E. B.
Publié le 25/12/2014

Selfie de saison


Je suis née à Paris en 1998.

Alors autant dire que ma biographie va être courte…

Après avoir grandi au sein d'une famille heureuse, et ben j'ai continué et j'y suis encore.

Voilà.

Ah oui et je prépare un bac arts appliqués au Lycée Renoir.

E.B.

 

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Le 21 mai 2012 à 08:46

L'Anachronique : Interlude ou coup de foudre à Villacoublay

> épisode précédent   Vous avez tous entendu parler de cette histoire au sujet du coup de tonnerre qui est venu frapper, en plein vol, l’avion du Président de la France réunifiée. Cette affaire méritait quelques éclaircissements, aussi j’ai mené ma petite enquête, sous le nom de code « soleil radieux sur l'aile du désir ». Ainsi, je puis vous affirmer que deux raisons principales — associées ou dissociées en fonction du régime politique en vigueur dans la communauté européenne — auraient participé au déroutement de l’aéroplane présidentiel. La première solution trouve ses fondements dans la géopolitique et les relations économiques entre la France et le pays de l’Oncle Sam. Pour synthétiser, le Président étatsunien aurait simulé une attaque à l’arme climatique et écologique sur l’un des trois turboréacteurs du Falcon de notre chef d’État, et ce, afin de lui montrer que les Américains restaient les maîtres du Monde et des vols financiers entre les différents systèmes bancaires de la planète, en dépit des zones de pressions diplomatiques.  La seconde solution donne le premier rôle à l'ex-dirigeant de la France. Ainsi, dans un petit coin sombre de l'Élysée, Nicolas S. (dont je dois taire le nom pour raisons inhérentes à la sécurité nationale) aurait préparé un rituel chamanique avec un aéronef en papier, une poupée à l’effigie du nouveau Président de la France (libre ou libérée ?) et une mèche de cheveux dérobée à la chancelière allemande Angela M.  À tous ces ingrédients, Monsieur S. aurait ajouté un cube de bouillon « magie noire » avec quelques incantations gutturales, et le tour aurait été joué ! Chers compatriotes, vous savez, désormais, qu'un avion peut en cacher un autre...

