Paul Martin
Publié le 30/05/2015

Les affaires marchent


Plutôt qu'une biographie assommante, voici un texte qui vous sera vraiment utile. Si votre ordinateur fige régulièrement, essayez le truc suivant : d'abord, rehaussez le moniteur à l'aide d'une ou deux briques ; puis versez dans le lecteur de DVD un verre d'eau déminéralisée à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes d'essence de térébenthine. Eteignez l'appareil, rallumez-le et constatez le résultat : il est comme neuf. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, altruiste.

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Le 21 juillet 2010 à 08:53

Un maxi best of Proust s'il vous plaît !

Alors qu’hier soir, je franchissais gaiement le pas de ma porte dans le sens du retour, ma femme que j’aime bien et qui s’était approchée pour m’embrasser machinalement fut prise, à deux ou trois décimètres de ma personne, d’un vif mouvement de recul : « Ah mais… mais quelle horreur ! Tu pues la friture … ». Et bien oui chère femme que j’aime bien, j’ai lu Proust et maintenant je « pue » la friture, et alors ? Aurait-il été préférable que je rentre de ma journée de lecture parfumé de cuir et de tabac à pipe ? Aurait-ce été plus classe, plus raccord ? Moi, j’aime Proust et j’aime le Mac Do, et plus encore, j’aime lire Proust au Mac Do… Et Proust, c’est long ! Chère femme, chers tous, pourrais-je vivre un jour ma singularité en toute liberté, ou finirai-je ma vie seul, redoutant la mort qui me plongera dans l’enfer des monstrueux lecteurs, condamné pour l’éternité à me gaver d’interminables sandwichs de papier en cherchant en vain du regard quelques éclats littéraires sur les faces rugueuses de steaks hachés synthétiques ? Hermétique à ma soudaine désespérance, ma femme qui m’aime bien mais qui n’y connaît pas grand chose rayon bouquins, m’invita à aller terminer ma lecture sous la douche. Proust n’étant selon moi guère un auteur pour la douche, ce fut donc à poil en route pour la salle de bain que j’attrapai fièrement dans le couloir un recueil de poèmes de Paul Valery. J’aime lire Paul Valery sous la douche. Profondément, La Régie

Le 16 juillet 2010 à 01:48

Programme-toi dans le off en hiver

Conseil Citoyen 8

Te voici reparti avec tes compagnons Comme chaque juillet faire votre Avignon.Vous pensiez en jouant de jour en extérieur Faire l’économie d’un jeu de projecteurs, Mais faisant profession que rien ne vous encombre, Vous optez cette année pour du Théâtre d’ombres. Vous avez donc loué en vous pliant en quatre Ce que seul Avignon veut appeler Théâtre. Ça ne coûte pas plus qu’à d’autres leurs cigares, Mais pour vous quatre c’est onze mois sans écart Pour avoir le loisir de déplier un drap Et le tenir tendu une heure à bout de bras. Ainsi vous allez donc, tractant et paradant, Pliant et dépliant, heureux et nonchalants, D’autant que cette année tu sens le bon karma Qui vous fera sortir de votre anonymat ; Tu viens de rencontrer un gars qui t’a promis De te faire connaître un de ses vieux amis Qui peut te présenter la fameuse Corinne Qui travaillait, un temps, au restaurant du « in ». Elle cherche un spectacle où les gens ne vont pas Jouant comme le tient à l’heure des repas Car avec son amant, sur la rangée du fond, Ils peuvent sans témoin s’envoyer au plafond. Mais cela, t’a-t-on dit, pourrait-être ta chance Car l’homme est groniqueur au journal « La Provence ».   Puis-je sans te fâcher avancer un conseil Qui n’a d’autre ambition que sonner ton réveil. Puisque pour Avignon sans fin tu persévères, Pourquoi ne pas aller y jouer en hiver ? Imagine un instant cent mille âmes recluses S’emmerdant sous la neige en plein cœur du Vaucluse. Les hôteliers, pour vous, ouvriront grands leurs draps Et vous feront goûter à leurs prix les plus bas. Et si pour vous sentir encore festivaliers Vous préférez aller à plus simple taulier, Le camping est à vous. Avec le reliquatVous pourrez vous offrir un vrai pontificat : Un théâtre à vous seul, une scène et des loges, Les copains de Corinne abondant en éloges, Un vrai pot de première ; canapés et gratin Et un portrait couleur dans Vaucluse Matin. En plus, l’ombre chinoise au cœur de la Provence Ne souffre, à mon avis, d’aucune concurrence.

