Pétula Fox
Publié le 24/01/2015

Taillons nos crayons


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Animations, illustrations, et aussi, explorations de lieux périphériques insolites, créations de carnets de voyages entre réalité et imaginaire.

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Le 3 septembre 2012 à 11:45

« Je ne veux pas faire le concours de celui qui fait pipi le plus loin. »

Nathalie Kosciusko-Morizet, Le Lab/Europe 1, 21 août 2012

Comme elle le reconnaît volontiers, à ce petit jeu Nathalie Kociusko-Morizet n’est pas la mieux appareillée pour une grande performance. Mais voir les garçons qui sont ses rivaux dans la course à la présidence de l’UMP, exhiber leurs membres – il faut 8000 signatures d’adhérents pour être parrainé  à la candidature – la ferait plutôt pisser de rire.  Adepte d’une « troisième voie » dans son parti, entre ces deux grosses « vessies » que sont François Fillon  et Jean-François Copé, la députée-maire de Longjumeau ne se prive pas d’épancher sa féminitude sur la voie publique. Pourtant, celle qui ne veut pas faire rimer candidate et prostate, n’est pas du genre à baisser les yeux dans la cour de récré. Les gros balèzes qui se la pètent manteaux de cuir et crânes rasés, elle en fait du petit bois. Patrick Buisson, l’éminence brune du ci-devant Président, en sait quelques chose. Elle se l’est cueilli à la sortie des urnes et l’a renvoyé à ses incontinences maurassiennes. Cependant, NKM n’est pas exempte de contradictions métaphoriques puisqu’on lui prête bien peu de considération pour les idées de l’UMP qui…ne pisseraient pas loin. Surtout dans le domaine de l’écologie, son terrain de prédilection, là où il ne faut pas venir la faire….disons suer. On lui attribue des ambitions présidentielles à l’horizon 2017, alors de méchantes langues prétendent qu’elle ne se sent pas pisser. Que des jaloux !

Le 12 avril 2012 à 10:44

Nicolas Sarkozy, héros rimbaldien et "oxymore sur pattes" ?

Dire ceci et son contraire, n'est-ce point ce qui caractérise les sincérités successives dont le peuple a le secret ? Être « Je » et « l'autre », n'est-ce point la prophétique intuition de Rimbaud qui s'est capillarisée dans la vie quotidienne postmoderne. C'est en ce sens, pour le dire d'une manière tout à la fois familière et rhétorique, que Sarkozy est un « oxymore sur pattes. (Michel Maffesoli, sociologue, Atlantico.fr, 12 avril 2012)   Cet éminent professeur à la Sorbonne, spécialiste des imaginaires sociaux, a puisé loin dans sa vaste intelligence pour expliquer combien l’antisarkozysme était la haine du peuple, la négation de la vie, la défaite de la poésie. Avec en guise de bouquet final, cette définition du président sortant en  “oxymore sur pattes” dont on se demande bien comment ça peut lui permettre d’avancer droit en campagne. En fait, derrière cet audacieux plaidoyer pour une unité motrice des contraires, se profile l’implacable réquisitoire visant la normalité prudhommesque de François Hollande, identifiable à un pléonasme à roulettes.  Sarkozy en héros rimbaldien, c’est fort. Mais Maffesoli sait ce qu’extra-lucidité veut dire. N’est-ce pas lui qui avait dirigé la thèse de doctorat d’Elisabeth Teissier ? Cette même astrologue aux sincérités successives qui avait prédit que Martine Aubry gagnerait la primaire socialiste et que Nicolas Sarkozy perdrait la présidentielle (Morandini, Direct 8, le 13/10/2011).  Du coup, c’est notre sociologue de la postmodernité où le vrai avance masqué derrière le faux, qui pourrait bien retomber sur…ses pattes.    

Le 13 février 2012 à 08:21
Le 30 juin 2015 à 09:26

Naissance d'un bébé gardien : une première dans un zoo

Le zoo de la Palmyre près de Royan compte un nouveau pensionnaire : un bébé gardien vient de pointer le bout de son nez. Le zoo célèbre ici une première mondiale. Moko, un petit gardien de zoo est né tôt ce matin au parc zoologique de la Palmyre. Le nouveau né de type caucasien pèserait 2,9 kg et serait en parfaite santé. Il grandit paisiblement, allaité par sa maman dans la nursery du parc, explique le site internet du zoo. Le petit gardien devrait atteindre sa taille adulte vers 20 ans et pourrait peser jusqu’à 80kg. « Nous sommes ravis de cet heureux événement. D’autant plus que c’est une première mondiale » déclare Georges Beaulieu, directeur du parc qui se félicite de cette naissance 100% locale et naturelle puisqu’il n’est autre que l’heureux papa de Moko. « Vanessa, une gardienne de chez nous s’était portée volontaire pour l’expérience et mener à terme la grossesse. C’est tout naturellement que je me suis proposé pour être le géniteur du petit » explique le jeune père qui ajoute vouloir faire de son nouveau pensionnaire la nouvelle mascotte du parc. La maman et son petit devraient effectuer leur première sortie en public dans deux mois, le temps nécessaire à l’aménagement d’un nouvel espace dans la zone des grands singes. Les visiteurs du parc pourront dès la semaine prochaine observer la mère et son petit sur des écrans géants installés à l’extérieur de la nursery. Le Gorafi Photo: iStock/Gabees 

Le 26 avril 2010 à 14:28

« Dans la crise, c'est l'heure des personnes qui ont du caractère, pas des fromages pasteurisés ou des poissons lyophilisés»