Le 9 novembre 2011 à 07:47

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Econotrucs #3

Si nos économies ont aujourd’hui le couteau sous la gorge et menacent de s’effondrer sous des monceaux de dettes, c’est parce que nous l’avons bien voulu : à l'heure où nous cherchons des solutions à la crise actuelle, il est bon de se rappeler que c’est presque toujours en tentant de résoudre la dernière crise que nous préparons les conditions de la prochaine. Cette finance « folle » que l’on dénonce aujourd’hui est le fruit de décisions politiques engagées par des gens rationnels qui pensaient œuvrer pour le bien public. C’est peut-être ça le plus effrayant.   A la fin des années soixante-dix, le modèle né au sortir de la seconde guerre mondiale était devenu inadapté : après deux chocs pétroliers, des crises monétaires à répétitions, les pays occidentaux connaissent des périodes d’hyper-inflation, une baisse de la croissance, une hausse du chômage : le système de Bretton Woods s’effondre. C’est la fin des trente glorieuses et des modèles d’inspiration keynesienne. Pour sortir de cette impasse, les administrations Reagan puis Thatcher décident de « libérer l’économie » autrement dit de la libéraliser : la finance va jouer un grand rôle. C’est la rémunération de l’épargne et des dépôts qui est libéralisée aux États-Unis. C’est le big bang financier de la place de Londres : les investisseurs étrangers se ruent sur la capitale anglaise, qui rattrape en quelques années sa rivale New-York. Les puissances pétrolières enrichies par les chocs pétroliers ont quantité de pétrodollars à placer, et les marchés financiers vont remplir ce rôle.   Ces choix ne sont pas seulement idéologiques : en France, les socialistes suivent rapidement le mouvement . Les entreprises qui peinaient à trouver des financements (même lorsqu’elles étaient privées, elles étaient très largement dépendantes des financements et des banques publiques) et les marchés financiers internationaux vont leur offrir de nouvelles capacités d’investissement, d’innovation et donc de croissance. Le Matif (marché à terme des instruments financiers) est, par exemple, créé à Paris en février 1986. La démographie amplifie le mouvement  : les futurs retraités confient leur épargne à des investisseurs de long terme, le capitalisme devient essentiellement actionnarial.   Dans les années 90, les produits dérivés se développent, de nouveaux marchés apparaissent, la finance s’internationalise. Les petites institutions financières privées se multiplient (Cf econotrucs #1). La sphère financière explose. Pour suivre ce mouvement et soutenir un système bancaire en difficulté, les États-Unis ont progressivement démantelé toutes les réglementations inventées au sortir de la crise de 1929, jusqu’à supprimer en 1999 le fameux Glass Steagall act qui séparait les différentes activités bancaires et qui n'était déjà plus que l'ombre de lui-même. C’est cette finance qui permettait - entre autres - aux États-Unis de retrouver une croissance grâce aux investissements dans ce qu’on appelait la « nouvelle économie ». L’explosion de la bulle de l’internet était rapidement rangée au rang de « crise de jeunesse », et de nouvelles formes de financement apparaissaient avec l’explosion de la titrisation, opération quasi magique qui permettait à la fois à David Bowie de toucher de l’argent sur de futurs droits d’auteur, et à de modestes familles américaines de devenir propriétaires de leur logement.   L’endettement des pays occidentaux grimpait, mais des épargnants chinois étaient prêts à acheter cette dette. La moitié du monde semblait vouloir investir dans l’autre moitié, et on se mettait à parler d’un “Bretton Woods 2” , un nouvel équilibre mondial.   Cette explosion financière aurait du faire l’objet d’une surveillance accrue des marchés et des institutions financières. C’est exactement le contraire qui s’est produit. La finance était une industrie innovante, et on pouvait raisonnablement affirmer qu’à vouloir trop corseter une innovation, on risquait de la tuer dans l’œuf.   En réalité rien n’était bien nouveau dans toutes ces innovations financières, et contrairement à ce qu’on bien voulu nous faire croire nos dirigeants politiques obligés de jouer aujourd’hui les pompiers avec l’argent public, la crise ne nous a pas pris "par surprise" . Si personne n’avait prévu exactement son déroulement, ses enchaînements, et son ampleur, les signaux d’alertes étaient innombrables, les risques que cette finance hypertrophiée faisait courir à nos économies étaient largement connus, et avaient été expliqués par de nombreux économistes. Et comme je sais que vous ne me croyez pas, je reviendrai bientôt là-dessus.

