Vincent Lévêque
Publié le 24/06/2015

C(h)alomnie ! #1


Vincent Lévêque porte des lunettes et participe à toutes sortes de projets et revues (pour enfants, pour ados, pour adultes voire même pour ragondins géants albinos).

Il aime instiller de bonnes doses de "hahaha" et de dérision dérisoire dans ses images histoire de souligner l'absurdité de tout ce qui nous entoure.

 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 23 juin 2015 à 10:07
Le 27 janvier 2015 à 09:12

Un garagiste honnête avoue que le joint de culasse est une totale invention

C’est une mini-révolution qui secoue la profession des garagistes depuis ce matin, depuis que Michel Gerron, garagiste dans la Nièvre, a révélé que le joint de culasse était une invention. Enquête. Une fable inventée de toutes pièces « Le joint de culasse, ça a jamais existé, c’est une pièce qu’on a inventée pour escroquer les gogos » a déclaré le garagiste lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion. « C’est sûr, on peut pas faire avaler ça à n’importe qui, y a des gens qui s’y connaissent et d’autres qui se méfient » a-t-il poursuivi devant un parterre de journalistes atterrés. « On essaye de repérer les proies faciles, les intellos. Après, avec les collègues, on fait des paris, on mise sur des clients. Si t’arrives à les arnaquer, tu rafles la mise et si en plus tu inventes le nom d’une pièce, tu gagnes le double. Une fois, j’ai même fait croire à un gars qu’il fallait changer la courroie de distribution de sa roue avant, ça m’a payé l’apéro pendant un an » L’arnaque : une voie de garage Mais Michel était sans doute trop sensible pour continuer à exercer cette profession sans être titillé par sa conscience : « Un jour, j’ai vu une maman de cinq enfants fondre en larmes après avoir vu la facture de 3000 euros qu’elle devait payer. Elle disait que les huissiers allaient venir chez elle. Là, je me suis dit qu’on allait trop loin » confesse-t-il. Lorsqu’on lui demande alors de préciser ce qu’il entend par « aller trop loin », Michel est sans concession : « Je me suis dit que son chèque était sûrement en bois et avec la crise, j’ai eu peur qu’y ait plein d’autres cas comme ça » Quant à savoir s’il craint la réaction de ses collègues, Michel se montre catégorique : « Pas du tout. Avec tout ce que j’ai déjà empoché en acceptant les interviews des magazines, j’vais pas moisir ici. » Une bien belle histoire qui n’est pas sans rappeler celle de ce serrurier déclarant au micro d’une chaîne de télévision il y a quelques mois qu’il avait décidé de faire une facture non-abusive la veille de sa retraite, « pour voir ce que ça faisait ».

Le 6 mai 2011 à 09:36

Mort de Ben Laden

Le web pourri par de fausses citations

Le 2 mai dernier, en écho à la mort de Ben Laden, un internaute nous proposait de publier une citation de Mark Twain, "Je n'ai jamais souhaité la mort de quelqu'un, mais j'ai lu quelques nécrologies avec grand plaisir ! ". En recherchant sur le net l'origine de cette phrase, la rédaction de ventscontraires.net a très vite découvert que la version anglaise de la phrase circulait déjà massivement sur les réseaux sociaux, Twitter notamment. Dans la langue de Shakespeare et de Mark Twain, cela donnait : "I've never wished a man dead, but I have read some obituaries with great pleasure". Pour des milliers d'internautes, la citation était l'illustration parfaite de leur sentiment à l'égard de la mort du leader d'Al Qaida : un mélange de satisfaction et de refus de se réjouir de la mort d'un homme, quel qu'il soit.Parfaite illustration mais peut-être un peu trop parfaite. Car la phrase de Mark Twain a quand même un petit défaut : l'écrivain ne l'a jamais écrite ou prononcée. Il existe une autre référence avérée cette fois mais elle est l'oeuvre de Clarence Darrow, avocat américain né en 1857 et mort en 1938 : "“I have never killed a man, but I have read many obituaries with great pleasure." / "Je n'ai jamais tué un homme mais j'ai lu de nombreuses nécrologies avec grand plaisir". D'après certaines explications, la citation de Darrow se serait retrouvée à proximité d'une phrase de Mark Twain dans un recueil de citations en ligne et c'est de cette proximité que la serait née la confusion, amplifiée ensuite par la viralité d'Internet.Sur les réseaux sociaux, toujours à l'occasion du décès de Ben Laden, une autre phrase est devenue un best seller. Elle était cette fois attribuée à Martin Luther King : "I will mourn the loss of thousands of precious lives, but I will not rejoice in the death of one, not even an enemy" / "Je pleurerai la perte de milliers de vies précieuses, mais je ne me réjouirai jamais de la mort d'un seul, pas même un ennemi". Cette fois encore, l'auteur de la phrase n'était pas celui qu'on croyait. Il s'agissait en fait de quelques mots personnels postés dans un statut facebook par une certaine Jessica Dovey, une Américaine de 24 ans, professeur d'anglais au Japon, en exergue d'une véritable citation de Luther King. Les mots de la jeune femme attribués par erreur au pasteur américain ont ensuite été relayés sur son compte Twitter par un acteur et écrivain américain du nom de Penn Jillette. Et comme le brave Penn Jillette compte la bagatelle de 1 600 000 "followers", il n'en a pas fallu plus pour que la "citation" fasse le tour du monde et des réseaux sociaux.PS : la citation du titre n'est pas de Saint Matthieu.

