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Publié le 06/05/2015

Christophe Alévêque : Faisons sa fête à la Dette !


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On se réveille tous les matins avec la Dette dans le cul

Parce que personne ne comprend rien à la question de la dette et parce que cette méconnaissance engendre une incroyable culpabilité et les plus folles rumeurs, Christophe Alévêque a décidé de lancer la Fête de la Dette. Il nous donne rendez-vous le 23 mais au Cent Quatre. Plus d'infos ici

Bonus : le 7 mai, Christophe Alévêque et Vincent Glenn publient On marche sur la Dette aux Editions La Martinière. 180 pages stiuluantes pour vous révéler tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Dette sans jamais oser le demander

Le Rond-Point est un rond-point où beaucoup de gens se croisent, se rencontrent, se mélangent, forment des molécules, de nouveaux matériaux, des tissus à motifs inédits. En voilà quelques uns, attrapés par le bras par la rédaction de ventscontraires.net, ils viennent faire un tour avec nous. 

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Christophe Alévêque

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Le 8 septembre 2013 à 05:13

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Guillaume Vitrich, 8e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 8e secrétaire, Guillaume Vitrich.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ? L’histoire dit que c’était à la maternité, j’étais déjà bavard. En vérité : en première année de droit. Un ami m’avait parlé d’une joute oratoire menée par 12 jeunes avocats. J’attendais de douces et feutrées plaidoiries, j’ai entendu le tonnerre de 12 hommes en colère, taillant en pièces de valeureuses victimes consentantes. Je me suis dit qu’un jour j’aimerais à mon tour faire tomber la foudre. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?Avec la mer, mon dernier espace de liberté Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ? Choisir est trop difficile, j’aime la lignée des huitièmes Secrétaires pour sa diversité et son originalité. J’ai forcément une grande tendresse à l’égard de celui qui m’a directement choisi, mon "père" comme on dit.    Comment s'est passée votre première Berryer ? La peur au ventre et l’esprit en fête, tiraillé entre la crainte de décevoir et la fierté d’honorer mon poste. Ce fut finalement une libération. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Finalement, que vous auront apporté ces conférences ? Parler pour ne rien dire n’est jamais une perte de temps ! D’autant plus que lorsque la parole est totalement libre, elle n’est jamais gâchée. Il n'y sans doute rien de plus précieux que la parole libre, alors abusons-en. Plaider c’est partir au combat, contre vos adversaires et souvent contre vous-même, il ne faut jamais manquer une occasion de s’y préparer.   Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Sans hésitation notre premier Secrétaire (Alexandre Vermynck), pour une raison simple : il sait mieux que quiconque le faire lui-même ! Vous verrez. Imaginez une Berryer dans le métier de la pisciculture - Approchez ! Approchez Mesdames, Messieurs ! 5 euros le kilo de bar, la palette de 25 kilos pour 100 euros tout rond. - Mais Monsieur, vous vendez votre bar à prix d’or ! - Oui Monsieur, c’est de l’or en barre. - Peut-être mais vous placez la barre un peu trop haut, pour ce prix je peux m’offrir 25 kilos d’huitres. - Mais Monsieur vous confondez, je ne suis pas conchyliculteur ! - C’est bien ce que je dis, je vous conchie. Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau. > Les réponses de Nicolas Pottier, 3e secrétaire.

Le 14 septembre 2017 à 15:52

Christophe Alévêque : rire de l'autocensure de la presse et de son couvre-feu moral

