Alban Orsini
Publié le 17/08/2010

Christophe


Christophe s'est réveillé ce matin avec cette intime conviction chevillée au corps qu'il était devenu babouviste, non parce qu'il adhérait pleinement à ces idées, mais parce que le mot l'amusait.  
Ainsi donc et tour à tour Christophe a-t-il été cette semaine: bourdiguiste, crypto-anarchiste, antispéciste, somoziste, maurrassiste, boulangiste et ochlocrate sans que cela n'affecte de manière tangible son existence.
Né en 1980, écrivaillon de petites choses éparses de-ci de-là, ouvert à rien, décidé à tout, Alban Orsini n'aime pas parler de lui à la troisième personne mais adore les kebabs sur assiette, le son des fils en métal sur les mâts des bateaux amarrés, fumer ses cigarettes entre le pouce et l'index et le théâtre ce qui au final revient au même.
Pour l'instant publié en revue, Alban Orsini a pour ambition d'apprendre l'algorithme de résolution du Rubik's Cube pour rendre la vie meilleure et les moments plus doux... Il est également rédacteur pour le webzine Culturopoing.
Le blog d'Alban Orsini
 

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Le 11 juillet 2012 à 10:05

L'objet du délire #3

Il a la gueule tordue du réprouvé.

Il a la gueule tordue du réprouvé. Petit, mal fichu, une lame trouée qui ne coupe pas. Il fait peine à voir au milieu des grands serins effilés, les éminceurs, tranchelards, désosseurs qui font saigner l'animal déjà mort. Dans l'ombre des tiroirs de cuisine, on le moque, lui, le végétarien cireux, haut comme trois piques à saucisses, incapable de trancher la protéine, toujours remplaçable, et qui se paume tout le temps, partout. Les couverts de table détournent la tête. Cet insignifiant broute légume ne mérite pas un regard. Et puis, un jour de janvier, il neige des boules de pétanque et les nez coulent, on a besoin de lui, on le recherche et miracle, on le trouve, gisant dans un coin, petite chose. Il ne dit rien, mais on sent qu'il est en colère. Très en colère. Une furie blanche. Et les patates tremblent, le potiron transpire, les carottes claquent des dents, les navets se font dessus, la suite est irracontable, du gore maraicher, l'économe rend la monnaie de sa haine en petites coupures et ça gicle, ça pisse la sève, un massacre, le film d'horreur que personne n'a jamais osé tourner, même les couteaux de boucherie plaqués sur leur aimant mural deviennent pâles, même la cocotte-minute, qui en a vu d'autres, fait moins la fière. Tout s'achève dans une assiette creuse où une soupe aux yeux clairs tourbillonne dans le bruit des cuillères et des vapeurs hivernales. Fausse quiétude. Sur le plan de travail de la cuisine, un reflet métallique ronronne dans un tas d'épluchures : le tueur gît dans son crime. Et l'on comprend enfin la nature de la fente en son coeur : c'est une plaie qui n'a jamais cicatrisé. Une fêlure.

Le 22 avril 2012 à 09:31

Pour ou contre 18 heures 30

Dernière polémique avant fermeture (des bureaux de vote)

Il fallait s'y attendre, à l'heure où s'achève la campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle, une ultime polémique s'ouvre. La technologie, éternelle responsable de nos maux les plus divers, nous précipite vers l'anarchie. Et l'on va bafouer la Loi, et l'on va dénaturer le vote des Français. De sales petits opportunistes voudraient annoncer le résultat de l'élection avant l'heure, dont tout le monde sait que ce n'est pas l'heure. D'abord, l'ennemi est à l'extérieur, un étranger pour tout dire. Un étranger francophone, mais un étranger tout de même. Suisse, Belge, quoi d'autre ? Anglais aussi, probablement, les Anglais (et qui plus est sont en grand nombre anglophones) ont toujours un sale truc à se reprocher dans les vilaines histoires. Des sites d'information, et ce tout à fait légalement puisque non soumis à la loi française, iraient pérorer le nom du vainqueur privant nos chaînes nationales de la primeur de notre information. Ah ! Misère ! On joue contre nous avec nos propres lois. On se croirait en Europe !Mais l'ennemi est également intérieur, comme si la coalition belgo-helvétique ne suffisait pas. Dès 18 heures 30, les serins du Web, professionnels et amateurs iraient gazouiller le nom des finalistes dans leur cuicuiteur, sur la page de leur « livre à figures », alors même qu'à certains endroits de l'Hexagone (il paraît que c'est dans les coins que l'on s'arrête le plus tôt) les gens n'ont pas fini de voter. Imaginez donc que cela incite les abstentionnistes à se déplacer en nombre ! Que deviendrait l'élection sans abstention ?Aussi, que ne promulguons-nous un décret interdisant purement et simplement 18 h 30. Dès 6 heures du soir, le temps s'arrêterait pour ne reprendre qu'à 20 heures et le tour serait joué.On se demande vraiment à quoi ils pensent au gouvernement.

