Bescherelle Ta mère
Publié le 30/10/2014

Fascinant


Justicier de l'orthographe et du bon français, je viens corriger vos fautes, bande de cons. Je sévis sur la toile depuis mars 2014 et je ne suis pas près de m'arrêter, alors méfiez-vous, bordel.

Un œil sur les médias, un œil sur mon Bescherelle, imaginez mon strabisme.

 

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Le 29 janvier 2011 à 12:07

Les aventures foraines du géant Theutobochus

Histoires d'os 7

Theutobochus, roi des Theutons et des Cimbres, défait en 105 avant JC par les légions romaines de Marius, devait être un homme de grande taille. Sa légende en fit un géant. Sa tombe supposée et ce qui devait passer pour sa dépouille mortelle avaient été retrouvés dans une sablonnière près de Romans. Un squelette de plus de 27 pieds et dont une seule de ses molaires pesait environ 11 livres ! Il n'en fallait pas davantage pour susciter la curiosité des foules. Cette curiosité, tout à fait légitime, un chirurgien barbier du nom de Pierre Mazurier eut l'idée de l'exploiter. C'est ainsi que le squelette du guerrier Cimbre devint une attraction foraine, promenée et exposée aux quatre coins du royaume, jusqu'en Angleterre et en Flandres.   A l'initiative de Louis XIII, il fit même un séjour au château de Fontainebleau où il connut l'insigne privilège de pouvoir reposer, en tout bien tout honneur, dans la chambre de la reine mère, Marie de Médicis. Après cette prestigieuse résidence à la cour, le géant Cimbre poursuivit avec succès sa tournée. Elle devait s'achever dans un théâtre de Bordeaux où il fut oublié, relégué au second plan par une nouvelle attraction : le triomphe d'un jeune comédien nommé Molière, géant d'une toute autre nature. Et ses restes demeurent deux siècles dans les sous-sols du théâtre avant d'être retrouvés et scientifiquement reconnus comme ceux d'un proboscidien fossile - une espèce de mammouth, le Deinotherium giganteus (voir illustration). A défaut d'avoir été un géant, Theutobochus se consolera d'avoir été un Mastodonte.  

Le 11 mars 2013 à 10:04

Un avant-goût d'Armageddon

Histoire d'os 40

Imaginez le scénario ! Les metteurs en scène d’Hollywood l’ont cent fois exploité, souvent avec talent et avec crédibilité. Un énorme corps céleste, gros caillou sidéral de dix kilomètres de diamètre, fonce sur la terre à la vitesse vertigineuse de 50.000 km/h. La collision, inévitable, est d’une rare violence, des milliers de fois supérieure à la déflagration causée par Little boy sur la cité d’Hiroshima. L’astéroïde s’écrase sur la presqu’île du Yucatan, creuse un cratère géant de plusieurs centaines de kilomètres, provoque un ras de marée d’une magnitude incalculable et projette dans l’atmosphère une quantité impressionnante de cendres et de poussières. Un nuage compact recouvre bientôt toute la planète, la privant de lumière, la privant de chaleur et anéantissant plus de quatre-vingts pour cent des espèces marines et terrestres. Cet avant-goût d’Armageddon auquel notre peur ne voudrait croire, n’est pourtant pas une simple fiction. Cette catastrophe écologique s’est vraiment déroulée, il y a quelques 65 millions. Et une de ses conséquences les plus spectaculaires aura été, entre autres, la totale disparition du groupe des dinosaures, ces géants d’une ère disparue. En ces temps incertains de crise, on a beaucoup parlé d'une probable fin du monde et annoncé l'apocalypse avec une précision de rendez-vous chez un dentiste. Mais nul calendrier Maya (leur empire s’étendait pourtant sur la presqu’île du Yucatan) n’a informé les dinosaures de leur prochaine extinction.