Le 3 juin 2013 à 10:08

Jimmy Gladiator

Les cracks méconnus du rire de résistance

Imaginez la tête de François Mitterrand quand il a reçu le 22 juin 1981 l’ensemble de propositions de lois suivant qui n’avait rien d’un canular à la Allais ou à la Blanche-Dac. C’est très-très sérieusement que la rédaction de Camouflage invitait les socialos à être logiques envers eux-mêmes en votant à bras levé sans lanterner dans l’Aquarium. L’amnistie générale pour tous les prisonniers. La suppression du casier judiciaire. La démolition des QHS. La suppression des placements d’office et « volontaires » (i.e. familial) en hôpital psychiatrique. La dissolution de la Sécurité militaire, des Renseignements généraux, de la DST, du SDECE. La destruction de leurs fichiers. La dissolution de la Légion étrangère, des CRS. L’amnistie totale pour les insoumis, l’annulation de toute nouvelle feuille de route les concernant. L’abolition des lois « anti-casseurs » et réprimant l’affichage « sauvage ». La disparition des possibilités d’extrader ou d’expulser un « étranger ». La suppression de la carte nationale d’identité. La suppression du délit de « racolage ». L’interdiction des abus de puissance paternelle que sont, par exemple, le baptême ou la circoncision. Le maintien dans les lieux des locataires qui cessent de payer leurs loyers. La reconnaissance d’un statut de locataire à titre gratuit aux résidents des foyers et aux squatters. L’abaissement de l’âge de la majorité à 15 ans, avec émancipation automatique à 12 ans. La possibilité aux sans-travail de refuser, sans aucune limitation, les emplois proposés. La suppression de la notion de « délit de presse ». L’interdiction de toute censure. Un programme minimum avec lequel, en l’adaptant, bien sûr, aux temps présents, il faudrait littéralement bombarder à tout bout de champ les élus socialistes d’aujourd’hui qui le trouveraient partout sur leur chemin, dans leurs assiettes, dans leurs toilettes, sous leurs couettes.   Le fricasseur de ces projets de loi roboratifs, c’est le « lépreux de la littérature » irrécupéré[1] Jimmy Gladiator qui, entre 1974 et 1996, fut l’âme damnée d’une ribambelle de petits canards tirebouchonnants ultra-radicaux fichtrement inspirés et désespérants pour « les larves résignées à n’être que ce qu’on leur dit d’être » (La Crécelle noire, Le Mélog, Incendie de forêt, Camouflage, Hôtel Ouistiti, Nevermore, Tomahawk et Cie). Aux confluents du surréalisme de combat de la première heure qui prescrivait de se vivre comme « menace permanente » et du ravacholisme gouailleur (« rions dangereusement », lit-on dans leur périodique Le Mélog), Gladiator et sa bande de guillerets galapiats[2] n’ont jamais cessé de filer des trempes aux « intégristes du paraître moderne », c’est-à-dire aux « poseurs, embrouilleurs, imposteurs, têtes creuses, faux frères et autres limes sourdes » ramenant partout leur fraise. « Seuls et farouches », « n’ayant plus le temps d’être tolérants » envers l’intolérance ordinaire, joignant la parole flagellante (« Nous conchions les culs-à-fric et les pines-à-salon » ; « Nous pissons sur les professionnels de la critique, bigleux et sourdingues ») aux gestes « outlaws » contre « la nouvelle franc-matonnerie », ils ont été de tous les mauvais coups justiciers. Ils lapident à coups de fruits blets les « pohètes sans honneur » accourus au raout chiraquien du Festival de la ville de Paris. Ils crachent publiquement sur tous les étiquetages (« Merde aux races ! » « Je suis breton, kanak, aztèque, kabyle, thaï, balinais, tchèque, manouche, juif, égyptien, persan, wolof, tamoul, cherokee, magyar, tout cela à la fois, quand ça me chante et que j’y prends plaisir. »« Brûlez vos états-civils ! » « Changeons de langues et de patries comme de chemises »). Ils se rallient aux révoltes corsées, de Wounded Knee à Soweto, des grévistes sauvages de Longwy aux GARI engeôlés, de Nina Hagen à Roger Knobelspiess. Ils ensanglantent à la peinture rouge la station de métro Argentine en référence aux répressions du moment. Ils rappellent par des communiqués, lors d’une visite papale en France, que « les querelles théologiques ne devraient se résoudre que sur le sable des arènes et dans la gueule des fauves ». Ils font sauter, armés de pieds-de-biche, les plaques de rue « ignominieuses » qu’ils rebaptisent friponnement. C’est ainsi que le 8 septembre 1979, à 19h40, les turlupins ont « solennellement chassé le nom d’Ordener, général, du 18e arrondissement de Paris pour y substituer celui de Jules Bonnot, anarchiste, qui, le 21 décembre 1911, avec quelques amis et en cette même rue, avait autoréduit la sacoche d’un encaisseur de la Société générale ». Et que, dans la foulée, l’avenue de la Grande Armée s’est transmutée en avenue de la Colonne Durruti, la rue des Martyrs en rue du Repos des Lions, la rue de la Banque en rue Bonnie & Clyde, la rue Lafayette en rue Nadja, la place de la Bastille en place Sade. De nos jours encore, les chenapans ne se contentent pas de demi-démesures, leur philosophie étant remarquablement condensée dans une formule du brûlot Surréalistes, nous ? Ah la la… (1981) : « Il nous faut de l’enthousiasme, de la passion, de la volupté, de l’ivresse joyeuse. »   À lire impérativement : Tapis franc et autres cadeaux provos de Jimmy Gladiator (éd. Rafael de Surtis). [1] « Il n’y a que les crapules qui changent d’avis », proclame-t-il crânement. [2] Parmi ses fers de lance : le désaltère ego de Jimmy, Jehan Van Langenhoven, le pataphysicien Stéphane Mahieu, le « rigolo » de Canal+ Albert Algoud.

