Thomas Vinau
Publié le 04/06/2015

Bête de mauvaise vie


Prévert c'est une loutre
Guillevic un gros minou
André Laude un vieux braque
Pirotte un hérisson
Emaz une petite souris
Bâsho une tortue
Baudelaire un moineau gris
Rimbaud un renardeau
Emilie Dickinson  une rainette des marais
Maiakowski un bélier
Un ours pour le Big Jim
Bukowski rat d'égout
Brautigan un héron
De Luca une buse
Perros cheval de trait
Réverdy chauve-souris
Apollinaire un beau blaireau
Lorca un léopard
et Pavese une grive
Regardez par vous même
ça marche à tous les coups
il semble indubitable
qu'une bête
de mauvaise vie
se voit irrémédiablement
condamnée
à se réincarner
en poète
Né en 1978. Habite dans le sud avec sa petite famille. S'intéresse aux choses sans importance et aux trucs qui ne poussent pas droit. Est un etc-iste et un brautiganiste. Se prend parfois pour le fils de Bob Marley et de Luke la main froide. S'assoit sur le canapé. Se reprend. Décapsule. Ecrit des textes courts et des livres petits.
etc-iste.blogspot.com 

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Le 20 mai 2015 à 09:10

Entre un chat et un canapé il faut choisir

A force de voir mon chat faire ses griffes sur mon canapé j’ai fini par l’abandonner. Comme ça, un soir, sur un coup de tête. Je sais que c’est moche, mais n’allez pas croire que je l’ai fait sans aucune compassion.   Le plus difficile a été de le faire rentrer dans la voiture, comme s’il se doutait de quelque chose, à moins que ce ne soit parce qu’il faisait nuit et que je n’y voyais pas grand chose contrairement à lui. J’ai commencé à rouler sans la moindre idée d’où aller, la seule chose à laquelle je pensais était de partir le plus loin possible, m’assurer qu’on ne puisse pas me le rapporter, suffisamment loin pour ne pas être tenté de faire demi-tour au moment venu où le remord viendra ronger le vide de la banquette arrière et de ma solitude annoncée.   Je jetais de temps en temps un regard dans le rétroviseur pour m’assurer qu’il était bien attaché et ne se fasse pas la malle au moindre virage serré. Après une bonne heure de trajet, j’ai fait ce que tout le monde aurait fait à ma place à ce moment là, je me suis arrêté sur une aire d’autoroute. J’ai fait le plein d’essence et je suis reparti.   Lorsque je me suis retrouvé suffisamment loin, là où le paysage autoroutier vous offre ce qu’il y a de plus ennuyeux à regarder et que le son de la radio n’émet plus que d’inaudibles grésillements, j’ai fini par emprunter la première sortie qui venait avant de m’arrêter quelques kilomètres plus loin, dans un endroit à première vue idéal, en plein milieu des bois.   D’ici on pouvait apercevoir quelques étoiles et la nuit était agréablement froide. Je l’ai sorti de la voiture avec cette fois-ci beaucoup moins de précautions qu’au départ. Je l’ai lâché là, en pleine nature, sans même me retourner, pressé de repartir de peur d’être rattrapé par la culpabilité.   Lorsque je suis arrivé chez moi, quelle ne fut pas ma surprise de trouver mon chat qui m’attendait sur le pas de la porte. J’étais persuadé de l’avoir laissé à l’intérieur tout à l’heure en partant. En tout cas, il n’avait pas l’air plus contrarié que cela de ne plus avoir de canapé à lacérer.   Les chats s’accommodent facilement de l’absence de leurs maîtres, si vous ne leur donnez pas à manger, ils vont chez le voisin ou bien ils bouffent vos plantes tandis que le canapé peut lui se laisser mourir. Je ne sais pas encore si je reprendrais un jour un canapé, mais si cela devait arriver et que j’ai encore mon chat, ce sera forcément un canapé déjà amoché, un canapé soldé, un canapé dégriffé.

