Isabelle Cousteil
Publié le 28/01/2015

Je suis Monna Charlisa


Je regarde le monde et je me marre

Je regarde le monde

Et le monde entier me regarde

J’intrigue, j’inquiète, je provoque...

Pas besoin de grand chose pour

Qu’on lapide, qu’on canarde, qu’on rapte : j’ai disparu, réapparu.

Je vis derrière des vitres pare-balles, avec gardes du cadre et cordons de sécu.

Mais vous savez quoi ? J’ai 500 piges et je suis toujours là et je vous regarde droit dans les yeux, sans ciller !

Tout le monde se demande pourquoi je me marre ?

Eh bien je vais vous le dire :

Parce que Léonardo et tous les rigolos qui parlent avec leurs pinceaux et leurs crayons,

Ils font la "une" du monde depuis Lascaux.

Au début
Montmartre. Théâtre au biberon. Pose des lapins à la télé. Parle à l’oreille des chevaux, moins à celle des hommes.

Après
Joyeuse Khâgne et festoiement. Fonde son agence d’ingénierie culturelle. Collectionne les prix et entre au Panthéon.

Ensuite
Passe à la grande entreprise, y sème l’Archaos. Ecrivaille. Reprend sa liberté.

Depuis
Reçoit le prix « Littérature – expression de vie 2009 ». Répond à des lettres adressées à Mona Lisa.
Laisse Triartis fouiller dans ses papiers et publier « Quand les loups avaient des plumes » et « Cyrano ou la maladie de gloire ».

 

Plus de...

Isabelle Cousteil

 ! 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 3 septembre 2015 à 11:35

Ça va pas être long

Les informations qui suivent sont issues d’un rêve que j’ai fait. J’ai décidé de les rendre publiques après avoir rêvé que le rêve précédent était prémonitoire. «Innover sans cesse», telle pourrait être la devise de ces chercheurs californiens qui viennent de mettre au point la première machine à arrêter le progrès. Un nouveau mode d’exploration spatiale fait son apparition, alliant économie et distinction : la fusée à porteurs, basée sur le principe de la chaise du même nom. La question de la répression de la délinquance chez les jeunes est enfin  tranchée. Toutes les femmes accoucheront en prison, leurs enfants pourront éventuellement être libérés plus tard pour bonne conduite. Le remplacement du téléphone par la télépathie a deux conséquences : la disparition la fameuse phrase « Ne quitte pas, je te le passe» et l’interdiction faite aux automobilistes, pour des raisons de sécurité, de conduire avec leur cerveau, lequel doit être rangé dans la boîte à gants. L’augmentation de l’espérance de vie crée des embouteillages dans les grandes villes. Heureusement, les progrès de la génétique permettent désormais de réguler la pousse des ongles et de la barbe. On passe plus de temps en voiture, mais on en perd moins à se couper les ongles et à se raser. L’euthanasie est autorisée non seulement pour soulager la souffrance des personnes atteintes de maladies dégénératives incurables, mais aussi pour libérer des appartements. Après la découverte du gène de la mauvaise foi, les personnes vivant en couple se le font neutraliser et se séparent peu de temps après tellement ils s’ennuient. Les divorces sont sources de disputes, chacun insistant pour prendre les torts à sa charge.

