Paul Martin
Publié le 03/07/2015

Une simple formalité


Plutôt qu'une biographie assommante, voici un texte qui vous sera vraiment utile. Si votre ordinateur fige régulièrement, essayez le truc suivant : d'abord, rehaussez le moniteur à l'aide d'une ou deux briques ; puis versez dans le lecteur de DVD un verre d'eau déminéralisée à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes d'essence de térébenthine. Eteignez l'appareil, rallumez-le et constatez le résultat : il est comme neuf. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, altruiste.

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Le 25 janvier 2012 à 08:09
Le 4 novembre 2015 à 14:02

Les scientifiques proposent de placer la banquise dans une glacière géante en attendant de trouver une solution

Une équipe de chercheurs norvégiens vient de dévoiler les plans d’une glacière géante destinée à recueillir provisoirement la banquise menacée de fonte. Le dispositif aux dimensions pharaoniques pourrait être mis en service d’ici la fin de l’année. Reportage. Le chantier qui devrait débuter dès le mois prochain va voir l’installation dans l’océan Arctique d’une plate-forme de plus de 100 000 hectares pour accueillir la glacière géante. « Cela représente plus de 52 millions de terrains de curling » se targuait Erik Sorensen, qui pilote le projet depuis le début. Le chercheur précise que si le projet prévoit de sauver environ 200 milliards de mètres cubes de glace, il n’offre aucune résolution durable au problème du réchauffement climatique. « Nous agissons juste sur un symptôme, mais le mal reste toujours là. Il est donc toujours urgent d’agir et de continuer à trouver d’autres solutions » rappelle le scientifique en précisant que le chantier démesuré risquait d’augmenter de 0,2 degrés les températures dans la zone. De nombreux pays voisins ont salué l’initiative des chercheurs norvégiens, certains annonçant qu’ils étaient prêts à apporter leur contribution au projet. Les Suédois devrait suivre avec un dispositif complémentaire au Norvégien. Trois millions de ventilateurs devraient être installés dans l’Arctique, dès que la construction de la centrale nucléaire qui les fera fonctionner sera achevée.

Le 3 mars 2015 à 11:04

Portrait : Benoît, le fameux « ami noir » de tous les racistes

Il est l’anonyme le plus célèbre de France. Lui, c’est Benoît Abalo. Le nom et le prénom qui se cachent derrière une phrase entendue dans la bouche de nos connaissances les plus racistes. Cette fameuse phrase : « Je ne suis pas raciste, j’ai même un très bon ami noir ». Cet ami, c’est donc Benoît, qui a choisi de consacrer sa vie à servir de caution morale auprès des français les plus xénophobes. Le Gorafi l’a rencontré à l’occasion d’un entretien exclusif dans lequel il dévoile son histoire et son amitié avec les racistes non assumés. Rompre le silence s’imposait, justifie-t-il, tant il manque de moyens pour assumer la tâche qui est aujourd’hui la sienne. Rencontre. Un statut assumé Il a bientôt 40 ans mais on lui en donnerait à peine 30. Benoît vient du Togo. Il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa mère. Aujourd’hui il vit à Boulogne-Billancourt et travaille dans l’immobilier depuis 2001. Mais derrière cette apparente banalité, Benoît est une célébrité. Pas un dîner familial un peu borderline, pas un meeting du FN sans que son existence ne soit évoquée. Car petit à petit, il est devenu l’ami noir, la garantie ethnique des racistes de tout l’hexagone. Un rôle qu’il s’est forgé depuis bientôt 25 ans mais qu’il a refusé dans un premier temps : « Au début des années 90, je me suis rendu compte que de plus en plus de mes amis blancs se servaient de moi comme excuse pour camoufler leur haine des étrangers. Cela m’a d’abord un peu gêné. Puis petit à petit j’ai vu que cela leur permettait d’être plus sereins au quotidien, d’alléger leur sentiment de culpabilité. Alors j’ai accepté ce rôle et j’ai assumé qu’ils se servent de moi pour se dédouaner. » Mais cette fonction, Benoît Abalo ne l’a acceptée qu’à une seule condition : que ces amis racistes ne mentionnent jamais son identité exacte lorsqu’ils parlent de lui. Un besoin d’anonymat qu’il tient à conserver plus que tout : « Je ne veux pas devenir célèbre. Ça ne m’intéresse pas. J’aime l’idée de rester un total inconnu et de garder la tranquillité que cela permet dans la vie quotidienne. Je suis une personne normale et je tiens à le rester ! » On comprend donc mieux pourquoi aucun des racistes rencontrés sur nos routes n’a jamais vraiment expliqué qui était cet ami. Si Benoît apprécie son anonymat, il est cependant confronté depuis quelques temps à plusieurs problèmes que lui impose son rôle « d’ami noir ». En premier lieu, il dit saturer sous les demandes d’amitié : « Depuis 7-8 ans, mon nombre d’amis racistes a littéralement explosé. Aujourd’hui ce sont des millions de relations à gérer et c’est trop pour un seul homme. Il faudrait qu’une autre personne d’origine africaine ou antillaise accepte aussi de devenir la bonne conscience des racistes. » L’autre souci de Benoît ce sont les fausses amitiés, les demandes intéressées : « Tous les jours je reçois au moins 40 à 50 demandes d’amitié sur Facebook venant de gens que je ne connais même pas. Il y a de plus en plus de gens qui veulent devenir mes « amis » juste pour que je leur serve de caution raciale. Sans même qu’il y ait de véritable rencontre entre eux et moi. Là je dis non ! » En un quart de siècle, alors qu’il partait avec un terrible handicap, il a réussi à devenir le meilleur ami des racistes en tous genres. Et ses amis, il les regarde avec un œil tendre et un peu amusé : « Pour tout vous avouer, cela ne va peut-être pas leur plaire, mais la plupart de mes amis sont véritablement de gros racistes, même s’ils récusent cette accusation. Mais quelques uns ne le sont pas et se sentent insultés d’être taxés de « racisme ». Et je comprends cette colère, connaissant moi-même  très bien ces questions de stigmatisation. En ce moment on m’accuse d’homophobie car je suis contre le projet de Mariage Pour Tous. Alors qu’en fait je ne suis pas homophobe, j’ai d’ailleurs un très bon ami pédé ». Le Gorafi

Le 13 janvier 2011 à 13:37

I'm just going outside and may be some time

Tant qu'il y aura du froid. Une sensation en voie de disparition

Aujourd’hui, cette expression est à prononcer en plaisantant. I’m just going outside and may be some time.Elle reste ensuite. Elle reste en suspens. I’m just going outside and may be some time.Je sors, et peut-être qui sait, peut-être que dans quelque temps. Cela peut prendre un certain temps. Mais peut-être que dans quelque temps, je reviendrai.I’m just going outside and may be some time.Froide injonction, paradoxale sans doute.Laissée aux autres. Elle est née d’une situation dramatique, une situation d’une grande intensité historique.Elle a été prononcée pour la première fois lors d’un événement majeur de l’histoire de la conquête des pôles.La conquête du Pôle Sud par Robert Falcon Scott.Il y était arrivé. Tant bien que mal. Dans des souffrances atroces.Il y était arrivé avec quatre équipiers : Henry Bowers, Edward Wilson, Edgar Evans et Lawrence Oates.Mais avec un retard.Un retard considérable.Un retard de cinq semaines sur Roald Amundsen. Le 16 mars 1912Il reste 650 kilomètres à parcourir pour revenir du Pôle Sud.Lawrence Oates, meurtri par d’anciennes blessures, par la déception, par la pesanteur de la situation, Lawrence Oates n’en peut plus.Robert Falcon Scott, Henry Bowers, Edward Wilson et Lawrence Oates s’enferment dans la tente, ils se serrent pour préserver un peu de chaleur ; dehors, la tempête bat son plein. Edgar Evans est tombé dans une crevasse quelque temps auparavant. Il n’en est pas ressorti.Dehors, la tempête bat son plein. Il est question de vents à 150 kilomètres/heure, de températures qui dépassent les moins 40 °C.Lawrence Oates ne pourra pas repartir. Il n’aura pas la force. Il le sait.Il sort. Il sort pour ne plus gêner les autres.I’m just going outside and may be some time. Le 29 mars 1912.Cela fait neuf jours que Robert Falcon Scott, Henry Bowers et Edward Wilson, ne peuvent plus sortir de leur tente. Ils meurent.Ils meurent à 18 kilomètres du dépôt de vivres.

Le 2 janvier 2013 à 08:49
Le 16 août 2010 à 17:04

Quand la politique dépasse la fiction

Ça fait maintenant plus d’un an que j’ai décidé d’écrire des nouvelles ou des romans de science-fiction. Ça ne se passe pas trop mal, mais j’avoue être confronté à une difficulté à laquelle je ne m’attendais pas. Je me creuse les méninges pour imaginer des trucs délirants mais au final, je dois me rendre à l’évidence, dès que je veux faire de la politique-fiction, j'arrive toujours en deçà de la réalité. Quelques exemples ? - Des politiciens qui dirigent le pays en fonction des désirs d’une poignée de personnes préférant rester dans l’ombre. - Un président qui déclare la guerre à une partie de la population du pays qu’il dirige. - Des parents mis en prison pour des crimes commis par leurs enfants. - Des grandes familles qui s’allient et transmettent le pouvoir à leurs rejetons. - Des zones dans lesquelles la police ne peut intervenir qu’en envoyant des troupes d’élite, lourdement armées. - Des tentatives pour repérer et ficher les "individus à tendances criminelles" dès leur plus jeune âge. - Des interventions militaires destinées à protéger les intérêts de puissantes compagnies privées – dans le jargon, on appelle ça des guerres corporatistes. - Une dégradation de l’environnement niée par des politiciens aux ordres de ces mêmes compagnies… Et cette liste de bonnes idées, hélas déjà prises par le gouvernement, n’est pas exhaustive. Reste à espérer que nos dirigeants ne soient pas des vampires, sinon je n’ai plus qu’à aller pointer chez Arlequin.

Le 30 novembre 2015 à 07:55
Le 9 juin 2011 à 15:00

Attentat de Karachi : Owni publie 91 pages de documents de la DGSE

91 pages de notes, de télex et de rapports de la DGSE sur l’attentat de Karachi, publiés pour la première fois, permettront à chacun de se forger une opinion sur ce que les services secrets français savent de cette ténébreuse affaire. Permettant ainsi d’explorer l’une des questions de fond du dossier : celle d’un lien entre cet attentat du 8 mai 2002 contre les ouvriers français chargés de construire des sous-marins à Karachi (où onze d’entre-eux ont péri), et le contrat d’armement à l’origine de leur présence sur place, signé près de huit ans plus tôt, le 21 septembre 1994, par le gouvernement d’Édouard Balladur. La lecture de ces 91 pages comblera les esprits soucieux de reconstitution factuelle. En particulier, elle leur permettra de découvrir, en détail, les violentes tensions provoquées au Pakistan par le niveau de corruption sur ce contrat. Mais elle décevra les partisans d’histoires vites résumées, défenseurs de thèses définitives. Ceux-là seront frustrés d’y découvrir que la responsabilité d’Al-Qaida n’a jamais été prise au sérieux par les premiers enquêteurs. Ou que la DGSE n’a jamais rédigé, le jour de l’attentat, une note établissant un lien entre cet attentat et un arrêt de commissions décidé par Jacques Chirac dans le cadre de rivalités propres à la scène française (nous y reviendrons plus loin). Ces pages ont été déclassifiées en plusieurs fois, et adressées au juge Marc Trévidic en charge de l’instruction judiciaire, bien souvent sans soucis de cohérence. Nous avons décidé de vous les présenter en restituant l’ordre dans lequel elles ont été rédigées, entre 1994 et 2009. Et en les regroupant dans dix dossiers chronologiques, correspondant à dix moments importants de l’affaire. > Lire la suite de l'article sur Owni.fr

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