Le 20 mai 2014 à 10:31

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Faut-il participer à la Fête des Voisins ?

OUI. Inutile d'être invité. Vous débarquez comme ça, les mains dans les poches: « Salut, je suis votre voisin. Vous me reconnaissez ? » Bien sûr, personne ne vous reconnait. Et pour cause : vous vous faites passer pour le voisin du dessus (ou du dessous), celui qu'on ne voit jamais, dont on ignore le nom et qui est peut-être un autre. Mais on trouve que vous lui ressemblez, il n'y a pas de doute là-dessus, encore que le voisin du dessous (ou du dessus) était peut-être en fait une voisine qui s'habillait en homme et portait la moustache. Là-dessus, les avis divergent : n'était-ce pas plutôt un bouc ? Et s'il s'agissait d'un bouc, y avait-il une chèvre dans l'appartement ? Quelqu'un s'insurge : « on devrait interdire les animaux dans l'immeuble, y compris les poissons rouges ! » « Pas d'accord ! s'écrie le chien du troisième, qui a déjà bien abusé de la sangria. » Le débat s'envenime. Il y a les pour, les contre, les partisans du Modem, les sans-opinions, les mangeurs d'oignons. Bientôt, on en vient à se jeter le taboulé à la figure, la salade niçoise, les merguez pas cuites, la dinde de Noël. C'est la guerre dans l'immeuble. Une guerre belliqueuse. Vous, bien sûr, vous ne faites que passer. Vous n'êtes qu'un observateur mandaté par l'ONU. Vous repartez incognito après avoir bu un dernier verre en douce. Vous titubez un peu. Votre vue se brouille. Pas grave ! Vous changez de quartier. Autre fête des voisins. On vous reconnait. Pas vous ! On vous tire par la manche. Vous résistez, mais mollement. On vous allonge sur la table. Vous pensez peut-être qu'on va vous faire cuire avant ? Non, pas du tout. On va vous mangez comme vous êtes. Tout cru.

Le 28 août 2011 à 08:54
Le 1 février 2015 à 08:44

Don Diego de la Vegan

- Grand-papa, dis, c'est vrai que tu mangeais des animaux ?- Ben... pas des animaux entiers, quand même ! Mais il m'arrivait de manger de la viande, oui.- Mais pourquoi ? - Il n'y avait pas encore de steaks de synthèse à l'époque et puis... je ne sais pas, tout le monde le faisait, on ne se posait pas la question, quoi.- Mais tu les chassais toi-même avec un arc et des flèches ?- Attends, tu me prends pour un barbare ? Je les achetais prédécoupés au supermarché !- Mais le supermarché, il les chassait avec un arc et des flèches ?- Ça, c'était au Moyen-Âge. Le supermarché, il avait des abattoirs et tout.- Et tu mangeais du chat ?- Tu me prends vraiment pour un sauvage, hein. Je mangeais du boeuf, comme tout le monde.- Du boeuf ?- C'est comme ça qu'on appelait les vaches quand on les mangeait.- Et ils sont devenus quoi, les animaux qu'on élevait pour les manger ?- Quand on a interdit la viande, le gouvernement les a relâchés, c'était très beau, une très belle fête, les vaches s'ébrouaient, les poules caquetaient, les moutons moutonnaient...- Ça a dû être si émouvant !- Bon, bien sûr, ensuite, il a fallu les abattre, parce que ça devenait dangereux. Et puis parce qu'on en a profité pour constuire des complexes immobiliers sur les anciens pâturages, aussi. Mais quand même, un très grand moment. Après, il y a eu le problème avec les renards qui pesaient dans les 200 kilos à force de se gaver des poules qu'on avait remises en liberté, mais tout de même. Ça a été un moment très émouvant. - Et dis, grand-papa ?- Oui ?- C'est vrai que tu mangeais des plantes ?