Le 20 mai 2011 à 08:55

Nous avons remplacé notre mémoire par l'image

Restons vieux jeu

L’image omniprésente au XXIe siècle a immortalisé ce que l’Homme a déjà : le regard et la mémoire. Cette parodie est révélatrice: les gens ne cessent de se prendre et de prendre à tout va en photos. Pourquoi un arrêt sur image ? L’Homme aurait-il peur d’oublier le présent ? Notre appareil remplace notre cerveau mémoriel. L’instantanéité remplace le temps du récit, le temps de l’orateur. Voler ces instants et les publier pour que tout le monde voie ce que vous avez vu. Partager l’illusion d’être ailleurs, alors que vous êtes devant votre écran à lire. Mais nous ne voyons pas plus. Nous restons coincés entre une machine photographique, nos souvenirs et un écran. Pourtant ces instants peuvent être racontés, partagés   Une amie me racontait ces voyages passés des années 80 en Russie et en Birmanie. Les tensions dans ces pays lors de ses séjours l’empêchaient de prendre des photos. Mais son regard sur place ne l’empêchait pas de mémoriser ses événements. Elle peut vous les raconter en détails comme si c’était hier. Aujourd’hui nous croyons pouvoir tout dire, tout faire derrière notre écran. L’image tant modifiable, « photoshopée » en perd sa vérité. Nous voulons montrer quelque chose qui n’existe pas.   La mémoire est donc l’outil le plus précieux. La mémoire conserve les images, les odeurs, les sensations vécues. L’Histoire ne s’oublie pas. Le passé raconté est riche d’images. Cela s’efface avec le temps ou se déforme, mais cela garde une authenticité humaine.

Le 11 mars 2014 à 07:49

Comment boire

Epistémologie des récipients amis de l'homme #4

Depuis belle lurette, l'imaginaire au service des soifs de l'homme pratique une recherche infiniment attentive. Nous devons ainsi de merveilleuses créations aux artisans et artistes qui s'y consacrèrent. Fidèle à leurs fantômes, je salue le rafraîchissoir sophistiqué du XVIIème siècle, lieu de passage obligé des caves versaillaises durant les chaleurs estivales. Il servait à contrôler la température des serpentins d'alambics qu'une époque en attente de réfrigérateurs utilisa pour le confort des nantis à culottes bouffantes. Les rares exemplaires survivants annoncent des techniques époustouflantes telles que la draisienne ou le corset à lamelles caoutchoutées. Ceci n'est qu'aparté primesautier devant d'autres précurseurs d'apparence hermétique : le coquemar, le muid, l'échenal et l'Amphore à laquelle je donne sans me forcer une majuscule pour entrer en scène. Je les aime pour leur mystère induit et leur potentiel fictionnaire. Des récipients plus simplistes accompagnèrent les illuminés de rugueuses croisades et les nostalgiques d'inconfortables bivouacs pour bidasses en quête d'espoir. Notamment le classique bidon dont la gamelle n'est jamais bien éloignée. A la façon d'un vieux couple, rarement nickel d'apparence, ils accompagnent encore certains campeurs obstinés. Mais peut-on expliquer l'Histoire des hommes et leurs manières de boire sans évoquer cette SOIF de LIBERTÉ qui annonce le partage des flacons ?

