Pétula Fox
Publié le 22/02/2015

Se nourrir demain


Animations, illustrations, et aussi, explorations de lieux périphériques insolites, créations de carnets de voyages entre réalité et imaginaire.

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Le 14 août 2011 à 08:54

Plaisir tarifé

Le grand oral

Avez-vous déjà, lors d’une soirée, subi des propos sans esprit, truffés de lieux communs ? Passé une soirée solitaire dans un hôtel d'affaires ? Si vous avez connu cette misère intellectuelle, vous comprendrez que j'envisage sérieusement de créer une agence de prostitués de la conversation. Voilà, c'est dit. Imaginez : pas de contraintes, pas d'ajustement. Un simple coup de fil et voilà qu'arrive pour une heure, un soir ou une journée, quelqu'un capable de bavarder, à la demande, sur un mode amusant et cultivé. Il vous suffit d'exprimer votre fantasme : "à la Wilde", "à la Guitry", "à la Hagège"... Histoire, astronomie, gastronomie, philosophie, actualités, j'aurai les meilleurs causeurs à vous proposer : expressifs, dotés d'une voix splendide et d'un  énorme champ lexical, avec une diction très excitante. Je pourrai même les fournir pour des occasions spéciales : pédants pour gâcher les soirées de vos concurrents, complaisants pour mettre à l'aise vos invités timides, voire potiches en écoute passive pour tenir loin de vos hôtes les raseurs avérés.  Et pour les tête-à-tête, tout ce qui vous fera plaisir. Bien sûr, la prestation sera coûteuse car mes protégés auront de gros frais de documentation. Et puis, attention, les extras, ce sera plus cher : si vous êtes fétichiste et avez besoin d'accessoires, il faudra payer un supplément pour les dictionnaires et livres d'art. Mais quand vous aurez connu le plaisir d'avoir les méninges en ébullition, l'esprit à vif et la curiosité à son apogée, je suis sûre que vous serez prêts à y mettre le prix.  Je suis Baronne Samedi et vous m'appellerez Madame quand j'aurai fait fortune avec ce nouveau marché.  D'ailleurs, j'envisage déjà de l'élargir à la cyberconversation.

Le 8 janvier 2013 à 12:20

«J'ai un passeport russe, mais je suis Français et j'aurai certainement la double nationalité belge»

Gérard Depardieu, Equipe 21, lundi 7 janvier 2013

L’homme qui rit dans les goulags a le patriotisme à fiscalité variable. Ce qui l’amène à revendiquer une double nationalité belge alors qu’il en détiendrait en réalité trois. La Russe par faveur du nouveau tsar. La française qu’il ne semble plus vouloir renvoyer à la figure de Jean-Marc Ayrault. Et la belge donc. Encore qu’il ne suffise pas au natif de Chateauroux d’être néchinois (merci Vincent Roca) pour atteindre à la belgitude suprême. Pas sûr qu’ait été appréciée, outre-quiévrain,  sa « certitude » d’être bientôt sujet du royaume. Il faut d’abord faire preuve de « mérites exceptionnels » pour être naturalisé par le Parlement à Bruxelles. C’est là que ça coince. Ce n’est pas parce qu’Obélix a trahi Uderzo pour Hergé en s’acoquinant avec les Tapioca de l’ex-URSS, qu’il peut prétendre contribuer à la légende locale. En Belgique, pays démocratique d’exception puisque capable de survivre à 541 jours sans gouvernement, on ne partage pas l’admiration du nouveau venu pour les satrapes orientaux,. On cultive par ailleurs une certaine sobriété avec un taux d’alcoolémie légale de 0,22g ( 0,50 en France) et ce n’est pas parce que le Manneken pisse depuis des siècles à Bruxelles, que l’on tolère l’incontinence sur les portes des « chiottes » d’avion, comme dirait Poutine. Bref, y’a du boulot pour l’artiste, à moins qu’il ne s’associe à BB en vue de protéger les flamands roses. Succès assuré entre Bruges et Gand.

