La crucifixion ouvre-t-elle un droit à des indemnités ?


Mordillat-Prieur - 6e épisode

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Autres épisodes :

De la crucifixion considérée comme un accident du travail
Le tandem Mordillat et Prieur (les Rivoire et Carret de l'exégèse) nous livre enfin, après d’innombrables travaux sur le Nouveau testament, la quintessence de plusieurs années de recherche.

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"Un pays heureux n'a pas besoin d'humour." Staline

Soyez les cancres du sérieux, faites voler en éclats de rire le bon goût et sa bonne conscience, en écoutant les cours, performances et autres conférences de progesseurs agrégés d'insolence et de cocasserie.

Avec France Culture et Tilder.

 

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Le 11 juin 2014 à 15:11

LETTRE OUVERTE AU PUBLIC (TENTATIVE D'EXPLICATION)

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,Nous sommes des artistes, interprètes et techniciens. Nous sommes affiliés au régime particulier de l’assurance chômage des intermittents du spectacle, c'est-à-dire qu'il nous est possible, selon un certain nombre d'heures travaillées dans l’année, de percevoir une indemnité de chômage. C'est le droit de tout salarié. Il s'agit d’un régime spécifique, mais non d'un régime de « privilégiés ». Les professionnels du spectacle cotisent pour le régime général. Tout salarié doit pouvoir bénéficier des indemnités de chômage à partir d'un certain nombre d'heures travaillées. Pour les intermittents, ces heures travaillées sont discontinues. Il a fallu inventer un mode de calcul spécial. Les intermittents en majorité sont favorables à une réforme de leur système. Mais les propositions portées depuis 2003 par un comité de suivi composé de professionnels et de parlementaires n'ont pas été examinées. Certains abus constants d'employeurs comme les sociétés de production ou de diffusion audiovisuelles, notamment celles du service public, et nombre d'inégalités remarquables ont conduit à une réforme indispensable de ce statut. Mais l'accord dit du 22 mars, que le ministère du travail devrait signer à la fin du mois de juin, privilégierait s'il venait à voir le jour les intermittents qui travaillent beaucoup et pénaliserait les plus précaires. Le travail nécessairement discontinu des intermittents impose un régime mutualisé, il appelle une solidarité à laquelle le Medef et les syndicats non représentatifs des métiers de la culture s’opposent. C'est pourquoi les intermittents aujourd’hui se mobilisent, face au Medef principalement dont les calculs et les propositions restent étrangères en tous points aux préoccupations et aux pratiques de nos métiers, et aux intérêts fondamentaux de la politique culturelle de notre pays dont on sait la capacité de rayonnement international et les retombées économiques positives.Les intermittents exigent le non-agrément de l’accord du 22 mars. Aujourd'hui, nous ne nous exprimons pas par la grève car notre action ne connaîtrait pas l'impact de celles menées par nos camarades dans ces lieux de vastes rassemblements que sont les festivals. Mais nous sommes en tous points solidaires des grévistes et des manifestants, intermittents, artistes ou techniciens du spectacle, dont l'activité et l'existence professionnelle sont simplement menacées, et avec elles (comme on l'a compris en 2003 à la suite l'annulation du festival de Montpellier, des Francofolies, du festival d'Avignon et de multiples manifestations festives et culturelles, et puisque c'est l'argument qui compte), tout un secteur économique d'une importance exceptionnelle alors que la culture est une source d'enrichissement pour la France supérieure à celle de la mode, du luxe, de l'industrie automobile ou de celle de l'armement*. *Pour comparer les derniers chiffres connus, l'Etat aura dépensé en faveur de la culture en 2011, 14 milliards d’euros. Mais la culture aura apporté au produit intérieur brut (le PIB est la production de richesses par les acteurs économiques internes au pays) 57,8 milliards. Soit l'équivalent de l'industrie alimentaire et de l'agriculture réunies, deux fois les recettes des télécommunications, sept fois celles de l'industrie automobile. Le seul spectacle vivant a augmenté la richesse de la France de 8,6 milliards. Si comme l'écrivait Proust, les artistes, "cette famille magnifique et lamentable", sont "le sel de la terre", ils sont aussi la mine d'or des comptes nationaux. (Ces chiffres émanent d’une étude conjointe sur l'apport de la culture à l'économie menée par le ministère de l'Économie et des Finances et le ministère de la Culture et de la Communication.) Jean-Michel Ribes, Pierre Notte, le Théâtre du Rond-Point sources :http://culturecommunication.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Etude- conjointe-sur-l-apport-de-la-culture-a-notre-economie-confiee-a-l-inspection- generale-des-finances-et-a-l-inspection-generale-des-affaires-culturelles-par-Pierre- Moscovici-ministre-de-l-Economie-et-des-Finances-et-Aurelie-Filippetti-ministre-de- la-Culture-et-de-la-Communicationhttp://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-culture-rapporte-sept-fois-plus- au-pib-de-la-france-que-l-automobile_1368593.htmlhttp://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140103trib000807739/la-culture- contribue-sept-fois-plus-au-pib-que-l-industrie-automobile.html

