Philippe Mouchès
Publié le 23/04/2015

30 millions d'amis


Peintre
Fondateur et théoricien du Divisionnisme Périgourdin
Membre de l'Oupeinpo

http://doublevue-mouches.blogspot.fr/

 

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Le 20 octobre 2015 à 08:59
Le 8 avril 2011 à 09:14

Vacances en France

Mauvaises rencontres

« Pourtant, qui le croirait ? Un voyage au Morvan offre quelque danger. Des bandes parcourent les routes, composées d'individus d'aspect débonnaire, mais animés au fond de très mauvaises intentions, et qui ne craignent pas d'arrêter le voyageur isolé aussi bien que ceux qui circulent en nombre. Nous n'avons pas ouï dire qu'elles aient dévalisé personne ou pillé les diligences ; mais leur aspect farouche et provocant pourrait déterminer chez le voyageur novice quelque terreur. » Il s'agit de compagnies d'oies, dont le Morvan semble avoir le privilège ; oies puissantes, bien membrées, ayant fort mauvais caractère et portant haut la tête. Ces animaux féroces parcourent en liberté bois, prés et sentiers, et se figurent évidemment que les routes sont faites pour leur circulation exclusive. Dès qu'un bipède non pourvu de plumes et portant nez au lieu de bec se permet d'y mettre le pied, ils s'avancent en bataillon serré, ouvrant à outrance leurs larges becs et crachant à la face de l'intrus tout le catéchisme poissard de leur race. Il y en a toujours une qui est le chef de la bande et marche bravement à l'ennemi, devant toutes les autres, dégoisant un répertoire d'injures et de menaces du plus haut comique. » […] » Du reste, il ne faudrait pas entreprendre une lutte corps à corps avec ces bêtes guerrières. D'un coup de bec elles coupent fort proprement un doigt. Je comprends maintenant pourquoi l'on dit que certains jugements ont "force de l'oie". »(Jean Bertot, Août 1893 : la France en bicyclette : étapes d'un touriste de Paris à Grenoble et Marseille)

Le 24 octobre 2014 à 14:45
Le 16 avril 2010 à 03:03

Et pendant ce temps, les commentateurs... commentent

Un mot qui m'énerve.

Ça fait plusieurs fois ces dernières semaines que j’entends ce mot de « commentateurs » dans la bouche de nos hommes politiques, en l’occurrence (ne pas y voir de malice), ceux du parti présidentiel. La dernière fois, c’était dans celle de notre premier ministre et juste avant, dans celle du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. Les commentateurs, de ce que je comprends en écoutant mes dirigeants, c’est une masse informe et pleine de mauvaise volonté qui préfère parler, voire réfléchir, plutôt que d’agir. Ce qui, au royaume du pragmatisme, semble être le lèse-majesté suprême. Pour moi, et jusque-là, cette fonction avait un nom, ou plusieurs, le plus courant étant le terme générique d’ « opposition » ou, si je ne me trompe pas, de « journalistes », d’ « analystes » et même de « chercheurs ». Je gardais le terme de « commentateurs » pour des types qui hurlent dans des micros (alors qu’on les entend très bien hurler sans) dès que d’autres types poussant un ballon s’approchent d’un nouveau type aux grosses mains qui a l’air d’avoir très très peur dans sa cage en les voyant arriver (je ne voudrais pas être à sa place). Pour moi donc, les commentateurs, ce sont des gars qui crient très fort des choses que l’on ne comprend pas, alors qu’on les comprendrait très bien s’ils arrêtaient de crier. Ça m'énerve beaucoup. Et donc ça n'a rien à voir avec les individus sus-cités. Ce qui m'énerve encore plus.

Le 19 avril 2011 à 17:45

ventscontraires : le reality show

Proposition faite à la rédaction

Chère Madame, Cher Monsieur,   Je suis un fidèle lecteur de ventscontraires.net. J’aime beaucoup l’esprit qui règne dans cette revue en ligne. Je me permets cependant de vous faire quelques suggestions visant à l’améliorer encore, et surtout à la rendre accessible au plus grand nombre. Tout d’abord, peut-être pourriez-vous recruter des chroniqueurs en organisant, à Paris et en province, des auditions que vous filmeriez. Bien sûr, il vous faudra faire montre de cruauté quelquefois, afin de satisfaire le public. (Arrangez-vous pour que soient mis en valeur les candidats les plus émouvants, la jeune orpheline à la beauté stellaire et au talent fou, rebelle comme une louve, ou le jeune beur, ex-taulard repenti aux accents rimbaldiens, par exemple.) Puis enfermez-les dans une demeure en banlieue, sans contact avec l’extérieur, avec des caméras dans chaque pièce. Une fois par semaine, faites-les passer à la télévision à une heure de grande écoute, et surtout, faites voter les téléspectateurs par le biais de numéros surtaxés. Afin de moderniser légèrement votre nom tout en gardant l’esprit « venteux », je vous propose d’appeler l’émission « Windy », ce qui vous permettrait d’être sponsorisé par une célèbre marque de laque, parce que vous le valez bien. Ainsi non seulement vous atteindrez un vaste public, mais vous réaliserez une intéressante opération financière. Restant à votre disposition pour toute précision supplémentaire, je vous prie de croire, chère Madame, cher Monsieur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Le 20 septembre 2011 à 08:39

