Pétula Fox
Publié le 24/01/2015

Taillons nos crayons


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Animations, illustrations, et aussi, explorations de lieux périphériques insolites, créations de carnets de voyages entre réalité et imaginaire.

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Le 2 décembre 2015 à 09:40
Le 3 février 2015 à 08:24

Manger de la nourriture : Avantages et inconvénients

Il s’agit d’un de ces petits actes du quotidien auquel chacun est confronté à un moment ou à un autre. On le fait parfois sans réfléchir, pour le plaisir, ou simplement poussé par ce que les experts appellent « la faim », mais manger de la nourriture est-il vraiment bon pour la santé ? Bonne ou mauvaise idée, le Gorafi a testé pour vous. Survivre Manger de la nourriture représente un apport énergétique pour l’organisme qui permet notamment de se mouvoir dans l’espace et de pratiquer de nombreuses activités comme le football, sortir boire un verre, ou encore éviter de décéder. D’un autre côté, manger peut conduire à prendre du poids et ternir votre image de sex-symbol en société. Un élément à considérer sérieusement avant de prendre votre décision. Un hobby coûteux Manger est susceptible de procurer du plaisir, grâce aux endorphines libérées par le cerveau à la suite d’un repas savoureux, ou comme disent les nutritionnistes à la suite d’un « cassage de bide ». En revanche, manger correctement nécessite de posséder de l’argent et donc un travail, ou alors de maîtriser l’art ancestral de la chasse, deux caractéristiques de plus en plus rares dans la conjoncture actuelle. Une logistique à mettre en place Loin d’être acquis, manger requiert une organisation rigoureuse pour se procurer de la nourriture. Au-delà du simple effort physique que représente le déplacement jusqu’à l’épicerie ou au restaurant, il s’agit d’adopter une apparence socialement acceptable pour sortir de chez soi, comme par exemple se laver ou enfiler un pantalon propre. Autant de formalités qui empiètent sur des activités nettement plus ludiques telles que dormir, regarder le dernier épisode de Game of Thrones, ou encore s’endormir devant le dernier épisode de Game of Thrones. Privilégier les aliments comestibles Enfin, manger demande une certaine dose de discernement pour distinguer les aliments comestibles et non comestibles. A titre d’exemple, les légumes ou la viande sont considérés comme bons pour la santé, à l’inverse d’autres produits comme le bois ou la lessive. Plus largement, il est conseillé d’éviter les matières non-organiques, même si selon une étude de l’INSEE, 66% des Français avouent manger l’aluminium ou le cellophane qui enrobe leurs sandwichs, de manière volontaire ou non. En bref A l’issue de ce test, il apparaît évident que manger présente beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages. Le Gorafi recommande malgré tout de s’alimenter régulièrement puisque les tests de non-alimentation réalisés à la Rédaction ont entraîné le décès de plusieurs journalistes travaillant sur cette enquête. Un état peu confortable puisque le décès reste la troisième cause d’inactivité chez les Français derrière le chômage et le travail dans la fonction publique.

Le 8 décembre 2011 à 08:03

Chronique Rurale

Premier jour : le Mont St Michel dans le lointain

> Premier épisode                    > Episode suivantAu premier jour sur place, rien ne se passe. Je dois juste dire que la pluie mouille. Je suis arrivé à 7h30 par le train et la pluie tombe depuis sans discontinuer. Les champs semblent remplis de vaches idiotes et joyeuses qui pataugent dans la gadoue. Sur la route toute droite que j’empruntai ce matin avec la mobylette grise prêtée par le Curé, le goudron luit. Le ciel est fort bas, ça fait presque mal au crâne.  Pour informer le lecteur, je dois dire que je ne suis préoccupé en cet instant que de mon propre moi-même et de la question du pourquoi de mon existence stupide en cette époque stupide. Depuis une semaine, impossible de me souvenir si je suis une fille ou un garçon. Il y a une sorte de confusion absolue des genres, une hésitation quant à l’identification des comportements sexués que je m’attribue. Je crois que la notion de genre a définitivement basculé dans l’oubli, et que je cristallise en ce moment- même ce basculement Historique. J’ai l’étrange et égocentrique sensation de me trouver en un point central de l’Histoire et des événements, ici, au milieu de cet océan d’herbe humide et de bouses de vaches, et qu’il y a comme un cœur universel qui bat, que tous les regards sont tournés vers moi, que je porte une sorte de responsabilité autour du cou qui me prend à  la gorge.  Oppressé, je m’installe soudain dans une cabine téléphonique abandonnée, dont le combiné ne semble relié à rien, je m’assois sur le genre de rebord en métal inconfortable que l’on trouve toujours à l’intérieur des cabines, je regarde une mouche buter bêtement contre la vitre, et j’attends. Si je cligne un peu les yeux, je peux voir le Mont St Michel dans le lointain. Ca me fait penser à la Mère Poulard et à un grand parking avec des bus.  Maintenant je dois mettre mon programme à exécution. Je dois passer à la phase active de mon plan. Il n’est plus question de reculer. Il faut avoir des couilles. Si j’en avais de grosses, ce serait d’ailleurs un indice probant quant à mon identité sexuelle.