Le 14 mars 2013 à 08:19

Pattern austère

Je voulais profiter de cet espace de dialogue pour vous parler un peu des Mystères de la Création. Vous êtes très nombreux à me demander, par exemple, "pourquoi l'ornithorynque". Il y a une explication très simple et assez amusante.Mais j'ai manqué de temps. Vous savez ce que c'est, le début de l'année, la déclaration d'impôts à remplir, le choix du nouveau pape à superviser. Et les nouvelles arrivées. Février-mars, c'est terrible, à ce point de vue-là.Avec les confrères, on a décidé d'optimiser les synergies. Enfin, c'est le Petit qui a décidé ça, moi, je ne suis même pas sûr de comprendre ces mots. Disons que comme il y a pas mal d'attente à l'accueil, on regroupe les nouveaux arrivants dans un salon lounge, où ils peuvent acheter des souvenirs et boire un verre. On aimerait que ça aille un peu plus vite, mais comme St-Pierre refuse d'informatiser le système, ça traîne. Il est un peu à cran depuis qu'un type, à peine arrivé, il y a quelque chose comme un an et demi, avait essayé de me piquer ma place. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de lui, il a eu pas mal de succès chez vous en me volant l'idée de la pomme. Bref, pas mal de nouveaux arrivés un peu turbulents cette année. Il y en a un, qui vient d'un pays qui n'existe même pas, le Venezjesuisla. A peine arrivé, il a essayé de tout révolutionner ici. Mais ce n'est pas lui qui me dérange le plus. Non. Celui qui m'agace, c'est l'autre nouveau, celui qui a failli réussir à vous faire vous bouger avec un bouquin de 30 pages dont vous n'avez lu que le titre. Je suis pas jaloux, je dis juste que si j'avais su, je me serais contenté d'un tweet plutôt que de passer des milliers d'années sur la rédaction de mon bouquin.Bon. Je dois vous laisser, habeo papam.

Le 16 septembre 2012 à 10:18

«Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera»

Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, Radio RCF, 14 septembre 2012.

Il ne se doutait pas le prélat des gones, ce qu’il déchaînerait de violences dans le monde avec ses propos stigmatisants sur le mariage des homosexuels. Ils avaient à peine circulé sur les réseaux sociaux, que quelques milliers de gays parisiens rameutés dans le Marais, attaquèrent les locaux de la délégation pontificale. Le nonce apostolique qui, par imprudence, était resté sur place, fut promptement déculotté et exhibé en place publique, ce qui le tua de ridicule. Au Vatican, les “faucons” de la Curie pressaient le pape Benoit XVI de déclencher les foudres excommunicatoires contre les insurgés car les exactions s’étendaient. A Lyon, les livres de Christine Angot étaient jetés dans un brasier alllumé au papier bible.  Dans le quartier berlinois de Prenzlauer Berg des hordes de partouzards brandissaient des préservatifs gonflés à l’helium en scandant: “nous sommes tous des Borgia.” A San Francisco, des crucifix étaient brûlés sur Castro street, à Londres on placardait des photos d’ecclésiastiques dans le plus simple appareil. Bien embarrassé, le Président Hollande chargea Laurent Fabius d’apaiser les esprits. Le ministre des Affaires étrangères qualifia “d’écœurante”  la déclaration de l’archevêque de Lyon. Cela ne fit que justifier plus encore les émeutes. Aux dernières nouvelles, YouTube a décidé de censurer les images religieuses.

Le 30 octobre 2010 à 10:20

Pour votre sauvetage demandez un devis !

Conseil Citoyen 10

Un hasard malheureux et qui reste un mystère Te fait te retrouver bloqué cent pieds sous terre, Ne pouvant accuser que ta seule imprudence A vouloir pimenter un peu plus tes vacances. Le problème l’ami, ainsi enseveli, C’est que tu es français, on n’est pas au Chili, Et même dans le cas de ta prise en otageTu risques de payer les frais de sauvetage. Rappelle-toi le prix du baptême de l’air Offert à ta maman pour son anniversaire. Multiplie-le par cent ou, que dis-je, par mille, Compte les spéléos, les maîtres cynophiles… C’est à se demander s’il vaut mieux remonter Respirer, à l’air libre, à jamais endetté Ou finir, dans le fond, comme un aventurier, Toi qui n’étais, là-haut, qu’un blafard employé. Toi pour qui l’aventure était, assis peinard, De regarder des gens sauter du Fort Boyard.   Si malgré tout tu tiens à retrouver ta vie, Demande aux sauveteurs de te faire un devis. Comment le demander ? Mais en morse bien sûr ! En tapant quelque part avec une chaussure. Refuse absolument l’emploi d’hélicoptères ! Aucun professionnel, juste des volontaires Et un chien et demi : un berger, un caniche. Le premier pour trouver l’endroit où tu te niches L’autre pour la photo, car soyons réalistes Ceux qu’il te faut avoir, ce sont les journalistes. Si tu joues bien ton jeu, tu pourras faire en sorte Qu’au lieu de te coûter, tout cela te rapporte.   S’ils te trouvent trop tôt, planque-toi, fais le mort, Le temps que les médias s’installent au dehors. L’idéal, il est vrai, pourquoi te le cacher, Ce serait d’être deux et que l’autre amoché Périsse à tes côtés. Tu en manges un morceau, Tu deviens nécrophage et là c’est le grand saut. Avec une bouchée, un peu de peau de coude, Tu vendras ton histoire aux studios d’Hollywood. Signe-toi en sortant ! Ça fera le spectacle. Les médias relaieront en parlant de miracle.   Quand enfin tombera, de là haut, la facture Fais valoir l’audimat de ta mésaventure, L’argent qu’ont rapporté, chaque jour, tes tracas Et comment, en soudant le pays sur ton cas L’info s’est détournée de dossiers plus sensibles. Ne cesse plus jamais de rester bien visible.

