Paul Martin
Publié le 28/02/2015

2015 : la révolte des machines.


Plutôt qu'une biographie assommante, voici un texte qui vous sera vraiment utile. Si votre ordinateur fige régulièrement, essayez le truc suivant : d'abord, rehaussez le moniteur à l'aide d'une ou deux briques ; puis versez dans le lecteur de DVD un verre d'eau déminéralisée à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes d'essence de térébenthine. Eteignez l'appareil, rallumez-le et constatez le résultat : il est comme neuf. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, altruiste.

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Le 15 août 2015 à 08:31

Toutes des connes !

Souvenez-vous, en 1971 paraît dans le Nouvel Observateur « Le manifeste des 343 », vite rebaptisé suite à un dessin de Cabu « Le manifeste des 343 salopes ». En signant cette pétition, ces femmes ont eu le courage d’avouer qu’elles se font fait avorter et réclamaient l’avortement libre. La suite, on la connaît. L’avortement est légalisé en France en 1975 avec la loi Veil. Ce succès me conduit aujourd’hui à imaginer un nouveau sursaut, en faveur cette fois de l’officialisation de la connerie féminine. A l’heure où ma conne sœur chroniqueuse radio Sophia Aram connaît le grand bonheur de se faire publiquement traiter de petite conne par un con frère pour avoir elle-même traité de gros cons sur les ondes les électeurs du bas Front National, trop de femmes végètent encore contre leur gré dans une connerie cachée.     Je lance donc l’appel suivant, inspiré de son illustre modèle : « Un million de femmes se font traiter de connes dans l'ombre ou en petit comité chaque heure en France. Elles subissent cela dans des conditions inconfortables en raison de la clandestinité dans laquelle cette insulte opère alors que celle-ci, claironnée à haute voix et sous contrôle verbal, est des plus simples et des plus efficaces. On fait le silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir été conne, l’être encore aujourd’hui, et sans doute demain. De même que nous réclamons le libre accès à l’éducation, aux moyens intellectuels et financiers ainsi qu’aux sphères de pouvoir, nous réclamons la connerie libre. » Et, comme aurait dit Kennedy, s’il avait été femme : Ich bin eine Konne ! Merci de transmettre votre signature à la rédaction, en vue d’une publication à la con, pardon, à la conne.

Le 8 juin 2011 à 12:00

« Je vous laisse fantasmer, je ne sais pas de quoi vous me parlez. »

Henri Emmanuelli, couloirs de l'Assemblée nationale, 7 juin 2011.

Au cours d’une partouze verbale, un ancien ministre a été surpris par la police vidéocratique en train de commettre, avec le majeur de sa main droite, un acte que la morale réprouve. Henri Emmanuelli, ci-devant secrétaire d’Etat aux DOM-TOM et au Budget (1981-1986), a coupé court à la rumeur malveillante le désignant, par ce renvoi des journalistes qui l’interrogeaient à leurs propres dépravations. C’est que le sujet est sensible chez les socialistes dont l’une des figures éminentes aurait commis,  dans une chambre d’hôtel new yorkaise, bien davantage qu’un digitus impudicus comme disaient les Romains. Certes la droite n’a pas à se poser en parangon de vertu, alors qu’un des siens, ancien ministre à son tour, aurait usé des pieds d’autrui pour forcer des intimités rétives. Mais l’image demeure de ce doigt en érection, réflexe musculaire à un propos ironique du premier ministre François Fillon évoquant les socialistes allemands qui, eux, auraient accompli en leur temps les réformes utiles que le gouvernernement français est en train d’accomplir. Alors à qui la main qui, ce jour-là, au Palais Bourbon, s’est livrée à ce simulacre de pénétration vengeresse ?  Aux dernières nouvelles, Henri Emmanuelli aurait fini par admettre qu’il aurait pu agiter un membre ( la main) de façon équivoque, mais non intentionnelle. A l’appui de sa bonne foi, il emprunterait un élément de langage en vogue: « cela ne me ressemble pas. »