Le 12 juin 2015 à 08:31

30 millions d'amis

et moi, et moi, et moi

Je ne suis pas raciste, mais tout de même, vous trouvez ça normal, vous, qu'on nourrisse des pigeons idiots qui passent leurs journées à roucouler et dont les fientes abîment nos murs et nos statues, et tout ça aux frais du contribuable, bien sûr ? Vous avez déjà vu une petite vieille mettre du vieux pain sur son balcon pour attirer les rats, les cafards ?   En Suisse, une loi vient de passer pour interdire la détention de dauphins. Toujours les mêmes animaux qui ont la belle vie. Toujours les mêmes pour lesquels on légifère. Les dauphins, les ratons-laveurs, les petits lapins, les poneys. Parce qu'ils sont si choux. Pendant ce temps-là, on massacre des colonies entières de fourmis coupables d'avoir volé un peu de sucre, dans l'indifférence générale. Prenez la Constitution helvétique, je vous mets au défi de trouver une seule ligne sur les gnous, les agoutis, les carcajous ou les podagres. Alors je vous pose la question. Est-ce vraiment normal ? Est-ce vraiment ce monde-là que nous voulons pour nos chinchillas ?   Et moi, par exemple, qui vous parle, si j'étais un chaton, il me suffirait d'être mignon pour faire trois millions de vues sur youtube sans avoir besoin de me creuser la cervelle (et heureusement, parce bon, le chaton, on parle de quelqu'un qui peut poursuivre sa propre queue pendant des heures, alors se creuser la cervelle, excusez-moi, mais c'est pas tellement le genre de la maison) pour trouver une chute à cette chronique « plus animalière ».

Le 26 mai 2014 à 09:19

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Y-a-t-il des mots qui font du bien?

OUI. Par exemple, les mots amour, savon, choucroute garnie, vins des pays de Loire, caresse, câlin, viens dans mon lit, copains, joie, pâtisserie, service après-vente gratuit, soldes sur la lingerie fine, plombier à l'heure, sieste, Mozart, soleil, farniente, barbecue (à gaz ou pas), théâtre, ouvreuse sexy, où sont les toilettes, ma petite chérie? La liste est loin d'être close et chacun peut la compléter selon ses goûts. Ceci étant dit, les mots sont réversibles : un mot sensé faire du bien peut renvoyer à une réalité désagréable ou affligeante. Un barbecue, cela peut vous exploser à la gueule. Toutes les ouvreuses ne sont pas sexy : j'en connais qui pourrait être maître-chien. Mon plombier arrive à l'heure, mais c'est juste pour me faire un devis. Et que dire de la lingerie fine, si on n'a personne à l'offrir ? Que dire encore d'une choucroute garnie à laquelle il manque deux saucisses ? Et je ne parle même pas du savon sur lequel on glisse dans la baignoire, de l'amour de ma vie qui ne veut pas qu'on la caresse, des copains qui ont passé l'arme à gauche, de mes voisins qui préfèrent Céline Dion à Mozart et qui m'empêchent de faire la sieste, merde ! Bref, méfiez-vous des mots qui font du bien : il se pourrait qu'ils fassent très mal. La semaine prochaine, justement, nous parlerons des mots qui blessent comme redressement fiscal, hachoir à viande, Syrie, andouille, mine anti-personnel, enfoiré. Et si vous êtes bien sage, on fera un abécédaire !

Le 4 septembre 2011 à 08:55
Le 18 août 2015 à 07:32

Zen : Des moines bouddhistes pour aider les voyageurs à supporter les enfants qui pleurent dans les trains

La SNCF annonce ce matin un plan tout à fait innovant pour aider les voyageurs à enfin supporter les cris et les pleurs des enfants dans ses trains. Désormais, des moines bouddhistes seront placés dans les voitures et donneront des cours de relaxation aux voyageurs pour les aider à s’affranchir de la douleur et de l’énervement causés par les pleurs de ces enfants. Reportage. Un enfant qui pleure dans un train et ce sont près de 70 voyageurs qui sont pris en otage, et autant d’usagers mécontents. Forte de ce constat, la SNCF mise sur le zen et l’enseignement de Bouddha pour aider les voyageurs. « Désormais, chaque rame de TGV ou de train sera équipée d’un moine bouddhiste en libre service à usage immédiat » a expliqué Guillaume Pépy lors d’une conférence de presse ce matin. Le président de la SNCF a expliqué que les moines avaient suivi une formation spéciale pour pouvoir intervenir en toute situation et à tout moment. « Imaginez, vous faites Paris – Toulouse, vous êtes fatigués ou vous souhaitez travailler dans le calme, et un enfant se met à pleurer dans votre voiture. Que faire ? » souligne-t-il. « Avant, il fallait prendre votre mal en patience et serrer les dents, parfois aller aux toilettes et hurler votre rage, ou exprimer votre colère sur les réseaux sociaux ». Maintenant, un moine zen se déplacera à votre place et vous aidera à effectuer des gestes simples de relaxation et de calme pour vous aider à traverser cet océan de rancœur pour arriver à une mer de la tranquillité – toujours selon le mot du PDG. Un partenariat spécial avec la fédération bouddhiste française a été signé, et dès les prochains grands départs en vacances, ce sont près de 700 moines zen qui seront présents dans les gares et les rames. Des moines qui seront aussi formés pour expliquer aux voyageurs, là aussi dans le calme et la quiétude, qu’il ne sert absolument à rien de se lever de sa place et de faire la queue dans le couloir de la voiture plus de 30 minutes avant l’arrêt total du train. Le Gorafi