Le 22 décembre 2011 à 10:25
Le 22 février 2014 à 08:06

S'émerveiller... Serait-ce ringard ?

Shakespeare est toujours à l'honneur et aujourd'hui plus que jamais. Il est parfois mis en scène avec bien de l'intelligence. C'est le cas, à mon avis, à la Comédie Française avec Hamlet. Mais, si l'on regarde d'autres pièces, où est passée la dimension féérique ? Avec les moyens techniques contemporains, rien n'y apparaît comme impossible... Certes, l'illusionnisme était combattu dans les années 1970. Une attitude qui semble s'être prolongée jusqu'au nous : le spectateur n'a pas la tête à l'enchantement ; on ne la lui fait pas... Il est amené à être trop intelligent, conforté par tout un bataclan de dossiers et d'intentions du metteur en scène. Prothèses l'invitant à jouir là où lui dit de jouir. Le rêve est banni. Et son envers complice, le cauchemar, aussi. C'est pourquoi j'ai choisi quelques mots bien désuets et bien oubliés. L'apothéose : elle concerne le théâtre grec et à la féérie. C'est l'admission posthume des héros parmi les dieux de l'Olympe. C'est la mythologie qui, en Grèce ancienne, fournit les sujets. A la fin du spectacle, le deus ex machina ne manquait pas d'apparaître pour dénouer l'intrigue, trônant sur les nuages, accompagné de l'Olympe au grand complet. Au XIXe siècle, la féérie, fondée sur la magie du spectacle, ne manque pas de réussir l'effet de surprise final, parfois accompagné d'un feu d'artifice. Cette concrétisation scénique d'un moment de l'action porte le nom de gloire. La gloire date du XVIIe siècle. C'est une machine praticable, souvent en forme de char, faisant apparaître des personnages surnaturels. Au Théâtre des Tuileries, construit en 1660, le jeu des machines était si puissant que certaines gloires pouvaient enlever jusqu'à cent figurants à la fois. Il est une partie décorative qui entoure une gloire. C'est le gâteau de nuages. Les pièces à grand spectacle du XIXe siècle proposait apothéoses et gloires. Les comédiens apparaissaient sur des plateformes qu'il convenait de dissimuler aux yeux des spectateurs afin de maintenir l'illusion. Des nuages peints en masses moutonnantes – en gâteaux- arrivaient opportunément pour masquer la machinerie. Et voilà ce qui nous manque aujourd'hui. Pour ma part, j'ai envie que, au théâtre s'entend, on me fasse mousser la chantilly !

Le 13 février 2012 à 08:21
Le 20 septembre 2012 à 09:40

Energie renouvelable

Contre la surproduction éditoriale qui nous engloutit sous une marée de livres diversement atroces, le Tampographe s'interroge et trouve des réponses qui assainiront l'économie de l'édition.   Le Tampographe le proclame : brûlons les livres ! Brûlons les livres pour produire de l'électricité et faire tourner les usines, les aciéries, les chaînes d'assemblage de voitures, de chars d'assaut ou de godes-ceintures, de tout ce qu'on voudra pourvu qu'on les crame et qu'on fasse tourner les turbines, que les dynamos grésillent, que les chaudières rougeoient partout à l'horizon, que les cheminées d'usines fument à en faire tomber la nuit en plein midi. La combustion d'un livre de pagination moyenne alimente une machine à coudre assez longtemps pour assembler trois uniformes, permet d'actionner une emboutisseuse le temps de produire une gamelle et une cuillère en inox d'excellente qualité, dégage assez de courant pour tondre vingt soldats. Camarade, participe à l'effort de redressement de l'édition française et à la réindustrialisation de la Patrie! Achète ce tampon. Offre-le à ton libraire. Tu observeras de grosses larmes de gratitude rouler sur ses joues creusées, tu verras luire la reconnaissance dans ses yeux épuisés, tu auras fait un heureux et tu rentreras à ta caserne content et satisfait.   Du 20 septembre au 20 octobre, le Tampographe Sardon expose ses oeuvres à la Librairie du Rond-Point (du mardi au vendredi de 11h à 23h, le samedi de 15h à 23h et le dimanche de 14h à 18h)

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