"Quand j'étais petite, mon père m'expliquait que le Sahara gagnait déjà un kilomètre par an."
Marine Le Pen, France 2, jeudi 23 février 2012
Après un tel aveu on comprend mieux que la
fille Le Pen fasse commerce électoral de l’invasion arabe qui menacerait notre
civilisation. Désertification-islamisation : même combat ! Tout se tient dans l’esprit lepénien où
il faut retenir que ceux qui ne croient pas aux dangers intrusifs venus du sud,
sont les même qui gobent les balivernes des « prêtres et évêques du
changement climatique. »
C’est une facette méconnue du projet FN qui a été présentée lors de l’émission
« Des paroles et des actes » marquée surtout par la bagarre entre
Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, où celle-la se l’est jouée Sainte Blandine martyrisée
par le tribun païen. Chez les Le Pen on est ainsi « climato-sceptiques »
de père en fille. Mais s’il y avait eu un flux migratoire esquimau aux
frontières, le FN aurait-il dénoncé la fonte de la banquise sous l’effet des
émissions de gaz de serre ?
Voici en tout cas une recrue pour l’Internationale des hystéro-chrétiens du parti
républicain américain et des pétro-islamistes d’Arabie saoudite, virulents
climato-sceptiques qui partagent la même foi dans les dividendes pétroliers.
Aussi la croisade de Marine vise-t-elle désormais à délivrer le paysage des
« immondes » éoliennes qui prétendent nous préserver d’un monde de
« brut », ce qui ne va pas sans paradoxe puisqu’elle est aussi adepte
du tout-nucléaire. Le Pen présidente c’est l’assurance d’une marée noire en
guise de cerise sur le tsunami de Fukushima.