Paul Martin
Publié le 03/07/2015

Une simple formalité


Plutôt qu'une biographie assommante, voici un texte qui vous sera vraiment utile. Si votre ordinateur fige régulièrement, essayez le truc suivant : d'abord, rehaussez le moniteur à l'aide d'une ou deux briques ; puis versez dans le lecteur de DVD un verre d'eau déminéralisée à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes d'essence de térébenthine. Eteignez l'appareil, rallumez-le et constatez le résultat : il est comme neuf. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, altruiste.

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Le 26 avril 2010 à 14:28

« Dans la crise, c'est l'heure des personnes qui ont du caractère, pas des fromages pasteurisés ou des poissons lyophilisés»

Jean-Luc Mélenchon, Libération, lundi 12 avril 2010

Cet homme « de caractère » n’est pas du style à péter dans la soie, mais du genre à chier sur la bruyère si telle est sa bonne envie. Avec lui c’est fromage qui pue et poisson qui sent, autrement dit un poète de résistance qui fait rimer anti-hygiénisme et anti-américanisme. Dans le « corps traditionnel français », Jean-Luc Mélenchon est de ceux qui font don de leur énergie vitale au destin national. Face à la tourmente, il ne faut pas plus avoir la cervelle que la couille molle. Ames sensibles s’abstenir, la main doit être ferme pour tenir le cap, botter les fesses des pleutres, et poursuivre l’ennemi jusque dans les chiottes. Toute une légende, rien qu’un jeu peut-être quand l’on connaît son sens inné de la provocation pour remplir les meetings à défaut d’avoir les urnes pleines. Le bouc sait pourtant se faire agneau quand il s’agit d’aller brouter dans la cour des grands. Le voici chez Apathie faisant étalage de chiffres sur les retraites, le voilà dans « Voici »  en saint (Patrick?) Sébastien que « les médias ont voulu détruire » par leurs flèches.Il avait pourtant promis de ne plus parler aux « Talibans professionnels » depuis qu’un étudiant en journalisme avait osé le titiller. Mais comme Obama, Sarkozy ou Karzaï, Mélenchon sait, quand il le faut, trouver de « bons Talibans ».

Le 13 décembre 2015 à 10:40
Le 6 mai 2012 à 08:36
Le 19 juillet 2012 à 09:13

La Joconde

- Le La par quoi se précède Joconde n’est pas un article défini féminin mais le chausse-pied du produit-phare de l’entreprise Louvre, leader français de la culture. - Investissant le Louvre, les bolcheviks auraient-ils fusillé le portrait de cette non camarade aux mains oisives et au sourire irritant, ou bien échangé le tout contre une cinquantaine de tracteurs avec leurs pièces de rechange ? - Epouse, non pas de  Francesco di Bartolomeo di Zanoli del Giocondo, mais de Francesco di Bartolomeo di Zanoli del Giocondo della Merda, La Merde aurait-elle proliféré en produits dérivés? -  Monna Lisa se retient mieux que Gilda Von Streinheillkermaïer, adapté au slalom géant dames. - Les Japonais trouvent-ils exotiques ses yeux mi-bridés ? - La Joconde était-elle analphabète ? - Dans les années soixante les Beatles furent plus populaires que La Joconde. Léonard de Vinci est mort, Monna Lisa est morte, John Lennon est mort, Georges Harrison est mort, Mac Cartney, Ringo Star et La Joconde jaunissent mais s’accrochent encore. - La Joconde s’avérant être un faux, faudrait-il transférer son vitrage blindé à un autre tableau de même format et authentique ? - Un faux ayant un passé a-t-il plus de valeur qu’un original sans avenir ? - Authentique depuis cinq siècles, un faux peut-il encore devenir faux ? - Le sourire de La Joconde est-il : -   un sourire de commande ? -   un best-seller du genre (le sourire historique) ? -   un sourire fermé pour cause de dents gâtées ? -   un sourire banal dit mystérieux par habitude ? -   un sourire d’un modelé mou ? -   un sourire mou ? -   un sourire mou aujourd'hui mais pas mou pour l’époque ?  -   un sourire, ou une moue ? -   une moue molle ? -   un sourire vague ?- un vague sourire ? -   un sourire en général? -   un… sourire?    