Le 11 avril 2013 à 09:43

Les bonnes raisons de se lancer sur la piste d'envol

Après vous avoir dit comment, voici pourquoi

Pourquoi vous lanceriez-vous sur la piste d’envol ? Aucune idée et pire encore, je n’en ai que faire, je suis vide de bienveillance et d’empathie. Pourquoi me lancerais-je ? Ça je sais, je peux vous le dire et pire encore, je veux que vous vous posiez la question, je suis emplie de narcissisme et d’égocentrisme.   Je veux la célébrité et le pognon qui va avec. Je veux ne plus pouvoir me balader dans la rue sans qu’une horde d’inconnus me salue. Je veux que cette même horde se roule à mes pieds. Ô adule-moi ! Crie-moi ! Hume-moi ! Mais pas le matin. Je veux la notoriété. Etre une connasse et dire « Barre-toi ! Tu vois pas que tu me fais chier ! » Je veux le fric. Etre une pétasse et dire « Remballe ton Saint-Emilion ! Tu vois pas qu’il est daubé ! » Je veux être célèbre et belle et blonde et épouser un sportif. Pas n’importe lequel, un footballeur. C’est pas la discipline qui importe c’est le compte en banque… et le prestige. Ne surtout pas à avoir dire « Tiens je viens d’épouser un pongiste ! », c’est trop pourri !   Je veux me fagoter comme une savate et citer haut Audiard : « Regarde public ingrat ! Arrache-toi les yeux ! » Je veux être comme la rosée du matin, mouiller les pieds, dessiner les toiles d’araignée et sécher un peu avant 11 heures moins le quart, même si ça ne veut rien dire.   Ou alors, c’est tout le contraire, je ne sais plus… je suis perdue.   Laisse-moi public ingrat, je dois me retirer, j’ai besoin de repos. Il faut que je médite, tu vois pas bordel que je suis perdue ?

Le 23 juillet 2015 à 11:18

Femme, réveille-toi et coupe le câble !

