Le Gorafi
Publié le 02/12/2014

Les policiers seront désormais moins insultants pendant leurs délits de faciès


Le Ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé ce matin un grand changement dans le cadre des contrôles d’identité pratiqués par les forces de l’ordre. Les représentants de la police devront désormais faire preuve de plus de politesse à chaque contrôle au faciès.Un changement saluépar le collectif « Stop au délit de faciès malpoli ».

Les préjugés n’empêchent pas un petit « Bonjour »

C’est par ces mots que l’occupant de la place Beauvau
 a débuté son allocution au cœur du commissariat des Halles à Paris sur la mise en place d’un délit de faciès « next generation » selon son entourage.

Pendant une heure et demi, M. Cazeneuve a détaille son plan : « Tous les agents de police pourront continuer de contrôler un homme parce qu’il est typé maghrébin ou d’origine sub-saharienne. C’est un acquis sur lequel nous ne reviendrons pas. Mais à partir d’aujourd’hui ils le feront avec l’obligation de dire « Bonjour Monsieur » et « Passez une belle journée » avant et après avoir fouillé de manière humiliante la personne concernée. Les préjugés n’empêchent pas un petit « Bonjour
 »

Autre changement, les policiers devront agrémenter d’un « S’il vous plaît » toutes leurs accusations sans fondements hormis l’appartenance ethnique du citoyen qu’ils contrôlent arbitrairement. Ainsi, un « Bon, où qu’elle est la drogue ? » devient « Bon, où qu’elle est la drogue s’il vous plaît ? ». De son côté, un « Alors, on va te renvoyer au bled tu sais ! » se transformera en « Alors, on va vous renvoyer au bled vous savez Monsieur. »

Frapper des zones précises

Le ministre de l’Intérieur a également expliqué que lors de bavures, les policiers devront maintenant infliger aux individus interpellés des coups non justifiés uniquement dans des parties moelleuses du corps comme le gras du ventre ou la cuisse. Un moyen de conserver cette tradition de la police nationale tout en réduisant la souffrance des victimes de bavures.

la rédaction

Photo: Thinkstok/michaklootwijk

Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Le 16 juin 2015 à 08:40

Le déchiffrement du langage des dauphins confirme qu'ils n'arrêtent pas de nous insulter

Une équipe de scientifiques a réussi apparemment à traduire ce qui semble être un langage propre au dauphin. Sans surprise, cela confirme que, depuis le début, le dauphin se moque de nous, nous ridiculise, et nous insulte de manière outrancière. Vulgaires et grossiers On savait les dauphins parfois enclins à certaines pratiques douteuses, on sait désormais qu’ils sont surtout vulgaires, grossiers et mal éduqués. « Quand j’ai commencé à traduire ce que le dauphin me disait, j’ai eu un choc » raconte Cindy Orson, qui a dirigé le laboratoire qui s’est chargé de traduire ce langage dauphin. « J’ai commencé à traduire une première partie du langage et j’ai réalisé que cet enculé de dauphin était en train d’insulter ma mère, avec des mots très très choquants » affirme-t-elle. Elle a alors réitéré l’expérience avec d’autres dauphins, certains en liberté et d’autres en captivité, chaque fois avec le même résultat. « Les paroles sont très outrancières, on a l’impression d’avoir affaire à des ados mal élevés qui se croient tout permis » ajoute un spécialiste. En outre, une analyse approfondie des bandes indique que le dauphin tient régulièrement des propos sexistes, racistes et antisémites. « Ils font ça tout le temps. Il n’y a pas un moment où ils n’en parlent pas entre eux, pour eux c’est normal. » explique la jeune femme qui précise que les dauphins n’ont strictement aucune pudeur, aucun tabou, aucune limite dans leur vulgarité. « Si vous saviez ce qu’ils disent sur les handicapés ou les autistes qu’on leur présente… On dit souvent que les dauphins veulent les aider, mais vous seriez très choqués et en colère » assure la scientifique. L’expérience a d’ailleurs dû être stoppée après qu’un des dauphins étudiés s’en est pris à l’un des chercheurs. Le mammifère marin a ainsi professé de nombreuses et violentes insultes à caractère antisémite et négationniste, mettant en doute la validité de la théorie officielle des attentats du 11-septembre. Le scientifique ulcéré s’est alors jeté dans le bassin du dauphin pour en découdre et aurait manqué de se noyer.

