Paris tenu
On m'a demandé une chronique « plus parisienne ». C'est amusant, d'ailleurs, parce que « parisienne » c'est une marque de cigarettes suisses et que ça fait pile, aujourd'hui, 7 ans, 9 mois et 14 jours que j'ai arrêté de fumer. Coïncidence ? Arrêter de fumer, c'est un concept plutôt sympa. Parce que tu passes pour un héros des temps modernes. Alors que finalement, c'est pas si compliqué que ça : il suffit de ne pas fumer. Ne pas faire les choses, c'est une des choses que je fais le mieux. Tandis que commencer à fumer, pardon, mais ça, c'est vraiment compliqué. Il faut d'abord demander une clope au grand Diego, l'allumer en jouant les vieux habitués alors que bon, on a surtout envie de tousser. Aller acheter un paquet au kiosque en bas de la rue avec une excuse toute prête au cas où on nous demanderait notre âge. Avoir une autre excuse toute prête pour quand les parents trouvent qu'on sent quand même un peu la fumée, ou quoi ? Se rendre compte que finalement, on a pas l'air si cool que ça et plus du tout d'argent de poche à la fin du paquet. Entendre Gunda nous répondre que de toutes façons, elle sort trop pas avec les fumeurs. Faut vraiment le vouloir, pour commencer. Mais je crois qu'on voulait plutôt que je parle de Paris, la ville, en France, celle où il y a un métro et des Parisiennes. Sympa, mais on ne peut même pas y fumer de Suissesses, alors bon, je pose la question.