Ben Dessy
Publié le 17/10/2014

La météo


Ben Dessy habite Bruxelles, il a 25 ans, il aime manger chinois et son coup préféré au ping-pong est le revers... Il est également l'auteur du blog Macadam Valley (http://macadamvalley.com/). 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 1 septembre 2011 à 09:00

Austère été

Qu’ouïs-je ? A l’aube de cette nouvelle rentrée, l’austérité est de rigueur. Les bienheureux n’ont qu’à bien se tenir, leur sourire béat n’y échappera pas. Il faut dire qu’on nous a travaillé au corps, afin de nous austériser, de nous rigoriser (je me permets ces néologismes, qui vont sûrement faire leur entrée dans le Larousse au début de l’année 2012). Sans compter les déboires météorologiques de l’été. On crierait presque au complot.   Les politiques ont déjà annoncé la morne couleur. Concernant la mode, les grands couturiers annonceront bientôt une collection automne-hiver fondée exclusivement sur le port de vêtements de couleur noire, le gris ne prenant le relais qu’au printemps, afin de nous égayer un tant soit peu. Quant à la gastronomie, cette fantaisie superflue, on pourvoira les étals des supermarchés de topinambours et de cucurbitacées, dont on variera éventuellement les formes afin de rompre la monotonie de nos habitudes alimentaires.   Aussi proposé-je, afin de participer à l’effort national, la vente organisée de kits d’austérité. Ceux-ci se composeront, en premier lieu, d’une palette d’un maquillage permettant d’agrémenter les yeux rieurs de cernes oblongues. On trouvera également une feuille, présignée naturellement, accordant le droit aux chefs d’entreprise de s’emparer de l’ensemble des biens dudit signataire (on sera néanmoins autorisé à conserver une brosse à dents, lieu suprême de la dignité humaine). Enfin, licence exquise, on remarquera la présence de bons pour des vacances, d’une durée de 4 jours, qui seront mises à profit en vue de la construction d’une autoroute entre Brest et Rennes. A défaut de l’huile adéquate, serrons nous les coudes ! Et bonne rentrée à tous…!

Le 18 juillet 2011 à 08:08

Légalisons la post-it'ution !

"Je m'efforce d'avoir le moins possible de style"

