E. B.
Publié le 25/12/2014

Selfie de saison


Je suis née à Paris en 1998.

Alors autant dire que ma biographie va être courte…

Après avoir grandi au sein d'une famille heureuse, et ben j'ai continué et j'y suis encore.

Voilà.

Ah oui et je prépare un bac arts appliqués au Lycée Renoir.

E.B.

 

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Le 19 mai 2012 à 08:51

Elysée-moi

Virgule présidentielle, par arpenteur, déménageur depuis 1971

Ca y est, le petit Nicolas a déménagé et tout le monde en parle. Faut dire qu’il ne quitte pas n’importe quelle adresse : L’Elysée, mot qui n’a bien sûr rien à voir avec « hélice, nom féminin : mécanisme servant à brasser de l’air ». Elysée, c’est l’abréviation grecque de « le lieu des Enfers où les héros et les gens vertueux goûtent au repos après leur mort ». Et les Enfers c’est l’endroit où les esprits sont retenus « comme des ombres sans force ni sentiment, pure présence d'un passé à jamais aboli et qui reprennent amèrement vie quand on les évoque ». Voilà sans doute pourquoi jamais personne n’arrive à faire quoi que ce soit quand il y habite. Pour déménager dans un lieu si spécial, certains éléments sont indispensables. Tout d’abord, il faut des escaliers. Personne n’a jamais connu un déménagement avec ascenseur. Et sans « nom de dieu de bordel de merde » en essayant de faire passer le canapé dans les escaliers, ou « aïe mes doigts, tu fais chier putain, va doucement ! ». L’ancien locataire, lui, attend en haut des marches. Et s’il descend, ce n’est pas forcément pour aider à porter quelque chose. Il fait ensuite visiter les lieux, et explique comment marchent les appareils ménagers. Souvent, il laisse des trucs. François a eu de la chance, car Nicolas lui a laissé une valise que c’est trop de la bombe, et un vieux collier doré, qu’il avait trouvé dans le grenier, mais dont il ne sait plus que faire. Enfin, le nouveau raccompagne le sortant à sa voiture, une noire comme un corbillard, puis ils se disent au revoir comme s’ils étaient copains, mais en fait le seul truc qu’ils ont en commun c’est d’avoir voulu habiter là. Et ce coup-ci c’est François qui a présenté le meilleur dossier à l’agence immobilière. Quand l’ancien locataire est parti, le nouveau se promène dans la cour en faisant le malin devant des militaires avec des costumes que plus personne ne porte depuis des siècles, pour qu’ils sachent que maintenant, c’est lui le chef, même si ses fringues sont moins marrantes. Puis évidemment c’est la crémaillère avec des potes pour montrer le nouvel appart. Le nouveau se la pète un peu, même s’il joue le modeste. Après l’apéro, il va faire un tour dans la rue, avec des motos, pour montrer à tout le monde sa nouvelle bagnole décapotable, et tant pis s’il pleut (d’ailleurs un type normal aurait fermé le toit…). Les jours suivants, il invite plein de monde, pour frimer encore un peu, et se moquer de leur appart pourri, puis très vite, il va commencer à brasser de l’air… Oui, finalement Elysée ça vient probablement d’« hélice »

Le 7 juillet 2010 à 13:00

Au secours les mots : Martin Page défend le mot "soviets"

Délivrons les mots récupérés et dévoyés!