Le 9 septembre 2014 à 09:26

Il remplaçait les magazines dans les salles d'attente de médecins par des exemplaires récents

Troyes – Depuis plusieurs mois, des cabinets médicaux de la région de Troyes se plaignaient d’étranges agissements dans leur salle d’attente. Les magazines laissés à la disposition des patients étaient systématiquement remplacés par des exemplaires récents et intéressants à lire. Reportage. La police l’a interpellé, alors qu’il opérait dans le douzième cabinet médical, après une traque longue de plusieurs mois. « Nous avons reçu de nombreux témoignages, à la fois de patients et de docteurs qui étaient paniqués par ce qu’ils avaient vu et lu ». Amanda, une jeune fille qui avait rendez-vous chez son médecin raconte ce qu’elle a vécu. « Sur la table, à la place des Paris-Match, du Point et l’Express il y avait des magazines et des journaux récents, comme Humanoïde Magazine ou le Monde Diplomatique. J’ai cru m’être trompée de cabinet » explique la jeune fille encore choquée. Peu à peu une psychose s’est installée. De nombreux patients n’osaient plus voir leur médecin de peur de tomber nez à nez avec des magazines intéressants. Le jeune homme a raconté aux policiers son mode opératoire, achetant tout à fait légalement des dizaines de magazines et journaux récents et les posant simplement sur les tables. « Je voulais juste rendre service. Chaque fois que je vais voir le médecin, je me retrouve à ne lire que des dossiers sur l’immobilier ou le classement des villes de France de l’année passée. Je n’en pouvais plus » assure-t-il par le biais de son avocat. Dans l’immédiat, la police enquêtait sur une autre affaire trouble, cette fois à Paris. Des chauffeurs de taxi affirment ainsi qu’un mystérieux passager aurait  trouvé un moyen de changer la fréquence de leur radio, les empêchant ainsi de pouvoir écouter RMC durant tout le trajet de leur course.

Le 22 décembre 2012 à 11:44
Le 5 mars 2013 à 10:42

DSK, meilleur coup de l'année

Oui, DSK un super coup de com pour une nana passée maître(sse) ès coup de Jarnac, coup bas et autre coup du père François. Le début de l'histoire s'effectua au coup par coup : coup pris ensemble en beau lieu, coup de charme habituel du monsieur, coup de coeur inattendu chez la dame jusqu'au coup de foudre. Puis coup de langue par ci, coup de queue par là, coup de boutoir suivi du coup du revenez-y. Soucieux de sa réputation de bon coup, il ne lui fit pas le coup de la panne. Car lui ne se méfia pas ? coup de chance pour elle ? voyant en cette affaire un bon coup de fouet à sa libido, un coup de feu à son coeur exsangue, un coup de pot dans sa vie dévastée, bref le coup de folie nécessaire à sa survie. Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître ! Car, coup de théâtre après les trois coups, il s'aperçut que c'était un coup tordu, sorte de coup de poker où, entrée en coup de force dans son intimité, elle s'apprêtait à faire coup double : fric + com. Son éditeur était dans le coup, lui filant un beau coup de pouce qu'on appelle aussi à-valoir (avaloir ?). Coup dur pour lui quand il sut que c'était un coup monté, et bien monté, un coup fourré et salement fourré. Genre coup du lapin qui te laisse assommé. Il accusa le coup très difficilement, tout à coup terrassé par un gros coup de pompe. Mais coup du sort : selon ses avocats, la parution de ce coup foireux tombait sous le coup de la loi. Serait-ce, pour elle et ses soutiens, un coup d'épée dans l'eau ? Après ce coup de bambou, il eut un coup de sang. Ses avocats l'encouragèrent à tenir le coup, ne pas manquer son coup ! Pour marquer le coup, il poussa un gros coup de gueule face caméras, qui tinta tel un coup de semonce pour "la belle". Toute la presse était aux cent coups. Allait-ce être le coup de grâce pour le livre qui risquait d'être interdit ? L'homme du coup d'état du 14 mai 2011 ne voulant pas faire le censeur ordonna juste un coup franc à l'équipe adverse. Sorte de coup de torchon sous forme d'encart au coût conséquent. Pour permettre le coup d'envoi légal de la vente du truc. Après coup, que penser de tout ça ? Qu'il y a des coups de pieds au cul qui se perdent. Personnellement, je ne vous ferai pas le coup de lire ce truc pour vous. Pour moi, il ne vaut pas le coup. Je veux dire : il ne vaut pas un clou.