Le 14 février 2013 à 08:06

Urbi estourbi

  Aujourd'hui, on frappe à la porte de Dieu.  Toc, toc, toc. (La porte de Dieu, quand on y toque dessus, fait toc toc toc comme toutes les autres portes, preuve que le gars est resté très simple malgré tout).- Entrez! Le pape entre.- Ah Benoît! Quelle bonne surprise! Mais qu'est-ce que tu fous là, t'es quand même pas mort ? J'aurais reçu un tweet sinon!- Oh non, mais je ne vaux guère mieux.- C'est vrai que tu as une sale mine dis donc! Aurais-tu mangé des lasagnes au cheval? D'ailleurs, ça veut dire quoi Findus en latin? Ah ah, elle est bonne celle-là, non?- Écoutez, franchement je n'ai pas le coeur à rire. Je suis venu vous remettre ma lettre de démission.- Mais pourquoi? Tu as des revendications ? Tu veux être augmenté ? Qu'on t'appelle Benoît 17 ?- Si ce n'était que cela. Non, en fait je n'y arrive plus. Si vous saviez le bazar que c'est en bas. Tenez, l'autre jour, je faisais mon allocution place Saint Pierre, et des filles se sont... euh... comment dire, dépoitraillées en réclamant que je me taise.- Non ? Elles t'ont montré leurs nichons ?- Ben oui...- Ah le veinard! Elles étaient bien gaulées au moins ?- Mais enfin, vous vous rendez compte! Des filles à moitié nues en plein Vatican !- Et alors? La belle affaire! Dis-moi, tu serais pas un peu pédé? Je n'en serais qu'à moitié étonné vu comme tu t'habilles, toujours en robe et avec ces chapeaux ridicules que n'oserait même pas porter madame de Fontenay. - Ah ne me parlez pas de ça. Savez-vous qu'en France, ils vont légaliser le mariage gay ?- Mais enfin Benoît, un homme qui aime un homme, une femme qui aime une femme, c'est encore de l'amour. Et l'amour, ce n'est pas le fondement de la foi ?- Mais je me tue à le répéter, comme avant moi mes prédécesseurs, qu'il faut aimer son prochain et que la guerre c'est pas bien. Et ils continuent à s'entre-tuer !- Oui d'accord, mais bon, ça, c'est la routine. On les changera jamais ces cons-là, ils ont toujours adoré se foutre sur la gueule. Mais t'es vraiment trop nul Benoît ! Tiens, ta démission, tu sais ce que j'en fais? Je la refuse: t'es viré. Tu peux aller pointer au chômdu. Comme ça tu auras tout le temps de lire l'évangile selon Saint Pôle Emploi. Oh oh oh, celle-ci est pas mal non plus! Et puis j'en ai ras l'bol que mon représentant sur terre soit toujours un débris cacochyme... Saint Pierre ! Rapplique illico !- Oui mon Seigneur. Qu'y a-t-il pour votre service ?- Trouve-moi dans les pages blanches les coordonnées de Frigide Barjot. Comme pape, une femme pas trop âgée, ça fera moderne. Et comme elle est aussi rétrograde que Benoît, nos grenouilles de bénitiers seront rassurées. Quitte à sombrer dans le ridicule, allons-y franco. Et pendant que tu y es Pierrot, vire-moi ces saloperies d'hosties et ramène-moi des cacahuètes. J'ai quand même droit à un apéro digne de ce nom nom de Moi !- Bien Seigneur. Et monsieur Benoît, j'en fais quoi ?- Renvoie le sur terre. Il me servirait à rien ici: il ne rit même pas à mes blagues.

Le 30 juin 2014 à 08:59

Il faut marier Justine !

