Lailson
Publié le 11/02/2015

Eu sou Charlie (do Brasil)


Lailson de Holanda Cavalcanti est un dessinateur de presse brésilien né à Recife en 1952. A 17 ans, il avait déjà publié ses dessins dans le journal The Pine Cone (Arkansas, USA). Il a reçu l’Award for Best Original Artwork par l’Arkansas High School Press Association. Par ailleurs, plusieurs prix nationaux et internationaux lui ont été décernés, comme en 1983 et 1985 au Salon International de La Caricature de Montréal, au Canada.

Auteur de plusieurs livres de bande dessinée et de dessins de presse, c’est un spécialiste de l'humour graphique. Son travail a été publié par les universités du Brésil, d’Espagne et du Mozambique dans une collection de livres.

 

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Le 21 mai 2013 à 10:08

Météo France confirme que la météo sera le sujet principal de discussion au moins jusqu'à fin mai

France - Alors que Météo France a annoncé qu’il n’y aurait pas d’amélioration de la météo, une autre prévision est venue s’ajouter, comme une conséquence quasi implacable. Il semble aujourd’hui évident et certain que la météo médiocre sera aussi le principal sujet de discussion de nombreux Français et des médias, et ce jusqu’à fin mai. Analyse. « Quel temps de chien ! », « Un temps d’escargot », « On dirait la Toussaint ». On dit souvent que c’est l’angoisse du temps qui passe nous fait parler du temps qu’il fait. Et cette situation est loin d’être terminée. Pire, elle devrait durer. Selon Météo France qui a rendu publiques ses prévisions aujourd’hui, on devrait parler encore de la météo pourrie dans les médias et dans les cercles familiers au moins jusqu’à fin mai. « Les Français vont continuer à parler du temps, encore et encore. Ils vont se plaindre de leur week-end raté, de leur barbecue annulé » a expliqué Michel Roin, prévisionniste à Météo-France. Des discussions qui auront lieu n’importe où,  en priorité sur les réseaux sociaux mais aussi lors de rencontres fortuites à la machine à café. « Et comme il y a pas grand chose d’intéressant à causer en ce moment, ils ne parlent que de ça. » rajoute t-il. Selon les experts, l’autre conséquence logique est une forte présence de sujets d’actualité liés à la météo. « On va sans doute avoir des interviews, presse et télé, de personnes directement confrontées à la météo, suivi de sujets sur l’absence de soleil ou de températures printanières » commentent-ils. Selon eux, ce processus pourrait devenir un cercle très vicieux. « Ces mêmes reportages sur la météo seront ensuite au cœur des discussions sur la météo. Cela va créer un cercle vicieux dont il sera très difficile de sortir. La seule option qu’il nous reste est les médias se mettent à parler brutalement de Roland-Garros, du Festival de Cannes ou du Tour de France » explique-t-on. De super cellules très instables Mais là aussi, cette possibilité soulève plusieurs inquiétudes. « Et encore, ce sont des événements très exposés à la météo : la crainte est que les deux types d’événements ne se rejoignent et que leurs force se combinent avec le courant-jet médiatique. Cela pourrait créer de super cellules très instables de discussions ennuyeuses comme ‘Le Tour de France victime de la météo’ ou ‘Quelle météo pour Roland-Garros’ » . Et dans ce cas de figure, cela pourrait alors durer tout l’été. Le Gorafi Photo : iStock/sack