Le 21 juin 2014 à 11:24

La République dans de beaux draps

Depuis 1989, où des peines-à-jouir ont rebaptisé « Assemblée nationale »  la station de métro « Chambre des députés », il était à craindre que la République ne couche plus dans le même lit. La présidentialisation des institutions n’avait pas seulement gagné les esprits, elle avait aussi contraint les corps, au point que le chef de l’État du moment choisit deux palais officiels distincts pour domicilier ses deux familles. Depuis les portes n’ont cessé de claquer à l’Élysée, entre des femmes qui s’en vont et des Présidents qui vont et viennent, ce qui suggèrerait que la literie maison est à ressorts. Mais faute d’écoutes circonstanciées de la NSA,  la qualité des ébats présidentiels demeure un des derniers secrets d’État. Seules en parlent celles qui ne savent pas, celles qui savent demeurant mutiques sur le sujet en dépit de propositions éditoriales à sept chiffres. Par peur des représailles ?  Osons l’hypothèse qu’il est plus valorisant de porter le deuil d’un amour désintéressé, que le dépit d’un coup pourri, révélant en creux le sacrifice de ses propres sens pour la seule jouissance narcissique de s’être frottée au pouvoir suprême. Qui s’y frotte s’y nique ?  Dans une France où un roi devint légendaire pour avoir cru jusqu’à 40 ans (du moins le prétendait-il) qu’il avait un os entre les jambes,  les Français sont enclins à penser que le monarque républicain qu’ils ont élu est doté d’un tempérament à la hauteur de ses prérogatives, bref que la fonction crée l’orgasme. Sinon, à quoi bon, hein ? Certes il y a des exceptions : le général De Gaulle n’avait pour maitresse que la France à laquelle il avait roulé une pelle définitive le 18 juin 1940. Georges Pompidou avait des mœurs paisiblement bourgeoises et sagement éclairées.  Ses successeurs ont en commun d’avoir été longtemps députés, donc de bien connaître la buvette à laquelle on accède par la salle des conférences où est érigée une statue du bon roi Henri IV – le souverain sévèrement ossifié – dont le socle est gravé de cette citation : «  le violent amour que je porte à mes sujets me porte à trouver tout aise et honorable. » Ca peut donner des idées. Et même de plus précises encore si, les alcools aidant on rêve d’alcôves au vu des bas-reliefs de la buvette sortis de la Manufacture de Limoges, où de langoureuses naïades ne cachent rien de leurs corps dénudés. Mais attention ce n’est parce qu’il y a souvent le bordel en séance, que  le palais Bourbon tournerait au lupanar.  C’est au sens métaphorique que l’on doit interpréter  cet effet de tribune de Jean-Marc Ayrault du temps qu’il était député d’opposition : «  Monsieur, le premier ministre, l’Assemblée nationale n’est pas une chambre à coucher ! » Pourtant l’on y couche, l’on y couche à l’Assemblée nationale, la plupart des députés disposant de bureaux avec un couchage possible. Un simple canapé clic-clac utile pour les élus de province, pas forcément commode pour des galipettes crapuleuses. D’autant que la nuit (et même le jour) les cris intempestifs peuvent être entendus des voisins,  et que toute personne étrangère qui entre dans le bâtiment doit laisser sa carte d’identité à des huissiers assermentés.  L’ « escort » badgée peut nuire à une carrière bien bordée.  Et puis, les élus de la République n’ont pas toujours la tête à ça. Surtout en ces temps de débandade politique face aux défoulements populistes.