Parce que la langue est le lieu d'un champ de bataille idéologique, il faut s'occuper des mots dénaturés ou vidés de leur sens par les politiques et les médias. Klemperer Junior invite des auteurs à les réhabiliter. Postez vous aussi vos contributions ici.Il y a des mots qui réunissent contre eux les adversaires les plus opposés. C’est en général le signe de leur importance. Les soviets (conseils) sont nés en 1905 alors que la Russie est traversée par un puissant mouvement contestataire. Les ouvriers, les paysans, les soldats se réunissent, discutent, s’organisent. Les soviets incarnent la démocratie réelle, locale, réjouissante, dans les mains de tous et pour le bien commun. Ce sont eux qui font naître la révolution de 1917. Mais ils n’exerceront jamais le pouvoir : Lénine, Trotsky et les bolcheviques prennent le contrôle du pays et massacrent ceux qui défendent encore la révolution démocratique. Comble de la barbarie, les meurtriers revêtent le nom des victimes : soviets devient un mot défiguré, il est le prétexte à la dictature, la caution de la fin des libertés.Lénine n’est pas le seul responsable de ce dévoiement : les soviets ont été abattus comme les Républicains espagnols le seront quelques années plus tard, avec le silencieux assentiment des autres grandes puissances. Si l’on a laissé ce mot être kidnappé et défiguré, c’est qu’il n’arrangeait personne, ni les tsaristes, ni les capitalistes, ni les syndicats. L’expérience qu'il donnait à voir faisait peur à tous les pouvoirs. Il y a eu une unanimité pour oublier son sens réel."Soviets" est un mot magnifique, il est comme une luciole, il palpite, on le devine, on s’en approche et il s’échappe ; pourtant il est là, comme la possibilité d’une autre organisation de la société, offerte, si nous le voulons. Les mots survivent. Ils hantent le temps et portent en eux des expériences d'une réalité passée que nous pouvons faire nôtre.Pour lire les autres contributions de Martin Page à ventscontraires.net, cliquez là Dernier roman paru : La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique (Ed. de l'Olivier) www.martin-page.fr

Le 15 avril 2014 à 09:24

Drogue : ces toxicomanes qui délaissent le crack pour Game of Thrones

C’est une information publiée à l’occasion d’une enquête sur la dépendance dans le magazine Sciences et Avenir. Selon une étude menée par l’INSERM, de plus en plus de personnes ayant recours au crack ou cocaïne purifiée, seraient en train d’abandonner leurs vieilles pratiques pour se rediriger vers une nouvelle drogue, plus audiovisuelle. Science. 3 à 4 fois plus fort Dans ce papier de vulgarisation scientifique, Michel Roucoupe, toxicologue entre la France et la Suisse, fait part de ses récentes découvertes : « Un épisode de Game of Thrones active 3 à 4 fois plus forts le système de récompense et de dépendance du corps humain qu’avec une pipe à crack pleine à craquer si je puis-je dire. » explique le professeur Roucoupe qui enseigne entre autres la chimie au lycée Steve Urkel de Neuilly-Plaisance. Cette découverte scientifique, Pascale Juquet l’a déjà faite de manière moins formelle sur le terrain, à l’association d’aide aux toxicomanes qu’elle gère dans le quartier de Stalingrad à Paris : « Si on voulait résumer, dans la tête des crackeurs, les retournements à répétition, les personnages variés et les intrigues au long court provoquent plus d’excitation sur leur cerveau qu’une brique de 2 kilos de crack. » Jean a 53 ans. Actuellement professeur émérite au Collège de France, la nuit il sort régulièrement dans la rue pour se droguer. Lui aussi raconte la « révolution Game of Thrones » comme il l’appelle si bien : « Ça fait 7 ans que je prends du crack et ça fait un bout de temps que je sens quasiment plus rien quand j’en fume. Par contre quand la bande-annonce de la saison 4 de Game of Thrones a été rendue publique, là ça m’a complètement rendu fou. J’en voulais plus. Faut dire aussi que la saison 3 s’est terminée en apothéose. » Pour les toxicomanes, cette drogue de substitution semble tout de même représenter une solution passagère même si quelques effets secondaires sont toutefois à déplorer comme le précise Pascale Juquet : « Pour les accros à GOT, il y a une prise de poids évidente à force de rester assis devant son écran. Sans parler des discussions interminables sur l’intrigue ou des débats stériles sur qui de Jon Snow ou de Tyrion Lannister est le plus sexy. Mais ça reste tout de même acceptable par rapport aux ravages physiques et psychologiques provoqués par le crack. »  conclut la responsable associative. Des coffrets blu-ray distribués dans les endroits clés Bien que tout ne soit pas rose, à commencer par un sentiment de dépendance accrue, les organisations en charge d’aider les toxicomanes incitent de plus en plus les accros au crack à jeter leurs pipes et leurs cailloux. Certaines associations, pour sensibiliser les esprits, se mettent même à distribuer des coffrets des trois premières saisons dans les squats, les parcs ou les Flunch où les drogués ont l’habitude de se rassembler.

Le 4 novembre 2011 à 13:05

« Je connais Georges Papa-andréou »

Pierre Moscovici, Radio classique, jeudi 3 novembre 2011.