Pour la plus grande joie des lecteurs de ventscontraires.net, l'infatigable Paul Martin a rejoint depuis bientôt 3 mois l'équipe des chroniqueurs réguliers de la revue . Rencontre avec ce trublion adepte d'absurde et d'humour noir, qui nous régale de ses savoureux post-it.   VL : Qui êtes-vous ? D’où venez-vous et vos intentions sont-elles pacifiques ? PM : Mon nom est Paul Martin, je viens de déjeuner. Mes intentions sont rarement belliqueuses, mais elles sont parfois inavouables. La plupart des enfants dessinent. Et vous quand avez-vous décidé de continuer ? Il y a six mois, à la faveur d’une crise existentielle. C’était ça où l’haltérophilie, quand j’ai vu ces trucs hyper-lourds mon choix a été vite fait. Qu’auriez-vous pu faire d’autre si ça n’était pas devenu votre métier ? A vrai dire, ce n’est pas devenu mon métier, ce que j’ai fait d’autre c’est écrire des trucs que d’autres illustrent, souvent avec un tel talent (les autres, je précise) que ça m’a longtemps découragé d’essayer d’en faire autant.   Quels sont vos inspirateurs en termes de graphisme et d’humour en général ? Mon secret, c’est un poulet. Selon vous, qui a inventé l’humour ? Je ne sais pas qui, mais je sais que c’était un vendredi à 14h25. Un souvenir de premier coup de cœur sur une bande dessinée ? Un maître ? A 20 ans j’ai découvert Gary Larson et ça a été la révélation qu’on peut faire des dessins absolument hilarants sans être un « bon dessinateur », je lui en suis très reconnaissant. Comment définiriez-vous votre style ? Inexistant. Je m’efforce d’en avoir le moins possible sans que ça soit moche. En quelques mots, qu’est ce que l’Hippopotable ? Un blog lancé en 2006, pour voir comment on fait un blogue. J’avais sous le coude quelques vieilles pubs scannées dans des revues des années 50, j’ai eu envie d’en faire un truc rigolo. Mon exemple littéraire, c’était les orphelins Baudelaire, c’est un échec total de ce point de vue. Mais cinq ans plus tard j’ai des millions de fans dans le monde entier (essentiellement en Picardie et dans les Ardennes) et un projet d’adaptation au cinéma par les frères Wachowski. Vous êtes manifestement passionné de publicités anciennes. Est-ce une question de nostalgie d’une époque bénie ? Alors, c’est un malentendu. Je suis totalement publiphobe, et radicalement anti-nostalgie. La pub, c’est à mon sens une des grandes nuisances du monde moderne, avec les pères Noël accrochés aux balcons et les quinquagénaires à chapeau. D’ailleurs, quand auriez-vous aimé vivre et pourquoi ? Je crois qu’on traverse actuellement une période abominable mais je ne vois pas d’époque antérieure à laquelle j’aurais préféré vivre, notamment en raison de l’amélioration constante de l’efficacité des antalgiques pour les soins dentaires. Je crois aussi que ça va aller en empirant. Donc, objectivement, nous vivons l’âge d’or de l’humanité, disons l’âge de plastique doré. Quel est votre avis définitif sur les extraterrestres ? En avez-vous rencontré ? J’ai essayé, vraiment, j’ai même passé une nuit avec un groupe d’ufologues amateurs à observer le ciel dans l’espoir naïf d’apercevoir une soucoupe. Faute de résultats probants, je me suis tourné vers une sorte d’agnosticisme soucoupiste. Et puis maintenant j’en fais en BD sous le nom de Kiki et Aliène, c’est dans Astrapi, vous devez lire ça. Vous êtes incroyablement productif (plusieurs blogs, un vrai travail, ventscontraires…), quel est votre méthode de travail ? Vraiment ? Moi je me vois plutôt comme un glandeur. Eh bien, je tournicote, je farigoule,  je louvoie, je tergiverse, puis je bâcle beaucoup et je prends sur mon temps de sommeil (surtout de 23h à 1 h du matin). Parmi les chroniqueurs de ventscontraires.net, qui aimez-vous retrouver ? Auriez-vous quelque chose à leur/lui dire/demander ? Je préfère lui envoyer un mail parce que c’est un peu personnel. Raphaël Chabloz nous a transmis plusieurs questions pour vous. RC : Mais où va-t-il chercher tout ça (surtout les photos, je veux dire) ? J’ai une énorme pile de revues des années 50 à 70 récupérées un peu malgré moi, je pioche toutes les images de mon blogue dedans. Pour les idées, ça me vient en faisant la sieste, dans le train, ou juste devant une feuille blanche. RC : Est-ce que c'est plutôt bien, ou pas, de n'avoir que des prénoms dans son nom ? Avantage de m’appeler Paul Martin, je suis ingooglable, je me perds au milieu de mes homonymes comme un gnou dans le troupeau savaneux. Les gens rient juste en voyant mon nom, ils pensent souvent que c’est un pseudonyme. Et encore, ils ne savent pas le plus beau : mon nom complet c’est Paul Pierre Jacques Martin.