Nos contemporains n'apprécient guère – en matière de théâtre, s'entend – les expressions imagées et tombées en désuétude. Parce qu'elles prennent des airs par trop folkloriques et que la mise en scène, c'est du sérieux. Et pourtant, il arrive qu'elles mériteraient d'être réactivées. Je pense en particulier à celle-ci « Il faut marier Justine ! » Autrement dit : « cela fait longueur ! » Cette dernière manière de dire faisant plus ésrieux même si, et c'est une chance, elle ne se réfugie pas dans le concept. De fait, de nombreux spectacles contemporains ne parviennent pas à trouver une chute. Non seulement ils peuvent vous maintenir assis – sans entractes – pendant presque trois heures d'horloge, mais au moment d'en finir, eh bien, ça n'en finit pas ! Mais venons-en aux circonstances de la création de l'expression, née comme on s'en doute au XIXe siècle. Ce n'était pas pendant l'horreur d'une profond nuit, mais pendant les répétitions d'un vaudeville. L'héroïne, qui se prénommait Justine, devait épouser à la fin de l'acte son amoureux transi. Il venait de lui faire la cour pendant plus d'une heure. Lors d'une ultime répétition, le directeur du théâtre -le metteur en scène n'était pas encore né – s'impatienta : décidément, cela n'en finissait pas. Il s'en prit à l'auteur : le dialogue était sans âme et il fallait accélérer le dénouement. Notons qu'à cette époque-là, les acteurs jouaient beaucoup plus vite qu'aujourd'hui et il ne faisait pas un sort à chaque mot. Le directeur trouva la solution qui s'imposait : marier Justine ! L'incident créa un précédent. Quand une longueur se faisait sentir en cours de répétitions, chacun réclamait une coupure par cette formule comprise de tous : « il faut marier Justine ! » L'expression semble comprise aussi du grand public puisqu'on la retrouve, de manière allusive, sur une publicités des années 1890 pour « la Grande Cordonnerie nationale » : « Favart... Justine, c'est bien toi... dans mes bras ! Mme Favart... Je le voudrais bien... mais... Favart... Dans mes bras ! La situation le commande ! »   Il faut dire que l'allusion joue sur deux références : l'expression de théâtre et aussi Les Infortunes de la vertu de Sade, où l'héroïne se prénomme Justine.

Le 13 octobre 2015 à 07:38

La NASA affirme qu'il existe d'autres formes de sport que le foot dans l'univers

L’une des équipes scientifiques de l’agence américaine vient de publier plusieurs clichés satellitaires qui montrent avec plus ou moins de clarté l’existence de sports encore inconnus jusque là. Certains se joueraient même sans ballon. Une affirmation qui divise tant la communauté scientifique que les experts du sport. Une découverte majeure C’est le directeur de la NASA, Charles Bolden, qui a en personne annoncé la nouvelle : « Cela a été difficile à vérifier car depuis quasi 1 mois ces autres formes de sport sont physiquement éclipsées par ce que l’on appelle la planète foot. Mais les images de Hubble, notre télescope spatial, sont très claires. Il y a quelque part dans l’univers, et même sur Terre, des formes de vies sportives en dehors du ballon rond. » Les prises de vue de la NASA dévoilent le visage de nombreuses disciplines encore inconnues : « Nous avons la preuve d’une forme de jeu avec un ballon ovale. Il y aurait aussi un sport qui consisterait à enrober ses poings avec de gros gants et à les lancer dans le visage d’une personne en face. Enfin, nous avons la preuve quasi irréfutable d’un genre de course sur des véhicules à deux roues, le tout autour de la France. » Cette annonce de l’agence spatiale ne convainc pas les astronomes les plus sérieux comme Igor Bogdanov, le célèbre scientifique : « C’est difficile de concevoir intellectuellement des sports qui seraient fondamentalement différents du foot. On l’a bien vu à la télé depuis des semaines. Pour l’instant nous avons seulement la certitude que le foot existe. Pour le reste, c’est pour moi encore au stade d’hypothèse » nous confie-t-il avant de recoller son menton. Même scepticisme chez Omar da Fonseca, ancien footballeur argentin et consultant pour le Mondial sur BeIN Sports : « Allons! Un peu de sérieux…D’autres sports que le foot ? Pourquoi d’autres formes d’attaquant que Messi dans l’univers pendant qu’on y est ?! » Envoyer une sonde

 La prochaine étape pour la NASA pourrait bien être l’envoi d’un robot-sonde de type Curiosity dans un stade dit « d’athlétisme ». Le but : vérifier physiquement l’existence d’un ensemble de sports dont l’essence consiste à courir le plus vite possible autour d’une piste de plusieurs centaines de mètres. Une sonde qui pourrait bien être envoyée dès l’horizon 2015.