Une pétroleuse belge daignant me lire sur ce site, Gwendoline M.D. d’Ottignies, à qui il semble que ce soit une cheville ouvrière du Rond-Point qui ait refilé élégamment mon numéro de turlu privé (merci l’ami !), m’a réveillé en pleine nuit pour m’accuser cruellement d’être un phallo-flic de plus. La diablesse a en effet relevé qu’à l’instar de la plupart de mes trépidants co-équipiers de ventscontraires, j’avais une tendance prononcée à n’exhorter pratiquement sur le net qu’à la lecture de plumes manifestement masculines. Avec, bien sûr, quelques menues exceptions jésuistiques, pour donner le change comme Corinne Maier et Nelly Kaplan. Piqué au vif par cette volcanique Gwendoline qui souligne aussi, pour enfoncer le clou, qu’en un demi-siècle d’attentartes donquichottesques, je n’avais gloupinisé pâtissièrement que trois gonzesses célèbres (Marguerite Duras, Hélène Rolles, Arielle Dombasle) alors que… je rends les armes sans discuter. Et je vous engage à sons de trompe à ne traîner avec vous cet été sur les plages, les monts et les vaux que des livres concoctés par des amazones dessalées ayant « le courage grotesque, selon le souhait du grand Dario Fo, de s’avancer hors de tout code et de toute logique ». Les Filles en série de l’essayiste Martine Delvaux (Éditions remue-ménage). La saga des filles-ornements « reproduites mécaniquement par l’usine ordinaire de la misogynie » débouche sur un galvanisant et fort drôle appel à la révolte contre ce qu’on appelait dans les seventies le chauvinisme mâle. Considérant que la figure des serial girls est double, qu’il y a chez ces marchandises vivantes un satané pouvoir de subversion, l’espiègle Martine Delvaux raconte ce qui peut se passer quand les « pin-ups se détachent du calendrier », quand les ballerines en tutu blanc deviennent cygnes noirs déchaînés, quand les Barbies se métamorphosent en Pussy Riot ingouvernables. Femmes et anarchistes (Éditions Black Jack) des fameuses passionarias Voltairine de Cleyre (1866-1912) et Emma Goldman (1869-1940) immortalisée par le film Red. Pour la plupart inédits en français, des textes incendiaires sur la redéfinition des statuts des femmes propres à horrifier mieux que jamais les grenouilles de bénitier hystériques à la Christine Boutin. Emma et Voltairine rentrent notamment dans la barbaque des faux-derches pourfendant la prostitution tout en encourageant cette autre forme de prostitution selon elles qu’est le mariage. « Chaque femme mariée est une esclave attachée qui reçoit le nom de son maître. » Même raccourci fulgurant — « Qu’est-ce que la femme ? Une propriété » — dans un autre vieux texte (1908) roboratif de Voltairine de Cleyre ressuscité par les éditions du Sextan, Anarchisme et traditions américaines qui démontre méthodiquement à quel point nous sommes couillonnés par les diverses formes de gouvernement[1]. Une pamphlétaire féroce de la même Belle Époque non moins inspirée, André Léo, revient vers nous grâce au petit éditeur Dittmar. Son testament Coupons le câble ! (1899) file une sacrée peignée à la « tourbe régnante » d’alors complètement sous la coupe de la caste religieuse ayant voulu ratatouiller Dreyfus. On recule encore plus loin dans le temps avec l’indomptée Olympe de Gouges à qui nous devons la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791). Sous le titre Femme, réveille-toi !, on trouve désormais, en Folio, ses principaux cris de colère contre les oppressions et les inégalités de toute farine. Rayon bios toniques de vaillantes amazones justicières, nous avons, aux éditions du Monde libertaire, fricassé par Hugues Lenoir, un Madeline Vernet, une pionnière des orphelinats antiautoritaires parigots qui se piquait de protéger les mouflets de la classe ouvrière contre « la morale des bien-pensants ». Et, aux Mille Sources, frigoussé par Anne Steiner, un Rirette l’insoumise retraçant la guérilla contre les préjugés et les normalités-flic d’une âme damnée de l’hebdo L’Anarchie qui sera inculpée pour complicité avec la bande à Bonnot. Mini orange tomatillos sur le gâteau de la rébellion féminine, la revue Invece sort un spécial Mary Read, ma femme pirate préférée, qui « maîtrisait l’épée et les canons et aussi les remèdes et les poisons, et menait ses hommes aux pillages des privilèges à travers les mers comme sur un manège ». Et puis encore la romancière déchaînée Isabelle Wéry avec son Marilyn désossée (Maelström) qui « ouvre les frontières des possibles » : « Prends-moi avec toi et de nos deux misères, nous ferons une espèce de java. » La maîtresse-queue Fatéma Hal avec son Fille des frontières (Philippe Rey). Les souvenirs épicés d’une cuisinière pulpeuse de la Bastille dont les pastillas aux pigeons affolèrent notamment Raoul Vaneigem, Pierre Desproges, François Mitterrand et Jean-Pierre Bouyxou. Et encore l’artiviste Stéphanie Lemoine avec son Art urbain. Du graffiti au street art (Gallimard-Découvertes) qui nous fait jouir grave par tous les bouts. Parmi nos partenaires d’orgies : Maïakovski (« Les rues sont nos pinceaux, les places nos palettes »), Gordon Matta-Clark (qui découpe artistiquement des maisons à la tronçonneuse, c’est le splitting), les situs (et leurs « fantaisies architecturales » et graphiques), Christo (qui fit scandale en barrant la rue Visconti de Paris d’un « rideau de fer » constitué de barils de pétrole), Miss.Tic (« s’offrir quand tout se vend »), Blek le rat (qui, le long des murs qu’il bombe, fait courir des rats, « le seul animal libre dans la ville), les guérillas girls portant des masques de gorille (qui couvrent les abords des musées d’affiches, s’étonnant qu’on n’y expose pas les minorités ethniques et les femmes) ou, bien sûr, le risque-tout Banksy (qui a tatoué le mur de séparation israélien, esclandre total !, et qui a accroché en douce ses propres œuvres au milieu des collections de musées prestigieux). [1] À noter que c’est exactement là le propos de la géniale Hannah Arendt quand, dans De la révolution, à présent chez Folio, elle oppose l’auto-organisation de style Commune de Paris et conseils ouvriers hongrois à « l’oligarchie des partis » toujours émasculante. Illustration Banksy