Le 21 décembre 2014 à 09:18

Alerte : le pape chez les Sims

Les grands bugs du XXIe siècle

Un virus est signalé aux amateurs du jeu de gestion à échelle humaine « Les Sims » : méfiez-vous des haies de thuyas made in Vatican ! Parfois, avec ces nouvelles haies, une papemobile se gare devant la maison de vos Sims… et là un pape rouge sort en tremblotant de son véhicule et ding dong ! il sonne à la porte. Il s’agit sans doute d’une nouvelle attaque du Vatican en vue de réévangéliser l’occident matérialiste. Chez mes Sims il y a même eu deux papes d’un seul coup : un rouge (tak!) et un blanc (jawohl!). Ding dong ding dong ! À partir de là, rien à faire : les Sims ouvrent et invitent les papes à boire un drink, ils entraînent les deux papes à danser. C’est lourd un pape finissant, on voit à quoi pensent les Sims qui se dandinent en les soutenant : à leur lit, au frigo, au canapé de la salle de bain, au hamac dans le jardin près de la piscine… Penser à la piscine les excite, les Sims se déshabillent et déshabillent les papes à l’abri de la haute haie de thuyas. Les deux papes flottent heureux avec leurs kipas qui font deux pastilles rouge et blanche sur le bleu chloré. En quelques minutes, mes deux papes sont parfaitement intégrés à la vie des Sims, désormais impossible de les effacer, il faudra vivre avec ! À présent le pape rouge joue avec eux au Monopoly du XXe siècle sur le canapé de la salle de bain. À l’étage, le pape blanc fouille dans les tiroirs et sous les lits, puis descend jeter toutes les capotes qu’il a trouvées dans le compacteur à ordures de la cuisine. Le pape rouge triche aux dés pour retomber toujours sur la case « Auschwitz », où il a déjà pu déposer deux carmels et trois grandes croix papales. Le pape blanc adore voir les petits garçons se déshabiller. Mes Sims s’en foutent, ils aiment surtout bouffer, danser, copuler, déféquer et dormir. Le saint père en djellaba blanche fait ses ablutions avec de l’eau bénite, distribue des chapelets pour un karaoké marial : « Like a Prayer », de Madonna.Pape rouge tombe sur une boîte de Viagra dans la salle de bain, avale trois gélules, la bouilloire siffle en vain dans la cuisine. Tiens mes Sims marchent à genou, mangent à genou, dorment à genou, forniquent à genou. C'est bien sûr à cause des papes. Ah le rouge crache la sainte glaire. Les Sims lèchent ses mules papales pendant que le blanc le canonise. Je passe en accéléré : paperouge agonise pape blanc se frotte les mains fumée noire dans la cuisine Sims-nouveaux-nés pullulent à genoux fumée blanche Sims prêtres Sims évêques tous à quatre pattes flammes enfer attention Ding dong ding dong papemobile devant maison en sort un pape gaucho (Si!) qui embrasse Sims-nouveaux-nés-autistes (Si!) et lèche stigmates Sims lépreux (Si!)