Le 4 octobre 2012 à 09:45

Jean-Pierre Bouyxou

Les cracks méconnus du rire de résistance

J'ai rencontré mon « désaltère-ego » Jean-Pierre Bouyxou, dit également le rossignol tyrolien (car il imite volontiers Luis Mariano au beau milieu des grands messes), sur les barricades de mai 68. C'est à lui qu’on doit le fameux tract anarcho-enragé « Crève, salope ! » et l'invention en 1966, à Bordeaux, du personnage du puits de science hurluberlu Georges Le Gloupier, auteur présumé d’une Vie sexuelle des hannetons en argot, qui aurait stupéfié l'Académie des sciences, et entarteur à ses heures de pompeux cornichons illustres. C'est d'ailleurs Jeannot-Pierrot (et non moi même) qui a fricassé en poignants alexandrins paulderoulèdiens l'impitoyable Ode à l'attentat pâtissier (1981) que les principales gloires culturelles du jour ont trouvé à l'époque dans leur boîte aux lettres.   « Il me semble évident, pour abattre la bête, Qu'il faut soigneusement la viser à la tête. Il est donc décisif que les prioritaires, Parmi tous les gredins qu'il faut jeter à terre, Soient ceux qui voudraient bien penser à notre place. De les tuer d'abord, ceux-là, ayons l'audace En leur flanquant des coups plus forts que ceux d'Hercule Des coups sans rémission : des coups de ridicule. »   Les innombrables écrits du grand garnement, de La Science-fiction au cinéma (1971, 10/18) à L'Aventure hippie (1992, Plon, avec Pierre Delannoy), en passant par Les Clystères de Paris (1981, Brigandine, signé Georges de Lorzac) et le feuilleton Branquignols, corniauds, stooges et nigauds. Petite histoire des teams comico-ringards paru dans la Revue du cinéma (1986-1987), contiennent tous des appels tordboyautants à la guérilla loufoque. Ses films aussi. Á commencer par Entrez vite…vite je mouille !, le long métrage porno le plus anarchisant jamais tourné dans lequel un vieux PDG à qui de jeunes friponnes taillent des trompettes à la neige transmute tout à coup sous le choc son usine d’objets pieux en fabrique de poil à gratter, dont il fait don à ses ouvriers.   Mais c'est dans L'Apologie du terrorisme burlesque (1981), une des poutres maîtresses de mon Anthologie de la subversion carabinée (L'Age d'Homme), que le galapiat Bouyxou s’est le plus déchaîné. Il y propose, notamment, de jeter sur les terrains de foot pendant les grands matchs « autant de ballons pirates qu'il y a des joueurs », d'« interrompre les pièces de théâtre pour virer de la scène les personnages antipathiques » et prendre leurs places, de « dérober du papier à en-tête aux partis politiques et aux organisations syndicales pour envoyer aux médias en leurs noms les déclarations les plus incongrues, farfelues et obscènes », et de « se déguiser en diablotins lubriques pour escalader nuitamment les murs des couvents » ».   Si tout ça vous donne envie de vous dévergonder tant soit peu avec Jean-Pierre Bouyxou, ça tombe bien, je vais vous laisser en sa compagnie. Car c'est lui qui va vous narrer le happening iconoclaste de soutien aux Pussy Riot que nous avons improvisé ensemble le dimanche 23 septembre 2012 dans une église orthodoxe de Toulouse de mèche avec le redoutable enyaourtheur grec Yannis Youlountas, quelques clowns activistes et une vingtaine de guillerets mécréants de la région et d'ailleurs.   Religions : au pilon ! par Jean-Pierre Bouyxou   Ce dimanche 23 septembre à 10 h 15, l'office du matin a été interrompu, à l'église orthodoxe Saint-Nicolas de Toulouse, par un groupe d'une trentaine de joyeux drilles. Les perturbateurs ont fait irruption dans l'édifice religieux aux cris de « libérez les Pussy-Riot ! » et de « Poutine aux latrines », en référence aux musiciennes du groupe rock Pussy Riot, récemment condamnées à deux ans de camp de travail pour avoir entonné une chanson contre Poutine pendant une messe à la cathédrale de Moscou. Devant les fidèles médusés, les trublions de Toulouse ont également scandé divers slogans : « Religion piège à cons ! », « Jésus Christ au pilori ! », « Mahomet pouët-pouët ! », « Bouddha caca ! » et « Jéhovah te faire enculer ! » On remarquait parmi ces facétieux perturbateurs, quatre collaborateurs assidus de Siné Mensuel : Noël Godin, Jean-Pierre Bouyxou, André Langaney, Yannis Youlountas de passage dans la Ville rose à l'occasion du festival du film grolandais. Eux et leurs compagnons d'émeute ont été accueillis dans l'église par un service d'ordre musclé, mystérieusement prévenu de leur visite, qui leur a distribué en guise d'hosties, quelques gnons et coups de pieds d'une violence assez peu… orthodoxe ! Mais ils ont fait front sans se démonter, ni cesser de lancer des slogans, et ont pu se replier sans casse en criant : « Anarchie vaincra ! »Les flics, arrivés sur les chapeaux de roues après la bataille, ont bien rigolé en contrôlant leur identité. Les responsables de l'église ont l'intention de déposer plainte, mais les fauteurs de troubles s'en foutent : ils espèrent que leur exemple encouragera d'autres vauriens à les imiter.   Noël Godin et ses amis taquinent les Popes... par Gloupgloup31100

