Jean-Marie Gourio
Publié le 30/08/2010

Haiku de comptoir 46


(L'été au comptoir)

La crevette rose 
La langouste rouge
Le homard rit
Il commence à écrire en 1976 dans le magazine Hara-Kiri, dont il devient bientôt rédacteur en chef adjoint. C'est là que paraissent ses premières "brèves de comptoir". Il écrit aussi pour la radio, la télévision, le cinéma et la bande dessinée. Et puis des romans, 9 à ce jour. Depuis 1987, il publie un recueil de Brèves de comptoir par an. Après ses Nouvelles Brèves de comptoir au Rond-Point avec Jean-Michel Ribes, il va lancer sur ventscontraire.net des Haïku de comptoir, des essais philosophiques épais comme un fil, des visions, des pensées en rond, des tribunes de stade...
 

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Jean-Marie Gourio

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Le 8 octobre 2010 à 14:48

Chocolat Show

Slam cacao

Je veux que mes mots prennent ta couleurQue mes paroles prennent ton odeur Que dans mon palais ça fonde quand je parle de toiMa passion ne sera ni brune ni blonde mais CHO-CO-LAT T’es bon t’es bonne My hot chocolate madoneDans mes doigts fondants je t’emprisonneTu es ma cortisone in every seasonCéleste boisson des Amériques Tu m’excitesJe veux te humer te lécher te verser te toucher t’étaler t’aduler t’acidulerTaciturne et insomniaque je dors juste pour te prendre au réveilTu es mon premier rayon de soleilYou are the sunshine of my lifePADAPAPAPAMPrunelle de mes yeux Tu me rends heureuxMes matinées s’enjolivent quand tu débarques dans mon colon Tu me files mon premier frisson Tu es mon absinthe matinale Que généreusement j’avaleGrâce à toi je suis de bonne bonne bonne humeur ce matin y’a des matins comme çaDévoué à ta cause sur l’autel de ma cuisineLe matin t’es plus chaude que ma copineMaître Banania frère Benco Laissez moi vous prêcher Je veux que mes mots prennent ta couleurQue mes paroles prennent ton odeur Que dans mon palais ça fonde quand je parle de toiMa passion ne sera ni brune ni blonde mais CHO-CO-LAT Je redeviens vierge chaque matin mon bol entre les mainsLike a virgin drinked for the very first timeTu glisses saveur réconfortante Sur ma langue devenue brûlante Troublante boisson Qui me fais revivre sans raison Le plaisir de tous ces matins Où j’allais à l’école retrouver mes copainsTu as le goût d’avant le divorce de mes parentsDe ces paquets colorés que je trouvais marrantsDe ces personnages de publicité toujours enjouésComme si un buveur de chocolat chaud ne pouvait jamais être triste« Ma femme m’a quitté Mes enfants me détestentJe viens d’être licenciéEt j’ai attrapé la pesteMais je bois du CHOOOOOOOOOOCOOOOOOOOOOLAAAAAAAAAAT »

Le 9 janvier 2011 à 18:21

Larmes à l'oeil

La larme sauve un secteur important de l'industrie textile

Petit volume d'eau salée ayant une forme de goutte ou de perle, qui prend naissance dans l'œil de l'être humain envahi par le rire ou le chagrin.La larme se répand sur la joue et finit le plus souvent sa course sur son menton. Une grande douleur peut augmenter son poids, il n'est pas rare alors qu'elle atteigne le col de chemise ou le collier de perles.C'est le mouchoir qui se charge le plus souvent de l'effacer. Mouchoir qui, comme son nom l'indique, n'était pas destiné à l'origine à la récupération des larmes, mais à recueillir les diverses sécrétions nasales et autres glaires nées d'un rhume ou d'une allergie. L'apparition des antibiotiques et les récents progrès des sprays asséchants les muqueuses, ayant diminué de façon significative les diverses infections du nez, ont mis en péril l'utilisation du mouchoir. Sa reconversion dans l'effacement des larmes sur le visage et autour des yeux, a permis de préserver la production du mouchoir à la même cadence qu'avant les antibiotiques.En permettant au mouchoir de la récupérer, la larme sauve un secteur important de l'industrie textile qui s'apprêtait à disparaître faute de crottes de nez.Rire ou pleurer crée donc de l'emploi. Un pays sec, sans émotions suffisamment fortes pour déclencher l'hilarité ou la douleur, est un pays qui se condamne à une augmentation régulière du chômage."Ne me secouez pas, je suis plein de larmes", écrit Henri Calet inqiet. Qu'il se rassure, au cas où l'homme déborde de larmes, le surplus s'évacue sous la paupière.L'œil est à l'être humain ce que le trop plein est à la baignoire.

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