Le 18 février 2014 à 07:27

Après la théorie du genre, des livres pour enfants leur racontent qu'ils n'auront ni travail ni de retraite

Nouveau scandale dans l’Education nationale. Après les livres qui traitaient de la théorie du genre, plusieurs spécialistes ont repéré des ouvrages sensibles pour les enfants. Des ouvrages qui laissent entendre aux enfants qu’ils auront du mal à trouver du travail plus tard et qu’il leur sera difficile, voire impossible, d’obtenir une retraite décente. Reportage. Encore des livres qui s’en prennent à nos enfants. La découverte de ces livres à problèmes pose un réel problème, estime Michel Eckert, le premier à avoir donné l’alerte. « Sous ses allures guillerettes et innocentes, ces livres racontent comment sera le réel de nos enfants dans quelques années » explique-t-il sur son site internet. « Ainsi dans l’un, on y décrit les péripéties d’une oursonne pour trouver du travail à l’usine. Une usine qui est rachetée par le grand méchant loup. Refusant d’être délocalisée au pays du loup, Missy l’ourse se retrouve alors au chômage avant de sombrer dans la dépendance au miel » écrit-il. Le père de famille ajoute qu’il a dû rassurer son fils sur le fait qu’il trouvera bien plus tard du travail sans problème, dans la filiale qu’il veut et au salaire qu’il veut. Car ce père de famille courageux refuse que ses enfants ne se fassent de fausses idées sur leur futur. Dans un autre ouvrage incriminé, « Pas de retraite pour Papy Libellule » une vieille libellule arrivée à la fin de de sa vie souhaite se reposer. Mais hélas, ses bébés libellules sont tous partis, ne donnent plus de nouvelles et Papy Lib’ va devoir continuer à travailler pour subvenir à ses besoins car le Mouvement De L’Étang et du Fleuve estime qu’il n’a pas assez chassé de moustiques durant sa vie. « Mon fils m’a demandé si cela pouvait arriver dans la vraie, je lui ai dit que non, ça n’arrive pas, toutes les grandes personnes ont leur retraite après avoir durement travaillé » précise-t-il. Le gouvernement n’a pas souhaité commenter cette nouvelle liste de livres sensibles mais plusieurs parents d’élèves sont inquiets. « Les enfants sont des êtres fragiles et naïfs, s’ils apprennent ce qui se passe vraiment dans le monde, cela sera sans doute un choc terrible » réaffirme ce père de famille brandissant un autre livre qu’il estime dangereux. Dans cet ouvrage pernicieux, on peut y voir Isa qui joue avec ses frères à être garagiste. Mais celle-ci réalise bientôt qu’elle est moins bien payée que ses autres frères pour le même travail. « Jusqu’où cela va aller, il faut retirer ces livres avant que cela soit trop tard » s’alarment les parents.

Le 2 mars 2012 à 18:49

« Moi je n'ai pas 40 hectares, OK ? OK ? »

Nicolas Sarkozy, Itxassous, jeudi 1er mars 2012.

C'est la réplique (agri) culte du Président-candidat à un couple de paysans basques qui avait osé l'interpeller : « On n'a pas le même salaire. » Comment qu'il leur a rivé le clou, Nicolas Sarkozy, à  ces croquants qui se la pétaient damnés de la terre. Ils avaient omis de dire qu'ils possédaient  du bien. Et 40 hectares, ce n'est pas une paille. Savent-ils seulement, ces intempestifs ce qu'il en coûterait de posséder autant de terres cultivables dans les Hauts-de-seine ? Bon, c'est vrai que 40 hectares au Pays basque ça ne va chercher que dans les  200 000 neu-neu (5000 euros l'hectare de valeur vénale moyenne selon le J.O de 2009.) Pour ce prix là t'achètes à peine une chambre de bonne à Neuilly-sur-Seine. Pour dix fois plus t'aurais bien pu acquérir l'appartement de Nicolas et Cécilia, il y  a cinq ans, sur l'Ile de la Jatte. Mais justement ils divorçaient. Il a fallu partager, et avec cinq ayants droits il te reste quoi ? Il faut une mauvaise foi de socialiste pour voir le pognon dans l'oeil du voisin, mais pas le lingot dans le sien. La vérité, c'est que les « services » secrets hollandais n'avaient pas seulement déguisé des militants du PS en « abertzale » forcenés ce jeudi 1er mars dans le vieux quartier de Bayonne, que Nicolas Sarkoy était venu reconquérir comme « un territoire de la République ? » Ils avaient aussi travesti deux agents en paysans insolents. Demain, on vous le jure, ce sont des stations d'épuration qu?ils vont installer dans les campagnes.Illustration : d'après l'Ile de la Grande Jatte de Georges-Pierre Seurat