Le 28 août 2014 à 08:41

Travailler tue. Ne pas travailler aussi

La stratégie des dinosaures

Dès qu’on essaye de nous faire croire que des choses saines sont excitantes, il y a anguille sous roche. Comme ces gens qui disent que le travail, c’est la santé. N’importe quoi. C’est totalement idiot. Si c’était le cas, les médecins prescriraient du travail, pas des médicaments.Remettons les pendules à l’heure : le travail est une maladie. On ne s’en aperçoit pas, parce qu’on est payé pour cette maladie. La stratégie est brillante.Regardez les gens dans le métro à six heures du matin, vous verrez sur leur visage que le travail n’est pas une chose saine. Il est moins dangereux d'avoir la grippe ou un zona que de travailler. C'est un virus virulent qui vous pourrit la vie pendant quarante ans.Je pensais à ça après avoir vu un documentaire sur la disparition des dinosaures. C’est fascinant de penser qu’une espèce qu dominait la planète a subitement disparu. Il y a plusieurs théories pour l’expliquer. La principale est celle de la météorite qui s’écrase sur terre et soulève un nuage de poussière qui cache le soleil. Résultat : la faune et la flore s’éteignent.Avouons-le, l’explication est un peu simpliste.J’ai une théorie différente.Selon moi, les dinosaures ont disparu parce qu’ils ont refusé de travailler.Ils avaient atteint un stade de leur évolution où ils allaient accéder à la civilisation. Mais ils aimaient trop leur vie de loisir et de flânerie. Ils aimaient tendre lentement le cou pour manger de jeunes pousses sur les arbres, se rouler dans la boue et se réchauffer au soleil.Alors ils ont refusé de domestiquer le bétail et de développer l’agriculture, de construire des routes et des villages. Ils ont refusé de travailler.Ils se sont laissé mourir pour ne pas évoluer vers la civilisation.Il y a une grande sagesse dans la fin des dinosaures : plutôt que de gâcher sa vie à être utile et productif, pourquoi l'espèce humaine ne mettrait-elle pas en œuvre sa propre disparition ?  

Le 11 juin 2010 à 08:00

C'est quoi l'esprit "ventscontraires.net" ?

Une question qui nous est souvent posée

Cher ami et co-rédacteur en chef,Nous sommes drôlement contents, les internautes sont de plus en plus nombreux à proposer leur contribution à ventscontraires.net. Il est vrai que nous ne publions pas toutes les propositions qui nous sont faites, loin s'en faut, au nom du sacro-saint "esprit ventscontraires.net". Mais qu'en est-il de cet esprit ? Saurions-nous nous-mêmes le définir ? Sans doute pas. Il se dessine, au fil des jours et des publications, il se précise. Nous en sommes vous et moi les garants, parce qu'il faut bien trancher, vous êtes d'accord ? Aussi faisons-nous des mécontents, des mal-comprenants, des coléreux, des "j'en-ai-marre-votre-club-est-trop-fermé". Je ne sais quoi leur répondre, cher ami et co-rédacteur en chef…Votre Laure Albernhe bien embêtéeChère amie et co-rédactrice en chef,Qu'est-ce que l'esprit ventscontraires.net demandez-vous ? C'est vrai, bonne question, je me lance. Premier temps : imaginez un avion à décollage vertical. Au début il fallait décoller. On dirait que c'est fait. C'était l'esprit vertical de ces deux derniers mois. Même si certains se sont montrés déçus par nos refus, déjà sept internautes nous ont rejoint comme chroniqueurs, d'autres suivent. Et rappelez-vous, le premier billet est arrivé d'Atlanta, le dernier du Mexique... Bon, nous avons décollé. A présent il faut avancer, non ? Je me dis que l'esprit que nous invoquons n'est pas simplement le pur désir d'écrire ou de jouer avec les mots, les images ou les sons. C'est aussi l'envie de nous lancer en avant et de foncer à contre courant. En survolant quoi ? Eh bien l'actualité, cette grosse crêpe mondiale à la sauce mantra qui nous aligne les cerveaux où que l'on se trouve sur la planète. Alors hop, chers Internautes, chers chroniqueurs, chère Laure-bien-embêtée, à nous de jouer, survolons-la, l'omelette baveuse, piquons dessus, griffons-la du bout de nos ailes – en rase-motte ou en tourbillonnant comme des hirondelles. A nous l'actualité. Si nous restons légers, chère amie et co-rédactrice en chef, nous lui peindrons une moustache !Votre Jean-Daniel Magnin fort enthousiaste

