Antoine Marchalot
Publié le 01/06/2015

A votre bon <3


Antoine Marchalot est né très jeune, en 1986, à Brest, Royaume de Bretagne. Fuyant une carrière toute tracée dans la pêche en haute mer, il rejoint les rangs du collectif lyonnais Arbitraire avec qui il partage un goût prononcé pour les pantalons en velours et les roulades arrière. Depuis il fait de la bande dessinée, des illustrations, des affiches, des pochettes de disques... 

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Le 20 mai 2015 à 08:34
Le 19 mai 2015 à 09:30

L'ouroboros de la douleur

Le problème de l’argent, c’est que tout est fait pour qu’on n’y comprenne rien. Tout ce qu’on y comprend, c’est qu’on a beau faire tout ce qui est en notre pouvoir pour gagner un tout petit peu plus, à la fin, on perd toujours beaucoup plus que ce qu’on gagne. Comprendre l’argent est une activité à plein temps : il faudrait être payé pour ça ! D’où l’aplomb des économistes médiatisés, des experts en science du fric, des spécialistes des gros sous, des professeurs de pognonlogie : ils savent que nous ne comprenons jamais rien à ce qu’ils disent. Ou si peu. Tout ce qu’on comprend, et c’est pas une nouveauté, c’est que nos poches sont toujours un peu plus vides et celles de nos chefs toujours beaucoup plus pleines. Tout ce qu’on comprend, c’est que l’inégalité a atteint des proportions hyperboliques, stratosphériques, cosmiques. Et que tout, mais alors absolument tout, est fait pour qu’elle continue à s’accroître. Leur travail, leur mission, c’est l’accroissement de notre misère et le plaidoyer en faveur de nos chefs. Leur travail, leur mission, ce n’est pas de nous faire aimer cette situation, encore moins de nous la faire comprendre, mais de nous gronder pour nos tentatives de mutinerie, et de nous rappeler, gentiment mais fermement, à l’ordre. Et nous, notre épuisant travail, notre impossible mission, c’est d’appliquer à la lettre la chanson que Serge Gainsbourg avait écrit pour Régine : « Ouvre la bouche, ferme les yeux, tu verras ça passera mieux. Si les mouches entrent un peu, t’en fais donc pas pour si peu : ouvre la bouche, ferme les yeux. »  Il faut dire que c’est si pénible de réussir à être payé aujourd’hui. C’est presque un autre travail. Il y a d’un côté notre travail, et, de l’autre, il y a le travail d’être payé pour notre travail ! Remplir des formulaires, signer des contrats, produire des documents, renvoyer des mails, attendre trois mois, écrire, rappeler, insister. La mauvaise volonté est devenue une des stratégies les plus payantes de nos chefs : laisser traîner, ne pas répondre aux mails, faire le mort, tout faire pour qu’on oublie, pour qu’on se décourage, qu’on s’épuise… On est devant l’imminence de notre chèque comme devant la porte de la Loi dans la parabole kafkaïenne. On cherche en vain à comprendre ce qu’on doit faire pour l’obtenir. On présente nos numéros de Siret, compte en banque, sécurité sociale, Agessa, etc. On finit par mourir d’épuisement devant le gérant qui nous explique : « Ce chèque n’avait été signé que pour toi, mais maintenant c’est trop tard, et je vais le déchirer. » Qui veut gagner sa vie la perdra. Après L’Amérique, Le Procès, Le Château, il faudrait que Kafka revienne d’entre les morts et écrive un quatrième roman métaphysique inachevé qui s’appellerait La Banque.  Il y a pire que notre misère, il y a l’humiliation permanente que nous devons subir de la part de nos chefs. Ils n’en ont pas assez de nous voir pauvres ; ils voudraient nous voir à genoux, honteux, leur demandant pardon pour toutes nos croyances ridicules, toutes nos espérances idiotes et nos stupides chagrins. C’est déjà assez pénible de savoir que nous trimons essentiellement pour qu’une poignée de sales types engraisse comme des porcs. Il faut en plus qu’ils nous fassent honte. C’est déjà assez pénible de vivre selon les règles d’un jeu que nous n’avons pas choisi. Il faut en plus que ceux à qui ces saletés profitent nous fassent des émissions de télévision et des livres pour nous expliquer l’excellence de leur âme et la médiocrité de nos esprits. Pourtant ça se lit sur leur corps, qu’ils ont depuis longtemps quitté les verdoyantes vallées de la joie de vivre, et qu’ils s’épuisent en vain à grimper les arides montagnes de la fortune et du pouvoir. Et on leur laisserait volontiers le monde, « tous les royaumes et leur gloire », si la condition de leur folie n’était pas l’accroissement de notre misère. S’ils n’avaient pas besoin de mettre en pièces tout ce qui est beau et juste pour arriver à leurs fins.  On en arrive toujours au même point : la richesse est l’ouroboros de la douleur. L’argent fait souffrir tout le monde. Il fait souffrir ceux qui n’en ont pas et ceux qui en ont. L’argent fait souffrir ceux qui n’en ont pas en les séparant de ce qu’ils pourraient avoir, et en leur faisant honte de ne pas l’avoir. Et il fait souffrir ceux qui en ont en leur faisant craindre qu’ils pourraient venir à en manquer, et en les enjoignant à s’en préoccuper. L’argent est la pire des drogues. Dès qu’on commence à faire un peu d’argent, on veut toujours en faire un peu plus. Dès qu’on en fait beaucoup, on a l’impression de ne jamais en faire assez.  La solution n’est pas dans la création de richesses, mais dans l’organisation du pessimisme en matière d’argent. Ce qu’il faut, c’est tout faire pour que l’argent n’ait plus aucune valeur. Savoir que nous vivrons pauvres et mourrons misérables – mais tout faire pour que cette pauvreté soit la fenêtre vers des rapports plus justes, des relations plus belles, et cette misère la porte vers des combats plus intenses et des amours plus nobles. Se battre, non pour nous enrichir à la place de nos chefs, mais pour que ceux-ci ne détruisent pas davantage la nature, les animaux et les hommes dans leur voyage aller simple vers l’Enfer sur Terre. Se battre, parce que nous ne voulons pas de ce monde illusoire : né de l’intérêt, vivant par la corruption, crevant dans la solitude. Se battre, parce que c’est la seule façon d’accéder à quelque chose qui ressemble à un destin collectif. Se battre, parce que ce combat est la seule chose qu’ils ne peuvent pas nous prendre et, partant, la seule chose qui ne puisse pas être négociée.

Le 26 août 2015 à 08:21

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Doit-on réintroduire les robes à cerceaux?

OUI. Il est urgent de réintroduire les robes à cerceaux. Elles ont disparu de la surface de la Terre depuis la fin du dix-neuvième siècle, sauf dans les films historiques et quand Christine Boutin se prend à rêver qu'elle ressemble à Scarlett O'Hara. Et puis, autant le dire tout de suite : les femmes d'aujourd'hui ne savent plus s'habiller ; les femmes modestes, s'entend, celles qui ne portent pas de Rolex au poignet, parce qu'elles n'ont plus de mains à force de faire le ménage chez des gens respectables qui, eux, utilisent les leurs pour spolier les autres et se taper des vacances aux Seychelles. Eh bien, en réintroduisant les robes à cerceaux, nous redonnerons une certaine dignité à ces femmes habillées chez Tati. Ainsi, les femmes de ménage, les caissières, les gardiennes d'immeuble, les nounous sénégalaises, les dames qui font traverser les mômes devant l'école, les assistantes d'éducation un peu nouilles, les dames pipi des grands palaces et bien d'autres que le sort n'a guère gâtées, toutes, nous leur ferons porter des robes à cerceaux pour que les gens se rendent bien compte que ce n'est pas drôle tous les jours de faire un sale boulot. En plus, imaginez le spectacle... Les caisses de Carrefour ressembleront à une scène d'Autant on emporte le vent ; la dame qui fera traverser les gosses devant l'école sera enfin bien visible, impossible de rouler dessus ; la femme de ménage portugaise, malgré sa moustache, retrouvera un brin de féminité. Comme dans le monde il y a beaucoup plus de femmes modestes que de femmes dotées d'une Rolex, on verra fleurir partout ces robes à cerceaux qui appartenaient aux espèces disparues et le monde sera plus beau de l'autre côté du périphérique. La semaine prochaine, si vous le voulez bien, nous aborderons un autre sujet : Pourquoi les poissons ne portent pas de maillots de bain ?

Le 5 février 2012 à 09:21
Le 27 septembre 2012 à 07:08

Inscrivons la réalité au livre des records

Entre le plus long baiser de cinéma et la plus grosse bulle de savon, le livre des records nous dresse le portrait de l'homme le plus lourd du monde... l'intéressé pèse près de 600kg. On rit, on moque, on plaisante et on dédaigne. De la même manière que le plus petit des hommes est opposé au plus grand, pourquoi le plus maigre n'est-il pas présenté au côté du pachiderme humanoïde de 600 kg confiné aux quelques mètres carré de son lit sur mesure, le sourire aux lèvres ? Moi, je verrai bien quelques photos de ces enfants squelettiques aux yeux jaunes, les paupières luttant contre le va et vient de la mouche parasitaire, les pieds fixés dans ce sable chaud, le visage poussierreux... fantôme immobile dans un paysage désertique. Imaginez le record, quelques 30kg pour 1m45 ! On peut même imaginer le record de la plus grande communauté d'affamés au km², de famine en une année, de pauvreté sur un continent entier... Les auteurs du livre des records pourraient s'amuser à établir des données aussi précises que celles pour le meilleur mangeur de hot-dog. Mais l'idée ne plaît pas. Pas assez spectaculaire comme record. La banalité du phénomène est trop grande, nous sommes trop habitués à cette misère pour être surpris. Mais que voulez-vous, si les choses sont ainsi, c'est bien qu'il y a une logique ! De toute façon, chez nous aussi, il y a des pauvres. Moi-même, étudiant, je fais des sacrifices: je mange des pâtes au beurre. Rions de toutes ces surprenantes images. A l'instant, je lis que la plus longue barbe fut taillée une fois le record établi... n'est-ce pas le symbole d'une sagesse disparue ? Inscrivons la réalité au livre des records. Ensuite, nous pourrons mesurer le phénomène et prendre conscience de sa gravité.

Le 23 juin 2010 à 07:24

"Il ne faut jamais perdre le désespoir", Cuauhtémoc Blanco

Le match France-Mexique vu de Mexico

Ça fut la dernière phrase de Cuauhtémoc Blanco après avoir obtenu la qualification du Mexique à la coupe du monde. Huit mois plus tard, le Mexique gagne 2-0 contre la France, quatre jours plus tard on perd contre l'Uruguay, désillusion, l’espoir s’évanouit, seul nous reste « le désespoir ».  Chaque jour les choses  sont plus compliquées au Mexique : l’économie, la violence, la délinquance, tout !  Je récuse complètement ceux qui disent que le football est seulement un sport. C'est peut-être vrai pour eux, mais au Mexique c’est un phénomène social. Après la victoire contre la France, tout le pays était en fête. Imaginez une ville comme Mexico où vivent plus de vingt-deux millions de personnes, et maintenant imaginez ces vingt-deux millions dans la rue, fêtant le Mexique avec cet appétit de victoire, je dirais pas seulement une victoire sportive, mais une victoire dans la vie. La sélection mexicaine a rassemblé les rêves d’un peuple divisé, d’un peuple qui vit en état d’apathie, de famine, de pauvreté avec l’illusion de voir un jour les choses s'améliorer, et la vie leur réussir. Le football est bien plus qu'une passion, bien plus qu'un business, c’est d'avoir vu soudain un homme riche serrer dans ses bras un homme pauvre, c’est d'oublier  un instant la réalité et la souffrance. Je me souviens d’un ami qui m'a raconté la Coupe du monde en France. Quand Zidane a levé le trophée tout a paru changer. Les rues de Paris étaient bondées, les Français se sentait fiers de cette victoire, surtout face au Brésil. Je voudrais que les Mexicains vivent ce bonheur, cette sortie de la réalité – au moins un jour – un instant où tous les problèmes s’éloignent, un instant où nous nous sentons fiers d’être Mexicains. Mais la réalité aujourd’hui s'appelle Uruguay, notre réalité footbalistique (voilà un mot franco-mexicaine). La vie est comme ça, les échecs nous font regarder nos erreurs et aller de l'avant. C'est seulement en regardant notre réalité en face qu'on pourra la changer, seulement en acceptant nos faiblesses qu'on sera plus forts. Il ne faut pas rêver, il ne faut pas avoir de vains espoirs, il faut se préparer à tout. Le Mexique va peut-être perdre contre l’Argentine, mais même pour perdre il faut une préparation. Je suis probablement pessimiste, mais non, tout ce que je veux (j’allais dire « j’espère » ), c'est simplement voir un bon match entre le Mexique et l’Argentine. C’est tout.

Le 29 octobre 2011 à 08:18
Le 9 juillet 2014 à 09:37

Maintenant nous sommes devenus la Mort

Nous vivons nos vies sous une dictature financière dominée par l’inquiétante bienveillance d’une minorité de criminels, qu’on appelle les super-riches. Le problème, leur problème, c’est qu’ils ne savent pas quoi faire de nous. Tout d’abord, ils vivent sur des principes d’une grande bêtise, qu’ils nous forcent à avaler : l’idée que la compétition entraine l’innovation ; l’idée d’un monde où la richesse appelle la richesse, et où de plus gros profits engendreront davantage de savoir, d’éthique, de bienveillance, de bonté… Autant de beautés et de grandeurs qu’ils n’ont toujours pas réussi à obtenir pour eux-mêmes, mais qu’ils imaginent résider pour nous quelque part au bout de leur incessante quête de réformes plus radicales, et d’inégalités plus massives. Soit ils sont idiots, soit ils nous prennent pour des idiots En fait, le pouvoir rend idiot. Et l’argent rend idiot. C’est presque mathématique : plus ils deviennent riches, plus ils ont peur, et puis ils nous font une vie infernale, remplie de mesures sécuritaires, d’interdits. Ce qu’il leur manque, c’est d’un véritable sens économique à long terme, où ils comprendraient que : plus ils ferment des usines, plus ils créent de la délinquance, et plus ils dépensent leur petits sous à acheter des instruments de flicage. Ce qu’il leur manque, c’est d’une véritable intelligence de l’humain, où, au lieu de considérer autrui comme un prédateur, ils comprendraient que les hommes, dans leur majorité, ne demandent pas mieux que de se comporter correctement, décemment. Leur seule excuse, au fond, ce serait qu’ils soient pervers. Leur seule excuse, ce serait qu’ils aient besoin de savoir que nous souffrons à cause d’eux pour qu’ils soient heureux. Ainsi parlait Jules Renard : « Il ne suffit pas d’être heureux : il faut encore que les autres ne le soient pas. » Leur seule excuse, ce serait qu’ils soient malades. Ils vont nous tuer à la tâche – c’est clair, mais laquelle ? Pour augmenter leurs marges, nos dominants licencient à tour de bras, et ils se retrouvent avec nous, sans maîtres et sans moyen d’adorer leur dieu « immatériel » : l’argent. Et maintenant, pour couronner le tout, ils ont peur. Peur qu’on leur foute de grosses grèves dans la gueule – une bonne grosse grève générale, crémeuse comme un gâteau de mariés, qui « immobiliserait » tout le pays et les « prendrait en otage ». Alors ils nous montent sans cesse les uns contre les autres. Ils créent des conflits partout ; c’est leur seul moyen de tenir. Maintenant il faut en plus qu’ils aient peur. Ce sont des enfants. Le travail – on en a besoin pour être. On en a besoin pour apprendre. On en a besoin pour rire. On en a besoin pour créer. On en a besoin pour aimer. Il n’y a rien de plus horrible que de ne pas travailler… La plus perdue de toutes les journées est celle que l’on a chômée. C’est le professeur Choron qui a raison quand il répond à Pierre Carles dans son grand film Choron dernière : « – Une société où les gens méprisent le travail, c’est-à-dire qu’ils méprisent ce qu’ils font… Pour quelle raison ? Tu vois bien les gars qui foutent rien. Qu’est-ce qu’ils font ? Où c’est que tu les retrouves ? Ils ont rien à se dire. « – Mais c’est pas naturel de travailler. « – Ta gueule, eh con, c’est pas naturel ! Mais tu me parles comme un âne ! Tu sais les ânes, ils ont toujours plein de trucs, plein de machins chouettes, etc. Ils ont tout lu. J’ai lu Proust, la Recherche du Temps perdu, etc. etc. etc. Plus ils ont d’« et cætera », plus ils ont l’air érudit ! Eh ben, le sage, il te dit qu’il faut flinguer tous les gens qui travaillent pas, ça c’est le comble de la sagesse ! » Le travail était autrefois indissociable du parcours initiatique : tout travail était sacré, parce que, dans tout travail, il y avait la transmission d’un regard, et la création d’un rapport entre nous et le monde. Dans tout travail, il y avait la possibilité d’apprendre un instrument qui serait à la fois une arme et une alliance dans la guerre nuptiale entre soi et la réalité. Aujourd’hui, après avoir détruit toute possibilité de transmission d’un savoir-faire avec leurs révolutions industrielle puis cybernétique, ils confient les jobs à des machines, nous privent de travail, et ensuite ils nous traitent de feignants. Mais ce profit a un prix : il plonge la Terre dans les ténèbres. Le monde devient petit. Le monde devient sombre. Ils sont peu et nous sommes beaucoup. Et ils le savent. Et ils savent qu’on ne s’arrêtera pas ; on ne s’arrêtera jamais. Le travail présente trois visages. Le premier visage, c’est la création. Le second, c’est la conservation. Et le troisième visage, c’est celui de la destruction. Quand il n’y a rien, il faut créer. Quand il y a quelque chose de beau, de juste, de décent, il faut le conserver. Et quand ce qu’il y a est pourri, il faut le détruire. Cette destruction est encore un travail, est peut-être le plus difficile de tous. Comme dit le Père Ubu : Nous n’aurons point tout démoli si nous ne démolissons mêmes les ruines ! Cornegidouille : il faut concevoir un travail shivaïque, un travail ubuesque, un travail apocalyptique. Il faut concevoir un travail qui soit le travail de la destruction. Moins ils nous donneront du travail, plus nous travaillerons à détruire cette absence de travail et nous leur prendrons même ce qu’ils ne nous donnent pas ; même ce qu’ils n’ont pas. C’est à détruire leur monde que nous travaillerons. Maintenant nous sommes devenus la Mort.

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