Le 12 mars 2015 à 10:19
Le 27 août 2010 à 15:49

L'insécurité n'est pas un mal en soi, mais un symptôme

Lutter contre l'insécurité par le tout répression, c'est comme prendre du sirop pour la toux quand on a mal à la gorge, et continuer à dormir dehors sous la pluie en hiver.

En médecine comme en politique, il y a plusieurs façons de lutter contre les maux auxquels nous sommes confrontés.   D'abord, on peut chercher à soigner les symptômes. Quand on a une pharyngite, on prend du sirop pour la toux. Quand l’insécurité est latente, on envoie la police. On peut aussi s’attaquer aux racines du mal. Pour certaines pharyngites, on prendra des antibiotiques. Si l’on est assez robuste, il suffit parfois de rester au lit, et l’organisme se chargera de lutter contre l’infection. Dans le même esprit, pour lutter contre l’insécurité, on s'efforcera d’endiguer la pauvreté, le chômage, la paupérisation... Enfin, et c’est la troisième option, on peut faire de la prévention ; éviter de sortir sous la pluie, avoir une alimentation saine et un train de vie équilibré, bref disposer d’un organisme qui ne favorise pas le développement de la maladie. En appliquant cette idée à la lutte contre l’insécurité, on en vient à se demander si une société qui pousse à la consommation à outrance ne favorise pas ainsi la délinquance, en faisant de l'argent une finalité en soi.   Un dernier commentaire. Ce n’est qu’en phase terminale, ou devant une maladie inconnue, que les médecins se résignent à ne s’attaquer qu’aux symptômes, afin de soulager le patient…

Le 10 mars 2015 à 08:12

Vendée : Depuis 30 ans, il lance des bouteilles à la mer pleines d'insultes et d'injures

Curieuse histoire que celle de cet habitant de Montendront, en Vendée. Depuis 30 ans, cet homme, aujourd’hui retraité, jette des bouteilles à la mer. Particularité, toutes sans exception, sont remplies de messages d’insultes et d’injures. Reportage. Hubert Lasalle a 68 ans. Ce résident de Mentendront passe pour un aimable retraité. Habitué de son café depuis 40 ans, il délaisse les discussions enflammées du comptoir pour s’adonner à sa vraie passion : la bouteille à la mer. Mais pas n’importe laquelle. Ses bouteilles à la mer ne sont que des listes d’insultes, d’injures et diffamations à l’encontre de la personne qui lira le message. « J’ai commencé un peu par hasard. Puis c’est devenu une passion » raconte celui qui estime avoir jeté entre 2000 et 4000 bouteilles d’insultes dans l’Atlantique. « C’est une sorte de défouloir, rien d’autre. Je couche sur le papier tout ce qui me passe par la tête, et j’imagine la tête du connard qui va lire ça dans quelques années » dit-il avec un regard plein de malice. Et les bouteilles de Hubert ont parfois trouvé destinataire. Comme ce pêcheur islandais qui en 1999 trouve une des bouteilles poussées par le Gulf Stream. Le pêcheur, ému par la découverte, fera le déplacement jusqu’à Montendront pour annoncer qu’il avait trouvé la bouteille d’Hubert. « Je crois qu’il a été un peu déçu quand il a compris que le message disait « Celui qui lit ça est une grosse (sic) pète couille de mes deux, batar (sic) va » et de « va sucer ta vache de mère, sale con » » ajoute Hubert qui manque de perdre un œil dans la bagarre qui suit. Plus près de nous, en 2010, c’est la fille d’un couple en vacances sur l’île de Ré qui découvre une des bouteilles. « Notre fille l’a ouverte et a lu le message à haute voix, elle a été très très choquée, elle a pleuré plusieurs jours » racontent les parents en colère qui ont porté plainte. Une plainte qui sera classée sans suite, la justice estimant que rien n’interdisait en l’état aux gens d’écrire des insultes sur un bout de papier et de les jeter dans l’océan. Mais le monde moderne rattrape Hubert et, aujourd’hui, il se lasse un peu de ses bouteilles, expliquant avoir trouvé un nouveau moyen de pouvoir exprimer sa haine gratuite d’autrui. « Le truc là, Internet, c’est bien, tu peux envoyer un message d’insulte à n’importe qui, c’est vraiment extra, tiens regarde ça enfoiré de grosse vache de sa mère (sic) » dit-il en envoyant un commentaire d’insultes à la fin de cet article. Le Gorafi

