Michel Zinger
Publié le 26/04/2015

Mondes Parallèles


iCasque musical

Après une enfance heureuse, tout juste perturbée par le fait que mes parents pensaient que je n’étais pas vraiment leur fils, je n’ai pas su trop quoi faire de l’avenir. Mes études furent bordeliques et décousues, entre faculté des lettres et des sciences, beaux-arts et musique, le tout en même temps, sans être doué pour quoi que ce soit et sans jamais aboutir à quelque chose. Un jour, alors que je cherchais un chemin que jamais je ne trouvai, je frappai par hasard à la porte d’une école renommée qui, ayant apprécié mon sens de la repartie, eut la bonté de m’accueillir, de m’enseigner des choses et de me donner de quoi occuper mon temps pour la vie avant que je ne réalise que ce temps n’existait pas.

 

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Le 17 mai 2013 à 08:02

La Joconde : le Film

La sortie du film Gatsby le Magnifique et l'impression qu'il semble bien naturel à tout le monde de transformer un pur objet littéraire en œuvre cinématographique, nous a décidé, Bob et moi, à nous lancer dans l'adaptation au cinéma de tableaux célèbres. Début mai nous avons donné le coup d'envoi à notre premier projet : il s'intitule La Joconde et se propose de porter à l'écran et en 3D le célèbre tableau de Léonard de Vinci : La Joconde. Sans vouloir trop déflorer le casting (on comprend bien pourquoi) le rôle de Mona Lisa devrait être tenu par une femme, peut-être une Italienne (pas forcément Bellucci m'a dit Bob) – en tout cas pas par moi. Le pitch est assez universel : une femme se tient plein cadre devant l'objectif, et on voit derrière elle un paysage en relief. Attend-elle quelqu'un ou quelque chose? Est-elle contente ou pas vraiment, mais un peu quand même? On n'en saura rien. Le film durera trois heures, devrait reproduire le fameux sfumato du maître avec un écran de fumée de saucisses, et sans doute qu'on verra Léonard ou du moins son ombre passer à un moment dans le champ, en référence à Alfred Hitchcock. Après ce blockbuster nous avons déjà dans les cartons l'adaptation du Carré blanc sur fond blanc de Malevitch – avec, c’est encore officieux, DiCaprio dans le rôle du carré –, et Les Nymphéas de Monet avec Daniel Auteuil. Et que les amateurs de sculpture se rassurent, Bob met la dernière main à une adaptation de la Vénus de Milo, qui devrait se tourner cet été en Grèce, avec un casting encore ouvert... avis aux amateurs !

Le 30 juin 2012 à 09:53

Le problème avec les soldes

Le problème avec les soldes c’est qu’à force d’étiquettes fluorescentes, de stickers géants et de publicités la Redoute que c’est marrant comment ils retrouvent direct ton adresse ceux-là alors que la sécu il leur faut 18 mois pour piger, du coup t’as déjà déménagé ailleurs parce que bon,  non seulement l’appart était vraiment moisi mais en plus la voisine écoutait Lara Fabian, et honnêtement, quelle personne saine d’esprit écoute Lara Fabian en 2012, arrive ce moment fatidique de l’année où il te devient impossible de ne pas regarder le monde au travers de ce filtre persistant des soldes, espérant silencieusement qu’un -20% soit appliqué à la balance à ta prochaine pesée et que le volume de voyageurs se coupant les ongles dans le métro subisse une remise de 30% , et tu constates que cette persistance neurologique s’insinue jusque dans ta lecture du journal, qui semble t’informer que le régime syrien tente d’imposer 50% de réduction du nombre de ses habitants en vie, que notre équipe de foot s’est vue attribuer une ristourne de 70% sur son nombre de victoires alors que sa nouvelle collection éclatante de scandales, elle, ne fait pas l’objet de la moindre ristourne, que les possesseurs de la carte de fidélité du Smic sont aussi déçus qu’une shopping-addict devant une réduc de 2%, et te pousse à penser que si le public de Secret Story se permet d’anéantir sa matière grise devant un tel ramassis d’âneries, c’est parce qu’il a appris à la caisse que pour un cerveau acheté , cette semaine, un  deuxième lui était offert, et que du coup celui-là, c’est pas grave s’il l’abime, il lui restera le deuxième pour faire des trucs intelligents, comme écouter Lara Fabian. C’est ça le problème avec les soldes.