Le 4 octobre 2012 à 09:45

Jean-Pierre Bouyxou

Les cracks méconnus du rire de résistance

J'ai rencontré mon « désaltère-ego » Jean-Pierre Bouyxou, dit également le rossignol tyrolien (car il imite volontiers Luis Mariano au beau milieu des grands messes), sur les barricades de mai 68. C'est à lui qu’on doit le fameux tract anarcho-enragé « Crève, salope ! » et l'invention en 1966, à Bordeaux, du personnage du puits de science hurluberlu Georges Le Gloupier, auteur présumé d’une Vie sexuelle des hannetons en argot, qui aurait stupéfié l'Académie des sciences, et entarteur à ses heures de pompeux cornichons illustres. C'est d'ailleurs Jeannot-Pierrot (et non moi même) qui a fricassé en poignants alexandrins paulderoulèdiens l'impitoyable Ode à l'attentat pâtissier (1981) que les principales gloires culturelles du jour ont trouvé à l'époque dans leur boîte aux lettres.   « Il me semble évident, pour abattre la bête, Qu'il faut soigneusement la viser à la tête. Il est donc décisif que les prioritaires, Parmi tous les gredins qu'il faut jeter à terre, Soient ceux qui voudraient bien penser à notre place. De les tuer d'abord, ceux-là, ayons l'audace En leur flanquant des coups plus forts que ceux d'Hercule Des coups sans rémission : des coups de ridicule. »   Les innombrables écrits du grand garnement, de La Science-fiction au cinéma (1971, 10/18) à L'Aventure hippie (1992, Plon, avec Pierre Delannoy), en passant par Les Clystères de Paris (1981, Brigandine, signé Georges de Lorzac) et le feuilleton Branquignols, corniauds, stooges et nigauds. Petite histoire des teams comico-ringards paru dans la Revue du cinéma (1986-1987), contiennent tous des appels tordboyautants à la guérilla loufoque. Ses films aussi. Á commencer par Entrez vite…vite je mouille !, le long métrage porno le plus anarchisant jamais tourné dans lequel un vieux PDG à qui de jeunes friponnes taillent des trompettes à la neige transmute tout à coup sous le choc son usine d’objets pieux en fabrique de poil à gratter, dont il fait don à ses ouvriers.   Mais c'est dans L'Apologie du terrorisme burlesque (1981), une des poutres maîtresses de mon Anthologie de la subversion carabinée (L'Age d'Homme), que le galapiat Bouyxou s’est le plus déchaîné. Il y propose, notamment, de jeter sur les terrains de foot pendant les grands matchs « autant de ballons pirates qu'il y a des joueurs », d'« interrompre les pièces de théâtre pour virer de la scène les personnages antipathiques » et prendre leurs places, de « dérober du papier à en-tête aux partis politiques et aux organisations syndicales pour envoyer aux médias en leurs noms les déclarations les plus incongrues, farfelues et obscènes », et de « se déguiser en diablotins lubriques pour escalader nuitamment les murs des couvents » ».   Si tout ça vous donne envie de vous dévergonder tant soit peu avec Jean-Pierre Bouyxou, ça tombe bien, je vais vous laisser en sa compagnie. Car c'est lui qui va vous narrer le happening iconoclaste de soutien aux Pussy Riot que nous avons improvisé ensemble le dimanche 23 septembre 2012 dans une église orthodoxe de Toulouse de mèche avec le redoutable enyaourtheur grec Yannis Youlountas, quelques clowns activistes et une vingtaine de guillerets mécréants de la région et d'ailleurs.   Religions : au pilon ! par Jean-Pierre Bouyxou   Ce dimanche 23 septembre à 10 h 15, l'office du matin a été interrompu, à l'église orthodoxe Saint-Nicolas de Toulouse, par un groupe d'une trentaine de joyeux drilles. Les perturbateurs ont fait irruption dans l'édifice religieux aux cris de « libérez les Pussy-Riot ! » et de « Poutine aux latrines », en référence aux musiciennes du groupe rock Pussy Riot, récemment condamnées à deux ans de camp de travail pour avoir entonné une chanson contre Poutine pendant une messe à la cathédrale de Moscou. Devant les fidèles médusés, les trublions de Toulouse ont également scandé divers slogans : « Religion piège à cons ! », « Jésus Christ au pilori ! », « Mahomet pouët-pouët ! », « Bouddha caca ! » et « Jéhovah te faire enculer ! » On remarquait parmi ces facétieux perturbateurs, quatre collaborateurs assidus de Siné Mensuel : Noël Godin, Jean-Pierre Bouyxou, André Langaney, Yannis Youlountas de passage dans la Ville rose à l'occasion du festival du film grolandais. Eux et leurs compagnons d'émeute ont été accueillis dans l'église par un service d'ordre musclé, mystérieusement prévenu de leur visite, qui leur a distribué en guise d'hosties, quelques gnons et coups de pieds d'une violence assez peu… orthodoxe ! Mais ils ont fait front sans se démonter, ni cesser de lancer des slogans, et ont pu se replier sans casse en criant : « Anarchie vaincra ! »Les flics, arrivés sur les chapeaux de roues après la bataille, ont bien rigolé en contrôlant leur identité. Les responsables de l'église ont l'intention de déposer plainte, mais les fauteurs de troubles s'en foutent : ils espèrent que leur exemple encouragera d'autres vauriens à les imiter.   Noël Godin et ses amis taquinent les Popes... par Gloupgloup31100

