Thomas Vinau
Publié le 04/06/2015

Bête de mauvaise vie


Prévert c'est une loutre
Guillevic un gros minou
André Laude un vieux braque
Pirotte un hérisson
Emaz une petite souris
Bâsho une tortue
Baudelaire un moineau gris
Rimbaud un renardeau
Emilie Dickinson  une rainette des marais
Maiakowski un bélier
Un ours pour le Big Jim
Bukowski rat d'égout
Brautigan un héron
De Luca une buse
Perros cheval de trait
Réverdy chauve-souris
Apollinaire un beau blaireau
Lorca un léopard
et Pavese une grive
Regardez par vous même
ça marche à tous les coups
il semble indubitable
qu'une bête
de mauvaise vie
se voit irrémédiablement
condamnée
à se réincarner
en poète
Né en 1978. Habite dans le sud avec sa petite famille. S'intéresse aux choses sans importance et aux trucs qui ne poussent pas droit. Est un etc-iste et un brautiganiste. Se prend parfois pour le fils de Bob Marley et de Luke la main froide. S'assoit sur le canapé. Se reprend. Décapsule. Ecrit des textes courts et des livres petits.
etc-iste.blogspot.com 

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Le 3 mai 2012 à 09:20

Gaston Couté (1880-1911)

Les cracks méconnus du rire de résistance

On ne peut pas dire que de nos jours les poètes-agitateurs soient légions. À la Belle Époque, ils coururent un peu plus les grands chemins et les petits cabarets, les rhapsodes rebelles à la Paul Paillette et à la Jehan Rictus ou les goualeurs de combat comme Jules Jouy, Xavier Privas, Clovis Hugues. Et les chansons acidulées de l’un d’eux, Gaston Couté, sont même passées un tout petit peu à la postérité grâce à quelques interprètes de marque : Édith Piaf, Marc Ogeret, Fanchon Daemers, Pierre Brasseur, Bernard Lavilliers, René-Louis Laforgue.   Au Lycée Pothier d’Orléans, « l’enfant perdu de la révolte », comme on surnommera plus tard Gaston Couté, ne s’entend guère avec son maître d’école, « ce grand malfaiseux devant la nature » qui « i » pétrit à même « les p’tits carvell’s molles ». Le barbacole ne supporte pas que le petit Gaston fasse rimailler les diverses phrases de ses rédactions ainsi que le raconte Maurice Duhamel dans le n°7 des chansonniers de Montmartre (1906). « Le professeur. – M. Couté n’a pas encore appris sa leçon de géométrie ! Couté. - … Le professeur. – M. Couté a sans doute fait des vers ? Couté. - … Le professeur. – Si M. Couté avoue qu’il a fait des vers, il ne sera pas puni. Couté. – J’ai fait des vers. Le professeur. – Ah ! Ah ! Vous avez fait des vers ! Voulez-vous aller les chercher, ces vers, que nous les lisions ensemble. Couté sortit, gagna l’étude des internes, et revint au bout de quelques instants avec un poème que le professeur se mit en devoir de lire à voix haute. Il en regretta la mièvrerie et les sentiments vulgaires. Encouragé par les ricanements de la classe, il y trouva en outre de la rhétorique, du pathos, des coupes défectueuses, des chevilles. Or le poème que Couté s’était contenté de recopier était simplement de… Victor Hugo ».   Plantant là le « bahut », puis la perception d’Ingres qui l’a engagé comme commis, Gaston Couté, nu-pieds et sans un, gagne Paris où il réussit à se faire recruter comme trouvère au cabaret de l’Âne-Rouge. Mais là-bas son salaire quotidien se résume à… un café crème. Durant cette période de mouise, Couté couche à la belle étoile par tous les temps, se calfeutrant, souvent à cœur jeun, dans de gros tuyaux désaffectés. Quand il se débrouillera un peu mieux, il continuera volontiers à coincer la bulle en plein air. Une mauvaise habitude qui le perdra. Si une pneumonie l’emporte à 31 ans, c’est parce qu’il s’endort un soir où il pleut des hallebardes sur le toit d’un omnibus.   Plus polémique que tragique, plus satirique que misérabiliste, plus diablotine que spartiate, l’œuvre poético-mélodique de Gaston Couté ne nous file pas les papillons noirs. Elle est inouïment drôle et vole férocement dans les plumes des « grouss’es légum’s », des hauts placés. « Bourgeois ! Nous sommes des taureaux Qui démolirons nos barrières Et ce jour-là dans vos derrières Nos cornes feront des accrocs. »   C’est que « le gas qu’à mal tourné », comme il s’appelait lui-même, n’est pas précisément un « mouton en plaine ». « Parce qu’on n’veut plus être Des moutons humbles et doux Qui s’laiss’nt tondre par leur maître On nous trait’ comme des loups… Les loups, les loups ! Les loups sont à bout : Craignez leur courroux, Oui, gare aux loups. »   Et Couté de planter ses griffes dans le lard des « officiers de paix » qui chargent les manifestants du 1er mai, des « salopins » de juges, des fripouilles patronales, des garde-chasse ou de « la gent galonnée » (Ma vigne fera fusiller la guerre). Et de se payer la tronche des honnêtes travailleurs résignés. « Ceux qui travaillent en c’moment Y a d’quoi leur crier vraiment Trou la la… Les andouilles les v’là ! »   Et de prôner le sabotage ferroviaire (Cheminots, quel joli sabotage). Et d’exalter Les Joyeusetés de la grève perlée. Et d’inciter aux sérénades gâche-dodo sous la fenêtre des « vieux rapaces qui dorment près d’un coffre-fort ». « Sérénades des locataires Dont on augmente le loyer Vole pour les propriétaires En train de roupiller… Sérénade des locataires Va-t’en saboter sans pitié Le sommeil (bis) des propriétaires !   Si nous chantons sous ta fenêtre Avec ces accents enragés C’est pour te dire, ô notre maître, Que les temps vont bientôt changer. Il approche le grand Orage Dont l’aile viendra balayer Ton gros immeuble à six étages Niche à pauvres, mine à loyers !   Si nous chantons sous ta fenêtre À pleines gueules : « Ça ira ! À la lanterne il faut les mettre Les Proprios on les pendra ! » C’est pour te donner une idée De l’affreux terme qu’un beau jour Aux mains d’une foule excédée Tu devras payer à ton tour !... »   À lire : le régalant recueil Gaston Couté Le Merle du peuple orchestré par Alain Guillo (éd. Les points sur les i).