Le 17 décembre 2015 à 08:24

Nous irons à Valparaiso

« C'est ton téléphone qui vibre, ou ton pacemaker qui est content de me voir ? » - la Ville Lumière avait su me guider vers un de ces sous-bois romantiques dont elle avait le secret. La dame posée sur mes genoux depuis quelques secondes trouvait les mots pour me remonter le moral. Elle me proposa un verre de champagne tiède, j'y vis un rituel d'accueil. Elle mit sa langue dans mon larynx, la précision anatomique vous surprend, mais moins que moi. « Je suis amoureuse », ajouta-t-elle sitôt ressortie, « il va faire de moi sa chose, voilà ce que je me suis dit quand tu as passé le rideau en lamelles plastiques de l'entrée ». J'étais au Cagibi, un bar de quartier conseillé par le gardien de nuit de l'Hôtel Le Clin d'œil où j'était descendu au hasard. « Ne demandez pas à voir Gigi », avait-il précisé, « ce n'est pas la peine ». Il devait tenir d'une grand-tante médium, parce que précisément Gigi était là, à califourchon sur mon Levi Strauss, une nouvelle bouteille pétillante dans la main – mais où était passée la première ? « Et de trois ! », s'exclama Gigi en la brandissant. Les mathématiques n'étaient pas son truc, la pauvre chérie. Je t'apprendrai l'algèbre, je serai ta chance, pensais-je. Je n'arrivais pas à savoir qui de Moët ou Chandon avait ce pouvoir euphorisant. Dehors, il faisait sombre. Nuit battante, les basses à fond sortant de tous les orifices de la rue. Les néons violets, orange, verts semblaient clignoter sur ce rythme infernal. Des gens entraient sans arrêt, et disparaissaient à l'étage d'où il ne redescendaient jamais. Gigi : « Qu'est-ce qu'on fait mon gros loup ? On se marie tout de suite ? Dis-moi oui dis-moi oui dis-moi oui ! ». Je regardai ma montre : disparue. « Et en plus je suis prestidigitatrice », souria-t-elle. Je repris du champ' éventé, je demandais qu'on y glisse des glaçons, et même là, dans le plus craspec des établissements, ça choquait. J'insistai auprès de la moustache qui servait derrière le bar, et je descendis tranquillement la bouteille. Et encore. Et encore. Le rimmel s'affaissait, Gigi se fatiguait à jouer à Gigi. Elle reposait sa tête sur ses bras croisés, sur le comptoir gras de cacahuètes. Je saisis ma dernière chance. La piquette à bulles me donnait de l'élan, je montai sur le zinc. « Gigi, ma Gigi », lui hurlai-je. Elle sursauta. « Viens, je t'emmène ! On prend l'air, définitivement ». Moustache saisit un objet long sous son évier. Gigi me faisait des signes, et les grands yeux. Mais je sentais bien qu'elle attendait la suite, même quand elle a dit : « Quel crétin, çui-là, je l'ai tout suite senti ». Alors j'ai repris : « Gigi, ma Gigi, demain matin ! Aux aurores, premier vol pour Valparaiso ! Ça sonne, non, Valparaiso ? Ça sent meilleur que le Cagibi ? On refait notre vie, amor des mis amores ! ». J'avais entendu ça dans une vieille chanson... Pan.   Oui, ça a fait pan. Ou pouf. Un bruit mi-dur mi-mou, qui a éteint la lumière. Quand celle-ci est revenue, elle était si vive qu'elle entrait en résonance avec le battement de mon sang dans ma boîte crânienne. Les yeux mi-clos, je pris conscience que j'étais allongé sur un trottoir, en plein jour. Je constatai que mes poches étaient vides. J'en sortis seulement un bout de papier froissé, sur lequel je lus : « Billet pour Valparaiso. Aller simple. Gros bisous. G. »

Le 17 mai 2011 à 08:15

Soubrette

Que Dominique Strauss Kahn ait droit à la présomption d’innocence face aux accusations gravissimes portées à son encontre, c’est normal, et légal. Et même, c’est sain. Mais que la femme de ménage qui l’incrimine n’ait, elle, pas droit à la présomption du traumatisme subi, là il faut qu’on m’explique. Depuis dimanche, pas un mot sur elle dans les médias français, ou dans la bouche de nos politiques (à l’exception notable de Jean-Luc Mélenchon) sollicités en boucle sur ce qui est d’ores et déjà devenu « l’affaire DSK ». Pourquoi ? Si les faits qu’elle reproche au patron du FMI sont avérés, ne peut-on pas légitimement supposer que cette femme souffre des conséquences d’une telle agression ? Ne peut-on avoir une pensée pour elle, sans pour autant tirer à boulets rouges sur son agresseur supposé ? Certes ils ne sont que deux à connaître la vérité, mais pourquoi parler toujours de lui, jamais d’elle ? Pourquoi la tenir à l’écart de nos colonnes médiatiques comme on le ferait d’une maladie honteuse ? D’ici à ce qu’on retombe dans les travers habituels dès lors qu’il y a viol ou soupçon de viol, sur l’air de : « elle l’a cherché, elle l’a piégé », il n’y a qu’un pas. Espérons qu’il ne sera pas franchi, avant que la lumière ne soit faite sur cette lamentable histoire. Gageons que si elle n’était pas femme de ménage mais femme de pouvoir et/ou d’argent, nos journalistes et politiques nationaux se souviendraient qu’elle existe et que derrière sa plainte se cache un être humain, qui ment peut-être mais qui peut-être aussi dit la vérité. Mais elle est soubrette, et la France s’en fout. Car il ne fait pas bon être pauvre et sans grade dans notre beau pays. On le savait. Mais ça va mieux (du moins moi je vais mieux) en l’écrivant.