Le 5 avril 2010 à 15:05

Le rire collabo

« Le rire est le propre de l’homme », clame Rabelais, mais il peut en être aussi le sale et de résistant devenir collabo. Par je ne sais quel soudain abandon de sa nature rebelle, à moins qu’il ne s’agisse d’une poussée de candeur d’âme un peu crétine, il arrive parfois au rire de rendre visite à ses adversaires : évêques constipés, bourgeois coiffés en brosse, savant universels, artistes civilisés, militaires emplumés et autres dindons qui font commerce d’ordre et de bonne conscience dans la basse-cour d’un monde où rien ne doit crotter leur vertu bien cirée.Amusé sans doute par l’intérêt que lui portent, tout à coup, princes et prélats de l’ordre, le rire se laisse caresser en dessous de la ceinture et, par inadvertance, lui sort du cul une blague nauséabonde. Elle enchante aussitôt l’auditoire bien pensant. On en redemande. Etonné par le succès de cette minable flatulence, le rire se nettoie avec force le bas-ventre en en pétant encore quelques-unes. On s’esclaffe de plus belle. Encore ! Encore ! Le rire accepte et fait à nouveau chanter ses tripes. C’en est fait, le rire est dans la cage. On ferme à double tour. On l’engraisse, on le gâte. Bientôt il s’affaisse, s’abaisse, s’endort.Peu à peu, l’insaisissable insolent se mue en bouffon léchant le cul du roi des médiocres et, à la demande de son maître, envahit radios, télévisions, théâtre, livres et cinémas, y répandant farces honteuses et pétarades molles dont s’enivrent sans joie ceux qui veulent oublier qu’on leur a ôté l’esprit. Ils sont nombreux, les pauvres !Rire du pouvoir. Rire aux ordres. Rire collabo. Quel attentat peut l’abattre ? Quel assassin ?Inutile d’envoyer l’armée des penseurs lucides, analystes, sociologues, et autres décrypteurs des maladies du monde, elle succombera au premier calembour. Seul un rire léger, qui vole, jailli de notre envie de vivre libre, aura la peau de traître.  (Avant propos n°4 du catalogue Le Rire de résistance, Théâtre du Rond-Point/Beaux Arts éditions)

Le 31 juillet 2014 à 08:34

François Jarrige : "Et si on imaginait une société où le travail serait libérateur ?"