Le 7 octobre 2014 à 09:21

Et j'ai crié Alien pour qu'il revienne

- Alors, comme ça, vous avez été le premier humain à rencontrer les extraterrestres ?- Oui. Mon selfie avec Xrügror a fait son petit effet sur Instagram.- Pourriez-vous raconter à nos lecteurs comment s'est déroulée cette rencontre ?- Je cherchais un raccourci que jamais je ne devais trouver, faut vraiment que je mette à jour mon GPS, quand je suis tombé nez à spatule hélicoïdale avec Xrürgor, qui était lui aussi perdu, en train de demander son chemin à un hortensia.- Ça alors.- Oui, il s'avère que sur leur planète, il existe une espèce très intelligente qui ressemble à nos hortensias, mais en bleu, enfin, j'ai pas tout compris ce qu'il disait.- Mais il parlait français ?- Ils ont neuf millions de langues différentes sur leur planète, dont trois patois hortensias, alors forcément, ils apprennent vite.- Bon, bon, incroyable, mais dites-moi, que s'est-il passé ensuite ? A-t-il braqué sur vous une arme étrange et vous a-t-il demandé de vous conduire à votre chef ?- Non. Non, non, il m'a demandé si je pouvais un peu lui apprendre comment on vit ici.- Fort bien.- Alors pour déconner, je lui ai appris que "je suis vraiment un sale connard", ça voulait dire bonjour, LOL.- Ce n'est pas très gentil.- Bah, c'est pour déconner. Ensuite, je lui ai fait écouter l'intégrale de Lara Fabian, en lui expliquant que c'était une figure politique importante chez nous. - Pauvre Xrürgor.- Javoue tkt. Puis je lui ai présenté Hans, mon vieux labrador malade, et lui ai expliqué que c'était le ministre mondial des ressources.- Ça ne veut rien dire, ministre mondial des ressources. - Ouais non je sais, je suis nul en improvisation, surtout quand on m'agite un pédipalpe bleuté sous le nez.- Oh, je le savais, ils sont violents, ils vont tous nous manger !- Mais non, c'était un geste amical. Je crois. Ou un rictus nerveux, peut-être.- Bon et alors ?- Alors Hans il arrête pas de péter, ptdr.- Et ?- Ben non, rien, c'est drôle, non ? Ils vont essayer de décoder ce que ça veut dire et tout.- Ah. Bon. Vous n'avez pas peur que tout cela n'entraîne une réaction hostile de leur part ?- Non non. Xrürgor avait l'air content quand il est reparti. - Il est parti ?- Oui, il avait un rendez-vous urgent qu'il avait oublié.- Il reviendra ?- Il a dit qu'il devrait être là d'ici un petit million d'années, parce qu'il doit encore aller chercher les gosses à leur cours de zlöwwjPendant ce temps-là, dans une autre galaxie.- Alors, ton petit projet d'asservissement de la race humaine, ça en est où ?- Laisse tomber, je vais plutôt me remettre au trampoline, ça ne marchera jamais, je crois bien qu'ils sont complètement cons.

Le 24 février 2012 à 10:23

"Quand j'étais petite, mon père m'expliquait que le Sahara gagnait déjà un kilomètre par an."

Marine Le Pen, France 2, jeudi 23 février 2012

Après un tel aveu on comprend mieux que la fille Le Pen fasse commerce électoral de l’invasion arabe qui menacerait notre civilisation. Désertification-islamisation : même combat !  Tout se tient dans l’esprit lepénien où il faut retenir que ceux qui ne croient pas aux dangers intrusifs venus du sud, sont les même qui gobent les balivernes des « prêtres et évêques du changement climatique. » C’est une facette méconnue du projet FN  qui a été présentée lors de l’émission «  Des paroles et des actes » marquée surtout par la bagarre entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, où celle-la se l’est jouée Sainte Blandine martyrisée par le tribun païen. Chez les Le Pen on est ainsi « climato-sceptiques » de père en fille. Mais s’il y avait eu un flux migratoire esquimau aux frontières, le FN aurait-il dénoncé la fonte de la banquise sous l’effet des émissions de gaz de serre ? Voici en tout cas  une recrue pour l’Internationale des hystéro-chrétiens du parti républicain américain et des pétro-islamistes d’Arabie saoudite, virulents climato-sceptiques qui partagent la même foi dans les dividendes pétroliers. Aussi la croisade de Marine vise-t-elle désormais à délivrer le paysage des « immondes » éoliennes qui prétendent nous préserver d’un monde de « brut », ce qui ne va pas sans paradoxe puisqu’elle est aussi adepte du tout-nucléaire. Le Pen présidente c’est l’assurance d’une marée noire en guise de cerise sur le tsunami de Fukushima.