Le 10 novembre 2013 à 08:06

Les chimères sont parmi nous

Les progrès du futur #8

A partir de 2013, l'hypothèse commença à se répandre parmi les biologistes. Au début, le pouvoir tenta d'étouffer la rumeur. Certains grands scientifiques disparurent mystérieusement à cette époque, on fit même croire à la mort naturelle d'Albert Jacquard. Mais ce fut peine perdue et l'information finit par filtrer : beaucoup d'humains sont des chimères, portant plusieurs ADN différents. De nombreuses mères en particulier portent celui de leurs enfants en plus du leur. Quand Ségolène Royal fit son coming-out sur le sujet, on n'y fit pas trop attention. Mais d'autres célébrités suivirent, dont, pour certaines, on doutait qu'elles eussent même un seul ADN complet. Finalement l'idée fut largement relayée par la presse. Ce fut un cataclysme. Si chacun pouvait porter plusieurs ADN, la médecine légale perdait un de ses outils d'identification les plus fiables : la diffusion de la série « Les experts » fut stoppée net dans un gigantesque scandale, au motif que ça n'était « plus crédible ». Des centaines de prisonniers virent leurs dossiers rouverts, ce qui acheva d'engorger le système judiciaire. Mais surtout, la découverte acheva de brouiller les frontières de l'humain : si nous gardons en nous un peu de notre mère, si les deux kilos de microbes que nous avons dans le ventre font partie de nous, si nous portons des prothèses sous la peau, l'humain ne colle plus à l'image simple d'un sac étanche dont le mode d'emploi est enregistré sur ADN. Que sommes-nous alors ? se demanda-t-on. Une ville avec des entrées et des sorties, des bouchons et des espaces verts, des glissements de terrain et des zones industrielles ? Un biotope avec des centaines d'espèces, comme un paysage de moyenne montagne ? Un métaréseau chimio-électro-psychologique ? Le penseur prothète Bernabé Fakebum résuma ces doutes dans sa légendaire formule : « La seule certitude désormais, c'est que l'humain est une construction bioculturelle. »

Le 2 septembre 2010 à 11:25

"Seul l'avenir est un pays supportable" 3

Un film cadavre-exquis inauguré par Régis Jauffret

Mon plan pour le film en cours de montage : Jón Fejoz, glacier des Grands-Montets, Août 2010 (Aiguille verte – les Drus)Les glaciers, qu’ils stagnent, avancent, grincent ou explosent, me dérangent de plus en plus. Les glaciers, c’est du temps contenu, concentré, du temps qui nous pète à la gueule sans qu’on ne puisse rien y faire, du temps qui nous renvoie à nos incapacités, à nos limites humaines.Trente-cinq, c’était il y a trente-cinq ans pendant l’ascension de l’Aiguille Verte par le glacier des Grands-Montets. Trente-cinq ans, une broutille. Le 27 août 1975, après quatre heures d’escalade, j’ai coupé la corde. Au bout de la corde, il y avait Jón. Je vous le dis à vous parce qu’aujourd’hui, plus personne ne s’y intéresse. Jón était suspendu dans le vide, les jambes broyées, sans casque. Son bras droit n’était retenu que par son anorak, son corps semblait dispersé autour de la colonne vertébrale retenue au niveau des reins par le baudrier. J’ai coupé la corde, Jón est tombé directement dans la rimaye, dans la zone de fracture du glacier, dans la première crevasse, une crevasse de soixante mètres.Les glaciers, c’est du temps en mouvement, du temps sinueux et perfide, du temps qui nous néglige. Depuis 35 ans, la zone de fracture du glacier se déplace, se contracte, s’agrandit. Elle ne me lâche jamais, je lui appartiens. Même quand je m’éloigne, quand je sors de la vallée, elle vient me chercher. Parfois, en hivers, elle s’efface derrière d’épaisses couches de neige. Alors seulement, je peux penser, au moins un instant, que les glaces n’en ont rien à faire de moi.