Le 30 décembre 2011 à 09:03

2012, l'année de la zouz

On m'avait demandé un billet « un peu plus prospectif ». Afin de voir de quoi 2012 serait fait, j'ai ressorti ma vieille boule de cristal de la cave. Elle était déréglée, elle me diffusait en boucle des épisodes de Tintin contre Dragonball. Je me suis dit « pas grave, je vais inventer », ça fait des années que des tas de voyants remplissent des tas de pages de « un événement marquant, climatique ou peut-être politique, devrait bouleverser un pays de l'hémisphère sud dans la deuxième partie de l'année » fin décembre, ça va, tout le monde peut faire pareil.   Mais comme je suis un fumiste sérieux, je me suis un peu inspiré des prévisions de la Mère de tous les Savoirs, Wikipédia, pour documenter un peu le truc.   J'ai dénombré pas moins de neuf inaugurations de tramway (le moyen de transport préféré des Scrabbleurs) contre une seule fin du monde, et encore, il paraît que c'est une rumeur. 2012 sera l'année du tram. Il faut bien être l'année de quelque chose, comme aimait à le répéter l'an 40. Le tramway est un transport public sur rails, ce qui explique son grand succès à Paris. Il revient actuellement à la mode après être tombé en désuétude, un peu comme la chemise à carreaux, mais sinon, je ne vois pas d'autres points communs entre les deux.   2012 sera également une année olympique. Je peux déjà vous annoncer plusieurs médailles françaises, la plupart dans des sports dont vous vous contrefoutez actuellement. Rassurez-vous, vous recommencerez environ quinze jours après.   Ah oui et sinon, deux élections présidentielles dans des pays géopolitiquement bien plus importants que Wallis-et-Futuna. Les vainqueurs seront des hommes, dans la cinquantaine. Ils se prononceront, lors de la campagne, sur des tas de domaines sur lesquels ils n'ont aucune influence, puis, après la campagne, se féliciteront des nombreuses médailles de leur pays en pentathlon synchronisé moins de 52 kilos.

Le 18 juin 2012 à 09:50

Êtes-vous d'accord avec cette affirmation de Raphaël Enthoven :

"La philosophie c'est l'art de la question et en aucun cas l'art de la réponse." ?

– Pfff !  – Non, je pense plutôt... "Pfff" ?   Ce 18 juin, premier jour du bac 2012, Alain Guiavarch et Maël Canonne sortent leur "Philo" !« Où vais-je, où cours-je? » Au-delà du simple calembour cucurbitacéen, cette question se pose au quotidien pour chacun d’entre nous, sans que nous puissions y apporter des réponses satisfaisantes, objectives et référencées. L’amour, la mort, la vie, Dieu, sont autant de sujets sur lesquels nous ne trouvons pas les éclairages qui nous permettraient de comprendre enfin le monde. Schoppenhauer vous est tombé des mains, vous n’avez rien com­pris à la Critique de la raison pure, pour vous Marx est le nom d’une fratrie de comiques juifs américains ? Heureusement, Philo (florilège de pensées philosophiques à médi­ter sur la cuvette) a été pensé pour vous : un condensé de philoso­phie déconnatoire qui contribuera à l’échafaudage de votre bien-être spirituel. Tout au long de Philo (florilège de pensées philosophiques à mé­diter sur la cuvette), Alain Guiavarch et Maël Canonne, au travers d’une démarche artistique singulière, associent dérision et ques­tionnement en se mettant en scène dans des images agrémentées de dialogues espiègles et corrosifs. Pour le prix d’un gros rôti de porc, de 4 boîtes de coton-tiges ou encore de 2 kilos de saucisse, Philo saura répondre à vos questions les plus essentielles que vous soyez sur la cuvette, au supermarché, ou même en train de fêter votre bac au bistrot du coin. Distribution : Pollen Diffusion et sur www.editionsdejuillet.com

Le 22 mars 2014 à 09:15
Le 16 octobre 2014 à 14:39

A plus d'un titre

Clémentine Mélois aime les livres et son histoire d'amour avec eux franchit une nouvelle étape : elle en publie un ! Ses petits bijoux d'humour et d'esprit, couvertures détournées, pieds de nez érudits et facétieux, ont déjà fait un tabac sur la Toile, et vous avez pu en découvrir quelques uns ici-même. Clémentine Mélois aime la culture, ou la Culture, comme vous préférez, la Culture majuscule, la sous-culture, la pop culture, toutes les cultures au sens même du végétal, ce qui grandit, se développe, croît et offre ses fleurs à qui veut bien les recevoir. Clémentine Mélois sait recevoir, justement, et elle accueille à la table (des matières) de son livre tous les auteurs qu'elle aime. Elle reçoit sans chichis mais avec une grande délicatesse les écrivains les plus académiques, les plus classiques et leur propose de partager un moment avec ses autres héros, ceux de la culture populaire, de la variétoche ou des nanars cinématographiques. Clémentine Mélois n'aime pas les chapelles et elle aime tellement ses amis qu'elle se dit que même s'ils ne sont pas du « même monde », il n'y aucune raison que François Valéry ne puisse pas s'entendre avec Paul Valéry, aucune raison que Rambo et Rimbaud ne se trouvent pas des points communs autour d'un verre. Un Fernet-Branca par exemple. Avec ses Cent titres, Clémentine Mélois nous redonne des envies de livres, d'encre, d'odeur et de grain de papier. Et ça tombe bien parce que son livre est vraiment un livre. Généreux et drôle, cultivé et potache, ludique et réjouissant. Un livre qui lui ressemble. Et nous, on l'aime. A plus d'un titre.   Clémentine Mélois, Cent titres, Grasset, parution le 22 octobre, préface de Jacques Roubaud, 224 pages, 10 € Du 24 Octobre à la fin novembre, venez découvrir l'exposition Clémentine Mélois à la librairie le Rond-Point des Livres. Rendez-vous le 24 à partir de 19h pour un vernissage pas comme les autres !    

Le 19 décembre 2014 à 09:39
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