Le 13 octobre 2014 à 08:23

Leurs mains comptaient cinq doigts

Dans la nuit du 5 au 6 hyuz, Trdm Krzt affirme avoir été enlevé par des jouglas bleus. Voici son témoignage : « Il faisait un pyrex pas possible cette nuit-là. J’étais posté à la fenêtre de ma chambre à prendre l’air quand soudain j’aperçois une sorte de Dzoing volant, carré comme un huissier. Dans un grand vacarme, l’engin se pose à une centaine de mètres de ma demeure et en descend trois jouglas bleus d’une taille impressionnante – ils faisaient dans les deux prouks, deux prouks et demi, chacun. Après s’être étirés, ils se mettent à marcher d’un pas lent à inspecter les lieux. Bientôt, je réalise qu’ils se dirigent vers chez moi. Je me rue sur mon secrétaire et me saisis de mon Katrol 38. Ils sonnent à la porte. J’ouvre en braquant mon Katrol sur eux. Effrayés, ils lèvent leurs longs bras vers le ciel. L’un d’entre eux me dit dans une langue très étrange (la réplique a été captée par le EIM - Enregistrement Intra Muros) : - Pogrul loumirnie dotru. Castre pryst tombolot acite grouza im potiron ! A quoi je réponds : - Je ne comprends rien à ce que vous racontez. Allez-vous-en ! C’est alors qu’un deuxième se met à s’exprimer avec les mains – qui comptaient cinq doigts ! Je comprends enfin qu’ils cherchent un toit pour la nuit. Pour prouver leur bonne foi je suppose, le troisième sort de sa poche un billet vert et me le tend. Le billet ressemble beaucoup, mais en bien plus petit, aux diplômes qu’on accroche fièrement dans nos salons. Toujours en braquant mon Katrol sur eux mais avec moins de véhémence, je leur fais signe d’entrer en leur demandant d’enlever leurs zobasses avant de franchir le seuil. Puis, comme le veut la tradition, je leur sers un Partzel au chocolat. En les observant siroter leur boisson je finis par les trouver touchants et sympathiques. A un moment donné, il y en a un qui a voulu se prendre en photo avec moi. « Selfie ! Selfie ! » qu’il a crié automatiquement… Ensuite, somnolent et quelque peu rassuré, je prends congé pour aller me coucher, les laissant dormir dans le salon… Le lendemain matin, j’ouvre les yeux dans un endroit qui m’est parfaitement inconnu. Je suis attaché sur un chariot de la tête aux pieds. On m’a probablement anesthésié car je ne sens rien et je peux à peine bouger. Des jouglas bleus vêtus de blouse blanche s’affairent autour de moi. Je regarde dehors, il y a une sorte d’immense suppositoire qui s’apprête à décoller. A moitié endormi, je demande à l’un des jouglas bleus en blouse blanche – une  meuf – où est-ce que je me trouve. N’ayant pas l’air d’avoir saisi ma question, elle me répond par une autre question, laconique :  - Nasa ? Je fais non de la tête – « non, je ne veux pas faire pipi » – et je me rendors. Quand je rouvre les yeux, je me retrouve cette fois-ci chez moi, dans mon lit, avec une énorme tache violette à l’avant-bras… » A la question « comment décririez-vous les jouglas ? » Trdm Krzt répond : « Les jouglas sont bleus. Leur planète est bleue. Chez eux tout est bleu presque. Bleu comme la tristesse. »