Le 16 octobre 2015 à 08:59

Mon sport favori : la guérilla urbaine

À l’instar de certains compagnons de route et déroutes de ventscontraires, j’abhorre le sport [1]. Mis à part le catch d’antan lorsque c’était en vrai direct télé que l’Ange Blanc et le Bourreau de Béthune rentraient dans le lard des très méchants Bollet et Delaporte. Je ne vais pas pour autant vous causer catch. C’est à mon autre sport préféré que je vais tresser de gloupitantes couronnes : la guérilla urbaine. Rien à voir bien sûr avec les répugnants barouds de déshonneur économico-religieux, les guerres saintes du jour relevant de la plus dégueulbif barbarie (et auxquels il convient d’opposer les guerres à base de petits pâtés à la crème préconisées par Charles Fourier). Le sport de combat qui continue à m’enflammer, c’est la guérilla urbaine à la Marighella (mais pas à la Mao, à la Castro ou à la Giap qui visaient une dictature sur le prolétariat). On ne parle plus guère de nos jours du « bonito garoto » (beau galopin) Carlos Marighella dont le Manifeste du guérillero urbain, de la trempe des écrits stratégiques de Clausewitz et de Machiavel, sorti au Seuil en 1970 et aussitôt interdit, fut pour lors féeriquement réédité à la fois par 22 maisons d’édition française hostiles à la censure [2]. Voici sa très sportive histoire et voici pourquoi j’aime le zigomard. Né à Bahia et bientôt réputé fada à l’École polytechnique parce que, même aux examens, il rédige ses copies en vers libres, Carlos Marighella, que la presse libérale accusera plus tard de n’écluser que du punch glacé et d’être un véritable larron d’amour, « organise des grèves quand il n’est pas en prison », raconte Conrad Detrez. En 1964, alpagué par des cognes dans un cinéma au lendemain d’un coup d’État, il tente de mettre les voiles mais il reçoit trois balles en plein caisson. Ce qui accélère sa rupture avec les buveurs d’eau tiède du Parti communiste italien et avec tous les autres « caméléons du socialisme », selon l’expression du pamphlétaire anar Adolphe Retté. O Prêto (Le Nègre), comme on le sobriquette dans les sertaos, rejoint alors la guérilla clandestine qui, en l’espèce, élit comme terrains d’entraînement des crédits fonciers, des « prisons-pourrissoirs » (comme disait Mesrine), des haciendas de galetteux ou des chambres d’hôtel d’huiles yankees. C’est aussi en ces moments-là qu’il frigousse son Manifeste du guérillero urbain aimanté par le mot de désordre-clé de Durruti : « Camarades, précipitons les événements ! » Diablement éperonnés par le brûlot de Marighella se constituent des groupes d’actions plutôt maos-guevaristes auxquels se rallient de nombreux déserteurs surgissant parfois aux volants de fourgons militaires bourrés d’armes et de munitions ou aux commandes d’avions de chasse. En coordination aussi avec des pistoleros autonomes réprouvant, eux, toute forme d’autoritarisme marxiste-léniniste ou autre, Marighella et ses comparses de plus en plus nombreux déclenchent leurs principales attaques entre septembre 1968 et 1969. lIs envoient ad patres leur ennemi-juré, le capitaine Charles Chandler de la CIA, se rendent maîtres de stations-radios pour y carillonner des proclamations révolutionnaires, relaxent des compañeros bouclés dans la prison de Rio, kidnappent l’ambassadeur des States Elbrick qu’ils échangent contre quinze des leurs et contre une lecture radio-télévisée mettant en pétard le pays, et visitent une centaine de banques [3]. « Le produit de ces expropriations est destiné à l’apprentissage et au perfectionnement technique du guérillero, à l’achat, à la fabrication et au transport des armes et munitions destinées au secteur rural, à l’organisation du réseau de sécurité des révolutionnaires, à la subsistance quotidienne des combattants, en particulier des camarades évadés, blessés, pourchassés. » « Comment envisagez-vous de continuer la guérilla urbaine ? » demande Conrad Detrez au Prêto dans le n°3 du mensuel Front. « On peut faire un tas de choses : kidnapper, dynamiter, descendre les chefs de police, en particulier ceux qui font torturer ou assassiner nos camarades. Nous souhaitons que l’armée brésilienne acquière l’armement le plus moderne et le plus efficace car nous le lui déroberons. Et puis, on peut également saisir le bétail et les vivres des grandes haciendas pour les donner aux paysans. Par ailleurs, les ouvriers mariés, pères de famille, peuvent très bien saboter les machines, fabriquer en secret des armes, détruire le matériel. Vous avez certainement remarqué que nous annonçons souvent quelles seront nos prochaines actions. C’est à dessein. L’ennemi sait ce que nous ferons mais il ne sait ni où, ni quand, ni comment nous le ferons. Nous avons ainsi toujours l’avantage. Pour l’ennemi, c’est un des aspects les plus infernaux de la guerre révolutionnaire. » Le 4 novembre 1969, à Sao Paulo, « l’ennemi public n°1 de la dictature et de l’impérialisme » (titre qu’il s’est crânement conféré à lui-même), après avoir sifflé un dernier punch glacé, se fait mettre en perce par 80 sulfateuses de la DORS (police politique). On termine on ne peut plus sportivement avec deux extraits poivrés du Manifeste du « géant d’ébène ». D’abord, un petit hommage de Marighella aux étudiants rebelles : « Au cours de l’année 1968, les étudiants brésiliens ont réussi à réaliser d’excellentes opérations tactiques en lançant des milliers de manifestants dans les rues à sens unique et à l’encontre des voitures, en utilisant des lance-pierres et des billes de verre qu’ils répandaient entre les pattes des chevaux ce la police montée. » Et puis, un hymne à la guerre des nerfs, ou guerre psychologique, qui est « une technique de lutte basée sur l’utilisation directe ou indirecte des mass media ou du téléphone arabe. Son but est de démoraliser le gouvernement. On y arrive en divulguant des informations fausses, contradictoires, en semant le trouble, le doute et l’incertitude parmi les agents du régime, en livrant à la police de faux plans d’attaque, en répandant des rumeurs sans fondement. Le gouvernement doit dès lors exercer une surveillance sans relâche, ce qui mobilise beaucoup d’énergie. » Et vive le sport quand il file une ratatouille à l’ordre trônant !   [1] Lire à ce propos l’impitoyable ensemble L’Idéologie sportive (éd. L’Échappée), le meilleur ouvrage jamais fricassé sur « la marchandisation des hauts-faits musculaires de l’humanité ». [2] Le Manifeste du guérillero urbain a été réédité en 2009 par Libertalia. [3] « Aucune prison, qu’elle soit située dans une île du littoral, en ville ou à la campagne, ne peut être considérée comme inexpugnable face à l’astuce et à la puissance de feu des révolutionnaires. »