Le 17 septembre 2013 à 10:18

Passer le Kärcher

On ne dira jamais assez combien passer le Kärcher est un travail ingrat et fastidieux. Il s'en faudrait de peu que vos proches ne remarquent même pas que vous avez nettoyé la terrasse avec cet instrument ce samedi pluvieux, au lieu de vous cultiver comme font tous les hommes libres. Peut-être aurez-vous eu la visite de Madame au beau milieu de votre besogne. Observant le contraste entre la partie nettoyée qui recouvre la couleur originelle de ladite terrasse et la partie sale de couleur indéterminée, elle vous aura alors gratifié d'un « eh beh !? y'en avait bien besoin ! ». Vous aurez alors ressenti cette fois encore, l'amalgame très subtilement féminin qui mêle en trois mots la congratulation soft et le reproche de n'avoir pas traité le problème plus tôt ! Si par malheur personne ne passe pendant le temps de votre tâche, votre initiative, les heures où vous avez moisi dans vos bottes, sous votre cirée jaune, les doigts crispés sur une gâchette ridicule et dans le bruit de la buse, sombreront dans les oubliettes de la petite histoire. Un peu, Mesdames, comme quand vous rentrez de chez le coiffeur et que Monsieur n'avez rien remarqué. Car vous y avez passé un certain temps, en effet, à promener le jet d'eau sous pression qui décape la surface d'une pièce de deux euros. Il vous aura fallu la patience du laboureur pour promener cette zone dérisoire sur l'ensemble de votre terrasse. Vous aurez glorifié la patience de ces générations de laboureurs qui passèrent leur vie à retourner paisiblement la terre d'un bout à l'autre de leur parcelle. Vous aurez encensé les tricoteuses qui alignèrent avant l'invention de la machine, les rangs à l'envers, à l'endroit dans la progression lente de leur ouvrage. Ne te presse pas ni ne te disperse, petit homme du XXIème siècle qui vit dans le monde du deux point zéro. Fais abstraction de toute autre préoccupation pendant deux heures. Ne cherche pas à finir avant d'avoir commencé. Lenteur et longueur. Abnégation. Tu dessines des figures géométriques avec le jet. Tu calcules le temps qu'il te reste pour terminer peut-être un jour. Tu tentes de maîtriser ta crispation qui monte par moment... Tu respires fort et attends la fin de cet interminable labeur. Un jour, un Ministre avait promis de nettoyer métaphoriquement une dalle de banlieue parisienne avec cet instrument. L'image était bien mal choisie. Mais peut-on reprocher ce mauvais choix à un homme qui ne s'est pas illustré dans sa carrière, par la droiture du sillon qu'il a creusé symboliquement dans son champ ?

Le 31 mars 2011 à 11:26

Sainte Rita, priez pour nous

Carte postale d'Italie

Rita Dalla Chiesa n'a pas vraiment le physique de son nom (Sainte-Rita est la patronne des désespérés et "la chiesa", en italien, c'est l'église). Car son physique est typiquement celui d'une présentatrice d'émission pour une chaîne berlusconienne. Il se trouve d'ailleurs que c'est son métier : elle anime le talk-show "Forum" tous les jours à l'heure du déjeuner sur Canale 5, média appartenant au Condottiere. Elle se dit ouvertement de droite mais jamais, évidemment, elle ne se prêterait au jeu propagandiste du président du Conseil. Pourtant, c'est elle qui a invité une habitante de L'Aquila, cité sinistrée, on s'en souvient, par un séisme il y a bientot deux ans. Sur le plateau de "Forum", Marina Villa a décrit son calvaire, ce terrible traumatisme qu'ont vécu comme elle les habitants de la ville, traumatisme heureusement apaisé par la rapide et efficace intervention de l'état, qui a relogé les sinistrés dans des logements neufs ou dans des hôtels à titre grâcieux. Deux ans après la catastrophe, la ville serait en voie de retrouver son visage radieux d'antans…Oui, mais voilà… Si Marina Villa habite bien dans les Abruzzes, c'est à une heure de route de L'Aquila. En admettant qu'elle ait effectivement ressenti les secousses, elle n'a pu voir "les radiateurs voler" qu'à la télé, et peut-être bien sur une chaîne berlusconienne, qui sait? La mère de famille, dévoilée, a présenté des excuses aux victimes du tremblement de terre, expliquant qu'elle s'était grisée sous les projecteurs, avouant qu'elle a récité un texte mais niant avoir reçu la rémunération de 300 euros que les médias l'accusent d'avoir touchée… Sainte-Rita, patronne des (faux) désespérés a juré, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