Le 20 octobre 2014 à 10:17

D'ailleurs,

Madame Koodra les a vus. C'est ma voisine, la maison d'à côté. Elle est restée sous le choc toute la soirée, incapable de raconter la "rencontre". Elle a même dû laisser passer 28 h avant de trouver la force de se rendre à la gendarmerie d'ISpeCX, qui est la plus proche de notre tredj3. Vers 22h, leur dit-elle, une gigantesque masse est apparue, qui prenait un tiers de l'horizon. La lumière fut soudain vive comme en plein jour. Trois formes s'en sont échappées et se sont rassemblées devant elle, translucides et phosphorescentes, se contorsionnant à grande vitesse. Elle se sont arrêtées devant son visage avant de disparaître. Avez-vous pu distinguer un visage ou un corps ?, demanda un gendarme. Il avait une triple épaulette, ce qui était la marque de la plus haute autorité de la brigade. Non, pas de visage, mais une intelligence, c'est sûr. Le gradé prit note de la totalité du témoignage, puis glissa le document dans un grand tiroir destiné à la numérisation. D'ISpeCX, les récits de ce genre étaient immédiatement transmis à Bordatz, où ils étaient traités puis classés selon des degrés de crédibilité. Celui de Madame Koodra recevrait la note de 7/d, soit la plus élevées, mais elle ne le saurait jamais. Pirtz, mon fils de 8 ans, nous avait entendu parler de l'histoire de notre voisine, sa mère et moi. Le soir même, sur la terrasse du tredj3, alors que nous regardions le ciel, il me demanda : "Papa, tu crois que quand je serai grand, il y aura des voyages dans l'espace ?- Tu voudrais aller où ? - Elle est si bleue. Et d'ici on la voit si bien...- Sur la Terre ?- Sur la Terre, papa !"

Le 3 novembre 2014 à 15:33

Qui crée quoi ?

Le Vatican va de l'avant

(AFP2) Le pape François vient de créer de toutes pièces, ex nihilo, comme Jéhovah créa le monde, la Congrégation pour les Idées Nouvelles, dont il a confié la direction au cardinal Mateo Falcone, 31 ans, archevêque de Vigata. Mgr Falcone, qui vient tout juste de recevoir le chapeau, s’est aussitôt attaqué à la grave question de la pluralité des mondes. Certes, il y a urgence, puisque les astrophysiciens découvrent tous les jours une nouvelle planète, et pour la plupart sont d’avis qu’il ne peut pas ne pas y avoir, dans la vastitude de l’Univers, des planètes habitées par des êtres pensants. Reste à savoir si c’est le Dieu de la Bible qui a créé ces planètes extra-solaires et leurs extra-terrestres habitants ? S’appuyant sur le texte de la Genèse, Mgr Falcone n’a pas eu peur de déclarer, dans le tout premier communiqué de la Congrégation dont il est le Préfet, que « Le Dieu de la Sainte Bible et de l’Église de Rome  n’y est pour rien » (sic), car « Les extra-humains ne sauraient être de son ressort. » Dans un récent entretien accordé au magazine Play Boy, s’agissant de savoir qui aurait créé ces êtres non-adamites, il a évoqué « l’action d’un autre Dieu, ou d’autres Dieux, opérant sur d’autres sites. » Il a même envisagé l’hypothèse d’une « guerre des Dieux », ajoutant que « le nôtre est le plus fort ». S’il ne s’est pas encore prononcé sur ces propos de Mgr Falcone, François vient de lui renouveler publiquement sa confiance, en lui pinçant familièrement l’oreille. Une encyclique est attendue qui devrait trancher, non pas ladite oreille, mais la lourde question théologique soulevée par le préfet de la nouvelle Congrégation.