Le 3 juillet 2015 à 07:42

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Les animaux font-ils de la politique ?

NON. Les animaux ne font pas de politique. Or, comme chacun sait, ceux qui ne font pas de politique votent à droite. Donc, les animaux sont de droite. Ils préfèrent la nature aux maisons de la culture ; ce sont des scouts qui s'ignorent. Avec ça, ils sont très famille-famille et ils n'aiment pas les étrangers : le taureau, par exemple, se montre particulièrement chatouilleux quand on en entre dans son enclos ; il voit rouge, c'est un anti-communiste primaire. Ajoutons à cela que la plupart des animaux ne connaissent que l'agressivité, l'instinct, la force. Chez les crocodiles, cela s'explique facilement : ils n'ont jamais lu une seule ligne du Contrat social de Rousseau. Leur cerveau reptilien reste assez borné, et c'est bien dommage pour ceux qui, tombant dans la rivière et qui ont peut-être lu le Contrat social, découvrent tout à coup que la philosophie n'est d'aucun secours quand un bataillon de sauriens vient de réduire vos jambes au niveau du torse. Mais, me dira-t-on, c'est user là d'un exemple excessif. Et puis, qu'est-ce qui prouve que, parmi les crocodiles, il n'y en a pas un qui a lu Rousseau ? Un crocodile intello. Un saurien de gauche, qui aurait lu Marx et Groucho. Un croco qui dirait à la réunion de cellule : « Camarades, la violence n'appelle que la violence : si vous ne voulez pas finir en sacs à main, refusons la violence de ceux qui nous exploitent juste pour notre peau ! Bref, arrêtons de jouer aux crocodiles. Devenons pandas, dauphins, ours en peluche, Bisounours... » Mais il y a fort à parier que ce croco-là se ferait dévorer par ses congénères bas du front, qui finiront eux aussi en sacs à main, car c'est entendu : les animaux ne font pas de politique !

Le 5 juin 2015 à 08:20
Le 1 février 2015 à 08:44

Don Diego de la Vegan

- Grand-papa, dis, c'est vrai que tu mangeais des animaux ?- Ben... pas des animaux entiers, quand même ! Mais il m'arrivait de manger de la viande, oui.- Mais pourquoi ? - Il n'y avait pas encore de steaks de synthèse à l'époque et puis... je ne sais pas, tout le monde le faisait, on ne se posait pas la question, quoi.- Mais tu les chassais toi-même avec un arc et des flèches ?- Attends, tu me prends pour un barbare ? Je les achetais prédécoupés au supermarché !- Mais le supermarché, il les chassait avec un arc et des flèches ?- Ça, c'était au Moyen-Âge. Le supermarché, il avait des abattoirs et tout.- Et tu mangeais du chat ?- Tu me prends vraiment pour un sauvage, hein. Je mangeais du boeuf, comme tout le monde.- Du boeuf ?- C'est comme ça qu'on appelait les vaches quand on les mangeait.- Et ils sont devenus quoi, les animaux qu'on élevait pour les manger ?- Quand on a interdit la viande, le gouvernement les a relâchés, c'était très beau, une très belle fête, les vaches s'ébrouaient, les poules caquetaient, les moutons moutonnaient...- Ça a dû être si émouvant !- Bon, bien sûr, ensuite, il a fallu les abattre, parce que ça devenait dangereux. Et puis parce qu'on en a profité pour constuire des complexes immobiliers sur les anciens pâturages, aussi. Mais quand même, un très grand moment. Après, il y a eu le problème avec les renards qui pesaient dans les 200 kilos à force de se gaver des poules qu'on avait remises en liberté, mais tout de même. Ça a été un moment très émouvant. - Et dis, grand-papa ?- Oui ?- C'est vrai que tu mangeais des plantes ?

Le 9 avril 2013 à 07:52

WWF publie sa liste annuelle d'animaux qu'il n'est franchement pas du tout nécessaire de protéger 

New-York – Comme chaque année, le Fond Mondial pour la Nature (WWF) a rendu publique sa liste réactualisée de ces espèces qu’il n’est franchement pas du tout nécessaire ni urgent de protéger. Une liste qui fait débat – parfois même au sein de l’association – mais qui est suivie dans de nombreux pays. Des priorités même dans le monde animal C’est lors d’une conférence de presse express que le Fond Mondial pour la Nature a révélé sa liste 2013 des animaux qu’il n’est franchement pas nécessaire du tout de protéger. Une liste peu différente de celle des années passées, dans l’ensemble. On y retrouve sans surprise le requin blanc. « Une espèce sans intérêt et dangereuse » a commenté le porte-parole de l’association écologiste. « Les rares fois où on essaie de s’approcher d’eux, ils sont agressifs, nous avons perdu suffisamment de plongeurs dans ces idioties » rajoute t-il. Suivent le Dragon de Komodo, reconnu pour sa laideur. « On n’arrive à rien avec ces animaux. Ils font peur aux enfants. Nous avons tenté de faire des peluches à leur effigie, nous n’en avons vendu aucune » ajoute-t-il. Parmi les nouveaux venus, le Koala. L’animal, pourtant au demeurant fort sympathique et à l’allure attendrissante, a usé la patience de nombre d’organisations écologistes. « Nous dépensons des millions pour leur protection et ça ne fait que manger de l’eucalyptus à longueur de journée. Il arrive un moment où il faut taper du poing sur la table ». WWF précise que l’ajout sur la liste est temporaire. « Une fois qu’ils comprendront qu’on ne peut pas toujours être derrière eux, ils se bougeront » . En fin de liste on trouve la grenouille violette, elle aussi très critiquée pour son esthétique « Elle ressemble à tout sauf à une jolie grenouille. Et jusque là on ne lui pas trouvé la moindre utilité ». Autres animaux concernés, le Cochon de mer, qualifié de « moche, triste et ridicule », ou encore le Chlamydophore tronqué qui a surtout beaucoup fait rire l’assistance. Le Gorafi photo: DR  

Le 15 janvier 2015 à 12:09

Des histoires

« La flamme est un monde pour l’homme seul »Gaston Bachelard Sous le ciel bas et lourd (de la connerie) qui pèse comme un couvercle, le lendemain est advenu et il a bien fallu mettre un jour devant l'autre. Nous, les grands, encore choqués du coup de conscience derrière la nuque, du morceau de coeur arraché, du recul infligé à la petite épaule rougie de la liberté après la déflagration. Et vous, les petits, nos petits, ou sonnés, ou perdus, ou aussi méticuleusement que possible protégés de l'avalanche lourde et froide, perpétuelle, de tous ces mots accumulés pêle-mêle sur l'ère du temps. Des mots comme terroriste, attentat, prophète, traque, manifestation, otages, juif,  etc. Tous ces mots qui n'expliquent rien. Toutes ces petites boîtes à peur. Lorsqu'on n'y prend garde ce genre de graine ne fait rien pousser de bon. Alors tout le long du jour je m'échine, parce qu'à 5 ans on ne comprend pas le lien entre un dessin et un cadavre, à t'épargner des giboulées sanguinolentes de la bêtise. Télé éteinte bien sûr (ça c'est la base) mais surtout, tenter de t'abriter sous le parapluie de mon rire de cette pluie perpétuelle d'oiseaux morts, de jugements et d’avis, qui tombent partout de la bouche des gens autour de nous, et dont on met un peu plus de temps à trouver la tache incrustée de souillure. Oui, d'abord commencer par n'en rien dire, l'en préserver parce que quoi, ça suffit déjà comme ça la petite Suzie dans la cour qui nous rend chose, l'hôpital pour les vers de terre, la bataille de Laval et Gragger au pays des Legochima, cette histoire de cuillère cassée à la cantine qui se paiera un jour, et l'autre là-bas qui est méchant, bref on a tous une journée chargée, sans parler du cauchemar de l'araignée jaune, ça en fait du pain sur la planche. Et puis surtout ne jamais te laisser l'occasion de demander Papa pourquoi tu pleures ? Et c'est ainsi cahin-caha, à pousser notre boule de peine, que tout ce petit monde atteint un nouveau soir, soleil couché dans l'heure du bain, avec l'envie de dire bêtement merci (on ne sait à qui) d'être après tout, encore intact jusqu'à demain. Et c'est là l'erreur fatale. Bain donc et réflexe (oh l'amateur) de rallumer le poste radio comme ça d'un clic en même temps que le chauffe-serviette, trois mots tombent dans le silence rouge "(...)ont été décapités(...)" avant de bondir sur le bouton et d'enchaîner piteusement sur Nostalgie. Mais c'est trop tard on le sait déjà, d'évidence tu as été touché, à bout portant, par ces trois balles perdues venues de nulle part. Je le vois dans les yeux tout ronds triple diamètre que tu me fais. Le temps d'imaginer comment commencer à dire l'horreur, te voilà qui éclate de rire pendant que moi parfaitement coi, je mets du temps à déchiffrer ce que tu répètes plusieurs fois  : "ont tété, ont tété, comme les tétés des filles" pour finalement me raccrocher, soulagé comme pas deux, au demi croissant de lune, fleur ouverte de ton énorme sourire. Cette fois c'est bon mon cochon mais la prochaine... Car il y aura une prochaine horreur à traverser en lui tenant la main comme on visite des ruines, n'est-ce pas ? Et comme dit Woody Allen "Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire cuire un bon steak." Alors quoi mon p'tit gars, que fait-on de tout ça, de cette réalité, ce mur, ces mots et ces images qui constituent le mur, qui constituent le monde, ces chiens féraux, bêtes sauvages prêtes à te sauter à la gorge, meute de peine et de douleur, d'incompréhension, de questions, de crocs en verre aussi déformants qu'aiguisés, comment les dompter, petit bonhomme, les tenir à distance, avec le fouet de notre amour ? D'autant que j'ai comme l'impression que tu commences jeune ! Moi à ton âge à part le goût des bonbons bananes je n'habitais pas trente-six mystères, tandis que toi, mon minot, avec des questions comme Où est ce qu'on est quand on n'existe pas ? Ou comme Mais dans quoi il est l'univers ? À 6h45 du matin avec des petits bouts de rêves encore collés au bord des paupières, on ne peut pas dire que ta douce curiosité me facilite la mastication des cornflakes. On se débrouille avec les réponses. On se débrouille toujours avec les réponses. Plus ou moins bien. Parce que la vérité n'est pas faite pour consoler. Moi, vois-tu, mon père est mort quand j'avais trois ans. On m'a dit qu'il était monté au ciel. Alors j'ai demandé quand est-ce qu'il allait redescendre. Je voudrais faire en sorte que tu n'attendes jamais que quelque chose redescende du ciel, à part des martinets et des flocons de neige. Je voudrais répondre à toutes tes questions sans en clore aucune. Je voudrais que tu puisses construire une cabane dans le baobab de ta curiosité. Je me dis que depuis toujours les hommes se sont raconté des histoires pour s'épargner de la peur et se consoler de la mort. Je me dis que toutes ces histoires ont fait quelques bons livres et pas mal de mauvais massacres. Je me dis que je voudrais te raconter des histoires sans jamais te mentir. Les vraies histoires ne sont pas des mensonges, ce sont des dragons sauvages qui permettent d'amadouer le monde, tu le sais déjà pendant que nous nous appliquons à l'oublier. Ce dont il faut te préserver ce n'est pas le potentiel d'horreur qui existe en vivre ; tu connais déjà les loups, les sorcières, les ogres et les enfants abandonnés dans la forêt par leur père. Tu connais déjà l'obscurité. Ce dont je dois te préserver c'est la paralysie, l'incapacité à traduire le monde dans une autre langue que celle de la peur et en particulier que celle de la peur des adultes. Ce que je dois te transmettre c'est la capacité à en dire, à en penser, à en faire des histoires. Tous les Dieux sont des histoires et toutes les histoires sont des Dieux. Nous construisons en racontant, nous nous construisons en nous racontant. Tout le piège consiste à confondre histoire et mensonge. Dieu est une histoire d'apparition qui sert à expliquer la disparition. Un enfant ne demandera jamais tout seul qui nous a créés, par contre il ne manquera pas de demander ce que c'est que de mourir. A cette question mon fils, je t'ai raconté l'histoire que j'ai choisie. Il y en a d'autres. Poussière d'étoile, fumier, réincarnation de moustique, paradis, esprit animal, tu te choisiras la tienne. Chacun ses silex pour tenir dans le noir. Mais veille à partager le feu.

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