Le 5 juin 2015 à 08:20
Le 9 avril 2013 à 07:52

WWF publie sa liste annuelle d'animaux qu'il n'est franchement pas du tout nécessaire de protéger 

New-York – Comme chaque année, le Fond Mondial pour la Nature (WWF) a rendu publique sa liste réactualisée de ces espèces qu’il n’est franchement pas du tout nécessaire ni urgent de protéger. Une liste qui fait débat – parfois même au sein de l’association – mais qui est suivie dans de nombreux pays. Des priorités même dans le monde animal C’est lors d’une conférence de presse express que le Fond Mondial pour la Nature a révélé sa liste 2013 des animaux qu’il n’est franchement pas nécessaire du tout de protéger. Une liste peu différente de celle des années passées, dans l’ensemble. On y retrouve sans surprise le requin blanc. « Une espèce sans intérêt et dangereuse » a commenté le porte-parole de l’association écologiste. « Les rares fois où on essaie de s’approcher d’eux, ils sont agressifs, nous avons perdu suffisamment de plongeurs dans ces idioties » rajoute t-il. Suivent le Dragon de Komodo, reconnu pour sa laideur. « On n’arrive à rien avec ces animaux. Ils font peur aux enfants. Nous avons tenté de faire des peluches à leur effigie, nous n’en avons vendu aucune » ajoute-t-il. Parmi les nouveaux venus, le Koala. L’animal, pourtant au demeurant fort sympathique et à l’allure attendrissante, a usé la patience de nombre d’organisations écologistes. « Nous dépensons des millions pour leur protection et ça ne fait que manger de l’eucalyptus à longueur de journée. Il arrive un moment où il faut taper du poing sur la table ». WWF précise que l’ajout sur la liste est temporaire. « Une fois qu’ils comprendront qu’on ne peut pas toujours être derrière eux, ils se bougeront » . En fin de liste on trouve la grenouille violette, elle aussi très critiquée pour son esthétique « Elle ressemble à tout sauf à une jolie grenouille. Et jusque là on ne lui pas trouvé la moindre utilité ». Autres animaux concernés, le Cochon de mer, qualifié de « moche, triste et ridicule », ou encore le Chlamydophore tronqué qui a surtout beaucoup fait rire l’assistance. Le Gorafi photo: DR  

Le 3 mai 2012 à 09:20

Gaston Couté (1880-1911)