Le 12 juillet 2011 à 16:13

La radio d'info Klubradio résiste en chantant

Carte postale de Hongrie

En Hongrie l'autocrate Viktor Orban a muselé la presse d'une manière radicale : désormais journaux, télévisions et radios devront présenter un point de vue univoque, décalqué sur celui de l'agence de presse centrale – à sa botte.Mais Klubradio, une station d'info et de débats indépendante et très écoutée, résiste. Pour la museler, L'Autorité de répartition des fréquences vient de la contraindre à devenir musicale. Réplique immédiate de la station : les news en chantant.C'est la proposition qu'a faite à l'antenne Gyuri Kozma, caricaturiste politique, auteur d'une anthologie des cabarets hongrois, professeur de philosophie à l'université juive et vice-cantor dans une synagogue de Budapest.Klubradio : Tu proposes qu'on chante les news ?Gyuri Kozma (il chante) : Oui, il faut s'adapter à la situation politique Et si le gouvernement veut que Klubradio Devienne une station musicaleAlors il faut chanter au lieu de parler :Dans ce pays joyeuxLes membres de l'opposition joyeuseVont chanter joyeusementA l'heure des infos joyeusesKlubradio :Le pouvoir espère que Klubradio ne parviendra pas à respecter ces nouveaux quotas et qu'ensuite ils pourront fermer la station…Gyuri Kozma (chante) :Justement nous voilàOn va respecter leurs quotas!On peut très bien s'il le fautSe mettre à chanter les infos :Les Grecs vont se ramasser.Les Allemands seront détestés.Mais personne cette annéeNe quittera la zone Euro.Klubradio :Gyuri, peux-tu chanter la visite en Hongrie du chef du gouvernement chinois ?Gyuri Kozma (chante) :Josef Szajer et Gergely GulyasDeux députés membres de la majoritéOnt jugé inacceptable que l'OfficeDe l'immigration et de l'Identité NationaleAit convoqué tous les Tibétains de HongrieAvant la visite de la délégation de Pékin."La liberté de rassemblement est un droit primordial",Ont protesté les deux députés de la majoritéJosef Sajer et Gergely Gulyas.Klubradio :Et quelle a été la réaction de Viktor Orban après ça ?Gyuri Kozma (chante) :Viktor Orban a dit : "Bien sûr on peut manifester,  Mais je compte sur…"Klubradio :Attends tu ne changes pas de mélodie ? C'est quand même Orban qui parle !Gyuri Kozma (chante) :Est-ce que les présentateurs changent de ton quand ils citent des points de vue différents ? Moi je ne sais pas d'avance ce que je vais lire ! Mais bon pour toi je vais changer de tonalité…(il chante)"Bien sûr on peut manifester, Mais je compte sur les manifestantsLes objectifs de notre diplomatieNe doivent pas être compromis!"A dit au Parlement Viktor Orban Avant de la visite de la délégation de Pékin"On peut exprimer ses opinionsSans faire de scandale ni mettre le boxonCar la Hongrie a besoin de ces relations"A dit au Parlement Viktor Orban"Ces rencontres au sommetNe peuvent en aucun cas être dérangées"En collaboration avec notre chroniqueur de Gyugy (Hongrie) Janos Xantus

Le 1 avril 2010

Georges de la Fouchardière (1874-1946)

Les cracks méconnus du rire de résistance

Passé à la postérité uniquement pour son roman acide La Chienne (1930), transposé fortichement à l’écran par Jean Renoir puis Fritz Lang, le chansonnier et polémiste provocateur Georges de la Fouchardière, entre 1915 et 1940, filait la grelotte aux puissants du jour. C’est que c’était a priori dans la grande presse parigote (L’Œuvre surtout) qu’il décochait avec une verve ébouriffante ses flèches de feu contre :- les ratichons : « Quand on craint Dieu, on craint tout. »- les éducastreurs : « Il y a pire que la prison. Il y a l’internat scolaire, bagne des petits d’hommes. »- la gradaille militaire : « Si les civils de tous les pays, qui sont la majorité, voulaient former une union internationale pour neutraliser les militaires avant le début des hostilités… »- du travail forcé : « Les bêtes joyeuses ne travaillent pas. »- du culte de la longue expérience : « L’expérience n’a jamais servi de leçon à personne. Et, grâce à la mémoire, nous regrettons surtout de ne pouvoir renouveler nos sottises d’antan. »- de la servitude volontaire : « Il faut haïr les bourreaux mais aussi se méfier des victimes. »- ou du régime de la propreté individuelle : « Si vous décapez votre peau, vous ouvrez la voie aux microbes. La véritable hygiène consiste à se laver le moins possible. »Mais l’auteur du pamphlet Les Médecins malgré nous ne se contentait pas toujours d’être un « criminel de l’encrier ». Il faisait de l’agit-prop burlesque à la Abbie Hoffman quand il conviait les gens à s’habiller tous soudainement en sergents de ville. Et n’en était pas à une vraie transgression près avec ses mystifications nonchalantes (il frigoussa longtemps en début de carrière ses grands reportages vécus au cafeton du coin) ou avec ses sabotages perfides (il lui arrivait de modifier avec art le nom des rues sur les plaques publiques).

