Vincent Lefebvre
Publié le 20/11/2014

Léonie et Céleste


la coccinelle

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Le 18 février 2014 à 07:27

Après la théorie du genre, des livres pour enfants leur racontent qu'ils n'auront ni travail ni de retraite

Nouveau scandale dans l’Education nationale. Après les livres qui traitaient de la théorie du genre, plusieurs spécialistes ont repéré des ouvrages sensibles pour les enfants. Des ouvrages qui laissent entendre aux enfants qu’ils auront du mal à trouver du travail plus tard et qu’il leur sera difficile, voire impossible, d’obtenir une retraite décente. Reportage. Encore des livres qui s’en prennent à nos enfants. La découverte de ces livres à problèmes pose un réel problème, estime Michel Eckert, le premier à avoir donné l’alerte. « Sous ses allures guillerettes et innocentes, ces livres racontent comment sera le réel de nos enfants dans quelques années » explique-t-il sur son site internet. « Ainsi dans l’un, on y décrit les péripéties d’une oursonne pour trouver du travail à l’usine. Une usine qui est rachetée par le grand méchant loup. Refusant d’être délocalisée au pays du loup, Missy l’ourse se retrouve alors au chômage avant de sombrer dans la dépendance au miel » écrit-il. Le père de famille ajoute qu’il a dû rassurer son fils sur le fait qu’il trouvera bien plus tard du travail sans problème, dans la filiale qu’il veut et au salaire qu’il veut. Car ce père de famille courageux refuse que ses enfants ne se fassent de fausses idées sur leur futur. Dans un autre ouvrage incriminé, « Pas de retraite pour Papy Libellule » une vieille libellule arrivée à la fin de de sa vie souhaite se reposer. Mais hélas, ses bébés libellules sont tous partis, ne donnent plus de nouvelles et Papy Lib’ va devoir continuer à travailler pour subvenir à ses besoins car le Mouvement De L’Étang et du Fleuve estime qu’il n’a pas assez chassé de moustiques durant sa vie. « Mon fils m’a demandé si cela pouvait arriver dans la vraie, je lui ai dit que non, ça n’arrive pas, toutes les grandes personnes ont leur retraite après avoir durement travaillé » précise-t-il. Le gouvernement n’a pas souhaité commenter cette nouvelle liste de livres sensibles mais plusieurs parents d’élèves sont inquiets. « Les enfants sont des êtres fragiles et naïfs, s’ils apprennent ce qui se passe vraiment dans le monde, cela sera sans doute un choc terrible » réaffirme ce père de famille brandissant un autre livre qu’il estime dangereux. Dans cet ouvrage pernicieux, on peut y voir Isa qui joue avec ses frères à être garagiste. Mais celle-ci réalise bientôt qu’elle est moins bien payée que ses autres frères pour le même travail. « Jusqu’où cela va aller, il faut retirer ces livres avant que cela soit trop tard » s’alarment les parents.

Le 30 octobre 2014 à 09:13

Le grand galactique qui ne se décrassait qu'au couteau

Si mon extraterrestre préféré, Pierre Dubois, l’envoûtant auteur des Grandes Encyclopédies des elfes, des fées, des lutins (Hoëbeke), de L’Almanach sorcier (Terre de brume), du Grimoire du petit peuple (Delcourt), de L’Épouvantable Encyclopédie des fantômes (Glénat) et de, très récemment, L’Elféméride, le grand légendaire des saisons (Hoëbeke), est considéré comme le meilleur elficologue en activité, c’est bêtement parce que c’est le meilleur. Ses ouvrages sur les créatures fantastiques de tout poil sont les mieux documentés et les mieux fricassés qu’on peut dégoter. C’est que, pour étudier de près ces êtres de l’autre monde, le lascar va les chercher là où ils rôdent sur la planète Terre : au coin des bois, dans les bibliothèques, les greniers, sur les tors de Dartmoor, les roches des Ardennes, les berges brumeuses de Comper, dans les ruines de Whitby Abbey ou l’ossuaire aux crânes verts de Marville. Qu’il en connaît foutrement bien toutes les variétés : les banshies, les akidus, les dames blanches, les sluaghs, les pixies, les vouivres, les gnomes ténébricoles ou les flambias « bluettant au bord des vasières ». Et qu’il sait comment entrer flegmatiquement en contact avec eux, se trouvant, plaisante-t-il, dans le « même état d’esprits ». L’ogre intergalactique barbu et pipu, tout de noir vêtu et botté comme le chat de Perrault, Pierre Dubois a aujourd’hui 67 balais. Très jeune, il s’est attaqué dans le petit canard donquichottesque Le Clampin libéré à « la presse pansue et bien pensante » de Lille, brocardant les notables et les apparatchiks. Il a été bientôt viré de toutes les écoles, s’est mis à vivre d’escrime et de magie, a passé une année entière en forêt en compagnie des rapaces, est parti, lit-on dans ses Chroniques du nord sauvage (Éditions L'échappée), « à la recherche d’une culture populaire pas coupée de ses racines, pas fabriquée pour les besoins du négoce, pas imposée par Paris », s’est pris de passion pour la sorcellerie, l’art brut, le vieux cinoche hollywoodien, les cornes de vikings, les hanaps rabelaisiens, les rebelles espiègles style Tijl Uilenspiegel. À part ça, il manie aussi bien la plume d’oie que l’ironie ou l’épée, est intarissable sur les gobelins aigrettés et les affrignolettes de la Haute-Marne, « tout en fesses et en tétins », réussit à être toujours pimpant en ne se décrassant qu’au couteau (sic), répond à ceux qui le disent réac : « Le passé, c’est de la merde ! » et part sans cesse en guérilla, escorté par le fantôme de son pote François Terrasson du Museum d’histoire naturelle, contre « les décideurs officiels vivant dans la religion du propre, du net, du coupé, du ramené à la norme » et s’affairant à « désauvager à tour de bras » la nature. Autrement dit, il n’y a pas à s’arrêter de lire les subversives et taquines « croquemitaineries » de DDD (le druide dandy Dubois) qui nous poussent à ne plus avoir peur de rien sur cette planète-ci et les autres, à en finir tout de bon avec « l’effet trouille-trouille ».