Le 22 juin 2013 à 11:12
Le 21 décembre 2015 à 11:07
Le 2 octobre 2013 à 07:56

Si Éric Chevillard n'existait pas

Ce matin, au réveil, j’ai imaginé que Éric Chevillard n’existait pas.   Ce serait donc une vieille connaissance, à son image, qui le représenterait lors de ses timides sorties dans les centres mercantiles et littéraires de la capitale. Si je pousse plus loin mon raisonnement, les livres de E.C. ne seraient que des reproductions d’ouvrages naturalistes et ésotériques médiévaux.    Allons plus profondément encore ! E.C. ne serait pas le pater familias de deux petites filles, mais de deux tortues luth qu’un nom d’emprunt promènerait, de jour comme de nuit, dans les rues dijonnaises. Là, je crois que la mayonnaise commence à prendre, et que la poche du kangourou s’ouvre pour y cacher un troupeau de matriochkas. Ce ne serait donc pas Éric Chevillard qui alignerait des aphorismes sur un blog, mais un fabricant auvergnat d’objets vaudou et autres grigris en forme de baleine pour parapluie. Il n’y aurait aucun lien de parenté entre Éric Chevillard et Pierre Jourde, puisque P.J. serait un maçon respecté qui construirait des yourtes au cœur des vallées jurassiennes. Quant aux critiques littéraires publiées dans le Monde, elles seraient rédigées par de petits êtres gris venus d’ailleurs, mais cela personne n’osera vous le confirmer, car la vérité serait trop dure à étendre sur la presse d’un éditorial de renom. Éric Chevillard serait donc un nom cousu, de toutes pièces, de fil d’araignée et d’or du Commandant Cousteau, par les mains habiles des sœurs de la Nativité qui vivraient recluses dans un couvent malien, à l’abri du mistral et des premières pluies de la célébrité.     Enfin soulagé, E.C. peut désormais déjeuner en paix, sous sa tonnelle, en levant un calice rempli de coulis de fraises — dans lequel flotte aussi une oreille rouge ? — sang des esprits sacrifiés, sous le signe du taureau, au nom du dieu Mars, à la fin septembre. Pendant que je vous écris ces quelques mots, le personnage fictif Éric Chevillard se les gèle en composant un recueil de mémoire sur la vie des dauphins en Antarctique. Dès lors, quand vous croiserez Éric Chevillard, vous pourrez le toucher, et, par miracle, il exaucera tous vos vœux en vous balançant un pain de sucre en pleine poire.

Le 26 novembre 2013 à 08:29

Par peur des souffrances qu'implique un 1er accouchement, elle décide d'accoucher directement de son 2e enfant

Marseille, clinique Léopold Bellan. C’est le 3 août 2013 à 17h22 que Nadine a donné naissance à Théophile, un nourrisson de 3.4kg en excellente santé. L’accouchement s’est passé dans les meilleures conditions, celles qu’avait souhaitées Nadine en préférant éviter un premier accouchement douloureux et en mettant directement au monde son second enfant. La sage-femme de la clinique en charge de Nadine Roger a répondu aux questions de la Rédaction: « Ce processus est de plus en plus demandé. Les femmes en ont assez d’accoucher dans la douleur. Un premier enfant est toujours une épreuve pénible. Au deuxième, le corps est déjà préparé et les souffrances sont bien moindres. Cette demande est parfaitement légale et nous notons une hausse de 26% de ce genre de démarches en 2013. »  Certaines femmes préfèrent accoucher dans l’eau, d’autres choisissent l’option avec péridurale, d’autres encore préfèrent le gaz hilarant qui provoque un état euphorique. Accoucher directement de son deuxième enfant est dans l’ordre des choses. La douleur n’est plus un corollaire de l’accouchement et les femmes qui le souhaitent peuvent désormais faire ce choix. C’est une Nadine en pleine forme qui nous a accueillis dans sa chambre à peine deux heures après l’accouchement. « Je suis très heureuse, c’est mon bébé bonheur », esquisse -telle dans un sourire en nous présentant son cadet: « J’ai fait un excellent choix en décidant d’accoucher directement de mon second fils. Je me sens extrêmement bien et j’ai évité les douleurs insupportables que toutes mes amies m’ont décrites. Je ne vois pas l’intérêt d’accoucher en quatorze heures quand on peut le faire en quatre. »  « C’est une amie  qui m’a parlé de cette possibilité. Elle avait choisi d’accoucher directement de son dernier par peur de voir son corps être déformé par les premières grossesses. Il était hors de question que je renonce à ma féminité en devenant mère » . Et Nadine d’ajouter qu’elle a préféré accoucher directement de son deuxième enfant et non du dernier: « Socialement, il me semble plus difficile d’être fils unique, et le dernier d’une famille a toujours le rôle du chouchou. La place de cadet me parait plus confortable pour l’enfant. Nous en avons longuement parlé avec mon mari et c’est tout naturellement que nous avons donné naissance à notre cadet Théophile. Et puis cela nous permet d’envisager d’agrandir la famille, liberté qui ne nous aurait pas été permise en accouchant directement du petit dernier ! » s’esclaffe-t-elle. A voir sa mine réjouie, Nadine annonce un avenir heureux à cette forme d’accouchement, certes surprenante, mais tellement moins douloureuse. Reste encore à définir comment adapter la législation réglementant les droits de succession. L’héritage doit-il revenir en premier lieu à l’aîné, au dernier, ou au cadet qui est le premier né ? Le Gorafi Illustration: Istock / Angelice  