Christophe Alévêque revient quand même, six fois, le dimanche, entre le 17 septembre et le 11 mars Rond-Point — 2017, 2018... Vous n’avez jamais envie de changer de métier ? Christophe Alévëque — Quelquefois, j’ai l’impression de faire un métier tellement dérisoire ! Mais est-ce que le dérisoire n’est pas une réponse possible à toutes les violences que nous sommes en train de vivre ? Est-ce que vous riez toujours beaucoup en lisant la presse ? Ça dépend des pages. En général, les unes me font rire. Ce sont souvent des caricatures. Puis les fins d’articles sont intéressantes. Pour ce qu’il y a entre les titres et les conclusions, c’est souvent du remplissage. Qu’est-ce qui vous amuse ? En tant qu’humoriste, à peu près tout, mais surtout ce qui est caché, ce que je devine et qui me saute aux yeux. C’est mon matériel, mon bifteck ! Qu’est-ce qui vous effraie ? La même chose, mais cette fois-ci en tant que citoyen. C’est ce qu’on se prend tous dans la figure tous les jours. Qu’est-ce qui vous rassure ? Si je ne croyais plus à des progrès possibles, je ne monterais plus sur scène. La grande question existentielle, c’est : « Oui, nous vivons plus longtemps aujourd’hui, mais pourquoi faire ? » Une revue de presse, c’est comme une revue du Lido ? J’avais exigé vingt-cinq danseuses autour de moi, on me les a refusées. Est-ce qu’il y a des rubriques qui vous rebutent ? Les peopleries. Je n’ai aucune distance par rapport à ça. C’est le néant. Je doute et désespère de l’espèce humaine à chaque « page people. » Mais parfois, une peoplerie peut cacher un vrai problème de société. L’horoscope, les mots croisés, le programme télé ? Je suis souvent effondré à la lecture d’un programme télé, même s’il peut s’y cacher du très bon voire de l’excellent. À nous de trier. Mais c’est plutôt l’information qui m’intéresse, les dossiers, la réalité de l’info, et le traitement médiatique qui en est fait. Pour en faire quoi ? Le décrypter, le décoder. J’écoute la radio, je lis les journaux, mais je ne vais pas résumer l’info pour déconner. Je lis des choses dissimulées entre les lignes, elles me sautent aux yeux, et je les simplifie, je vulgarise, je partage. Vous savez ce que vous allez faire sur scène ? Je le saurai essentiellement le jour même.

Le 6 septembre 2013 à 18:39

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Nicolas Pottier, 3e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'années 2013. Aujroud'hui le 3e secrétaire, Nicolas Pottier.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ? Assez récemment pour finir : il y a deux ou trois ans, lorsque j'ai voulu présenter la Conférence, la vraie : la Conférence des avocats au Barreau de Paris. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?La rencontre jouissive de deux masos et de douze sadiques. Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ? Tous et aucun.    Comment s'est passée votre première Berryer ? Ceux qui vous diront qu'ils s'en souviennent mentent : nous avions tous trop bu... N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Finalement, que vous auront apporté ces conférences ?Les conférences Berryer ne sont qu'un des aspects de notre mandat. L'essentiel est ailleurs, dans les missions pénales criminelles. Mais les Berryer compensent la pesanteur de ces missions par un peu de légèreté.  Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Xavier Nogueras. C'est un authentique fou, incontrôlable, magnifique. Qui aurait l'idée de le défendre ! Personne n'oserait l'attaquer ! Imaginez une Berryer dans le métier des ambulanciers...Une course de stock-car entre douze ambulances et deux civières. Un médecin-chef qui passe après la bataille et, comme il se doit, tire sur les ambulances. Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 24 mai 2015 à 09:27

Paul Jorion : "Je voudrais que les Grecs gagnent"

L'affaire grecqueOn a dans la zone euro des pays qui peuvent se retrouver dans des situations financières difficiles et on leur envoie la troïka (FMI, BCE, UE), des gens qui partagent la même conception d'extrême droite son une nouvelle féodalité qui juge les gens à leur capacité à faire de l'argent. Le démenti de ce système a eu lieu en septembre 2008, avec la crise ça crevait les yeux que ce système ne marche pas. Mais le rapport de force ensuite, malgré cela, est toujours en faveur de ces gens-là. Le FMI a reconnu en 2012 que le calcul conduisant à l'austérité était tout à fait faux. Il y a eu une erreur. Le vrai calcul aurait dû conduire à une relance par la dépense publique. Autocritique, mais le FMI n'a absolument pas changé sa politique. Imperméables aux faits, ils avancent avec leur rouleau compresseur toujours dans la même direction. Personnellement je voudrais que les Grecs gagnent contre cette position libérale "TINA" (there is no alternative). Non, il n'y a pas que ça qui est bon. Votre système s'est écroulé en 2008, il faudrait le reconnaître. Donc soutenons les Grecs quand ils disent qu'il y a une autre possibilité : entre rembourser les dettes consenties par le FMI ou payer les retraités et les salaires des fonctionnaires, comme le disent messieurs Tsipras et Varoufakis, payer ceux qui méritent d'être payés et ne pas payer les dettes injustes des gouvernements précédents qui étaient sous la domination des armateurs et de l'église. Faut-il attendre 50% de chômage des jeunes, que les gens soient dans la misère, avant la prise de conscience qu'il faudrait peut-être voter pour des gens qui proposent ces mesures-là ? Le problème en France c'est que les partis audibles qui proposent des choses en dehors du cadre sont à l'extrême droite dont les intérêts sont alignés à cette troïka. C'est une extrême droite de l'aristocratie de l'argent qui dit : "malheur aux vaincus"...

Le 27 septembre 2013 à 08:53

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Alexandre Vermynck, 1er secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 1er secrétaire, Alexandre Vermynck.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ?Je ne sais plus. La dernière fois, en revanche, c'était il y quelques semaines, et on m'assurait qu'il s'agissait du prodigieux spectacle. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?La réunion de personnes à l'esprit suffisamment noir, critique, acide…oserai-je écrire : lucide! pour savoir, par exemple, distinguer en la belle au bois dormant une apologie de la nécrophilie. Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ?Tous. La dramaturgie de la Berryer leur confère un rôle qui m'interdit de dire le contraire. Vous verrez. Comment s'est passée votre première Berryer ?C'était étrange. J'obtenais des rires, mais aux mauvais moments. J'ai appris que j'étais drôle malgré moi. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Vous semblez faire allusion à notre absence de rémunération. De ce point de vue, évidemment, la Berryer nous rapporte beaucoup moins qu'à vous. Mais ne me permettrait-elle que de fouler, le temps d’une soirée, les planches de votre théâtre, la Berryer me comblerait déjà bien assez.  Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Impossible de nous dissocier, nous sévissons en bande organisée.  Imaginez une Berryer dans le métier de la Banque.Un event exclusive mais relax, en mode wine & cheese, où anglicismes et fautes de liaison s'échangeraient sur le market contre des dérivés de contrepèteries. Besancenot y exposerait les vertus du communisme révolutionnaire, après quoi 12 banquiers lui répondraient, en substance: "Bravo ! vos idées sont excellentes! Appliquons-les! Tenez: vous essaierez de convaincre les riches de donner aux pauvres ; nous prendrons sur nous de persuader les pauvres de recevoir des riches !". Pour finir, Michael Douglas décocherait, pour les punir de leur cynisme, toutes les flèches des banques d'affaires sur les banquiers pénitents, leur offrant la rédemption dans le martyre (avis au public féminin : cette dernière scène ne doit être ratée sous aucun prétexte, mes frères de promotion étant tous plus beaux que le Saint-Sébastien de Botticelli). Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 30 septembre 2013 à 10:54

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Rémi Lorrain, 10e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 1er secrétaire, Alexandre Vermynck.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ?En 2007, alors en 3e année de droit, lors de la diffusion du documentaire « Avocats d’urgence » sur France 3. Une manière très personnelle de définir la Berryer ?A l’image du monde selon David Lynch : « cruel en surface, cinglé à l’intérieur ». Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ?Gustave Charvet car il m'a offert une bouteille de vieille prune pour fêter mon élection. Comment s'est passée votre première Berryer ?Mal, j'avais bu la bouteille de vieille prune quelques minutes auparavant. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ?La Conférence, parfois appelée « Ecole de guerre du barreau », est une école de l’éloquence et apporte une formation inégalée en pénal. Quant à la Conférence Berryer, elle pourrait certes paraître, de prime abord, plus futile mais elle est un véritable rendez-vous mensuel avec l’improvisation. Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Tous. Je suis "conflicté". Imaginez une Berryer dans le métier des pompes funèbres.C'est déjà un peu ça la Berryer : le candidat est déjà mort lorsqu'il monte dans la voiture avec nous ; il se fait ensuite transporter au centre de la scène pour qu'on parle de lui une dernière fois pendant une heure et quand on l'a enterré, on n'entend plus parler de lui. Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 31 mai 2015 à 09:00

Paul Jorion : "Vivons-nous encore en démocratie ?"