Rage contre la machine ? #3

François Jarrige est historien, enseignant-chercheur à l'université de Bourgogne. Il s’intéresse à l’histoire des mondes du travail, des techniques et aux controverses qui ont accompagné l’industrialisation. Il a notamment publié Au temps des « tueuses de bras » (2009) et Face au monstre mécanique (2009). Son dernier ouvrage Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences est sorti en février aux éditions La Découverte. Troisième et dernière partie de l'entretien qu'il a accordé à ventscontraires.net > Première partie   Rencontre-t-on des oppositions majeures à ce mouvement ? Quelles formes prennent-elles ? Assez peu, il me semble. La colonisation de nos vies par l'informatique est si rapide, l’atomisation des individus si poussée et la croyance dans les vertus intrinsèques du progrès technique si puissante que la contestation de ces nouvelles trajectoires semble très limitée. Les protestations existent, mais elles sont marginales et marginalisées et très peu relayées par les médias et les institutions dominantes. On peut par exemple citer le cas de ces éleveurs résistant à l’électronisation de leur troupeau, et à la généralisation du puçage des bêtes couplés à des logiciels de traçage. Contre cette évolution un collectif intitulé « Faut pas pucer » a vu le jour ; des groupes d’opposants sont apparus dans les régions de montagne où subsiste un petit élevage, comme dans le Tarn, les Alpes-de-Haute-Provence ou l’Ariège.   Doit-on se résoudre à entrer dans une société post-travail ? Faut-il s'en inquiéter ou s'en réjouir ? Cette question ne cesse de revenir et a beaucoup occupé les sociologues, les philosophes et les économistes depuis 30 ans. Le débat sur la fin du travail et la forme d’une société « post-travail » semble renaître à chaque phase de chômage de masse, on le trouvait déjà dans les années 1930. Dans les années 1990 on a beaucoup discuté de la « fin du travail » ou du moins de la place du travail dans la société de loisir qui s’annonçait. Il est indéniable que le volume de travail a fortement diminué dans les pays industrialisés, le temps travaillé en Europe constitue moins de 20 % du temps éveillé aujourd’hui contre 40 à 50 % dans l’industrie du XIXe siècle. Face à ce constat, deux positions se font face : certains s’en réjouissent et voient dans la disparition du travail une chance à saisir. La réduction drastique du temps du travail au profit des loisirs, voire la création d’un « revenu universel » découplé de tout travail, devrait permettre à chacun de s’émanciper en profitant du temps libéré. Les médias et la culture de masse, les séries TV et les jeux vidéo, semblent d’ailleurs tout prêts pour occuper ces temps de loisirs rendus disponibles. D’autres s’en inquiètent au contraire car le travail reste une valeur centrale, l’horizon essentiel par lequel les individus s’insèrent dans la société et obtiennent des biens aussi bien matériels que symboliques.   Quels sont les scénarios de transition possibles ou souhaitables ? Ce qu’on appelle une société post-travail a en réalité peu de sens car elle peut revêtir des visages très différents. S’il s’agit de supprimer le travail salarié le plus aliénant au profit d’un monde d’égaux, on ne peut que s’en réjouir ; s’il s’agit en revanche de créer un peuple d’humains soumis et désœuvrés, dépendants des robots et de leurs prothèses numériques, alors l’avenir s’annonce assez sombre. L’alternative n’est pas à mon avis entre un monde dominé par le travail et un monde libéré du travail, il est plutôt entre un monde fondé sur un travail absurde et aliénant et un monde du travail émancipé et émancipateur. Tous les travailleurs savent combien le travail peut être épanouissant et joyeux, et combien certaines activités manuelles sont tout aussi dignes – voire bien davantage – que les « tâches cognitives » des cadres supérieurs. Au lieu d’une « société des loisirs » floue et illusoire, j’aimerai une société du travail libéré, créateur et écologiquement sain. Ne pourrait-on pas imaginer de réorienter les trajectoires techniques pour les redensifier en travail, au lieu de la quête incessante de productivité visant à éliminer l’humain ne serait-il pas possible d’imaginer une société où le travail serait libérateur, source de joie et de plaisir, sans effet prédateur à l’égard du monde et des autres ?

Le 4 août 2014 à 09:28

Dominique Méda : "La réduction du temps de travail devrait absolument être pensée comme un projet de société"

C'est pas du boulot ! #2

Dominique Méda est professeure de sociologie à l'Université Paris-Dauphine, titulaire de la chaire Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales au Collège d’études mondiales. En 2013, elle a publié La Mystique de la croissance. Comment s’en libérer chez Flammarion et Réinventer le travail avec Patricia Vendramin aux PUF. Deuxième partie de l'entretien qu'elle a accordé à ventscontraires.net La réduction du temps de travail est-elle essentiellement un outil de lutte contre le chômage ou un pas vers un autre type de société ? Elle devrait absolument être pensée comme un projet de société ou du moins comme l’un des instruments intéressants nous permettant d’organiser la transition vers une société où les différentes activités marchandes et non marchandes seraient mieux équilibrées, où elles seraient également mieux réparties entre hommes et femmes (par exemple, j’avais pu mettre en évidence avec des collègues que la RTT avait permis un début de rééquilibrage dans la prise en charge des enfants) et où la qualité de l’emploi devrait être mise au cœur de nos préoccupations. Plus généralement, je pense qu’il faut tenir ensemble les questions relatives à l’avenir du travail et à la nécessité d’engager nos sociétés dans une véritable reconversion écologique qui nécessitera un plus grand volume de travail, qu’il nous faudra répartir sur un plus grand nombre de personnes. La RTT pourrait donc être un instrument puissant au service du changement du travail, de la lutte contre le chômage et de la transition écologique.   L'automatisation croissante nous condamne-t-elle à une disparition du travail ? Je ne le crois pas. Certes, des tâches de plus en plus nombreuses seront prises en charge par des robots, mais de très nombreuses activités nécessitent du travail humain dans l’éducation, la prise en charge des enfants ou des personnes âgées, la santé…Surtout, nous devons bien comprendre que la nécessité de prévenir le changement climatique et donc de réduire nos émissions de gaz à effets de serre nous oblige désormais à produire de façon très différente et très certainement, comme l’a bien mis en évidence Jean Gadrey, avec plus de travail humain.   Tous les secteurs d'activité sont-ils aujourd'hui menacés ? Nous ne devons pas céder au déterminisme technologique : certains secteurs seront certainement plus robotisés et permettront des économies de travail humain, mais nous devrons avoir recours à de plus grandes quantités de main d’œuvre dans bien d’autres : tous ceux qui nécessitent du lien, comme je le disais plus haut, mais aussi le secteur des énergies renouvelables, l’agriculture, le bâtiment, le recyclage qui, étant données les contraintes écologiques auront besoin d’un plus grand volume de travail. Philippe Quirion a évalué le nombre d’emplois accompagnant l’un des scénarios présentés lors du débat sur la transition énergétique, le scénario Négawatt, fondé sur un surcroît d’efficacité et de sobriété. Il a mis en évidence que la mise en oeuvre de ce scénario s’accompagnerait de créations d’emplois en nombre non négligeable. Par ailleurs, on peut penser que la relocalisation des activités nécessitée par l’anticipation du changement climatique et le souhait des populations de retrouver du sens au travail pourrait pousser dans ce sens. Il n’en reste pas moins que nous continuons et continuerons sans doute à faire des gains de productivité et qu’il importe de réduire le temps de travail à due proportion. Il y a d’ailleurs autour de cette question des gains de productivité de véritables choix de société à opérer : cessons de penser que nos comportements doivent nous être dictés par l’évolution du progrès technique. A nous de dire quels services nous voulons, avec quelle qualité de travail, avec quelle quantité de main d’œuvre employée. Si nous utilisions pour mesurer nos progrès d’autres indicateurs que le PIB, nous pourrions faire des choix de façon plus informée. Pour revenir aux gains de productivité, je suis d’accord avec Gadrey qui pense qu’on doit cesser de vouloir en faire dans certains secteurs et que l’on doit y substituer des gains de qualité et de durabilité.

Le 4 juillet 2014 à 15:28

Bernard Stiegler : "Dans 20 ans l'emploi aura disparu, tout le monde sera intermittent"

Travailler demain #1

Dans ce premier épisodeLa crise des intermittents ne doit pas nous cacher une crise généralisée de l'emploi, qui est amené à disparaître avec le développement universel de l'automation. Mais travail n'est pas emploi : et si le modèle de l'intermittence était appelé à devenir le régime de tous ? À l’époque de l’automatisation généralisée Le siècle dernier était celui du consumer capitalism, produit dérivé du taylorisme : produire à la chaîne et consommer comme le marketing le dicte. On a parlé du keynésianisme et du welfare state de Roosevelt. Mais aujourd’hui, ce modèle semble s’écrouler sous la pression de ses propres contradictions, cependant que se planétarisait la mise en réseau numérique. Celle-ci va provoquer dans les années qui viennent un processus d’automatisation généralisée où l’emploi salarié deviendra exceptionnel : les robots se substitueront massivement aux employés humains. Cette nouvelle époque industrielle ne sera viable que si elle consiste en une renaissance du travail dans une société de contribution où les gains de temps issus de l’automatisation seront massivement réinvestis dans la capacitation et la déprolétarisation du travail : les robots sont des machines qui n’ont pas besoin des esclaves humains pour fonctionner. > écouter le podcast audio complet Enregistré le 20 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89      

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