Le 24 janvier 2011 à 13:15

Prévisions météo pour l'année 2011

Raz-de-marée de sondages et intempéries médiatiques attendus

Après un mois de janvier mitigé, les premières avaries chiffrées se dessineront début février. Progressivement, la masse média statisticienne envahira le pays. Les chiffres se feront plus fréquents, leur probabilité élevée de 80 à 85% avec des pointes pouvant atteindre par endroits 100 à 140%. La pensée critique restera couverte sur l’ensemble des régions malgré ici ou là quelques timides éclaircies. La rigueur sera aussi de mise pour échapper au brouillard sur les débats d’idées et au gel des programmes. En effet, un risque de verglas sur les conceptions politiques concrètes, innovantes et participatives est à craindre. Toutefois, en milieu d’année, après les premières transhumances estivales, un anticyclone journalistique arrivant par le pourtour méditerranéen nous apportera une embellie saisonnière. Les enquêtes ciblant des panels d’électeurs baisseront en température. Selon toute vraisemblance, la période favorisera de fortes vagues d’opinions positives caniculaires. A cette alternance de courte durée succédera un temps dépressionnaire. Les sondages d’opinion violents viendront souffler à plus de 40 nœuds accompagnés des pertes de points en rafale. Certains candidats devront donc s’attendre à de fortes chutes d’intentions de vote. Une avalanche de livres politiques s’abattra alors du nord au sud et de l’est à l’ouest, pleine de convictions brumeuses. Le degré de pessimisme ambiant gagnant le territoire, l’ambiance sera électrique, les orages verbeux éclateront progressivement. Une France soumise à la tempête numérique guettera fiévreuse, l’ouragan présidentiel, plus très loin désormais…  Conseils de Prévisions Météo : abritez-vous ! Si vous devez absolument mettre le nez dehors, sortez couvert. En cas de vents contraires, n’hésitez pas à retourner votre veste.

Le 2 décembre 2015 à 09:40
Le 21 mai 2013 à 10:08

Météo France confirme que la météo sera le sujet principal de discussion au moins jusqu'à fin mai

France - Alors que Météo France a annoncé qu’il n’y aurait pas d’amélioration de la météo, une autre prévision est venue s’ajouter, comme une conséquence quasi implacable. Il semble aujourd’hui évident et certain que la météo médiocre sera aussi le principal sujet de discussion de nombreux Français et des médias, et ce jusqu’à fin mai. Analyse. « Quel temps de chien ! », « Un temps d’escargot », « On dirait la Toussaint ». On dit souvent que c’est l’angoisse du temps qui passe nous fait parler du temps qu’il fait. Et cette situation est loin d’être terminée. Pire, elle devrait durer. Selon Météo France qui a rendu publiques ses prévisions aujourd’hui, on devrait parler encore de la météo pourrie dans les médias et dans les cercles familiers au moins jusqu’à fin mai. « Les Français vont continuer à parler du temps, encore et encore. Ils vont se plaindre de leur week-end raté, de leur barbecue annulé » a expliqué Michel Roin, prévisionniste à Météo-France. Des discussions qui auront lieu n’importe où,  en priorité sur les réseaux sociaux mais aussi lors de rencontres fortuites à la machine à café. « Et comme il y a pas grand chose d’intéressant à causer en ce moment, ils ne parlent que de ça. » rajoute t-il. Selon les experts, l’autre conséquence logique est une forte présence de sujets d’actualité liés à la météo. « On va sans doute avoir des interviews, presse et télé, de personnes directement confrontées à la météo, suivi de sujets sur l’absence de soleil ou de températures printanières » commentent-ils. Selon eux, ce processus pourrait devenir un cercle très vicieux. « Ces mêmes reportages sur la météo seront ensuite au cœur des discussions sur la météo. Cela va créer un cercle vicieux dont il sera très difficile de sortir. La seule option qu’il nous reste est les médias se mettent à parler brutalement de Roland-Garros, du Festival de Cannes ou du Tour de France » explique-t-on. De super cellules très instables Mais là aussi, cette possibilité soulève plusieurs inquiétudes. « Et encore, ce sont des événements très exposés à la météo : la crainte est que les deux types d’événements ne se rejoignent et que leurs force se combinent avec le courant-jet médiatique. Cela pourrait créer de super cellules très instables de discussions ennuyeuses comme ‘Le Tour de France victime de la météo’ ou ‘Quelle météo pour Roland-Garros’ » . Et dans ce cas de figure, cela pourrait alors durer tout l’été. Le Gorafi Photo : iStock/sack

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication