Philippe Mouchès
Publié le 22/12/2014

Les rébus impossibles #2


Trouvez la solution et gagnez un cadeau

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Peintre
Fondateur et théoricien du Divisionnisme Périgourdin
Membre de l'Oupeinpo

http://doublevue-mouches.blogspot.fr/

 

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Le 28 octobre 2015 à 09:23

La beauté du sport amateur

Au bout de trois tours, j'avais fini par comprendre qu'il s'agissait de prendre la balle et de la passer à son voisin. Elle était un peu plus petite qu'une balle de hand, mais très lourde. De loin, elle donnait une impression de souplesse, mais au toucher, elle était d'une matière s'approchant du formica. Elle passait de mains en mains, un peu comme un témoin dans une course de relais. Nous faisions des pas chassés autour de ce qui ressemblait à un but de football.Il n'y avait aucune urgence, aucune pression, aucun élan. Personne ne tentait de marquer, ça ne devait pas être l'objectif. L'ambiance était à la désinvolture. Les membres des équipes (il y en avait manifestement trois, puisque les uns portaient un t-shirt bleu, d'autres un t-shirt vert, et les derniers des protège-tibias jaune) affichaient un air de détachement, voire de dédain à l'égard du jeu. C'était tellement ostentatoire que je me mis à croire qu'ils obéissaient là à une des règles. Alors j'ai fait la moue – j'ai senti une forme de contentement de la part des Verts, dont je faisais partie. En tout, on comptait seize joueurs.Tout le monde parlait à mi-voix, je ne distinguais pas grand chose. Il n'était pas question du match que nous étions en train de jouer, c'est sûr. J'étais le seul sans moustache.Il y avait un arbitre, placé à une cinquantaine de mètres de nous sur le terrain vague (nous nous trouvions sur un long espace en extérieur, moitié boueux, moitié herbu). Il portait un mégaphone à sa bouche régulièrement. "200 !", cria-t-il. Puis : "145 !". Il se passa un long moment encore avant qu'il répète : "145, j'ai dit !". Selon ce que je constatais, les joueurs ne modifiaient pas leur comportement, ni le rythme ni rien.D'autres projectiles entrèrent soudain dans le jeu, sans que je comprennent d'où ils venaient. En lieu de balles, il fut plutôt question de billes en métal. Quelqu'un les projetait sur nous à toute force, alors qu'on continuait les pas chassés. Aucun mouvement d'esquive de la part des joueurs. Rapidement, ils se mirent à saigner, des ecchymoses, des plaies. Des arcades sourcilières éclatèrent, je me protégais comme je pouvais, tout en continuant de passer la balle à mon voisin.L'arbitre agita une clochette à l'autre bout du terrain. Aussitôt, les Bleus exultèrent, sauts en l'air, chant de victoire. Les Jaunes se congratulèrent chaleureusement. Les Verts n'étaient pas mécontents non plus. "On a fini troisièmes, pas mal", me glissa un coéquipier qui pansait son genou. Bon esprit, me dis-je. On se donna rendez-vous à l'année prochaine.

Le 31 mai 2011 à 08:22

Concours "Orgueil", nous avons une gagnante : Cécile C.

"Orgueil, poursuite et décapitation (comédie hystérique et familiale)" de Marion Aubert

