Paul Martin
Publié le 21/11/2014

Pour la science


Plutôt qu'une biographie assommante, voici un texte qui vous sera vraiment utile. Si votre ordinateur fige régulièrement, essayez le truc suivant : d'abord, rehaussez le moniteur à l'aide d'une ou deux briques ; puis versez dans le lecteur de DVD un verre d'eau déminéralisée à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes d'essence de térébenthine. Eteignez l'appareil, rallumez-le et constatez le résultat : il est comme neuf. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, altruiste.

http://hippopotable.blogspot.com/

http://viestupefiante.blogspot.com/

 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 22 février 2012 à 07:00

Image de campagne

Ça l'affiche mal

La rupture ! Sacré nom de nom, la rupture, encore et toujours la rupture.Voilà le leitmotiv de l'homme qui casse tout. Garnement, il devait réduire en miettes tous ses joujoux. Il casse tout. Il nous les briserait, même, à en croire ses détracteurs de la première heure. La rupture, il la vante, s'en revendique jusque sur ses affiches de campagne.En 2007, il nous regardait en face, « Ensemble, tout devient possible » semblait-il dire. Derrière lui, un vague paysage de campagne. Il n'y avait pas âme qui vive. La campagne était floue, non identifiable, déserte. Nous avions un homme accompagné par le néant.En 1981, Mitterrand nous en avait déjà servi une, avec un village de la Nièvre et son clocher. La force était tranquille, comme la vie à la campagne. Giscard d'Estaing, quant à lui, président sortant s'apercevait devant un paysage industriel qu'« il fallait une France forte ». Il était temps.Georges Marchais, en 1981, « l'anti-Giscard », souriait devant une foule de travailleurs cégétistes, tandis que Jacques Chirac assis dans un salon possiblement Louis XV, photographié par Helmut Newton nous regardait dans le fond des yeux. Tout en haut, l'affiche proclamait « Maintenant, il nous faut un homme de parole. » et tout en bas, se terminait par ce slogan de marque de lessive « Jacques Chirac le président qu'il nous faut ». Finalement après avoir été bien rincés et bien essorés nous avions sans doute besoin de changement d'où l'idée de rupture.Nouvelle élection, nouvelle campagne, nouvelle affiche et nouvelle rupture. Cette fois, l'image rurale a disparu et est remplacée par une mer étale. L'homme ne nous regarde plus en face. Ne nous voit-il pas ? Ne peut-il plus nous voir ? Il fixe un point invisible à tous. Pas même l'horizon, qui est derrière lui, et vide de tout, comme le paysage campagnard de 2007. A bien le contempler cet horizon, on se rend compte qu'il n'y a rien à voir.

Le 22 novembre 2014 à 10:18
Le 1 mars 2012 à 19:07

Anti-sarkozysme (à l'école) primaire

En visite à Bayonne ce jeudi, Nicolas Sarkozy a été vivement pris à partie par des manifestants qui l'ont copieusement hué aux cris de "Président des riches" ou "Sarkozy, dégage !". Quelques minutes après les incidents, le président-candidat n'a pas manqué de dénoncer l'honteuse collusion entre des militants socialistes et de dangereux "indépendantistes basques, dont certains, comme l'ETA, ont du sang sur les mains". Certains esprits chagrins ne manqueront pas d'y voir un douteux amalgame mais ce serait méconnaître la phénoménale entreprise de manipulation ourdie depuis plusieurs semaines par les partisans de François Hollande. Pour preuve, cette photo apparemment anodine diffusée sur le site de campagne de Nicolas Sarkozy lors de sa visite dans une école primaire. Au tableau apparaît pourtant au grand jour le criminel endoctrinement auquel sont soumises nos chères têtes blondes prises en otage par la redoutable caste gauchiste de l'éducation nationale. Voyez plutôt : les instituteurs n'ont rien laissé au hasard et se sont emparés du brûlot révolutionnaire de notre chroniqueuse Marie Nimier, "Charivari à Cot-Cot-City" pour fustiger en bloc Nicolas Sarkozy alias Fricatout (dont on va jusqu'à se demander s'il est un être humain) et Claude Guéant (comment ne pas le reconnaître sous les traits du chien Morsec ?) et appeler de leurs voeux une insurrection au sein même de la police : "révolte chez les poulets". La présence du mot "rouge" et d'un drapeau marocain dans un des dessins d'enfant montre enfin que cette tentative de déstabilisation clairement marxiste bénéficie même d'appuis (et sans doute même de financements) étrangers.Espérons que les services de la DCRI et du contre-espionnage sauront se montrer aussi vigilants que ventscontraires.net et prendront enfin les mesures qui s'imposent pour que cessent enfin ces odieuses entreprises crypto-terroristes contre l'Etat.