Le 26 décembre 2014 à 08:34

Perdu transcendance

– Tu ne la retrouveras jamais !, s'exclama Macher. Elle a dû glisser de ta poche. Ou tu l'as laissée sur le comptoir en payant la note.– Oui ! Ça doit être ça, fit Szigismond. Kantor restait assis par terre, dépité, adossé au pneu de la voiture. – Ou alors tu as un trou dans ta poche, et elle a glissé dans ta doublure.– Oui ! Ça peut être ça aussi, reprit Szigismond. Kantor avait cherché deux fois à l'intérieur de sa grande veste. Il n'y avait rien trouvé. Il plongea son visage dans la paume de ses mains.– Le chemin de terre ! On a été tellement secoués ! Elle est tombée de la voiture à ce moment-là. Tu avais ouvert ta fenêtre en grand, non ?– Bonne hypothèse, confirma Szigismond. Kantor regarda le ciel, puis l'horizon, sans plus d'expression.– Il faut qu'on reparte !, s'énerva Macher, penché sur lui. Il est déjà tard, on n'a plus de temps à perdre. Relève-toi.– Oui ! Tu es le seul en mesure de conduire, ne nous laisse pas comme ça. Reprends le volant, Hermie.Herman Kantor se remit sur ses jambes et se rendit dans la petite boutique de la station d'autoroute où ils venaient de s'arrêter. Il avisa un grand panneau en liège, placé à proximité de trois tables et d'une grande machine à café automatique. Il prit le bas d'une petite affiche et le déchira. Il en fit un billet, sur lequel il griffonna quelques lignes, puis il le punaisa en plein centre du tableau. On pouvait y lire : « Perdu Transcendance (lien au Grand Tout). Invendable, peu utilisée mais pratique & grande valeur sentimentale. Récompense pour toute info. Merci. Tél : 000478.567.67.345.1 - H.K. » Il remonta alors en voiture et fonça. Kantor, Macher et Szigismond n'eurent plus d'autres problèmes ce jour-là, et ils réussirent à faire un maximum de route avant la nuit.

Le 1 avril 2010

Absence de commentaires sur ventscontraires.net

Courrier interne

Chère amie et co-rédactrice en chef,J’ai repensé cette nuit à notre règle fondamentale : pas de commentaires des internautes… Cela ne risque-t-il pas d’être perçu comme un manque de respect pour nos lecteurs? Comme si nous considérions que leurs avis nous importent peu. Que nous savions, en quelque sorte, qu’ils vont être aussi mauvais sur notre site qu’ils le sont sur les millions de blogs qui infestent Internet ? Avons-nous eu raison d’interdire cette pratique considérée aujourd’hui comme un droit civique (“n’importe quel idiot a le droit d’écrire n’importe quelle connerie au sujet de n’importe quoi “)? Ne sommes-nous pas un peu inconscients de préférer au commentaire la contribution pure et simple ? Où allons-nous, chère amie et co-rédactrice en chef,Jean-Daniel MagninCher ami et co-rédacteur en chef,Vous pensez la nuit, vous ? Non, je ne crois pas que nous manquions de respect à nos lecteurs, bien au contraire. Nous leur faisons gagner du temps, vous savez comment c’est, les zones de commentaires, les gens finissent toujours par s’y insulter ou échanger des conseils de jardinage. Notre ventscontraires.net a une force centrifuge, voyez-vous ? L’énergie ne s’y perd pas, elle y circule. Nous avons des chroniqueurs… qui chroniquent. Les lecteurs, eux, sont invités… à lire. Et s’ils ont envie de chroniquer, ils tentent leur chance dans « Piste d’envol », c’est drôlement bien fait. Ils n’ont qu’à s’inscrire, qu’à écrire… et à attendre. Si leur texte nous plaît, il est publié dans la rubrique « Piste d’Envol », et au bout de trois heureuses tentatives, hop, ils montent chez les chroniqueurs adoubés. Vous voyez que nous avons pensé à tout, cher ami et co-rédacteur en chef…  Laure Albernhe

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