Le 5 mai 2011 à 09:20

Ceci n'est pas une Porsche

En tombant sur la photo qui fait trembler les murs de Solférino actuellement, c'est l'image subliminale du parapluie de Kadhafi qui m'est immédiatement revenue en tête, avec la conscience toutefois que les deux n'ont rien à voir. Encore que...          Alors que quelques inconditionnels du sondage s'émoustillent de la date fatidique à laquelle le Messie fera son apparition dans le cercle des primaires disparues, un signe qu'on n'attendait plus surgit d'une manière quelque peu désobligeante pour le prétendant partisan apparemment des envolées mystérieuses. La Porsche de DSK fait jaser, parce qu'elle ramène à quelque chose qu'on connaît bien et qui rappelle quelqu'un. La Porsche de DSK serait-elle le petit Fouquet's de Sarkozy qui s'annonce trop tôt ? C'est en tout cas à deux pas de ce lieu désormais emblème du sarkozysme que la photo a été prise. Nous sommes ici bien loin de la radieuse DS des Trente Glorieuses plébiscitée par le Général de Gaulle et dont Roland Barthes disait: "Jusqu'à présent, la voiture superlative tenait plutôt du bestiaire de la puissance ; elle devient ici à la fois plus spirituelle et plus objective… la voici plus ménagère, mieux accordée à cette sublimation de l'ustensilité que l'on retrouve dans nos arts ménagers contemporains…".Et nous, on la sent bien loin, cette gauche Porsche, bien loin de nous et de nos petits "arts ménagers" du quotidien... Alors à quand une gauche Deuch' ?---Sur le même sujet, lire aussi la chronique d'Eole Contrario, SuPorscherie.

Le 20 mai 2012 à 12:37

Président normal, mon oeil

Ce François Hollande, moi je dis ce type il est pas net.   Pour ne rien faire comme son prédécesseur et surtout pour bien sonner le glas du soi-disant « bling bling », le nouveau président a commencé par renoncer à avoir un corps. Rien que ça. Uniquement, parce que Nicolas Sarkozy était peut-être un peu « physique », avec ses footings, ses tics, ses talonnettes, sa montre, ses photos de vacances, sa femme nue dans les magazines, la petite veine sur sa tempe et l’envie, parfois, d’en venir aux mains avec ses adversaires. Il avait un corps, Sarkozy, c’était un vrai mec, quoi.   Puis, arrive cet Hollande qui s’acharne à afficher le contraire : lui, c’est l’éthique, l’efficacité, la sobriété exacerbée du fonctionnaire. Voilà, « fonction »,  « fonctionner », Hollande se réduit volontairement à un petit robot en costume cravate au service du peuple ! Ce type n’a pas de corps. Et tout le monde applaudit ! Vous y croyez ?   Bon, il pourrait s’arrêter là, le socialiste, mais non, une fois que tout le monde a bien compris à quel point il est un pur symbole, VLAN, il nous fout un rebondissement de dernière minute, un truc spectaculaire et totalement malhonnête : quelques heures après son investiture, il est frappé par la foudre ! Non, mais ! Pas en marchant dans le rue, trop facile, pas assez gros : il est frappé par la foudre dans le CIEL, dans un AVION. Et d’un seul coup, ce type désincarné nous rappelle que lui aussi a un corps, mais attention, pas un corps qui fait du footing dans un pull à rayures trop grand ! Lui, c’est un corps carrément attaqué par le feu, un corps qui risque de tomber du ciel, c’est un demi-dieu, un héros de film américain, le Bruce Willis du PS ! Un homme au sommet, seul, mortel, courageux ! Putain. Si ça ce n’est pas du gros gros storytelling symbolique, j’y connais rien ! Et vous savez combien ça coûte, une foudre ? Hein ? Alors, la fin du bling bling, mon œil.

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