Le 7 avril 2012 à 08:13

La vie sous les tropiques

Carte postale du Mexique

Quand on voyage, on apprécie l’exotisme, et puis, après quelques mois passés sous les tropiques, il y a des choses qui nous agacent ; la nonchalance des commerçants qui préfèrent dire qu’ils sont en rupture de stock plutôt que d’aller vérifier dans l’entrepôt, la corruption endémique à laquelle participent les policiers en faction qui rackettent les automobilistes, l’anarchie qui règne sur les routes où personne ne respecte la moindre règle, tous ces petits détails qui pourrissent la vie. Et puis, après quelques mois, ou même quelques années sur place, on sait d’où viennent tous ces problèmes. Les employés sont systématiquement licenciés tous les six mois, comme ça leurs patrons ne leur versent aucune indemnité. Les policiers ne sont pas payés, et doivent s’acheter leurs uniformes. Quant au permis de conduire, ce n’est qu’une formalité administrative qui coûte environ vingt euros, moins si on a envie de marchander. Alors, quand je suis énervé, je repense à ce pays dont je viens et dans lequel il faut passer par les grandes écoles pour faire carrière, où il est impossible de louer un appartement si l’on ne gagne pas trois fois de quoi payer le loyer, et où les politiciens peuvent se faire prendre  la main dans le pot de confiture et continuer à s’indigner qu’on ne respecte pas leur présomption d’innocence. Et je me dis que je ne suis pas si mal que ça sous les tropiques.

Le 9 juillet 2010 à 12:44

En Avignon fais du pognon

Conseil Citoyen 7

Ton père, m’écris-tu, te laisse en héritage Avec un potager,  un très joli garage Aligné parmi d’autres au cœur d’une cité Et c’est dans cet endroit que tu vas habiter. Fermant par une porte de bois coulissante, Une autre porte arrière, et c’est ce qui t’enchante, Donne sur le jardin aligné lui aussi Avec ceux des voisins. De plus un établi Solide, tout en bois et de largeur notable Pourrais, racontes-tu, faire office de table. Tout cela est charmant, pourquoi pas après tout, Toi qui a tant de mal à joindre les deux bouts. Mais dans un post scriptum, ai-je là bien compris ? Ce garage n’est pas en banlieue de Paris, Mais en Avignon même, à deux pas des remparts ?Alors là, mon ami, c’est un nouveau départ. Sache qu’en Avignon, même un fond de soupente Rapporte du pognon plus qu’un remonte-pente. Tu tiens là ta revanche et mon esprit s’emballe. Avec jardin en fond, c’est Bussang, c’est royal ! Tu vas être patron, écoute je t’explique : Moi mon rôle sera Directeur Artistique. La cabane à outils fera le foyer bar, L’établi ; le plateau. C’est l’enfance de l’art ! Les compagnies que nous auront sélectionnées Camperont au jardin moyennant un loyer. Reste à trouver un nom de théâtre et ça coince. « Le Garage » ça fait discothèque en province. Il faut tirer un nom de l’histoire du lieu, Un nom qui rende hommage à l’esprit de ton vieux. D’ailleurs à ce propos, il a fini comment ? Suicidé ?! Asphyxié au gaz d’échappement …?! Le nom est tout trouvé : Théâtre Suce Idée. Ça tourne bien en bouche et fait subventionné..

Le 2 juin 2012 à 07:51

Chronique rurale

Dixième jour : le « plan », un concept flou.