Le 29 août 2010 à 12:27

Zo d'Axa (1864-1930)

Les cracks méconnus du rire de résistance

« Assez longtemps on a fait cheminer les hommes en leur montrant la conquête du ciel. Nous ne voulons même plus attendre d’avoir conquis toute la terre. Chacun, marchons pour notre joie. » (1891)« La seule certitude, c’est de vivre et sans attendre. Vivons donc et le moins sottement possible. » (1921).C’est le moins sottement possible que le guilleret pamphlétaire et aventurier fin de siècle Alphonse Galland, dit Zo d’Axa, descendant direct probable du navigateur La Pérouse, brûlera rocambolesquement sa vie par tous les bouts « en dehors de toutes les lois, de toutes les règles, de toutes les théories – même anarchistes ».À son palmarès, notamment.•    Une désertion mirobolante. Le pendard coupe court à son service militaire chez les chasseurs d’Afrique en cavalant avec la femme de son capitaine.•    Une mutinerie très Bounty. Acoquiné lors de son expulsion d’Italie avec quinze déserteurs transalpins (« C’était de la graine de révoltés. On s’entendait. ») croupissant comme lui sur un vaisseau quasi-fantôme nommé Pandora (1) ayant levé l’ancre à Trieste, il fomente avec eux une amusante révolte à bord.•    Et quelques évasions arsènelupinesques. Claquemuré dans une cellule de l’Hôpital français de Jaffa, il démolit son lit de fer, élargit avec un de ses débris le trou du tuyau de poêle serpentant à travers la pièce et s’enfuit dans la nuit pluvieuse, poursuivi par une horde de mamelucks hurlants. Une autre fois, à Paris, au poste de police de la rue Cuvier où, Albert Spaggiari et Francis Besse retiendront la leçon, il s’est fait la malle en sautant par la fenêtre, le larron court, court, court à travers le Jardin des plantes, traqué par une meute de pandores. Quand… Le chansonnier libertaire belge Léo Campion nous raconte la suite : « “– Arrêtez-le, c’est un anarchiste !“ Un bon citoyen se campe devant lui, et l’arrête. D’Axa lui colle son poing sur la gueule. Corps à corps. L’homme tombe. La foule se trompe. Zo d’Axa a la tête haute, le regard sûr et des manières de grand seigneur. Le bon citoyen, lui, est mal vêtu. La foule le prend pour l’anarchiste. « Ce n’est pas moi ! », hurle-t-il. Le bon citoyen, après avoir été lynché, est conduit au poste et passé à tabac ».Mais pourquoi le turlupin d’Axa que l’historien mécréant Hem Day nommait « le mousquetaire-patricien de l’anarchie » un peu expéditivement (2) avait-il d’incessants accrocs avec la justice ? Parce que c’était un journaliste de combat fort redouté, doublé d’un féroce satiriste, dont la devise était « En joue !... Faux ! ». Et qu’il n’y allait pas par quatre chemins dans les hebdos harakiriesques qu’il créait et lançait à la mer avec le concours des plumes les plus acérées de l’époque (Félix Fénéon, Georges Darien, Octave Mirbeau, Sébastien Faure et même le futur poseur de bombes Émile Henry). Zo d’Axa sera condamné, par exemple, à 18 mois de maison d’arrêt pour « provocation au meurtre » parce qu’il a comparé le « pesant ministre Loubet » à deux de ses congénères en ces termes : « Ces gens sont de la même famille. Ils devraient être de la même branche, cette branche où balanceraient les cordes à nœud-coulant. »On peut commander aux éditions Plein Chant la meilleure bio détaillée du gentilhomme-agitateur, Zo d’Axa L’En Dehors de Béatrice Arnac d’Axa ainsi que son foudroyant chef-d’œuvre De Mazas à Jérusalem ou le grand trimard (1895). A été réédité en outre en 2010, au Passager clandestin, l’impitoyable brûlot anti-électoral Vous n’êtes que des poires ! (1898).« Allez, électeurs ! aux urnes… Et ne vous plaignez plus. C’est assez. N’essayez pas d’apitoyer sur le sort que vous vous êtes fait. N’insultez pas, après coup, les Maîtres que vous vous donnez. L’électeur n’est qu’un candidat raté. (…) Votez ! Faites la Chambre à votre image. Le chien retourne à son vomissement. Retournez à vos députés. »1)    Petite allusion affectueuse au splendide film d’Albert Lewin « Pandora et le vaisseau fantôme ».2)    Un peu expéditivement certes puisqu’un mousquetaire, loin d’être un flibustier sans foi ni loi, n’est, comme on sait, qu’un vil corsaire du roi.