Entre camarades socialistes, l’ancien ministre des Affaires européennes de Lionel Jospin doit simplement donner du « Georges » au premier ministre grec quand ils se croisent, puisqu’ils se « connaissent ».  Car pour ce qui est du nom de famille, il y a du relâché dans la formulation. Moscovici  a même récidivé à quatre reprises au micro de Guillaume Durand. Pour être honnête il n’est pas le seul à prononcer « Papa-andréou » au lieu de « Papandréou ». Attirance pour le syllabisme impair plutôt que pair ? Pulsion des profondeurs faisant resurgir l’appel existentiel des premiers mois ? Le vrai papa de Pierre Moscovici, psychanalyste renommé, doit avoir des idées sur le sujet. Une interprétation politique suggèrerait que la Grèce athénienne ayant enfanté la Démocratie, il est logique de conférer des attributs paternels à celui qui la gouverne des siècles plus tard. Pour autant le premier ministre en question serait de sexe féminin, y aurait-il tant de dérapages verbaux ? « Mama-andréou » ce serait trop. (Et top !) Une autre explication serait que jusqu’à ces derniers mois où la Grèce a mis le feu à l’euro, on s’en tapait un peu de la politique intérieure hellène chez les collègues français. Georges Papandréou  c’était comme un Rastapopoulos d’avant Spielberg. Ça va être coton quand la Pologne sera en passe de sortir de l’euro (après avoir adopté la monnaie unique bien sûr…), avec les noms propres sans voyelles de ses dirigeants !