> premier épisode   Je dois maintenant vous avouer qu'en fait de plan, et de phase décisive, je n'en ai pas. Si vous voulez, le « plan », c'est une sorte de concept flou, une sorte de programme du Parti Socialiste, mais en pire. Avoir un plan, c'est comme avoir faim, ça tient éveillé. Quand j'étais petit, j'avais toujours un plan secret à refourguer quelque part, une idée vague de truc à faire, de mur à escalader, ou d'endroit à explorer pour épater les copains. Le « plan », c'est une sorte d'Absolu abstrait, en fait. Je m'en aperçois seulement maintenant, parce que jusqu'à hier, je pensais vraiment que j'en avais un. Mais qu'est-ce que je cherche, en vrai ? Je cherche à comprendre, et surtout je cherche une issue, une possibilité de construction et de mutation. Nous sommes dans un monde en mutation, sur un territoire en mutation, et je suis moi-même une espèce de mutant. Tous les repères sont tombés, comment voulez-vous que je me positionne ? Il faut bien que je mute, que je trouve autre chose ! Nos parents, en 1968, ils n'avaient qu'à choisir entre l'Eglise ou Jean-Paul Sartre, entre De Gaule ou Mao. Les filles, elles avaient les mains douces et voulaient qu'on les considère, les garçons s'en fichaient pas mal ou alors s'efforçaient de jouer leur rôle de garçon qui considère la fille. Bref, tout était simple. On pouvait travailler pour gagner du fric et acheter des bagnoles, ou alors rien foutre en vendant du fromage non- pasteurisé dans une communauté lozérienne pratiquant le communisme sexuel et économique. Moi, en 2017, je bosse 65 heures par semaine et j'ai dû payer ma caisse avec un crédit revolving qui va bientôt me révolver en pleine face comme la crise des subprimes. Je gagne 1300 euro par mois et le président de la République 21000 ! Ca fait réfléchir? Ici, dans le monde néo-rural, nous sommes au milieu d'un paysage en pleine mutation. Ca se voit au premier coup d'oeil. Alors oui, les églises sont vides, les villages sont déserts, il n'y a plus personne, les agriculteurs sont ruinés, les vaches sont radioactives, il n'y a plus d'industries, il n'y a plus rien. Mais ce n'est pas une raison pour désespérer : nous sommes au début de quelque chose, j'en suis sûr, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. Voilà 72 heures que je suis dans la Zone et Nadine ne m'a toujours pas téléphoné. Ma mère est enfin morte. Mon père, je n'en ai pas encore parlé. Le Curé est sans doute poursuivi par la Justice pour pédophilie à l'Abbaye Blanche, ou quelque chose dans ce goût-là. Soudain, dans le milieu de mes introspections compulsives, je visualise une abstraction dans le fond de l'horizon : comme un tableau de Delacroix, comme un Saint Sébastien de la peinture flamande, Nadine, MA Nadine, celle de la caisse N°4, est elle là, elle est en face de moi. Absolument nue, cloutée sur une gigantesque croix de bronze qui signale le carrefour à la sortie de Gouville- Sur- Mer. C'est tout simplement hallucinant. Le ciel est embrasé de rouge et de jaune, comme si le peintre avait un peu trop appuyé sur son tube de gouache. Elle est superbe, elle est belle comme le Mont St Michel dans le lointain, et je me sens moi aussi pleinement femme en la regardant, je me sens maintenant et soudainement épanouie, déployée, sous le soleil froid de novembre. Nadine, je t'aime, je marche la gorge en avant, je laisse à terre ma veste de velours trempée, je chante, je suis heureux, je suis heureuse ! Merci Nadine ! Attends-moi, j'arrive, je suis Elisabeth, ta cousine, je suis comme une Visitation ténébreuse !    

Le 24 octobre 2015 à 08:40
Le 6 août 2015 à 08:19

L'orgasme pour toutes

Imaginez que les femmes aient aussi leur Viagra. Que votre chaude-bouillante maîtresse multiplie ses assauts par dix. Que votre épouse aussi d'enthousiasme devant votre belle érection que devant un kilo de poiscaille à vider se mette brusquement à grimper aux stores du loft. Que votre pauvre mère racornie par dix ans de veuvage danse la gigue en allant au Point P. Que votre molle voisine d'open space disparaisse tous les quarts d'heure à l'appel de jeunes stagiaires glandus à moustache naissante. Que votre ingrate belle-soeur devienne subitement devenue folle du cul de la famille. Que votre fille si sérieuse découvre enfin la commodité de sa chambre indépendante d'où vous voyez sortir des tripotées de technocrates à houppette et chaussures pointues... Voilà ce que nous réserve la future pilule de désir Lybrido. Ça agit au bout de trois heures, et son effet NE dure QUE quelques heures ! Qui va tenir la maison, les enfants, le ménage ? Et les courses, les repas ? Bon, ça encore ! Mais qui va coucher avec le plombier, le charcutier, le boulanger, le réparateur de machine à laver, le livreur de Nespresso, le mec du labo d'analyses, le dentiste, le coiffeur, le voisin de droite, de gauche, du dessus et du dessous, le chauffeur de taxi, son patron, ses collègues de travail, les vôtres, le technicien de surface, le conseiller bancaire, le type de la médiathèque, le prof de Qi Gong !!! On nous a déjà imposé le mariage pour tous, on ne va pas laisser passer l'orgasme pour toutes ! Non mais des fois !

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