Le 1 avril 2010

Contributions : la question de la censure

Courrier interne

Chère amie et co-rédactrice en chef,Je vous interroge sur un problème que je qualifierais d’éthique. Madame X (je tais le nom mais son avatar a des ailes de papillons, vous voyez qui je veux dire ?) a parcouru avec succès toutes les étapes de la Piste d’envol. Trois de ses innombrables posts ont fini par être acceptés par nos soins et ont été publiés dans cette section réservée aux internautes. Jusque là tout va bien. Simplement, comme le veut la règle de notre revue fort ludique, certes, mais extrêmement rigoriste quant à son fonctionnement, Madame X a légitimement le droit devenir une chroniqueuse officielle de ventscontraires.net. Ce qui a été fait en grande pompe : Stéphane Trapier, l’illustrateur illustre, lui a dessiné l’avatar de ses rêves (avec des ailes de papillons donc). Madame X vient de nous envoyer une quarantaine de nouvelles inédites qu’elle n’est jamais parvenue à faire publier. C’est infâme, chère amie et co-rédactrice en chef : infâme. Que pouvons-nous faire ? Dites-moi vite !Jean-Daniel Magnin Cher ami et co-rédacteur en chef,Vous avez voulu être chef, maintenant, il faut assumer. Votre neutralité suisse dût-elle en prendre un coup. Un chef, ça fait des choix. Madame X peut avoir toutes les ailes de papillon qu’elle veut, si ses textes ne méritent pas d’être publiés dans notre revue fort rigoriste et néanmoins ludique, ils ne le sont pas. Même chose pour nos chroniqueurs de choix, même chose pour vous, cher ami et co-rédacteur en chef. Et même chose (aïe) pour moi. Pas de collier anti-éthique, dura lex, sed, vous savez… lex.  Laure Albernhe