Alexis Jenni : l'Art français de la guerre

Son pavé troue l'hypocrisie nationale

Quelques mois avant de sombrer dans la folie, Nietzsche avait été estomaqué en découvrant les romans de Dostoïevski : « le seul psychologue dont, soit dit en passant, j'ai eu quelque chose à apprendre. – Je le compte au nombre des plus belles aubaines de ma vie. » Il ne faudrait pas oublier que le romancier – le romancier digne de ce nom – embrasse plus large et plus profondément que le philosophe, l'essayiste ou l'historien réunis. L'Art français de la guerre est bien sûr un premier roman. Mais il est psychologue au sens où l'entendait Nietzsche : en mêlant notre présent mou à celui, froid, de l'Occupation, en suivant le destin de Victorien Salagnon qui se battra contre les Allemands, puis en Indochine et en Algérie, Alexis Jenni fait un trou dans la vitre blindée de notre conscience française si sûre d'elle-même. Il plonge dans le trou, fouille, suit les filaments darwiniens de nos certitudes de gauche ou de droite. Et là dessous, boudin, gargouillis, tripes de coq et têtes de mouton braisées, massacres coloniaux encore tièdes, humiliations, défaites, défaites,  Waterloo, 1870, 1940, Setif, Diên Biên Phu, Vaux-en-Velin. Dessous, c'est la guerre, et personne n'en veut, de la guerre : « Le corps social est malade. Alité il grelotte. Il ne veut plus rien entendre. Il garde le lit, rideaux tirés. Il ne veut plus rien savoir de sa totalité. » Alexis Jenni s'enfonce jusqu'à la Guerre des Gaules et revient à la surface avec le placenta moisi qui envenime le débat de la France avec elle-même. Ne ratez pas cette aubaine, il y a là beaucoup de choses à apprendre. Jean-Daniel Magnin Alexis Jenni, L'Art français de la guerre, éditions Gallimard

Le 21 septembre 2011 à 09:19

Le gros lot

Qui n'a pas un jour mis des petites croix dans les cases en espérant en faire une grande sur sa vie. Même moi, un jour j’ai joué à la loterie. La vraie, la grosse. Celle pour les mecs, avec des poils et tout. L’Euromillion... J’ai regretté. Ça m’a foutu les jetons (pourtant des jetons pour un jeu d’argent, ça tombait bien). 162 millions d’euros… Pffiiou... Si on me donne des pièces d’1 euro par exemple, ça me fait une pile de 162km de haut. Vu que je n’ai aucune chance de la faire tenir debout, le mieux serait de les aligner, debout sur la tranche, face contre face. Et là, j’aurais un rouleau de 162km… de chez moi jusqu’à beaucoup plus loin, rien que des pièces de 1 euro. Plus d’une heure trente de bagnole, sur l’autoroute et s’il n’y a pas de travaux, pour toutes les voir… Même si on me donne des billets de 10 euros, j’aurai quand même une liasse d’environ 1km620 de haut ! 5 tours Eiffel. Un coup de vent, et tous mes billets de foutre le camp un peu partout. Certes, les billets on peut les ranger ailleurs. Dans les ruines d’une banque pour faire plaisir aux courtiers et autres assureurs qui se battraient pour me lécher le cul (sûr que là je serais moins regardant sur mon hygiène. Ben oui, tant qu’à faire…). Mais ils se serviraient au passage. Pas si grave, de toute façon c’est impossible de dépenser tout ça à moins de faire une guerre. Là oui, tu dépenses ça toutes les heures. Mais bon, c’est un peu chiant. Il faut parler américain, il y a du sable, il fait chaud, et tout et tout. Et si je gagne, je devrais expliquer aux médias pourquoi je n’ai pas changé de voiture, ni acheté une île au soleil, ni un jet privé, ni une équipe de foot, pourquoi je n’ai pas un yacht de 60m de long avec un équipage de 10 personnes pour décapsuler ma bière, pourquoi à la Saint-Valentin je n’ai pas offert une bague plus grosse, et pourquoi je n’habite pas dans un maison de 42 pièces avec vue sur l’amer… Mais moi, je ne veux pas tout ça. Devoir fuir pour éviter d’être harcelé. Me terrer avec ma famille pour éviter les enlèvements. Bouffer du caviar à la louche et boire du champagne, en me faisant chier comme un crabe royal mort sur une plage déserte. Fréquenter des stars complètement pleines, et coucher avec des mannequins vides. Créer une fondation humanitaire, et ne plus dormir la nuit parce que même avec 162 millions je n’arrive pas à faire assez... Non, moi je ne voulais rien changer. J’ai eu du bol. J’ai perdu.