Le 1 juillet 2014 à 11:39

Et au lit, comment ça se passe?

Micro-trottoir

L'atrabilaire : « Au lit, il ne se passe rien. Ailleurs non plus. Rien de nouveau sous le sommeil. Lisez Blaise Pascal. » La sadienne suisse : « J'aime qu'on me pine le con, le cul, le cou, le coucou. Je donne tout de moi, même l'heure.» L'homme pressé : « Le lit ? Pas le temps. Je fais ça au débotté, et encore? Bon, faut que j'y aille ! » Le paresseux, en baillant : « Parce qu'il faut qu'il se passe quelque chose, en plus ? Ah non, c'est trop pour moi. » La femme de chambre : « Je fais cinquante lits par jour. Quand je rentre chez moi, je suis tellement épuisée que je m'endors sur le canapé. » Vladimir P. : « J'ai pris la Crimée à la hussarde. Mais l'Ukrainienne, cette chienne lubrique, ne se laisse pas prendre comme ça ! » François H. : « Au lit comme ailleurs, je garde mon casque de moto. On n'est jamais trop prudent. » La vieille fille : « Ah oui, au lit, il aurait pu s'en passer des choses? J'en rougis rien que d'y penser. » Le SDF : « Le lit ? Quel lit ? Hé, mec, je suis à la rue, moi ! Je dors sur une grille de métro. » Le vendeur de meubles, un brin lubrique : « Un bon lit, si vous voyez ce que je veux dire, ce doit être moelleux. Celui-ci n'est pas mal. Vous voulez l'essayer avec moi ? » Le vendeur d'Ikea : « Nos lits se montent facilement. Après, c'est vous qui voyez. » Le médecin : « Allongez-vous sur le ventre, s'il vous plait. Voyons où nous en sommes avec ces vilaines hémorroïdes. » Le psychanalyste : « Allongez-vous sur le divan. Racontez-moi votre dernier rêve érotique. » La femme de cinquante ans : « J'ai encore de beaux autours, mais mon mari préfère sortir le chien. » L'homme de cinquante ans : « Ma femme, je ne la supporte plus. Elle ronfle tout le temps. » Le poète ringard : « Mon amour, dans un lit de roses/ Laissons la prose/ Prenons la pose. » Le malade hospitalisé : « J'en ai marre d'être alité. Si au moins je pouvais me taper une infirmière ! » Le proustien, allergique et enrhumé : « Longtemps je me suis mouché de bonne heure. » La proustienne pubère : « Longtemps je me suis touchée de bonne heure. » Le sourd : « Non, je ne connais pas Dolly Rascasse. Parlez plus fort, s'il vous plait. » Le terroriste islamiste : « Le matelas, je vais l'exploser. Mille vierges m'attendront au Paradis. » La prostituée organisée : « C'est 100 euros la passe. Et moins 10% sur la dixième, avec la carte de fidélité. » L'employé des wagons-lits : « J'en ai marre de ce boulot ! Toujours à regarder les autres dormir ou baiser. » L'écrivain en mal d'inspiration : « Et si je me mettais au lit, hein ? Je trouverais peut-être quelque chose. »

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