Le 1 octobre 2011 à 09:30

Troisième mi-temps

Une virgule ovale, par Larpenteur, trois-quart aile depuis 1971

Peut-on parler de sport ici ? Je ne sais pas, mais je le pense. Surtout lorsqu’on sait combien les footballeurs peuvent être bon comédiens…Et le sport du moment, surtout au bout du monde, c’est le rugby, qui vient d’Angleterre, comme tous les sports, sauf le sumo, qui vient des problèmes d’obésité. Ça ressemble au football. Mais en fait non. Le foot est très violent : au moindre contact entre deux joueurs, l’attaquant vole dans les airs, retombe le nez dans l’herbe en se tenant le genou gauche, roule sur des dizaines de mètres, emporté par la violence du choc, et pleure en appelant sa mère. Un docteur vient avec du déodorant, et vaporise sur le genou du numéro 9, pour que ça ne sente plus le gazon mouillé, mais les cocotiers un matin de printemps. Les joueurs de rugby sont plus solides. Il faut se mettre à XV (ou XIII) pour en faire tomber un. Et si cela arrive, personne ne lui amène du déodorant. Du coup, les rugbymen sentent mauvais des genoux. Ils ont un cerveau, et pour ne pas le perdre pendant le match, ils se mettent du scotch autour de la tête, ça tient mieux que le gel. Par contre, les footballeurs se coiffent avec du gel, et mettent du scotch à leurs chevilles, pour ne pas perdre leurs pieds (d’où l’expression con comme ses pieds?). Le ballon est ovale (l’inventeur du rugby était très facétieux et un peu rouquin), il rebondit n’importe où et les joueurs ont de la peine à l’attraper. Ce qui engendre la mêlée, un élément essentiel de ce sport : pour empêcher le ballon de rebondir n’importe où, les joueurs s’entassent dessus. Cette phase de jeu est très délicate parce que, je le rappelle, personne n’apporte de déodorant aux rugbymen. C’est pour ça que beaucoup préfèrent avoir le nez cassé, plutôt qu’un nez qui fonctionne. Quand l’arbitre a trouvé celui qui a attrapé le ballon, il lève un bras et siffle. Alors tout le monde remet ses shorts en place, et le gagnant rend le ballon à l’arbitre, qui est content. Le but du rugby, c’est de gagner le match. Mais ce n’est pas si facile, et il faut faire des essais. Lorsqu’un joueur porte le ballon derrière la ligne, c’est un très bel essai. Pour le récompenser, on lui permet du tirer par-dessus les buts, s’il arrive à marcher en arrière en comptant ses pas. Paradoxalement, au rugby, pour faire avancer le ballon, il faut le passer en arrière. Ça s’appelle une superbe ouverture, alors qu’au foot « c’est de l’antijeu, ils font chier à toujours temporiser ces Italiens ». Au début du match, ceux qui sont habillés en noir se tapent sur les cuisses en tirant la langue à leurs adversaires, ce qui n’est pas très poli, mais ils s’en foutent car de toute façon, ce sont eux qui gagnent, et les autres qui ont des bleus… Et après le match, les joueurs posent pour des calendriers dans les vestiaires, pour savoir quand ils doivent revenir au stade. Et enfin la troisième mi-temps peut commencer…

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