Le 21 février 2014 à 09:11

Crise du logement : pourquoi préférer le château

Rien ne vaut de loger dans un château. Il suffit d'avoir habité une vingtaine d'années dans une H.L.M. avec des chats, voire même des enfants, pour se rendre compte de la différence. Certes, la vie de château n'est pas de tout repos. Il faut faire bouillir de l'huile et la monter sur les remparts, alors que les locataires de H.L.M. se contentent de fondue bourguignonne dans la salle à manger. Par temps de pluie, les armures rouillent ; les articulations grippées obligent à de disgracieuses contorsions. Les jours de tournoi, on doit se coiffer de plumes d'autruche et manger du cygne. Ce volatile a une chair très ferme, qui vient à bout des meilleurs dentiers ; on oblige le barbier à venir à domicile avec ses pinces ; les domestiques rient sous cape. Des ménestrels jouent du psaltérion, de la trompette, du chalumeau ou de l'organon, devant les murs ornés de licornes, de paons, de massacres de Sarrazins. On s'en lasse vite. Mais les avantages de la vie de château priment sur ces menus détails, et il est permis de le préférer au logement H.L.M. Dans un château, contrairement au logement social, on sait où mettre la plante verte qui grandit chaque année. Comme les adolescents, mais en plus vif. Elle envahit l'entrée et on ne retrouve plus ses chaussures. Au château, on range l'aïeul dans un endroit adapté à ses courbatures : il y a d'ailleurs une place pour chaque chose : le sel, la machine à laver, la mort-aux-rats, le vélo, les domestiques, les tomates du potager. Le jardinier peut lutiner la châtelaine dans les allées, chose inimaginable en H.L.M. Il y a un endroit pour le fantôme, et un recoin pour cacher le coffre-fort. On peut regarder par les meurtrières et monter des escaliers à vis ; ils tournent vers la gauche dans le sens de la montée pour handicaper les assaillants droitiers armés d'un sabre. Si vous attaquez un château, pensez à envoyer en première ligne vos fantassins gauchers. Le soir, on se chauffe les jambes devant la cheminée en contemplant le blason sculpté dans le manteau, et la grand-mère disposée dans l'angle depuis le printemps, et qui ne bouge plus. On l'époussette, de temps à autre. Cela permet de la conserver plus longtemps. Puis, on se fait enterrer dans une chapelle au fond du jardin. Plus petite que le château, mais peu importe, le besoin est moins grand.  Toutes choses qu'un locataire de l'Office H.L.M. ne peut s'offrir. Voilà pourquoi on peut regretter que l'usage consistant à se loger au sein de ces majestueuses bâtisses soit désormais légèrement tombé en désuétude.

Le 3 avril 2015 à 14:34

Clic

ça permet ça n'est-ce pas ?la pluie bat les toits, une pensée me traversetout de suite je te le disça permet ça n'est-ce pas tout de suite diretout de suite la pensée traduite en mots écrits sur papier qui existe même pas,écran où s'alignent lettresque doigts frappent sans encreet tout de suite chez toi ta boîte aux lettres sans enveloppes, sans timbresça permet ça n'est-ce pas ?ma pensée tout de suite chez toi t'attends même pasça arrive à peine j'ai poussé sur envoyer clic ça arriveça permet ça permet ça çatout de suite chez toi clicassise dans ton salon mais pas là clicbavarde pas là clicparlante pas là clicbabeleuse pas là clicmême pas l'odeur du papiermême pas la lettre à tenir en doigtsça permet ça n'est-ce pas tout de suite de suite là instantané chez toilà tout de suitelà attrape allez lis t'as pas lu ? allez dis lis allez allezc'est pas possible que t'aies pas lu là le tout de suiteça se lit vite clique et lis clique et lis le tout de suite làtout de suite là clique dessus puis renvoie l'impression qu't'asça vite l'impression sans penser vite l'impression dis vite j'attends derrière l'écrança permet ça permet ça permet ça permet ça permet ça ça ça ça ça çatu vois ? peux même me voir si t'veux si t'veux clique ailleurs et tu m'voishé c'est moi t'as vu tout d'suite làt'as vu ?sans odeur sans texture suis làj'te souris j't'écrisallez ça permet ça disle tout possible tout de suite clicsatellite dans l'espacem'installe chez toisans corpssatellite dans l'espaceclicme fait voir ta maisonme fait voir planète marsclicme fait voir lune étoiles astéroïdesclicj'y suis pas mais j'y suis et j'te voisça permet ça le tout possible tout de suiteet quand tu m'parlesvraiment là à mon oreillej'y suis pas.