Le 23 septembre 2015 à 10:26
Le 24 mai 2014 à 10:06

Les années 80 : Papa Seaver, papa douceur

Des Ingalls aux Soprano : Quoi de neuf docteur ? #2

1981, un vagabond bodybuildé arrive dans une petite ville de montagne et demande à un shérif aux idées arrêtées « de pas le faire chier, sinon il va avoir une guerre comme il en a jamais vu !» et tient parole. Reagan et l'effacement 1985, Ronald Reagan est en poste depuis quatre ans. Son plus grand tour de force : avoir redoré l’appareil politique et la figure présidentielle (ce qu’aucun des prédécesseurs de Nixon n’a réussi à faire). Sa façon de faire ? Etre le plus effacé possible. En gros, Reagan, c’est simple : en politique intérieure, c’est le désengagement total : baisse d’impôts pour favoriser la libre entreprise, le dollar est de nouveau indexé sur l’or. Bref, on tente d’éponger les retombées du second choc pétrolier en encourageant tous azimuts l’ultralibéralisme. On rend aussi une plus grande autonomie aux politiques sociales des Etats (du coup, certains Etats sudistes reviendront à quelques petites traditions de derrière les fagots, sous forme de promesses électorales fort heureusement jamais tenues). Question politique extérieure, c’est simple : l’endettement américain va atteindre des records, presque uniquement pour des dépenses militaires.   1985 voit deux évènements encore. D’une part, notre vagabond bodybuildé qui purgeait un peu de taule pour avoir fait une « guerre qu’était pas la sienne », décide de repartir au Vietnam avec un arc, un couteau et un gros flingue. Mais aussi le 24 septembre 1985 débarque sur nos écrans la famille Seaver, dans l’emblématique sitcom : « Quoi de neuf docteur ? ». Desperate Houseman  En résumé, le docteur Jason Seaver (Papa Seaver pour nous), psychiatre new-yorkais rapatrie son cabinet dans sa maison de proche banlieue lorsque sa femme décide de reprendre sa carrière de journaliste et qu’il faut bien quelqu’un pour surveiller les mômes.   La famille Seaver compte donc cinq membres (un sixième arrivera sur la fin ; tentative un peu grossière de relancer le show qui durera, tout de même, 166 épisodes).   Papa Seaver : le psychiatre quelque peu desperate houseman (on y reviendra).  Maggie : que l’on aimerait appeler Maman Seaver, mais la vérité c’est qu’elle est surtout en train de relancer sa carrière et que bon, sa famille, oui, mais de loin…  Mike : l’aîné, intelligent et magouilleur qui passe sa vie à monter des embrouilles improbables et qui réussit généralement toutes ses entreprises (souvent on lui indique que moralement c’est douteux mais dans le fond c’est le résultat qui importe).  Carol : la fille, intello brillante et presque politisée (faut pas déconner non plus; ça serait une lointaine cousine de Lisa Simpson, à la rigueur).  Ben : le petit dernier, coureur de jupons, un peu con et qui se voudrait magouilleur comme son aîné, mais qui rate tous ses coups… (il souffrira un peu plus de ses magouilles puisque le but est rarement obtenu par ce biais ; on pardonne la méthode, pas l’échec quoi…). Papa Seaver n'est pas Papa Ingalls  Bon là encore la famille Seaver va se reposer sur Papa Seaver. Cependant, Papa Seaver ce n’est pas Papa Ingalls. Papa Seaver c’est un psy, il observe et écoute de loin, voit que chacun ne prend pas nécessairement le bon chemin mais se doit de laisser « vivre ». Attention, Papa Seaver n’est pas un impuissant, tout au contraire. Papa Seaver sait ce que chacun devrait faire pour que tout aille bien. Mais voila Papa Seaver préfère que chacun se forge sa propre expérience et en tire les conséquences (enfin, là, souvent, il doit quand même un peu expliquer, parce que hormis Carol l’intello, les deux autres s’en foutent assez des conséquences). Bref, Papa Seaver laisse chaque individualité s’exprimer, il n’est là que pour maintenir la cohérence du groupe.      La structure de la série est simple :   - Ben, Carol, Mike ou Maman Maggie (plus rarement quand même) vont chacun être confrontés à un problème dans l’épisode (quelques thèmes graves seront abordés mais, dans l’ensemble, ça reste léger).   - Papa Seaver observe de loin sa marmaille faire son chemin, voit qu’ils/elles vont se planter.   - Ils/elles se plantent et Papa Seaver fait un hug et on passe à l’épisode suivant…   Les problèmes de la famille Seaver sont toujours internes. C’est bien simple,  le monde extérieur n’existe pas ! Et lorsque de temps en temps l’extérieur réussit péniblement à faire une percée, c’est sous l’identité de Luke Brower (interprété par un jeune Leonardo Dicaprio encore loin du loup). Luke est un enfant des rues, élevé par de violents alcooliques. Diantre, voila un challenge pour un psychiatre ! Solution : l’assimilation. Oui, pour soigner le p’tit Luke, un peu tout fracassé, les Seaver l’adoptent. On est d’ailleurs en 1988, date à laquelle quelque part dans un monastère thaïlandais, notre vagabond qui s’est mis au zen, décide de partir en Afghanistan dézinguer du russe qui emmerde de pauvres montagnards. C’est toujours pas sa guerre mais il est généreux le vagabond.      Un puits de sagesse auquel personne ne vient s'abreuver Pour les Seaver, c’est simple : la famille n’est pas le problème mais la solution. Papa Seaver donc père progressiste et non interventionniste accepte de huguer tout  le monde, il suffit de faire partie de la famille et tout le monde peut être de la famille si il en émet le désir.   Notons d’ailleurs que le hug garde sa fonction d’unir le groupe ici encore, sauf qu’il n’est pas une sorte de rituel mystique, simplement la façon dont Papa Seaver signifie à l’autre « tu t’es planté, t’as besoin de moi et je suis là ».   Bref, Papa Seaver, reste encore le ciment de la structure familiale, il est encore le puits de sagesse qu’était Papa Ingalls. Seulement plus personne ne veut venir s’y abreuver et ça, Papa Seaver l’a bien compris et ne compte forcer personne. Il est une sentinelle inébranlable et pétrie de bons sentiments et d’indulgence.     Et puis là, débutent les années 90 : Clinton est élu président, notre vagabond bodybuildé disparait soudainement (une légère déprime sans doute liée à ce nouveau président). Papa Seaver s’accroche, il a une nouvelle petite fille, mais bon c’est les années 90 : Kurt Cobain se fait exploser, le monde découvre que Bill aime à savourer son havane à sa façon. Les premières grandes vagues « complotistes » émergent (la guerre dans les Balkans c’est pour nous faire oublier l’histoire du cigare assureront certains).   Bref, Papa Seaver est totalement dépassé et disparait. Remplacé quatre ans plus tard par Papa Soprano. (A suivre) > Première partie : Les années 70, Papa Ingalls et le Hug