Nous n'aurions jamais imaginé nos lecteurs si timides. Noyé sous une masse de torchons vaguement présomptueux et cliniques, d'où l'orgueil pur, joyeux et insouciant était aussi absent qu'au sein du système lymphatique d'un animal domestique, notre jury déprimait. Nous allions balayer, dissoudre et remettre les places en vente, quand une ultime missive nous parvint. Celle de Cécile C., notre gagnante, dont voici la prose allègre. Cécile vos deux invitations vous attendent donc au Théâtre du Rond-Point le samedi 4 juin à partir de 20h30. Voici son courrier :"Que ne ferait-on pas franchement pour obtenir 2 places gratuitement, obliger un être supérieur comme moi à se vendre de la sorte, sortir du placard  !! Montrer patte blanche, faire savoir, à tout le monde, tel un vulgaire étudiant d'HEC, moi qui suis douée, non pas sur-douée d'INTELLIGENCE, c'est bien simple c'est moi qui ai inventé l'intelligence, je déborde , je dégouline d'intelligence à ne plus savoir qu'en faire !! Pas besoin, de le proclamer à tout va, je me suis proclamée LA fille intelligente, pas besoin de le répandre à la populace, cela se lit sur mon visage. Les gens dans la rue se retournent sur mon passage, béats d'admiration et s'exclament, "Enfin, nous avons croisé une fille vraiment brillante". Lorsque j'ouvre la bouche, mon auditoire s'agenouille devant moi, ébloui, par la lumière de mon génie ! Excusez-moi mais il m'a fallu, un effort immense pour écrire ces quelques lignes parce même ne me connaissant vous devriez savoir que je suis la MIEUX, pas besoin d'envoyer ce mail comme le tout venant !!! Et en plus, si vous saviez comme je suis BEEEELLLE, mais là non, je ne vous ferai pas ce plaisir d'en dire davantage, je n'ai plus la place ! Estimez-vous encore heureux d'avoir reçu un mail d'un esprit vraiment exceptionnel comme le mien ! Bon, pas la peine, j'ai gagné, c'est ça j'ai les places ??? Vous avez mon mail, de toute façon, à très vite !" Cécile C.

Le 16 mai 2011 à 11:55

Concours Semianyki, nous avons une gagnante : Virginie T.

Le lècheculisme a triomphé ! Le 7 mai dernier, nous vous proposions de nous tresser des lauriers pour nous convaincre de vous offrir deux places pour le sublime spectacle des Semianyki et nous avons pu constater que vous étiez de redoutables experts en la matière. Parmi le flot sirupeux de messages aussi dithyrambiques que flagorneurs, notre jury a décidé de sélectionner la sympathique Virginie T. (lisez donc ceci à haute voix, ça pourrait vous amuser autant que nous) pour son émouvant compliment parfaitement intéressé. Elle aura donc la chance et le privilège de découvrir à la fois le Rond-Point et le spectacle des Semianyki. Elle nous a bien ciré les pompes, là voilà logiquement vernie.Bonjour à vous, équipe de ventscontraires.net. Ce mail fait suite à votre sollicitation ouverte de cirage de pompes (article publié le 7 mai dernier). Ma démarche est donc simple : vous convaincre que je mérite plus que d'autres ces deux places offertes. Moultes possibilités s'offrent donc à moi : vous stimuler par des photos dénudées (mais finalement non), vous donner un pot de vin (peu logique ici), vous supplier platement de m'offrir ces places (ce n'est malheureusement pas vraiment mon genre)... Je finis donc par penser que je vais simplement opter pour une solution simple : celle de la dérision, merveilleusement bien choisie et amenée, par vous-même, dans cet article (premier crachat sur vos chaussures). J'y mêlerai un peu de compassion, en vous parlant de mon statut de stagiaire dans le milieu culturel, ne me donnant pas accès aux invitations et autres places gratos bling bling (sentez-vous ce délicat mouvement de chiffon sur vos chaussures ?), et puis surtout de l'honnêteté, en vous avouant que je ne suis encore jamais venue au théâtre du Rond-Point et que ma soif de culture doit être apaisée par ce merveilleux endroit (ne cachez pas votre joie, oui, vos chaussures sont encore plus étincelantes qu'à l'achat ! ). En vous remerciant d'avoir lu ces quelques lignes vénales. J'espère au moins vous avoir fait sourire, et en vous souhaitant une bonne journée, j'espère très fort pouvoir vous dire "à bientot !" Virginie T.

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