Le 1 septembre 2010 à 11:11

"Je subis depuis deux, trois mois une sorte de lapidation médiatique assez impressionnante"

Eric Woerth, ministre du Travail, interview dans Le Parisien/Aujourd?hui, lundi 30 août 2010

C’est sans doute sa contribution personnelle à la campagne de solidarité en faveur de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, cette iranienne condamnée à la lapidation pour un adultère dont l’aveu lui a été arraché – dans les divers sens du terme – par ses bourreaux islamistes. Plus que de la sympathie, de l’empathie. Ceux qu’un tel parallèle révolte n’ont pas dû prendre la mesure de l’extrème gravité du sort particulier d’Eric Woerth. Au moment où il s’exprime Sakineh attend, dans sa cellule de la prison de Tabriz, confirmation de la sentence par un tribunal islamique, alors que lui est en cours d’exécution, sans aucun sursis du tribunal médiatique. Une crauté sans nom. En Iran, le supplicié a le corps demi-enseveli exposé aux lanceurs de pierres, mais au moins on lui recouvre le visage. En France, au lieu d’objets contendants – ni trop petits, ni trop gros pour faire durer l’agonie – on arrose de « papiers » confondants – ni trop courts, ni trop longs – on bombarde de sons et d’images à heures fixes, sans que le malheureux puisse y échapper, faute d’avoir été rendu sourd et aveugle par une toile serrée autour de son cou. Et tout ça pour quoi ? Pas même un adultère, il aurait juste été trop attentif au sort de son épouse, et peut-être trop attentionné envers un bienfaiteur de son parti, décoré de la légion d’honneur. Que de la générosité. C’est ainsi que cet homme est grand.

Le 21 mai 2014 à 11:00

L'enfant de la balle

De celui qui « est tombé dedans » dès l'enfance, autrement dit qui s'est retrouvé projeté dans le milieu du spectacle, on dit : « c'est un enfant de la balle ». Mais de quelle balle s'agit-il ? De la balle du jeu de paume. En fait, on devrait dire « l'enfant du jeu de paume ». C'est dans les jeux de paume que s'installèrent les premiers théâtres en dur, « stables » comme disent les Italiens. Autrement, les troupes jouaient dans la rue, sur les places publiques ou étaient accueillies dans les châteaux. En quoi consistait ce jeu, considéré comme l'ancêtre du tennis ? Il s'agissait de mettre une balle dans une sorte de trousse appelée belouse. Au XVIe siècle, la ville de Paris ne comptait pas moins de 250 jeux de paume. On peut imaginer ce qu'ils étaient en visitant celui de Versailles où s'est tenu le fameux « Serment ». Parmi les enfants de la balle les plus célèbres : Madame Saqui, danseuse de corde, fille de deux forains, qui a su plaire à Napoléon ; il appréciait son « intrépidité ». Les Deburau, une famille de jongleurs, d'acrobates, de trapézistes, de danseurs de corde, d'où est sorti Jean-Gaspard Deburau , le mime auquel on doit le renouvellement du personnage de Pierrot, « l'homme blanc », sans collerette. Plus près de nous : le clown Achille Zavatta, dont le père avait lui-même un cirque. Aujourd'hui, « l'enfant de la balle » renvoie à tout artiste développant ses talents dans le milieu du spectacle vivant. Le vocabulaire érotique n'a pas manqué de s'emparer de cette affaire de balle à mettre au fond. Peloter en attendant partie, c'est se livrer à quelques caresses en attendant de passer aux choses sérieuses, à la conclusion. Au XVIe siècle, peloter, c'est manier la balle du jeu de paume puis, métaphoriquement, faire une chose de moindre importance. Enfin, par extension, c'est un verbe très employé au XVIIe siècle pour : caresser. Quant à mettre dans la belouse (XVIe siècle), c'est coïter, aboutir... arriver à ses fins.

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