Le 1 juillet 2011 à 08:29

Ce que veulent les femmes

Pubologie pour tous

En publicité comme en politique, on a besoin d’une opinion publique. On l’appelle « les gens », « les Français », « la ménagère » ou « Monsieur Dugenou », mais la réalité de base est toujours la même : il existe une kyrielle de personnes différentes, avec des avis différents, des besoins différents et des aspirations différentes, mais aussi un peu pareils des fois. Et il faut en faire un tout compact et transparent, qu’on peut facilement saisir et qui offre des généralisations bien pratiques, du type « les Français veulent plus de sécurité » ou « la ménagère veut qu’on lui vende du rêve ».En publicité comme en politique, il n’est pas question de tirer cette opinion publique vers l’avant. Il est question de la suivre. De la comprendre au mieux. De savoir de quoi parlent tous les Monsieur Dugenou et les Madame Duchemin quand ils prennent le thé. Mais en publicité comme en politique, on ne croise pas Monsieur Dugenou et Madame Duchemin tous les jours (on a arrêté de prendre le métro, c’est sombre et ça pue la pisse).En publicité comme en politique, Monsieur Dugenou et Madame Duchemin sont donc des graphiques en bâtons, des courbes, des camemberts et de bons vieux clichés réacs. Une pincée de mépris et l’on obtient des certitudes sur ce qu’ils veulent entendre. Et l’on a bon espoir que si on leur dit ce qu’ils veulent entendre, ils nous donneront ce qu’on attend d’eux.Dans une France où tout le monde penserait ainsi, la peine de mort aurait cours, l’on avorterait encore avec des kits de loisirs créatifs et la publicité ne serait que le tas infâme et fade de clichés que cette chronique essaie de dénoncer.Et maintenant, une parenthèse de fiction théâtrale (toute ressemblance avec des faits réels est probablement garantie par une étude d’opinion) :MONSIEUR DUGENOU. - Ah vous verriez ma petite-fille. A 6 ans c’est déjà une vraie petite femme. Comme elle minaude ! Tout ce qu’elle veut, elle l’obtient ! MADAME DUCHEMIN. - C’est celle dont les parents ont divorcé ?MONSIEUR DUGENOU. - Non, ça c’est mon autre petite-fille. Mon fils n’a pas aimé que sa femme lui fasse un gosse dans le dos. Il était pas prêt vous voyez. Mais c’est comme ça les femmes, quand y’a les hormones qui se réveillent, elles peuvent pas attendre. Elles sont faites pour ça après tout !MADAME DUCHEMIN. - Ah ben oui hein, c’est la nature. Les femmes elles ont le charme pour elles, les hommes c’est la force. Il faut respecter ça.MONSIEUR DUCHEMIN. - C’est bien vrai ça : il faut respecter la nature. Tenez, les homosexuels, moi j’ai toujours dit : c’est contre-nature. C’est qu’ils ont pas essayé d’être normaux, ou que ça s’est mal passé. J’ai toujours dit : un homme, ça ne peut pas résister à une belle femme !MADAME DUCHEMIN. - Bien sûr. Y'a quoi à la télé ce soir ?

Le 17 janvier 2012 à 08:25
Le 5 septembre 2010 à 16:00

Bulles de vanité

Les grands écrivains dotés d’humour se sont souvent réjoui des situations incongrues où leur supposée vanité d’auteur était susceptible, par la réflexion d’un inconnu, d’être dégonflée -pssschit !- comme ballon de baudruche. Parmi eux, Jules Renard ou Albert Camus qui se délectait souvent dans un large sourire de raconter pareilles mésaventures. Ainsi de ce couple qui insistait pour se faire photographier à ses côtés parce que c’était Camus –« Oui, là-bas, Camus ! » et qui était reparti presque fâché, lorsqu’il avait découvert que ce n’était pas Marcel, le cinéaste d’Orfeu Negro. Un écrivain ? Ils n’en avaient jamais entendu parler et ils n’en avaient cure. Le jardinier de Lourmarin, où Albert Camus, déjà prix Nobel, avait acheté une maison, ne comprenait pas non plus qu’il puisse, en noircissant des pages, gagner sa vie. « Et pour la gagner, lui demanda-t-il un jour, vous écrivez toutes les conneries qui vous passent par la tête ? » Cela, pour lui dépassait l’entendement. Et le brave homme de hocher la tête d’incrédulité. Autre fois : un gendarme qui arrêta l’auteur de L’Etranger pour usage de klaxon intempestif, observant ses papiers d’identité où il lut la mention « écrivain », s’enquit : « Vous faites dans le roman noir ou dans le roman rose ? » « Un peu des deux », répondit Camus dont l’œuvre est d’ailleurs empreinte d’un humour savamment ironique. Ps : pour ma modeste part, tandis que je végétais, en compagnie de mon ami, devant une pile de livres quasi-inentamée lors d’un petit salon littéraire, une femme s’arrêta à ma hauteur. Mince espoir… « Votre nom me dit quelque chose… » Elle se gratta la tête, dans l’espoir de convoquer un souvenir. Il lui revint. «Ça y est : c’est le nom de mon proctologue ! » Elle s’en fut, contente de ce rappel et de sa mémoire intacte.

Le 3 novembre 2011 à 07:12
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