Une étude très intéressante faite par la Banque des Règlements Internationaux – la "banque des banques" donc ce ne sont pas des révolutionnaires – était de savoir si nous sommes encore une démocratie. Ils se sont aperçus qu'on ne tient absolument pas comptge, dans les décisions politiques, de l'opinion de la majorité de la population. Il est clair que dans l'ensemble c'est le milieu des affaires et quelques personnes très riches qui influencent le monde. La conclusion de cette étude est qu'on vit en oligarchie, avec une apparence de démocratie parce que nous votons encore... Non, les gens ne sont plus le plus grand lobby du monde. Il faut de l'argent pour être un lobby. Le journal US Politico est venu à Bruxelles en disant que cette ville est le Washington de l'Europe au vu du nombre de ses lobbies : 147 transnationales qui représentent 70% de l'économie. Les cinquante premières sont de grosses banques. L'historien britannique marxiste Eric Hobsbawm a dit qu'aujourd'hui la révolte est impossible. Il faudrait, pour qu'elle ait lieu, qu'elle se produise à l'échelle de la planète. Mais il y a l'obstacle des langues pour que surgisse une opinion publique mondiale. Déjà en Europe les opinions publiques ne communiquent pas entre elles. Ce qui se discute en Allemagne ne passe pas en France, en Italie, etc. Il faudrait tout traduire en anglais. Pour comprendre où nous en sommes, je me demande si nous ne devrions pas lier les savoirs relatifs à l'individu et ceux relatifs au groupe. Je vais essayer de le faire dans mon prochain livre, entre psychanalyse et anthropologie. On ne peut pas ne pas tenir compte du fait que des collectivités d'êtres humains ont un comportement qu'on ne peut comprendre en additionnant simplement les comportements individuels, comme le prétend la théorie de l'homo economicus. De même, il ne suffit pas d'en rester au plan de la sociologie. Il y a une faiblesse liée à notre nature, nous pensons que tout s'explique par la rivalité et la concurrence. Et nous ne voyons pas que notre comportement spontané est plutôt celui de l'attirance vers les autres, du désir de faire des choses ensemble, de la solidarité. Nous avons un sentiment de culpabilité attaché à notre comportement lié à la rivalité qui nous le rend perceptible, et aucun attaché à notre besoin d'aimer les autres, ce qui fait que nous le perdons de vue. Nous ne sommes pas un loup pour l'homme, c'est grâce à la solidarité que nous pouvons survivre dans les situations de concurrence extrême, comme dans les camps de concentration. Nous devons nous organiser dans l'avenir selon la philia d'Aristote, cette bonne volonté que nous mettons tous à faire marcher les choses. > le blog du Paul Jorion

Le 26 août 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 24

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Planet.lundi 18 juin 2007Élysée. Le plan d’économies gouvernementales « un euro dépensé, un euro utile » se poursuit avec une rigueur spartiate. Après avoir fait changer toutes les ampoules de l’Élysée pour des modèles à basse consommation, la présidente fait procéder à un audit des caves, suivi d’une vente aux enchères de 10 000 des 15 000 grands crus en réserve — qui pourrait rapporter entre 2 et 5 millions d’euros. L’opération est rondement menée, malgré la crise de nerfs du sommelier de l’Élysée : le forcené s’enferme dans les caves, criant qu’il n’y laissera jamais descendre la présidente, parce qu’elle ferait tourner le vin. La garde républicaine l’en délogera. Au grand mécontentement des syndicats viticoles, on procède au réexamen des contrats avec les fournisseurs réguliers, essentiellement remplacés par des producteurs de Pineau des Charentes,  pour 200 000 € d’économies à l’année. La droite, sous l’impulsion de Jean Louis Borloo, hurle qu’on brade à l’encan le patrimoine. Les frais de bouche sont revus dans le sens « de l’économie ménagère », c’est-à-dire qu’on accommodera les restes. Les réceptions officielles se voudront « festives et conviviales », centrées autour d’un buffet Pineau des Charentes et chabichou. Le chef du protocole ayant fait circuler une note angoissée sur les menaces que ces disposition font planer sur le prestige de la nation, la présidente a suggéré qu’on les complète — pour les grandes occasions seulement — par des pyramides de rochers au chocolat sur des plateaux : 21 millions d’économie à l’année. L’ensemble du parc automobile est soldé, pour être remplacé par 45 voiturettes électriques Heuliez « Friendly ». La Présidente aligne sa rémunération sur le SMIC — « Ça m’évitera les questions pièges sur le niveau du SMIC », déclare-t- elle — et elle prie à chaque membre du gouvernement de proposer, lui-même, la baisse de ses émoluments : les Français jugeront ces hommes et ces femmes en fonction du pourcentage annoncéLa suite demain...