Jean-Luc Mélenchon, Libération, lundi 12 avril 2010

Cet homme « de caractère » n’est pas du style à péter dans la soie, mais du genre à chier sur la bruyère si telle est sa bonne envie. Avec lui c’est fromage qui pue et poisson qui sent, autrement dit un poète de résistance qui fait rimer anti-hygiénisme et anti-américanisme. Dans le « corps traditionnel français », Jean-Luc Mélenchon est de ceux qui font don de leur énergie vitale au destin national. Face à la tourmente, il ne faut pas plus avoir la cervelle que la couille molle. Ames sensibles s’abstenir, la main doit être ferme pour tenir le cap, botter les fesses des pleutres, et poursuivre l’ennemi jusque dans les chiottes. Toute une légende, rien qu’un jeu peut-être quand l’on connaît son sens inné de la provocation pour remplir les meetings à défaut d’avoir les urnes pleines. Le bouc sait pourtant se faire agneau quand il s’agit d’aller brouter dans la cour des grands. Le voici chez Apathie faisant étalage de chiffres sur les retraites, le voilà dans « Voici »  en saint (Patrick?) Sébastien que « les médias ont voulu détruire » par leurs flèches.Il avait pourtant promis de ne plus parler aux « Talibans professionnels » depuis qu’un étudiant en journalisme avait osé le titiller. Mais comme Obama, Sarkozy ou Karzaï, Mélenchon sait, quand il le faut, trouver de « bons Talibans ».

Le 12 novembre 2012 à 08:58
Le 1 août 2011 à 08:34

Rencontre inattendue

La joyeuse bande marche dans la forêt. Elles avancent tranquillement en file indienne et c’est à peine si l’on entend leurs pas. Au petit matin pâle, la terre de bruyère est encore humide et de grandes tiges laissent parfois tomber des gouttes d’eau. Celle qui clôt la marche fait un écart pour éviter de justesse les gouttes en poussant un petit cri. Devant, la première siffle un petit air entraînant. Les autres la suivent, concentrées sur leurs pas car le chemin n’est pas tracé. Il faut parfois contourner des obstacles naturels, un rocher, une branche tombée. Les rais de lumière encore rasants réchauffent déjà leurs corps. Toutes gravissent avec délectation le sentier qu’elles tracent, car elles savent le trésor qui s’annonce. La pierre blanche, elles en rêvent depuis longtemps et même le vacarme des géants aux alentours ne saurait les effrayer. Les oiseaux volent si haut qu’ils ne peuvent pas les voir. L’éclaireuse, en bon guide, sait repérer les traces de passage et trouve moyen de les contourner. Elles savent qu’à l’approche de la pierre blanche, leur cœur va se mettre à palpiter. On en a même déjà vues perdant l’équilibre et tournant en rond tant l’excitation est à son comble. Un pied après l’autre, la vie parait si simple. Elles ne savent pas que Pierre est entré dans la forêt depuis déjà un quart d’heure et qu’il se dirige à petites foulées dans leur direction. Il inspire, expire et regarde droit devant lui. Soudain, la joyeuse bande est surprise par une obscurité brusque, une éclipse totale et plus rien. Elles n’ont pas vu venir du ciel la chaussure de Pierre qui les a écrasées. Pauvres petites fourmis !

Le 14 décembre 2011 à 08:48
Le 1 septembre 2011 à 09:49

Auguste Le Breton, clochard céleste

Portrait 24

Auguste Le Breton était breton d’où son surnom. Il est né Auguste Montfort (1913-1999), pupille de la nation après la mort de son père clown dans la grosse bouche de la grande guerre. Le gars est né neuf fois comme les chats. Mais les chats de gouttière. Il pousse tordu entre les beignes et les humiliations des maisons de correction mais les yeux bien droits plantés dans la misère. Première vie, il s’écrase. Seconde vie, il s’évade. Troisième vie c’est la cloche. Le breton à Paname. Des bals, des couteaux, des apaches, des boutanches. Le breton tuberculeux apprend l’alphabet de la zone. Quatrième vie, petits boulots. Se faire une place au soleil à coups de pelles. Livreur. Terrassier. Esclave à la semaine. Cinquième vie, la pègre. Les voyous de Saint-Ouen. Les books, les macs, les diamants à l’auriculaire. Idem pendant l’occupation mais pas du côté des méchants. Sixième vie, le gars devient papa et renait comme un vieux cèpe en suivant son serment. Il avait dit qu’il écrirait. Il s’y met. Il raconte ses vies de chat de gouttière. Introduit l’argot dans l’affaire. C’est la septième vie qui commence celle d’un grand écrivain. Puis la huitième qui enchaîne avec le septième art. Jules Dassin, Michel Audiard, Jean Gabin, Frédéric Dard viennent lui manger dans la main. Rififi, Schnouf, Clan des siciliens. La neuvième vie, il se la garde pour se battre contre le crabe. L’homme a écrit des livres avec la lumière des rues mouillées. Bon joueur, le grand bonhomme sait dire merci : « L'heure étant venue de dédier ce livre, je l'offre à mes involontaires professeurs d'argot, à tous ceux avec qui j'ai vécu : Aux élèves de l'Orphelinat de Guerre où j'ai poussé, aux Pupilles du Centre de Redressement où j'ai grandi, aux arsouilles des rues avec qui mes dix-huit ans ont souffert, ri, haï, aimé, volé… Puis aux ouvriers couvreurs, plombiers, briqueteurs, dépanneurs d'ascenseurs qui, tout en m'instruisant à leur façon, ont tendu vers mon adolescence sans espoir leurs amicales mains rudes.» A la fin de sa vie, il écrit son premier livre de poème. Le titre : Du vent…et autres poèmes

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