Le 15 octobre 2015 à 09:03
Le 21 décembre 2015 à 11:07
Le 20 mai 2015 à 08:34
Le 30 novembre 2014 à 08:28
Le 20 avril 2015 à 10:10
Le 3 mars 2015 à 11:04

Portrait : Benoît, le fameux « ami noir » de tous les racistes

Il est l’anonyme le plus célèbre de France. Lui, c’est Benoît Abalo. Le nom et le prénom qui se cachent derrière une phrase entendue dans la bouche de nos connaissances les plus racistes. Cette fameuse phrase : « Je ne suis pas raciste, j’ai même un très bon ami noir ». Cet ami, c’est donc Benoît, qui a choisi de consacrer sa vie à servir de caution morale auprès des français les plus xénophobes. Le Gorafi l’a rencontré à l’occasion d’un entretien exclusif dans lequel il dévoile son histoire et son amitié avec les racistes non assumés. Rompre le silence s’imposait, justifie-t-il, tant il manque de moyens pour assumer la tâche qui est aujourd’hui la sienne. Rencontre. Un statut assumé Il a bientôt 40 ans mais on lui en donnerait à peine 30. Benoît vient du Togo. Il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa mère. Aujourd’hui il vit à Boulogne-Billancourt et travaille dans l’immobilier depuis 2001. Mais derrière cette apparente banalité, Benoît est une célébrité. Pas un dîner familial un peu borderline, pas un meeting du FN sans que son existence ne soit évoquée. Car petit à petit, il est devenu l’ami noir, la garantie ethnique des racistes de tout l’hexagone. Un rôle qu’il s’est forgé depuis bientôt 25 ans mais qu’il a refusé dans un premier temps : « Au début des années 90, je me suis rendu compte que de plus en plus de mes amis blancs se servaient de moi comme excuse pour camoufler leur haine des étrangers. Cela m’a d’abord un peu gêné. Puis petit à petit j’ai vu que cela leur permettait d’être plus sereins au quotidien, d’alléger leur sentiment de culpabilité. Alors j’ai accepté ce rôle et j’ai assumé qu’ils se servent de moi pour se dédouaner. » Mais cette fonction, Benoît Abalo ne l’a acceptée qu’à une seule condition : que ces amis racistes ne mentionnent jamais son identité exacte lorsqu’ils parlent de lui. Un besoin d’anonymat qu’il tient à conserver plus que tout : « Je ne veux pas devenir célèbre. Ça ne m’intéresse pas. J’aime l’idée de rester un total inconnu et de garder la tranquillité que cela permet dans la vie quotidienne. Je suis une personne normale et je tiens à le rester ! » On comprend donc mieux pourquoi aucun des racistes rencontrés sur nos routes n’a jamais vraiment expliqué qui était cet ami. Si Benoît apprécie son anonymat, il est cependant confronté depuis quelques temps à plusieurs problèmes que lui impose son rôle « d’ami noir ». En premier lieu, il dit saturer sous les demandes d’amitié : « Depuis 7-8 ans, mon nombre d’amis racistes a littéralement explosé. Aujourd’hui ce sont des millions de relations à gérer et c’est trop pour un seul homme. Il faudrait qu’une autre personne d’origine africaine ou antillaise accepte aussi de devenir la bonne conscience des racistes. » L’autre souci de Benoît ce sont les fausses amitiés, les demandes intéressées : « Tous les jours je reçois au moins 40 à 50 demandes d’amitié sur Facebook venant de gens que je ne connais même pas. Il y a de plus en plus de gens qui veulent devenir mes « amis » juste pour que je leur serve de caution raciale. Sans même qu’il y ait de véritable rencontre entre eux et moi. Là je dis non ! » En un quart de siècle, alors qu’il partait avec un terrible handicap, il a réussi à devenir le meilleur ami des racistes en tous genres. Et ses amis, il les regarde avec un œil tendre et un peu amusé : « Pour tout vous avouer, cela ne va peut-être pas leur plaire, mais la plupart de mes amis sont véritablement de gros racistes, même s’ils récusent cette accusation. Mais quelques uns ne le sont pas et se sentent insultés d’être taxés de « racisme ». Et je comprends cette colère, connaissant moi-même  très bien ces questions de stigmatisation. En ce moment on m’accuse d’homophobie car je suis contre le projet de Mariage Pour Tous. Alors qu’en fait je ne suis pas homophobe, j’ai d’ailleurs un très bon ami pédé ». Le Gorafi