Le 20 mai 2011 à 08:55

Nous avons remplacé notre mémoire par l'image

Restons vieux jeu

L’image omniprésente au XXIe siècle a immortalisé ce que l’Homme a déjà : le regard et la mémoire. Cette parodie est révélatrice: les gens ne cessent de se prendre et de prendre à tout va en photos. Pourquoi un arrêt sur image ? L’Homme aurait-il peur d’oublier le présent ? Notre appareil remplace notre cerveau mémoriel. L’instantanéité remplace le temps du récit, le temps de l’orateur. Voler ces instants et les publier pour que tout le monde voie ce que vous avez vu. Partager l’illusion d’être ailleurs, alors que vous êtes devant votre écran à lire. Mais nous ne voyons pas plus. Nous restons coincés entre une machine photographique, nos souvenirs et un écran. Pourtant ces instants peuvent être racontés, partagés   Une amie me racontait ces voyages passés des années 80 en Russie et en Birmanie. Les tensions dans ces pays lors de ses séjours l’empêchaient de prendre des photos. Mais son regard sur place ne l’empêchait pas de mémoriser ses événements. Elle peut vous les raconter en détails comme si c’était hier. Aujourd’hui nous croyons pouvoir tout dire, tout faire derrière notre écran. L’image tant modifiable, « photoshopée » en perd sa vérité. Nous voulons montrer quelque chose qui n’existe pas.   La mémoire est donc l’outil le plus précieux. La mémoire conserve les images, les odeurs, les sensations vécues. L’Histoire ne s’oublie pas. Le passé raconté est riche d’images. Cela s’efface avec le temps ou se déforme, mais cela garde une authenticité humaine.

Le 27 janvier 2015 à 09:12

Un garagiste honnête avoue que le joint de culasse est une totale invention

C’est une mini-révolution qui secoue la profession des garagistes depuis ce matin, depuis que Michel Gerron, garagiste dans la Nièvre, a révélé que le joint de culasse était une invention. Enquête. Une fable inventée de toutes pièces « Le joint de culasse, ça a jamais existé, c’est une pièce qu’on a inventée pour escroquer les gogos » a déclaré le garagiste lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion. « C’est sûr, on peut pas faire avaler ça à n’importe qui, y a des gens qui s’y connaissent et d’autres qui se méfient » a-t-il poursuivi devant un parterre de journalistes atterrés. « On essaye de repérer les proies faciles, les intellos. Après, avec les collègues, on fait des paris, on mise sur des clients. Si t’arrives à les arnaquer, tu rafles la mise et si en plus tu inventes le nom d’une pièce, tu gagnes le double. Une fois, j’ai même fait croire à un gars qu’il fallait changer la courroie de distribution de sa roue avant, ça m’a payé l’apéro pendant un an » L’arnaque : une voie de garage Mais Michel était sans doute trop sensible pour continuer à exercer cette profession sans être titillé par sa conscience : « Un jour, j’ai vu une maman de cinq enfants fondre en larmes après avoir vu la facture de 3000 euros qu’elle devait payer. Elle disait que les huissiers allaient venir chez elle. Là, je me suis dit qu’on allait trop loin » confesse-t-il. Lorsqu’on lui demande alors de préciser ce qu’il entend par « aller trop loin », Michel est sans concession : « Je me suis dit que son chèque était sûrement en bois et avec la crise, j’ai eu peur qu’y ait plein d’autres cas comme ça » Quant à savoir s’il craint la réaction de ses collègues, Michel se montre catégorique : « Pas du tout. Avec tout ce que j’ai déjà empoché en acceptant les interviews des magazines, j’vais pas moisir ici. » Une bien belle histoire qui n’est pas sans rappeler celle de ce serrurier déclarant au micro d’une chaîne de télévision il y a quelques mois qu’il avait décidé de faire une facture non-abusive la veille de sa retraite, « pour voir ce que ça faisait ».

Le 24 octobre 2011 à 08:12
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