Le 24 juin 2010 à 16:07

Della Monna Lisa al Cavaliere della Notte

Réponse aux textos de Pierre Notte à Mona Lisa

Treize messages reçus.  Archivés. Tredici piccoli testi en mémoire dans ma petite boîte noire. Treize, nombre étoilé au ciel mathématique, mon chevalier de la nuit.Pourquoi répondre ? Si tu m’avais vraiment regardée, tu aurais vu ce que cachaient mes mains abandonnées sur mon giron. Si tu m’avais observée, tandis que d’un coup de pouce tu expédiais tes messages, tu aurais vu s’abaisser mon regard, s’entrouvrir discrètement mes doigts. A chacune des treize fois, tu aurais perçu le frisson sur ma peau à l’apparition de ton nom. Tu aurais vu se creuser mes fossettes et se fendre mes yeux. « Regardez ! Elle sourit ! », s'extasiaient les convenus. « C’est moi qu’elle regarde ! », clamaient les vaniteux. Non je ne répondais pas. Je cherchais par-delà le troupeau moutonnant ta silhouette fébrile. T’apercevais me regardant mais ne me voyant pas. D’ailleurs tu étais souvent en compagnie. Gérard Philipe, Catherine Deneuve, des journalistes, deux petites dames du Nord… Rarement seul.Alors… Garce ? Non ! Juste une ragazza comme une autre, un peu sage, un peu folle, un tantinet perverse. Tu m’en veux, n’est-ce pas, d’avoir publié mon courrier intime, et toi seulement en page 117, entre Valmont et Sibleyras ! Tu ne supportes pas d’être un parmi d’autres ! Petit garçon… Mais si j’avais répondu, je n’aurais plus reçu ton désarroi, tes impatiences, tes menaces et tes serments ! Nous nous serions perdus à parler pour ne rien dire que des banalités.Pourtant, je romps l’omerta aujourd’hui. Parce que j’ai peur. Oui, moi, la Gioconda ! Peur qu’un jour tu ne te lasses, ne te taises à ton tour. Peur de ne plus sentir vibrer tes mots et que meure à jamais mon envie de sourire quand je pense à toi.> voir Pierre Notte "Textos restés à ce jour sans réponse à madame Lisa" 

Le 3 janvier 2012 à 08:55

Maman !!!

Il est une question cruciale insuffisamment posée en cette période post festivités : que faire des cadeaux inappropriés ? La FNAC a la solution. Sur la page d’accueil de son site, elle vous donne un ordre clair, en lettres capitales et en orange : « REVENDEZ VOS CADEAUX ». Pour nous déculpabiliser de vouloir tirer profit de la chose, l’entreprise nous explique que ce n’est pas notre faute, car, au choix, et toujours en gros et en orange : « JE L’AI DEJA ! » ; « JE L’AI EU EN DOUBLE ! » ; « EN TRIPLE ! » ; « JE N’EN AI PAS BESOIN ! » ; et attention, on nous garde le meilleur pour la fin : « MAMAN S’EST TROMPEE ! » Ce dernier point d’exclamation est lourd de sens, on sent qu’il contient des précisions qui  démangent, du genre : « cette conne » ou bien « comme d’hab’ ». De plus, Maman étant la seule à être incriminée, on se dit que ce n’est pas Papa qui commettrait une telle bévue. Car pour ceux qui l’ignorent, la FNAC ne vend ni du maquillage ni des couches-culottes, mais des trucs super compliqués comme des téléphones, des livres, des DVD, des ordinateurs ! Pour comprendre leur fonctionnement, il faut en avoir fait des études. Voilà pourquoi Maman, non contente de claquer l’argent du ménage et de courir les boutiques avec ses copines pendant que Papa travaille, Maman donc, cette pétasse, n’est même pas foutue de choisir un CD ! Et ça ne s’arrange pas. On me dit que Maman aurait hurlé « Joyeuses Pâques ! » à ses proches le 1er janvier 2012 à 0h00. Bref, Maman « craint ». Or n’oublions pas une chose, c’est que Maman va voter en mai 2012. Vous imaginez, si elle glisse dans l’urne sa liste de courses au lieu du bulletin gagnant ? Personnellement je ne vois qu’une issue, en orange et en gros dans le texte, avant qu’il ne soit trop tard je vous en supplie : « REVENDEZ MAMAN ! »  

Le 22 juillet 2012 à 11:13
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