Le 5 mars 2013 à 10:42

DSK, meilleur coup de l'année

Oui, DSK un super coup de com pour une nana passée maître(sse) ès coup de Jarnac, coup bas et autre coup du père François. Le début de l'histoire s'effectua au coup par coup : coup pris ensemble en beau lieu, coup de charme habituel du monsieur, coup de coeur inattendu chez la dame jusqu'au coup de foudre. Puis coup de langue par ci, coup de queue par là, coup de boutoir suivi du coup du revenez-y. Soucieux de sa réputation de bon coup, il ne lui fit pas le coup de la panne. Car lui ne se méfia pas ? coup de chance pour elle ? voyant en cette affaire un bon coup de fouet à sa libido, un coup de feu à son coeur exsangue, un coup de pot dans sa vie dévastée, bref le coup de folie nécessaire à sa survie. Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître ! Car, coup de théâtre après les trois coups, il s'aperçut que c'était un coup tordu, sorte de coup de poker où, entrée en coup de force dans son intimité, elle s'apprêtait à faire coup double : fric + com. Son éditeur était dans le coup, lui filant un beau coup de pouce qu'on appelle aussi à-valoir (avaloir ?). Coup dur pour lui quand il sut que c'était un coup monté, et bien monté, un coup fourré et salement fourré. Genre coup du lapin qui te laisse assommé. Il accusa le coup très difficilement, tout à coup terrassé par un gros coup de pompe. Mais coup du sort : selon ses avocats, la parution de ce coup foireux tombait sous le coup de la loi. Serait-ce, pour elle et ses soutiens, un coup d'épée dans l'eau ? Après ce coup de bambou, il eut un coup de sang. Ses avocats l'encouragèrent à tenir le coup, ne pas manquer son coup ! Pour marquer le coup, il poussa un gros coup de gueule face caméras, qui tinta tel un coup de semonce pour "la belle". Toute la presse était aux cent coups. Allait-ce être le coup de grâce pour le livre qui risquait d'être interdit ? L'homme du coup d'état du 14 mai 2011 ne voulant pas faire le censeur ordonna juste un coup franc à l'équipe adverse. Sorte de coup de torchon sous forme d'encart au coût conséquent. Pour permettre le coup d'envoi légal de la vente du truc. Après coup, que penser de tout ça ? Qu'il y a des coups de pieds au cul qui se perdent. Personnellement, je ne vous ferai pas le coup de lire ce truc pour vous. Pour moi, il ne vaut pas le coup. Je veux dire : il ne vaut pas un clou.

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
La masterclass de Marc Fraize
Live • 08/03/2021
La masterclass de Jean-Michel Ribes
Live • 08/03/2021
Rencontre avec Isabelle Huppert
Live • 17/12/2020
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication