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rond point
Publié le 22/07/2010

Je lance ma chronique

 

Alain Guiavarch & Maël Canonne


Alain Guiavarch & Maël Canonne auraient rencontré Valérie Lemercier en octobre 2008, lors du lancement de leur roman photographique KLAC Artists'Book à la Villette (http://www.klac.fr).
Le problème c'est qu'elle ne s'en souvient plus malheureusement. 
Elle avait pourtant incité Jean-Michel Ribes à les rencontrer mais celui-ci n'a pas été franchement convaincu par ce duo d'imposteurs, sans doute parce que le plus petit avait commandé un lait-fraise au Restaurant du Théâtre du Rond-Point.
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Toute religion implique-t-elle une révélation ?

– Merci mon Père pour votre bienveillance. Vous éclairez ma vie, mon chemin...

 Piste d'envol 
le 30/09/2010
 

Les fées d'Arthur Conan Doyle


Tout le monde sait qu’Arthur Conan Doyle est le père de Sherlock Holmes, mais qui se souvient de sa passion pour les fées ? Peu de gens, on est d’accord. Or en 1922, l’écrivain publie un livre intitulé « Les fées sont parmi nous ». Rédigé sous forme d’enquête, l’ouvrage revient sur une affaire qui remonte à quelques années. En 1917, deux écolières à l'imagination débordante, Elsie et Frances, déclarent avoir vu des fées, photographies à l’appui. Arthur Conan Doyle voit les clichés et se passionne pour cette histoire à laquelle il croira jusqu'à sa mort en 1930. L’histoire aurait pu se terminer en queue de poisson… Ce n’est pas le cas. Dans les années 80, alors qu’il enquête sur ces fameuses fées, un journaliste américain reçoit une lettre d'Elsie dans laquelle elle avoue tout. A savoir que les fées ont, tout simplement, été découpées dans des magazines et plantées dans le sol. Elsie explique aussi pourquoi elle a longtemps gardé le secret : "J'avais de la peine pour Conan Doyle [...] Il venait de perdre son fils à la guerre et le pauvre homme essayait certainement de se consoler comme il le pouvait avec des choses qui ne sont pas de ce monde."

 Piste d'envol 
le 18/06/2011
 

Lagarde avoue


Elle veut baisser le niveau de testostérone au FMI

Comme ce matin je n'avais rien d'autre sous la main question jeu de mots, j'ai décidé de faire facile en titrant avec le nom de notre ministre de l'économie.  (Habituellement j'assortis toujours la qualité de ministre à un qualificatif, alors que pour Christine je sèche. J'ai pensé : notre brillante ministre... notre très grande... notre parfaitement bilingue... notre élégante ... notre bien coiffée ministre ... ? Mais j'hésite, je n'y arrive pas !)  
La dame fait la tournée des popotes pour tenter de convaincre qu'elle serait la plus compétente pour occuper le poste de directeur du FMI. Faut dire que son mentor n'a pas lésiné sur les moyens pour la faire mousser, tous les habitants de Deauville vous le diront, mais est-ce vraiment un avantage pour sa candidature d'avoir pris pour directeur de campagne un Sarkozy qui irrite tous ses petits camarades de récré ? 
En tout cas Christine a dû faire un tabac auprès des Indiens en déclarant  "qu'il y aurait un niveau de testostérone plus faible au FMI avec elle à sa tête". Les pays dits émergents, dont l'Inde, ferraillent un maximum pour placer un des leurs à la tête de l'institution et Christine certainement à court d'arguments, a cru devoir sortir cette vanne pour surfer sur la vague féministe suscitée par l'affaire DSK. Je vous disais bien qu'elle était mal conseillée.  Tout d'abord, il ne faut pas trop la ramener sur la compétence en matière linguistique et économique. En Inde, au moins la moitié de la population (environ 750 millions) parle parfaitement anglais et le niveau d'études y est très élevé. L'Inde fournit des contingents d'ingénieurs, d'informaticiens, de médecins et d'économistes de haute qualité. Paradoxalement, du point de vue culturel, ce pays est connu pour préférer les naissances de garçons plutôt que les filles.  Alors avouer à New Delhi qu'on n' a pas de couilles et déclarer que c'est vachement mieux pour diriger un bidule pareil, il fallait oser.

 Piste d'envol 
le 24/05/2011
 

Une taverne mal famée


Le journal de Béotius (C'est du lourd, c'est du vécu)

Dans cette histoire, le gnome, c'est moi, Béotius. Si je parle de moi à la troisième personne, ce n'est pas pour affirmer ma singularité, mais bien plutôt pour garder une distance avec ce personnage qui porte sur ses épaules toute ma honte.
Autour du comptoir, les verres tintinnabulent, chacun devise avec ses voisins et une atmosphère de fraternité s'élève jusqu'au plafond. Certes, l'on abuse aussi de la dive bouteille.
— Qui a dit que j'étais un crétin ? lance à la cantonade une espèce de gnome agité, avec des accents de stentor.
— Moi ! éructe une créature musculeuse, plus proche du brontosaure par son aspect massif que de l'homme par son faciès de primate vaguement hominoïde.
Dans le silence pesant d'un milieu devenu soudainement hostile, tout le monde se fige, excepté le gnome. Il s'enquiert, avec cette retenue que l'on nomme communément peur :
— Qui vous a renseigné ?

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point