Le 13 septembre 2010 à 09:50

Au secours les mots : Carole Zalberg défend le mot "racaille"

Délivrons les mots récupérés et dévoyés!

Parce que la langue est le lieu d'un champ de bataille idéologique, il faut s'occuper des mots dénaturés ou vidés de leur sens par les politiques et les médias. Klemperer Junior invite des auteurs à les réhabiliter. Postez vous aussi vos contributions ici.Ravalec avait-il lu Requiem des innocents? Le titre de son roman Cantique de la racaille s’inscrivait en tout cas dans le droit fil du premier et génial récit de Louis Calaferte. Depuis ma lecture de ce chef d’œuvre, je m’étais toujours représenté la « racaille » comme la population à la marge qui y est évoquée même si ce mot, je crois, n’est jamais employé par l’écrivain. Le mot « racaille »  me venait quand je repensais à ces êtres – dont des hordes d’enfants – ne possédant rien d’autre qu’un sens aigu de la survie sans cesse contrarié par un sens non moins vif de l’honneur. La racaille était misérable mais avec panache. Contrainte de voler, trafiquer, se battre souvent à mort et pour ainsi dire dès le berceau, mais en déployant une énergie et un savoir faire qui forçaient le respect. Elle vivait au milieu des déchets mais refusait d’en être. A la société qui ne voulait pas d’elle, la racaille opposait sa force vitale et l’orgueil du résistant. Dans « racaille », moi j’entendais rocaille ; du dur et du nombre serrant les rangs. Le mot imposait son aridité sonore.Même si la racaille, chez Ravalec, avait un peu molli, ses personnages montraient la même capacité à durer, à faire les zouaves au-dessus de l’abîme au risque d’y sombrer.Entre-temps, dans les quartiers et les banlieues, on s’était passé le mot. « Racaille » et ses variantes « caillera » et « caille » devenaient à la fois insulte et titre de noblesse (à la manière du « nigger » brandi par les Noirs Américains eux-mêmes, mais qui demeure une injure méprisante quand d’autres l’emploient). La racaille, donc, désignait plus que jamais une population écartée du gâteau mais bien déterminée à obtenir sa part, quitte à se salir les mains. Lésée mais inventive et volontaire. Pas toujours sympathique et parfois carrément menaçante, mais chacun fait avec ce qu’il a quand les disparités sont à ce point flagrantes. Je continuais à aimer dans ce mot son pouvoir d’évocation, son refus d’embellir autant que d’apitoyer.Et puis Nicolas Sarkozy a promis de « nous » en débarrasser, de la racaille. C’était en 2005, à Argenteuil. Pour son grand nettoyage des cités, il comptait s’y prendre au "karcher". Il n’était pas le premier à déraper. D’autres avant lui avaient dévoilé de nauséabondes associations d’idées autour du même mot. Mais c’est ce jour-là qu’il  m’est devenu imprononçable. L’employer revenait à vomir ou cracher. C’était comme s’associer. Car au karcher on ne nettoie pas de l’humain mais du sale, du détritus. De l’indigne d’exister.Ce qui me frappe aujourd’hui, pourtant, c’est qu’en renonçant à ce mot, je l’ai abandonné à celui qui l’a souillé et le laisse croupir depuis parmi d’autres mots avilis. Il est grand temps, je crois, de le lui reprendre. Pour tout savoir de Carole Zalberg : http://www.carolezalberg.com/

Le 16 septembre 2010 à 09:17

Jocrisse qui mène les poules pisser

En cette rentrée chaotique, ne serions-nous pas à court d'injures ? Les injures sont comme les hors-d'oeuvre : elles s'apprécient variées... « Pauvre con », « connard », « cornichon », c'est du déjà-vu. « Il a l'air d'un jocrisse complet ! » Cela nous tenterait-il ? Depuis le XVIIe siècle, le mot a pris un sens injurieux. Parce qu'il renvoie au niais valet de comédie ou garçon de ferme stupide. La tradition en a fait le spécialiste des tâches inutiles, comme d'aller chercher la clé du champ de tir. Le roi lui-même a dansé dans Le Ballet des Fées des forêts de Saint-Germain, le 11 février 1625 où l'auteur a osé lui faire dire ces vers : « Partout on m'appelle JocrisseQui mène les poules pisser.Chères beautés, faites cesserCe surnom rempli d'injusticeQue chacun de moi se reposeJe lui ferai faire autre chose » Dans Les Femmes savantes (1672), Molière fait dire à Martine, la soubrette : « Si j'avais un mari, je le dis,je voudrais qu'il se fît le maître/ du logis ;je ne l'aimerais point, s'il faisait le /jocrisse » Plus tard, Dorvigny (1742-1812) en fait un personnage ridicule avec Le Désespoir de Jocrisse (1793), pièce représentée au Théâtre des Variétés Amusantes. Le comédien Jean-Joseph Mira, dit Brunet (1766-1851) en était le mémorable interprète. Avec sa culotte courte, ses bas chinés, sa veste rouge et sa perruque à queue, Jocrisse est le héros de vingt-deux comédies-vaudevilles, parmi lesquelles Jocrisse congédié et Jocrisse au bal de l'Opéra. Mais le personnage viendrait de plus loin, des Romains. On attribuait à un berger la fonction de traire les poules...

Le 11 août 2010 à 09:45

« Français ou voyou, il faut choisir"

Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, Europe 1, lundi 9 août 2010

Normal, c’est la guerre, faut pas se tromper de camp. En cet été 2010, le pays est devenu belligérant  avec déclaration de «  guerre nationale »  par le général Sarkozy, inspection des troupes dans les quartiers des Beaudottes à Sevran et de la Villeneuve à Grenoble par le colonel Hortefeux, charges au clairon des lieutenants Estrosi, Lefebvre ou Marleix. Il faut avoir les oreilles bouchées à la crème bronzante, pour ignorer que la guerre est non pas à nos portes, mais dans nos murs. Les forces hostiles sont assez habiles pour ne pas se présenter en lignes repérables aux frontières, mais agir de l’intérieur en ordre dispersé : braquages,  snipers, caillassages, déprédations et même quelques campements  séditieux. L’adversaire peine ainsi à être cerné car les « voyous »  ne sont pas une nationalité, une ethnie, une classe, une communauté et encore moins une grande cause. Dès lors, avec qui des négociations d’armistice ou de paix pourraient-elles  être engagées ?  Qu’on se rassure,  il n’est pas envisagé par l’état-major sarkozyste d’autre victoire qu’éradicatrice. Christian Estrosi qui a commis une biographie de Napoléon III avec un « nègre » (en situation régulière), l’écrivain Raoul Mille, a-t-il songé pourtant que le sort de la guerre pourrait basculer et que l’ancien maire de Neuilly finisse à Sedan ? Ou même que l’heure de la retraite sonne après le 7 septembre, quand la cinquième colonne syndicale défilera dans les rues ?

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