Le 11 novembre 2013 à 14:59

La Berryer au Rond-Point #1

Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail

> Deuxième partie Invités : Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque Candidats : Raphaël Charpentier et Michael Calais Contre-critique : Bertrand Périer et Edmond-Claude Frety Les 12 Secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, A.V., Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau. Enregistré le 30/9/13 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point Durée : 1:10:48 Le grand oral désopilant du Barreau de Paris Entre catch verbal et jeux du cirque, cette joute oratoire mythique et saignante se déroule selon un rite immuable, où tous les coups – absolument tous les coups – sont permis. À chaque génération, les 12 meilleurs avocats du Barreau de Paris s’affrontent autour d’un invité de marque issu du monde du spectacle ou de la politique (Salvador Dali fit sensation en arrivant avec deux panthères dans la Salle des Criées du Palais de Justice). La « Berryer » – c’est le nom d’un avocat du XIXe siècle qui défendit toute sa vie ceux qui n’avaient pas les faveurs du pouvoir – se transporte exceptionnellement dans la grande salle du Rond-Point pour nous faire partager l’expérience unique d’une profession qui célèbre le travail dans le temps sacré d’une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole.

Le 23 février 2013 à 17:39
Le 11 mars 2019 à 11:46

Christophe Alévêque : L'Affaire Benalla

Christophe Alévêque revient bien sûr, dix fois, le dimanche, toute la saison 18-19, au Théâtre du Rond-Point. Il revient toujours, il revient bien sûr, il s’emmêle encore dans son foutoir de feuilles : papiers, articles, prises de bec et de notes. Il prend les choses en main, il attaque : les élections, européennes ou pas, les faits divers, la crise de la confiance, la droite et la gauche déchirées, le gouvernement en place et en marche, la dette, le bio et les bobos, les petites phrases des uns, les grosses fortunes des autres et la place des femmes dans tout ça. Il fouine, trouve des sujets en or, il les secoue, met à mal l’impunité des gens de pouvoir et les manipulateurs de l’information. Rire de tout, en avoir le droit et le garder. Parce que c’est nécessaire, politique. C’est toujours son projet et son credo. Christophe Alévêque était Super Rebelle ! en 2009. Il chantait les aberrations d’une société ultralibérale dans Les Monstrueuses Actualités en 2011, puis il transformait le Rond-Point en QG des présidentielles avec son candidat super rebelle, en 2012. Dans Ça ira mieux demain, il revenait en 2015 brûler le plateau avec sa liberté de ton, son insolence et sa sagacité : les avancées du Front National, la parité, les inégalités, les sales répétitions de l’Histoire... Il donnait la saison dernière ses « revues de presse ». Grand succès, il revient encore. Humoriste engagé, dégagé, à la marge, en clown dérisoire ou missionnaire, il décortique l’actualité et ce qu’en dit la presse : il fait sa « revue », actualisée chaque soir. Il déchiquette le monde, sans gilet pare-balles. « Pour s’amuser, ensemble, de nos vies, dit-il, dans une thérapie de groupe improvisée. » Pierre Notte

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