Le 11 janvier 2013 à 14:26

La bande dessinée pour tous (du mariage)

Hop là, alors pour les éléments, je vais faire comme Marion Montaigne et vous renvoyer aux sources. Pour l'homosexualité animale ( on n'est pas des bêtes, merde !) : lire La vie amoureuse et érotique des animaux de Sparks John (Edition Belfond, 1978) Mais aussi on vient de me signaler ça : une émission récente de France Inter c'était intéressée au sujet de la sexualité animale. Sinon pour les personnes qui souhaiteraient un peu mieux savoir ce que c'est que l'anthropologie, je conseille la lecture de cet excellent cours d'introduction à l'anthropologie. A conseiller aussi à certains qui pensent savoir... Gio, n'hésite pas ! Pour les modes matrimoniaux alternatifs ( polyandrie, polysémie, système tournant), j'ai trouvé mes sources dans une thèse de doctorat d'Emmanuel Gonon, de l'université de LYON 2, lisible ici, Alors après, je suis bien d'accord, les universitaires, ils n'y connaissent rien, c'est bien connu. Surtout les docteur es sciences. Pour la légalisation du mariage gay et ses conséquences sur la société, les plus curieux pourront se rendre dans les pays voisins de la France pour vérifier la chose de leurs propres yeux et constater les ravages incroyables sur la société (rupture des sceaux de la destruction, pédophilie partout, jeunesse dépravée s'abandonnant à la drogue, chiens refusant d'aboyer et autres horreurs). Je vous conseille la Belgique, c'est pas loin, l'Allemagne, c'est pas cher, l'Espagne, ils n'ont plus un sou vaillant. Moi je vis en Allemagne, en fait, en vrai en Allemagne c'est un "pacte d'union" mais tout le monde appelle ça mariage (les allemands, faut pas leur faire confiance, c'est des nazis). Du coup, je connais des couples homo mariés, c'est la cata. A chaque fois qu'un couple homo se marie en Allemagne, un arbre à currywurst est planté. Si vraiment ça vous intéresse, mais que vous êtes trop casanier pour vous bouger les fesses, il y a une petite carte wikipedia très sympa sur la situation de l'homosexualité dans le monde. Vous allez voir c'est marrant, en bordeaux, il y a les zones où l'homosexualité est passible de la peine de mort. Le fun ! Pour la suite ça viendra en son temps, mais, si vous voulez voir mes sources d'inspirations pour cette note et pour les (probables) suivantes, vous pouvez venir dîner dans ma famille, ou alors il vous suffit de vous rendre sur l'un de mes autres blogs où j'ai écrit un article un peu remonté qui s'appelait "Le mariage gay et le mariage triste". Je vous conseille de lire les commentaires, certains sont éloquents. Et trop longs. Enfin, j'ai entretemps trouvé un texte magnifique de clarté et d'ouverture sur le mariage pour tous et sur les manifestations, plus intelligent et convaincant que je saurais jamais faire. Je vous aime tous. Bonne année.