Le 9 novembre 2012 à 08:50

Le paléontologue qui rêvait d'être roi

Histoires d'os 35

Ethnologue, paléontologue et espion, le Baron Franz Nopcsa von Felsö-Szilvàs appartenait à une vieille famille aristocratique d’origine hongroise installée en Transylvanie. Laquelle avait compté dans la galerie  de ses ancêtres, quelques notables aventuriers qui attaquèrent des diligences ou exercèrent de hautes fonctions à la cour de l’impératrice Sissi. A leur image, lui-même devait connaître une existence hors du commun, loin des violons de Mayerlink.   Parce que sa jeune sœur Ilona dénicha un jour par hasard quelques ossements de dinosaures dans le parc familial, le jeune baron Ferenc, alors âgé de 18 ans, entreprit de brillantes études de paléontologie et de géologie. On lui doit notamment la description de l’Hadrosaure, le fameux dinosaure dit à bec de canard  ainsi que la première étude de paléo-écologie, appliquée au nanisme du Magyasaurus : nain parmi les poids lourds de l’ère mésozoïque.   Mais la curiosité scientifique du savant ne s’arrêtait pas aux vieux os reptiliens,  elle devait également se pencher sur les coutumes locales de sa Transylvanie natale, justifiant la publication de plus d’une cinquantaine d’ouvrages ethnographiques abondamment illustrés de photos. En tant qu’agent secret au service de l’empire autro-hongrois, le savant baron devait également contribuer à la proclamation de l’indépendance de l’Albanie, pays dont il caressa quelques temps le grand rêve de devenir le roi.   Mais la chute de l’empire et le rattachement de la Transylvanie à la Roumanie mirent fin à ses illusions royales. Refugié à Vienne, accablé de dettes, il mit fin à ses jours en 1933, non sans avoir au préalable tiré une balle de revolver sur son secrétaire et amant. Renouant ainsi avec le romanesque et les violons de Mayerlink. 

Le 6 novembre 2010 à 09:52

Mary et le coprolithe

Histoires d'os (1)

Née dans une famille pauvre, la petite Mary Anning se livrait au commerce des fossiles qui abondaient dans les falaises de sa bourgade natale. C’est ainsi qu’à l’âge de douze ans, la fillette croisa sur son chemin une bestiole inconnue : un animal marin au museau de dauphin et aux dents de crocodile, dotée de vertèbres de poisson. Une improbable chimère rescapée du mésozoïque que les savants baptiseraient bientôt Ichtyosaure. Le modeste négoce enfantin devait en être chamboulé au point de se transformer en une profession respectable et la petite fille devint la première femme au monde à entrer, de son vivant, dans l’histoire de la paléontologie.  Bien des années plus tard, Mary Anning possédait un musée sur les lieux même de ses trouvailles. Elle y recevait régulièrement ces dames et ces messieurs de la bonne société anglaise, venus de la capitale pour admirer ces "curiosités" dont la rumeur mondaine colportait l’étrangeté. La pièce-maîtresse se présentait à l'heure du thé, apportée par d'un domestique, sur un plateau d'argent couvert d’une serviette impeccable. Il s'agissait d'un coprolithe, un étron d’Icthyosaure que les caprices de la nature avaient singulièrement préservé pour l’édification de la gentry victorienne. Il n’émanait de lui aucune senteur particulière et l’œil le plus observateur pouvait y distinguer les restes peu ragoûtants du dîner de l’animal. Mais aucun de ces gentlemen ne se sentait autorisé à soulever la serviette avant que toutes les dames présentes aient pudiquement franchi le seuil.

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication