Paul Martin
Publié le 03/07/2015

Une simple formalité


Plutôt qu'une biographie assommante, voici un texte qui vous sera vraiment utile. Si votre ordinateur fige régulièrement, essayez le truc suivant : d'abord, rehaussez le moniteur à l'aide d'une ou deux briques ; puis versez dans le lecteur de DVD un verre d'eau déminéralisée à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes d'essence de térébenthine. Eteignez l'appareil, rallumez-le et constatez le résultat : il est comme neuf. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, altruiste.

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Le 6 janvier 2012 à 08:57

Ode à Jean-Pierre Pernault

Ou comment j'ai repris de la bûche à Noël

C'est une chose étrange que le JT de TF1. Surtout celui de 13h. Bon, j'ai pas de télé. Rien à voir avec de la mauvaise volonté, c'est juste que la télé n'est jamais venue à moi. Quand j'étais petit, j'avais un vélo. Quand j'étais ado, j'avais des copains. Quand j'étais étudiant, j'avais un découvert. Bref, le JT de TF1. Je l'ai regardé chez ma mère à Noël. Aux dernières nouvelles Kim Jong-Il était mort, l'euro aussi, y avait de quoi faire, je me disais. Mais j'ai jamais été fort en physique-chimie, j'avais oublié quelques phénomènes naturels simples, si simples pourtant : tous les jours, à 13h sur TF1, le monde s'arrête de tourner. Comme ça, sans crier gare, juste au moment où la ménagère finit son boeuf stroganoff, le monde s'arrête de tourner.Titres du jour : les vitrines de Noël, les rennes du père Noël, Martine fête Noël. Et trente secondes sur la famine. En fait le monde ne s'arrête pas vraiment de tourner, à 13h, sur TF1. Il réétudie constamment son passé. Parce que la redite, on aura beau dire, ça rassure la ménagère. Les rennes, les vitrines, ça la connait, mais elle aime bien qu'on lui confirme leur existence, des fois que, sait-on jamais. Et ça, Monsieur Pernaut, il le fait bien : il confirme, il rassure.Voilà, je tenais juste à te remercier, Jean-Pierre. Merci donc, merci d'apaiser les angoisses de ma maman, tous les jours, à 13h, sur TF1, car le prozac c'est devenu cher.

Le 13 décembre 2011 à 08:02

Jésus, reviens, ils sont devenus fous

Ah ! Les vilains méchants, les sombres iconoclastes ! Mécréants, incrédules, apostats. A deux semaines de Noël, vous faites de la peine au petit Jésus qui a tant souffert pour nous, sur sa croix. Et à sa maman qui a enduré les souffrances des mamans sans en connaître les plaisirs. C'est-y pas un crève-cœur ? Pour qui c'était, les contractions ? Pour sa pomme. Pour qui c'était la précarité ? Pour sa pomme. Va-t-en accoucher dans la paille entre des bestioles qui puent, toi qui manies le blasphème avec tant d'aisance, et qui prétend de surcroît ramasser de la monnaie avec, alors qu'ils vivaient comme des cloches, ceux que tu injuries. Et pour qui c'était les larmes de la maman devant le cadavre de son enfant unique ? Tout ça pour racheter vos vilains penchants, vos fautes inavouées. Les croisades, les guerres de cent ans, les guerres de trente ans, les guerres où l'on meurt à vingt ans, les conquêtes colonisatrices, les inquisitions, les misères, les holocaustes, les tortures, le mépris des autres, les viols, les assassinats, l'amour de l'or qui est aussi mauvais pour l'homme que le phylloxéra l'est pour la vigne, c'est pour quoi qu'il est mort, le petit Jésus ? Pour vos museaux. Pour vos vilaines trognes de jouisseurs. Bien sûr, les guerres, la misère, les mauvais sentiments. Mais il en faut bien pour prendre conscience de ce qu'est le mal. Et à qui pourrait-on donner à la sortie de la messe s'il n'y avait pas de pauvres ? La pauvreté des autres permet aux personnes bien d'être gentilles. Deux mille ans que l'on vous dit que Dieu est amour et vous ne comprenez toujours pas ? Va-t-y falloir qu'on vous casse les dents, qu'on vous caresse les côtes et l'épine dorsale avec des gourdins, qu'on vous fasse brûler vifs pour vous faire comprendre ce qu'est l'amour universel ? Sales gens. Vous n'avez pas de coeur. Quelle injustice. Jésus, reviens, ils sont devenus fous.

Le 23 juin 2010 à 07:24

"Il ne faut jamais perdre le désespoir", Cuauhtémoc Blanco

Le match France-Mexique vu de Mexico

Ça fut la dernière phrase de Cuauhtémoc Blanco après avoir obtenu la qualification du Mexique à la coupe du monde. Huit mois plus tard, le Mexique gagne 2-0 contre la France, quatre jours plus tard on perd contre l'Uruguay, désillusion, l’espoir s’évanouit, seul nous reste « le désespoir ».  Chaque jour les choses  sont plus compliquées au Mexique : l’économie, la violence, la délinquance, tout !  Je récuse complètement ceux qui disent que le football est seulement un sport. C'est peut-être vrai pour eux, mais au Mexique c’est un phénomène social. Après la victoire contre la France, tout le pays était en fête. Imaginez une ville comme Mexico où vivent plus de vingt-deux millions de personnes, et maintenant imaginez ces vingt-deux millions dans la rue, fêtant le Mexique avec cet appétit de victoire, je dirais pas seulement une victoire sportive, mais une victoire dans la vie. La sélection mexicaine a rassemblé les rêves d’un peuple divisé, d’un peuple qui vit en état d’apathie, de famine, de pauvreté avec l’illusion de voir un jour les choses s'améliorer, et la vie leur réussir. Le football est bien plus qu'une passion, bien plus qu'un business, c’est d'avoir vu soudain un homme riche serrer dans ses bras un homme pauvre, c’est d'oublier  un instant la réalité et la souffrance. Je me souviens d’un ami qui m'a raconté la Coupe du monde en France. Quand Zidane a levé le trophée tout a paru changer. Les rues de Paris étaient bondées, les Français se sentait fiers de cette victoire, surtout face au Brésil. Je voudrais que les Mexicains vivent ce bonheur, cette sortie de la réalité – au moins un jour – un instant où tous les problèmes s’éloignent, un instant où nous nous sentons fiers d’être Mexicains. Mais la réalité aujourd’hui s'appelle Uruguay, notre réalité footbalistique (voilà un mot franco-mexicaine). La vie est comme ça, les échecs nous font regarder nos erreurs et aller de l'avant. C'est seulement en regardant notre réalité en face qu'on pourra la changer, seulement en acceptant nos faiblesses qu'on sera plus forts. Il ne faut pas rêver, il ne faut pas avoir de vains espoirs, il faut se préparer à tout. Le Mexique va peut-être perdre contre l’Argentine, mais même pour perdre il faut une préparation. Je suis probablement pessimiste, mais non, tout ce que je veux (j’allais dire « j’espère » ), c'est simplement voir un bon match entre le Mexique et l’Argentine. C’est tout.

Le 20 mai 2014 à 08:39

La parité haut la main (dans la gueule) !

Chez nous, paraît que la parité va coup-ci coup-ça. Les femmes seraient à la ramasse dans plein de domaines, la faute aux hommes qui s’agrippent au pouvoir comme la moule à son rocher. Faux ! Il est au moins un secteur dans lequel la parité domine, au point qu’on ne l’appelle plus parité mais majorité. C’est celui, très porteur, des baffes, coups et violences conjugales en tout genre entraînant la mort, avec ou sans intention de la donner (seul le résultat compte, commençons pas à chipoter). La preuve par les chiffres : en 2013, malgré une légère diminution de leur poids global dans le nombre total des victimes, les femmes caracolent en tête et trustent 83% du marché global, contre 85% en 2012. Chapeau bas mesdames, dommage que vous, les 121 victimes de 2013, ne soyez plus là pour recueillir médailles et lauriers ! Sacrée performance, d’autant que le secteur enregistre, avec 146 victimes au total cette année, une forte baisse de 16% par rapport à l’an passé. C’est la crise, on nous le répète assez. En tout cas, voilà de quoi clouer le bec aux féministes de tout poil qui nous soûlent avec leurs revendications d’un autre âge. Qu’elles ouvrent les yeux bon sang ! Ok, c’est pas toujours évident avec un œil, voire deux, au beurre noir, mais quand même, un effort quoi ! Y’a pas que dans les tâches ménagères qu’on a réussi à évincer les hommes et ça, ça redonnerait le sourire à une édentée. Pas vrai ?

Le 2 novembre 2011 à 13:23
Le 12 septembre 2014 à 08:33
Le 10 mai 2011 à 11:30
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