Le 9 février 2011 à 08:00

Baudelaire, le rieur

C’est un texte majeur et pourtant méconnu de Baudelaire qui vient tout juste d’être réédité* : De l’essence du rire et généralement du comique dans les arts plastiques, paru initialement dans la confidentielle revue Le Portefeuille le 8 juillet 1855. Pour le spécialiste Alain Vaillant qui oublie toutefois Notes sur le rire (1947) de Marcel Pagnol, il s’agit même du seul essai théorique de toute la littérature française explicitement consacré à la question de l’humour si essentiel dans l’esthétique baudelairienne, lors même que son auteur était « l’âme véritable de la presse artistique et contestataire du Second Empire ». Que dit Baudelaire ? Que le rire, expression de l’orgueil et de la supériorité, est satanique et « donc profondément humain ». Pas trace de cette joyeuse morsure au Paradis Terrestre. « Le Sage craint le rire, comme il craint les spectacles mondains, la concupiscence. Il s’arrête au bord du rire comme au bord de la tentation. » Baudelaire distingue le comique significatif (Molière) et le comique absolu (Hoffman) qui est violence, férocité, grotesque, carnaval, tonnerre, cataclysme, ivresse. A celui-là, bien sûr, va sa préférence. « Pour qu’il y ait comique, c'est-à-dire émanation, explosion, dégagement du comique, il faut qu’il y ait deux êtres en présence ; - que c’est spécialement dans le rieur, dans le spectateur que gît le comique ; - que cependant, relativement à cette loi d’ignorance, il faut faire une exception pour les hommes qui ont fait le métier de développer en eux le sentiment du comique et de le tirer d’eux-mêmes pour le divertissement de leurs semblables, lequel phénomène rentre dans la classe de tous les phénomènes artistiques qui dénotent chez l’homme l’existence une dualité permanente, la puissance d’être à la foi soi et un autre . » Quant au Sage, qu’il continue de trembler !  *Baudelaire journaliste. Articles et chroniques choisis et présentés par Alain Vaillant. GF Flammarion, 381 p., 8,90€.

Le 1 avril 2010

La question du nom "ventscontraires.net"

Courrier interne

Chère amie et co-rédactrice en chef,Un petit doute me traverse alors que mettons en ligne la nouvelle revue du Théâtre du Rond-Point. Le nom est-il le bon ? Le "Vents Contraires" de ventscontraires.net pourrait nous porter la guigne, non ? Comme « Coup de Jarnac », « Sables Mouvants », « Traquenard »,   « Impasse », « Peau de Banane », « Retour dans la Gueule », « Série Noire »… quoique « Série Noire »  sonne bien, mais déjà pris... « Vents contraires », c'est vrai, donne du mouvement. Mais un mouvement d’arrêt, je trouve.  Nous nous mettons en mouvement pour arrêter quelque chose.  Finalement ce sont les autres qui sont le mouvement. N’allons-nous pas être perçus comme une revue immobiliste ? Que devenons-nous, chère amie et co-rédactrice en chef ? Jean-Daniel MagninCher ami et co-rédacteur en chef,Je comprends vos doutes, mais je n’arrive pas à les partager. C’est pas simple, vous savez, de travailler avec vous. Car après tout que sont les « Vents Contraires » ? Ce sont des vents, comme leur nom l’indique.  Ça bouge, donc ! Que me contez-vous avec votre « immobilisme » ? C’est avec des remarques comme ça qu’on n’avance pas… Ce sont des vents, et comme ils sont contraires, ils emmènent là où on n’aurait pas voulu ou pensé aller. En fin de compte, c’est quand même ce que dont nous rêvons tous, d’être déviés, d'être dévoyés, non ?… En tout cas, à vous, ça vous ferait du bien, vous savez, cher ami. Un peu d’air. Du vent !Laure Albernhe

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