reproché aujourd’hui à la droite après cette proposition comme le confie ce député socialiste resté anonyme: « Si une telle mesure devait être adoptée, le nombre de demandes de mariage diminuerait inévitablement chez les homosexuels. Avec cette tentative, La droite cherche juste à dissuader les gays.». Côté UMP, l’ensemble des soutiens à ce projet nie toute volonté de dissuasion. Interrogé sur la question Christian Jacob répond laconiquement  «…» .   Le Gorafi Illustration :  iStock /  govicinity

Le 12 septembre 2011 à 08:06

"J'ai fait un dessin de la main gauche pour m'entraîner au cas où on me casse les doigts de la main droite"

Mazen Kerbaj, dessinateur libanais en résidence au Rond-Point (2)

Un de tes confrères caricaturiste, Ali Ferzat en Syrie, vient de se faire agresser ; on lui a cassé les deux mains… Tout ce qui passe en Syrie est très dur pour nous, Libanais. On a un rapport de haine et d’amour avec ce pays. C’est presque le même pays, c’est presque le même peuple. En ajoutant à cela que le type qui s’est fait agresser est un caricaturiste, effectivement ça me touche un peu plus. Il se trouve qu’hier, j’ai fini un dessin sur cette agression pour un journal auquel je collabore au Liban (L'Orient littéraire) pour un article qui parle de cette histoire. C’est une demi-page où je fais six dessins très mal torchés de la main gauche pour m’entraîner au cas où on me casse les doigts de la main droite. J'en avais fait un autre qui avait été refusé par la rédaction : c'était à propos d'un chanteur qu'on a retrouvé avec les cordes vocales arrachées probablement avant qu’on le tue. Il avait lancé une chanson contre Bachar el-Assad qui est toujours reprises dans les manifs. Alors après les doigts cassés et les cordes vocales arrachées, le dessin disait « Aujourd’hui, vous pouvez vous faire enculer gratuitement par le régime syrien en vous torchant cul avec le papier cul Bachar el-Assad ». J’avais dessiné un rouleau de PQ avec des photos de Bachar el-Assad…. Il faut dire que le lectorat de ce journal oscille entre 60 et 80 ans donc c’est surtout la bienséance qui a fait censurer ce dessin.Ça me semble presque un gag débile de casser les mains ou d’arracher les cordes vocales. C’est le moyen-âge : celui qui a vécu par l’épée doit périr par l’épée. Ali Ferzat va apprendre à dessiner avec les doigts de pied, avec le nez… Personne ne voit le ridicule de ce régime ? > Mazen Kerbaj "Gens de Beyrouth - gens de Paris", rencontre-mini concert à la librairie du Rond-Point le samedi 17 septembre à 18h30 et exposition jusqu'au 14 octobre 2011En partenariat avec les associations libanaises ASSABIL, les amis des bibliothèques publiques, et KITABAT, association pour le développement des ateliers d'écriture, et avec le soutien financier de la Région Ile-de-France

Le 23 novembre 2015 à 08:41
Le 3 septembre 2015 à 11:35

Ça va pas être long

Les informations qui suivent sont issues d’un rêve que j’ai fait. J’ai décidé de les rendre publiques après avoir rêvé que le rêve précédent était prémonitoire. «Innover sans cesse», telle pourrait être la devise de ces chercheurs californiens qui viennent de mettre au point la première machine à arrêter le progrès. Un nouveau mode d’exploration spatiale fait son apparition, alliant économie et distinction : la fusée à porteurs, basée sur le principe de la chaise du même nom. La question de la répression de la délinquance chez les jeunes est enfin  tranchée. Toutes les femmes accoucheront en prison, leurs enfants pourront éventuellement être libérés plus tard pour bonne conduite. Le remplacement du téléphone par la télépathie a deux conséquences : la disparition la fameuse phrase « Ne quitte pas, je te le passe» et l’interdiction faite aux automobilistes, pour des raisons de sécurité, de conduire avec leur cerveau, lequel doit être rangé dans la boîte à gants. L’augmentation de l’espérance de vie crée des embouteillages dans les grandes villes. Heureusement, les progrès de la génétique permettent désormais de réguler la pousse des ongles et de la barbe. On passe plus de temps en voiture, mais on en perd moins à se couper les ongles et à se raser. L’euthanasie est autorisée non seulement pour soulager la souffrance des personnes atteintes de maladies dégénératives incurables, mais aussi pour libérer des appartements. Après la découverte du gène de la mauvaise foi, les personnes vivant en couple se le font neutraliser et se séparent peu de temps après tellement ils s’ennuient. Les divorces sont sources de disputes, chacun insistant pour prendre les torts à sa charge.

Le 8 décembre 2010 à 10:39

« Europe Ecologie-Les Verts, ce n'est pas un monde de Bisounours »

Yves Cochet, L'Express.fr, 7 décembre 2010

On s’en doutait un peu. Depuis que Jean-Vincent Placé avait traité Eva Joly de « vieille éthique » avant de se faire traiter lui même de « crétin » par Daniel Cohn-Bendit, l’univers écolo ne passait pas pour le monde enchanté et gentillet des « Bisounours », ces personnages créés sous forme de peluche pour enfants dans les années 80, avant d’être déclinés en dessins animés. Ils sont devenus un cliché du discours politique où quiconque apparaît comme naïf dans les  jeux de pouvoir en prend immédiatement pour son (planti) grade. En l’espèce, la cible implicite est Jean-Paul Besset qui vient de démissionner de la direction de EELV, au prétexte des « délices du déchirement, obsessions purificatrices et procès en sorcellerie » qui règnent dans ce tout récent parti né de la fusion des Verts et d’Europe-écologie.   Céder à la sincérité,  faire preuve de vertu, expose à devenir le « Bisounours » de service pour les forts en gueule et fiers-à-bras qui se tiennent aux avants-postes de tous les partis. Venant d’un écologiste, que l’on croirait plus enclin à protéger les ursidés, cela surprend davantage. Mais Yves Cochet n’est pas né de la dernière pluie acide. Il postule à l’investiture présidentielle aux primaires d’EELV, contre Eva Joly soutenue précisément par ceux que Besset conchie désormais. Besset un proche de Nicolas Hulot dont on dit qu’il pourrait être un candidat de recours pour EELV, au cas où… Bref, c’est pas Joly, Joly tout ça.

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