Le 28 juillet 2013 à 08:37

Jean-François

Je n’aimerais pas mourir pendant qu’il passe quelque chose d’intéressant à la télé. Comme par exemple un match de football entre deux équipes brillantes et qui serait de ce fait le match du siècle. Ou bien une réclame pour un produit qui s’apprête  à révolutionner la vie de tous les jours du consommateur lambda. Ou bien le discours de démission en direct d’un président de la République en place depuis plus de sept ans. Ou bien un film d’amour très émouvant qui, même si l’on sait très bien qu’à la fin l’héroïne meurt de la tuberculose, réussit toujours à faire pleurer et cela malgré les nombreuses rediffusions. Ou bien un documentaire animalier sur les chatons ou de manière plus générale un documentaire sur les bébés animaux qui sont les choses les plus mignonnes au monde après les hommes musclés qui portent torses-nus, des bébés dans leurs bras. Ou bien une télé-réalité dans laquelle une blonde aux seins refaits vomirait dans une piscine parce qu’elle serait saoule (la blonde aux seins refaits, pas la piscine) et qui ferait scandale aurès de la ménagère de plus de cinquante ans. Ou bien une télénovela mexicaine bien nunuche et bourrée de clichés. Ou bien un bulletin météorologique annonçant l’arrivée d’une tempête tropicale en Europe centrale. Ou bien le premier film pornographique en trois dimensions. Ou bien alors le tirage d’un loto des plus intéressants présenté par une nouvelle animatrice intimidée qui buterait sur les mots « et tout de suite le numéro complémentaire est le… » et s’excuserait d’un petit sourire des plus charmants. Ou bien encore une émission culinaire explicitant de manière très claire l’art des pieds et paquets ce qui contribuerait à la réhabilitation des pieds et paquets dans la gastronomie contemporaine française… En fait, je n’aimerais pas que ma mort soit associée à un évènement banal plus important que ma mort elle-même. Je veux juste qu’on se souvienne un peu de moi et qu’on se dise : « Jean-François ? Barf, il était rudement sympa quand même comme type ». Juste ça.                                                                                                                Jean-François, pupille de la natation.

Le 11 mars 2011 à 09:19

Au plus nord du continent américain

Tant qu'il y aura du froid

Ce que l’on voit, ce sont des images prises par une webcam de l’Institut de géophysique de l’Université de Fairbanks en Alaska. Elle est posée dans les hauteurs de la plage de Barrow, le village situé au plus nord du continent américain, bien au-delà du cercle polaire arctique. Au-dessus de Barrow, il n’y a plus que la banquise, des ours, des phoques et la mer des Tchouktches. Au-dessous de Barrow, il n’y a pas de route, mais un grand désert de permafrost, des caribous et des chouettes harfangs.La webcam a pris une image toutes les cinq minutes, dans la nuit du 17 au 18 février 2011, de 23 h 31 à 4 h 56. Il est fort probable qu’à 5 heures du matin, le chercheur de l’Institut de géophysique de l’Université de Fairbanks se soit endormi. Il s’agit d’un mois de février ordinaire, il fait entre -14°C et -26° C, la lumière a disparu depuis longtemps. Le courant que l’on voit évoluer de gauche à droite de l’image montre que la mer n’a pas gelé sur toute sa profondeur. Cette nuit-là, des amas de glace de huit mètres de hauteur se sont déposés sur la plage. C’est ici qu’est né Eben Hopson, le 7 novembre 1922. Il est le petit-fils d’Alfred Henley Hopson, chasseur de baleines venu de Liverpool et d’une Inupiat. Eben Hopson commence une vie revendicative à 15 ans en écrivant au Bureau des Affaires indiennes de Washington. Il dénonce les travers de l’Université qui ne rémunère pas les étudiants venus faire des recherches au-delà du cercle polaire. Par retour de courrier, le doyen de l’Université le taxe de fauteur de trouble. En découle une interdiction d’embarquer à bord du North Star, le bateau qui aurait pu lui permettre de poursuivre ses études à Anchorage ou Seattle. Il devient alors manœuvre, puis ouvrier du bâtiment, puis ingénieur juste avant que l’armée ne lui demande de partir pour la guerre.À suivre…