Les cracks méconnus du rire de résistance

On ne peut pas dire que de nos jours les poètes-agitateurs soient légions. À la Belle Époque, ils coururent un peu plus les grands chemins et les petits cabarets, les rhapsodes rebelles à la Paul Paillette et à la Jehan Rictus ou les goualeurs de combat comme Jules Jouy, Xavier Privas, Clovis Hugues. Et les chansons acidulées de l’un d’eux, Gaston Couté, sont même passées un tout petit peu à la postérité grâce à quelques interprètes de marque : Édith Piaf, Marc Ogeret, Fanchon Daemers, Pierre Brasseur, Bernard Lavilliers, René-Louis Laforgue.   Au Lycée Pothier d’Orléans, « l’enfant perdu de la révolte », comme on surnommera plus tard Gaston Couté, ne s’entend guère avec son maître d’école, « ce grand malfaiseux devant la nature » qui « i » pétrit à même « les p’tits carvell’s molles ». Le barbacole ne supporte pas que le petit Gaston fasse rimailler les diverses phrases de ses rédactions ainsi que le raconte Maurice Duhamel dans le n°7 des chansonniers de Montmartre (1906). « Le professeur. – M. Couté n’a pas encore appris sa leçon de géométrie ! Couté. - … Le professeur. – M. Couté a sans doute fait des vers ? Couté. - … Le professeur. – Si M. Couté avoue qu’il a fait des vers, il ne sera pas puni. Couté. – J’ai fait des vers. Le professeur. – Ah ! Ah ! Vous avez fait des vers ! Voulez-vous aller les chercher, ces vers, que nous les lisions ensemble. Couté sortit, gagna l’étude des internes, et revint au bout de quelques instants avec un poème que le professeur se mit en devoir de lire à voix haute. Il en regretta la mièvrerie et les sentiments vulgaires. Encouragé par les ricanements de la classe, il y trouva en outre de la rhétorique, du pathos, des coupes défectueuses, des chevilles. Or le poème que Couté s’était contenté de recopier était simplement de… Victor Hugo ».   Plantant là le « bahut », puis la perception d’Ingres qui l’a engagé comme commis, Gaston Couté, nu-pieds et sans un, gagne Paris où il réussit à se faire recruter comme trouvère au cabaret de l’Âne-Rouge. Mais là-bas son salaire quotidien se résume à… un café crème. Durant cette période de mouise, Couté couche à la belle étoile par tous les temps, se calfeutrant, souvent à cœur jeun, dans de gros tuyaux désaffectés. Quand il se débrouillera un peu mieux, il continuera volontiers à coincer la bulle en plein air. Une mauvaise habitude qui le perdra. Si une pneumonie l’emporte à 31 ans, c’est parce qu’il s’endort un soir où il pleut des hallebardes sur le toit d’un omnibus.   Plus polémique que tragique, plus satirique que misérabiliste, plus diablotine que spartiate, l’œuvre poético-mélodique de Gaston Couté ne nous file pas les papillons noirs. Elle est inouïment drôle et vole férocement dans les plumes des « grouss’es légum’s », des hauts placés. « Bourgeois ! Nous sommes des taureaux Qui démolirons nos barrières Et ce jour-là dans vos derrières Nos cornes feront des accrocs. »   C’est que « le gas qu’à mal tourné », comme il s’appelait lui-même, n’est pas précisément un « mouton en plaine ». « Parce qu’on n’veut plus être Des moutons humbles et doux Qui s’laiss’nt tondre par leur maître On nous trait’ comme des loups… Les loups, les loups ! Les loups sont à bout : Craignez leur courroux, Oui, gare aux loups. »   Et Couté de planter ses griffes dans le lard des « officiers de paix » qui chargent les manifestants du 1er mai, des « salopins » de juges, des fripouilles patronales, des garde-chasse ou de « la gent galonnée » (Ma vigne fera fusiller la guerre). Et de se payer la tronche des honnêtes travailleurs résignés. « Ceux qui travaillent en c’moment Y a d’quoi leur crier vraiment Trou la la… Les andouilles les v’là ! »   Et de prôner le sabotage ferroviaire (Cheminots, quel joli sabotage). Et d’exalter Les Joyeusetés de la grève perlée. Et d’inciter aux sérénades gâche-dodo sous la fenêtre des « vieux rapaces qui dorment près d’un coffre-fort ». « Sérénades des locataires Dont on augmente le loyer Vole pour les propriétaires En train de roupiller… Sérénade des locataires Va-t’en saboter sans pitié Le sommeil (bis) des propriétaires !   Si nous chantons sous ta fenêtre Avec ces accents enragés C’est pour te dire, ô notre maître, Que les temps vont bientôt changer. Il approche le grand Orage Dont l’aile viendra balayer Ton gros immeuble à six étages Niche à pauvres, mine à loyers !   Si nous chantons sous ta fenêtre À pleines gueules : « Ça ira ! À la lanterne il faut les mettre Les Proprios on les pendra ! » C’est pour te donner une idée De l’affreux terme qu’un beau jour Aux mains d’une foule excédée Tu devras payer à ton tour !... »   À lire : le régalant recueil Gaston Couté Le Merle du peuple orchestré par Alain Guillo (éd. Les points sur les i).

Le 9 février 2011 à 08:00

Baudelaire, le rieur

C’est un texte majeur et pourtant méconnu de Baudelaire qui vient tout juste d’être réédité* : De l’essence du rire et généralement du comique dans les arts plastiques, paru initialement dans la confidentielle revue Le Portefeuille le 8 juillet 1855. Pour le spécialiste Alain Vaillant qui oublie toutefois Notes sur le rire (1947) de Marcel Pagnol, il s’agit même du seul essai théorique de toute la littérature française explicitement consacré à la question de l’humour si essentiel dans l’esthétique baudelairienne, lors même que son auteur était « l’âme véritable de la presse artistique et contestataire du Second Empire ». Que dit Baudelaire ? Que le rire, expression de l’orgueil et de la supériorité, est satanique et « donc profondément humain ». Pas trace de cette joyeuse morsure au Paradis Terrestre. « Le Sage craint le rire, comme il craint les spectacles mondains, la concupiscence. Il s’arrête au bord du rire comme au bord de la tentation. » Baudelaire distingue le comique significatif (Molière) et le comique absolu (Hoffman) qui est violence, férocité, grotesque, carnaval, tonnerre, cataclysme, ivresse. A celui-là, bien sûr, va sa préférence. « Pour qu’il y ait comique, c'est-à-dire émanation, explosion, dégagement du comique, il faut qu’il y ait deux êtres en présence ; - que c’est spécialement dans le rieur, dans le spectateur que gît le comique ; - que cependant, relativement à cette loi d’ignorance, il faut faire une exception pour les hommes qui ont fait le métier de développer en eux le sentiment du comique et de le tirer d’eux-mêmes pour le divertissement de leurs semblables, lequel phénomène rentre dans la classe de tous les phénomènes artistiques qui dénotent chez l’homme l’existence une dualité permanente, la puissance d’être à la foi soi et un autre . » Quant au Sage, qu’il continue de trembler !  *Baudelaire journaliste. Articles et chroniques choisis et présentés par Alain Vaillant. GF Flammarion, 381 p., 8,90€.

Le 27 septembre 2011 à 11:18

Jean-Paul Clébert, clochard céleste

Portrait 25

Jean-Paul Clébert a été surnommé un temps, le clochard qui a failli avoir le prix Goncourt. Jean-Paul Clébert est né le 23 février 1926 et il est mort la semaine dernière, le 21 septembre 2011. Dans son nom, Jean-Paul Clébert est à une voyelle de clébard. Après avoir été cheminot, trimard, résistant puis avoir parcouru l’Asie, il tape la cloche dans le beau Paris Insolite des années cinquante. Ses compagnons de route ? Doisneau, Giraud, quelques surréalistes, quelques situationnistes. Il écrit au dos des paquets de gauloise après avoir découvert Bourlinguer de Cendrars. C’est lui qui l’introduira chez Denoël. Son seul maître, avec peut être Henry Miller à qui il fait visiter les bordels Parisiens. Clébert parlait des gitans, des arabes, des juifs, des caniveaux, des chiens, des petits matins rouges, des ficelles, des putes, des chineurs, de la faim et du vin. Il n’idéalisait rien et surtout pas la misère. Il montrait ce que personne n’en connaissait, sa beauté, sa fierté, son courage. Il était venu finir sa vie pas loin de chez moi, dans les collines du Luberon, loin du Paris frimeur qu’il ne reconnaissait plus, écrire des livres sur l’ail ou la Provence. Mais il sera resté jusqu’au bout du même bord ; «avec ces hommes qui crèvent de  faim, se foutent pas mal des beautés de la liberté et de la marche à pied, ont misé sur l’avenir et le boulot bien fait et dont on apprend du bout des yeux le décès dans la colonne des faits d'hiver, vieux et vieilles morts solitaires dans un taudis innommable, ou rongés tout vivants sur leur grabats par les rats». Les éditons Attila ont rééditées son Paris Insolite il y a deux ans.

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