Le 3 janvier 2015 à 09:34
Le 23 octobre 2012 à 15:57

Le problème avec la déchéance de Lance Armstrong

Le problème avec la déchéance de Lance Armstrong c’est qu’elle risque fort de mettre financièrement dans la dèche de nombreux parents à travers le monde, car il n’est un secret pour personne que le célèbre cycliste américain, en héros international de la pédale avait suscité nombre de vocations pour la bicyclette, passion transmise dès le berceau aux jeunes générations auxquelles les exploits du Texan étaient racontés avec ardeur telles de fantastiques épopées, et que quiconque a récemment mis les pieds dans un Carrefour au rayon matériel scolaire a pu constater que l’Enfant, aujourd’hui, éprouve visiblement la nécessité d’être matériellement équipé de façon à rendre hommage à ses divers héros, et que par conséquent des centaines de familles à travers le monde vont devoir se priver dans le but de racheter ce weekend au petit dernier archifan du cycliste un cartable Dopera l'exploratrice, un exemplaire de Oui-Oui et la piqûre magique, un autre d’Harry Potter et le Cycliste de sang-mêlé, des caddies entiers de tubes de bonbons Mythos et de pastilles Triche-tac à seulement deux calories sans compter une paire de baskets La Coke sportif chez Décathlon, sauf que Décathlon, comme nom c’était bien beau mais après résultats de test anti-dopage, ça va peut-être être obligé de se rebaptiser “Biathlon” du coup, voire “Microathlon”, “Minigolf” ou même “Parcours de santé du dimanche pour senior dans la forêt de St-Cucufa” et ça, il faut bien avouer que comme nom c’est quand même vachement moins pratique à taper dans le GPS. C’est ça le problème avec la déchéance de Lance Armstrong.

Le 28 juillet 2011 à 08:36

Super-flux

De la vanité de l'existence humaine dans les transports en commun

Au milieu des miasmes, des cris et des larmes qui emplissent la station Saint Michel, on peut les apercevoir. Ils se dressent le long des quais du RER, improbables statues drapées de rouge : ce sont les « régulateurs de flux ». Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Sont-ils un nouveau genre de justicier masqué ? Des Zorro modernes arborant k-way et casquette ? Apparus sans crier gare (ce qui est le comble), ils nous renvoient à notre inquiétante existence. En effet chers amis, il faut désormais nous considérer - et je n’ai pas peur de le dire - comme un vulgaire magma. Une masse informe. Bref, le flux, c’est nous. Cratyle serait bien d’accord. Héraclite aussi. Toutes les choses sont dans un flux. Soit.   Ne riez pas, l’affaire est très sérieuse. Imaginez qu’on s’est concerté en hauts lieux afin de soigner le nom de ces garde-fous. Il était temps. Le flux est par nature menaçant. Comme un jeune chien malhabile, il trotte, trébuche, tente d’attraper des papillons avec ses dents (opération délicate s’il en est). D’où la nécessité de réguler le flux, de lui donner forme, pour ne pas qu’il nous glisse entre les doigts. Au cœur de cette déferlante, on ne sait plus où donner de la tête. On ne sait plus qui est qui, qui est quoi : je suis un flux, tu es un flux, vous êtes un flux... Car le flux se conjugue à toutes les personnes (même toi, oui, oui).   Mais tout de même. C’est un peu fort. Un tel manque d’égards devrait nous pousser à la révolte. Telles des âmes romantiques, nous ferions bien de hurler à ces soldats du flux que c'est faux, que nous sommes uniques, que nous avons des sentiments, que nous sommes une personne, que nous ne sommes pas qu'un flux ! « S’il vous plaît Monsieur, écartez vous du quai. » Coup de coude du voisin. Sueur froide. Les portes du wagon se ferment.   Depuis que je prends le train, je ne me suis jamais senti aussi superflu.

Le 18 mai 2012 à 08:15

Tour du monde à domicile

Est-ce le Sacré-Coeur ou bien un Taj Mahal extradé des Indes mogholes qui veille sur la rumeur des marchands ambulants de Barbès ? Dur à dire. Quartier Château rouge, on ne sait plus si c'est la mousson congolaise ou une giboulée tardive qui coule le long des caniveaux de la rue des poissonniers. La douce lenteur d'une croupe éléphantesque vient rompre la cadence toute militaire du pas du parisien égaré qui, pour le temps d'une volute d'encens, devient Marco Polo ou Alice aux pays du livre des merveilles. Qu'un vieux vaudou jette d'un doigt tremblant une malédiction sur le caissier effaré d'une épicerie exotique et le doute n'est plus permis, on est sous des tropiques qu'épargnent les canicules. Qu'une princesse nubienne vienne à croiser la route du promeneur blasé sur l'air de kompa échappé d'une boutique de perruques et c'est un rhum hors d'âge qui coule dans ses veines. Flânez les gens, ici, le rêve est de rigueur, même si le sommeil se marchande, parfois. Un car de CRS fait des avions sans papiers. Monte là-dedans, tu ne verras plus Montmartre. Le monde ne peut accueillir toute la misère du monde. Taj Mahal mon cul, soyons lucides, welcome to réality. C'est bien le Sacré-Coeur, et il est de pierre. Le Parisien peut reprendre son pas cadencé en se persuadant que c'est un point de côté qui le meurtrit, pas un pincement au coeur. L'homme africain, lui, ressort de l'Histoire pour regagner ce continent qui, à en croire certains, nous a tous vu naître.

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