Le 5 juin 2015 à 08:20
Le 12 février 2013 à 09:54

L'homme qui prétendait avoir trouvé du travail malgré la crise était un mythomane

Dijon – Stupéfaction à Dijon après l’euphorie du week-end. L’homme qui, vendredi, affirmait avoir trouvé du travail malgré la crise a reconnu devant les enquêteurs avoir totalement inventé l’histoire. Une annonce qui vient briser les nombreux espoirs d’un redémarrage prochain de l’économie française. Une région sous le choc La joie aura été de courte durée. L’homme qui prétendait avoir trouvé du travail malgré la crise a reconnu devant les enquêteurs avoir inventé l’histoire de toutes pièces. « Visiblement, nous sommes en présence de quelqu’un qui était en mal de publicité » ont expliqué les enquêteurs lors de la conférence de presse. Les médias ont été aussi montrés du doigt pour ne pas avoir vérifié davantage l’information. « Il y a dans cette affaire des responsables, mais nous refusons de servir de boucs émissaires » a protesté d’une seule voix la presse. L’homme, quant à lui, à refusé de donner plus d’explications sur son mobile. « C’était quelqu’un d’équilibré, je ne comprends pas pourquoi il a fait ça » explique un proche. « J’ai été choquée d’apprendre qu’il avait menti. Des gens avaient beaucoup d’espoirs et maintenant tout est fini » raconte une jeune femme avant de fondre en larmes. Dans l’immédiat, le gouvernement se refuse à commenter l’affaire plus que de raison. « Cela ne remet pas en cause les agissements et les décisions du gouvernement. C’est un incident isolé, nous souhaiterions que l’opposition ne monte pas cet événement en épingle et se comporte de manière républicaine » a fait savoir Arnaud Montebourg. Le Gorafi Illustration : iStock

Le 23 avril 2013 à 08:34

Jérôme Cahuzac mentait à ses enfants à Noël depuis des années

Ce sont des enfants effondrés. Leur père a non seulement menti à la nation, à la tribune de l’Assemblée et dans une émission de RMC, mais il a aussi menti à ses propres enfants, et ce pendant plusieurs dizaines d’années. « Il nous disait, il va passer ce soir et tu auras des cadeaux. Tout était faux. C’était lui qui mettait les cadeaux  ». Marjorie Cahuzac est toujours sous le choc. Après les révélations de son père, les enfants de Jérôme Cahuzac ont également reçu une lettre. Dans celle-ci, il déclare là aussi avoir menti à sa famille chaque Noël et s’en excuse. « Que l’on mente dans une émission de Jean-Jacques Bourdin et à l’Assemblée nationale est une chose. Mais qu’il ait en plus menti à sa propre famille, je ne peux l’accepter » a pour sa part affirmé Jean-Luc Mélenchon sur son compte Twitter. Selon la lettre envoyée ce week-end, Jérôme Cahuzac se défend et affirme avoir cédé à la pression populaire. « J’ai vu d’autres parents le faire, je ne pensais pas à mal. Tout le monde le faisait autour de moi ». Plus loin, l’ancien ministre regrette amèrement et demande pardon et  révèle l’entendu du mensonge : « Non, il n’a pas de renne ni une grosse veste rouge. Il ne vit pas non plus au Pôle Nord le reste de l’année ». Selon ses propres dires, il affirme avoir acheté les jouets dans des zones commerciales lorsque ses enfants étaient à l’école. Marjorie a cependant annoncé qu’elle pardonnait à son père « J’avais des doutes, je me disais que c’était incroyable que quelqu’un avec qui on n’a aucun contact sache tout de notre vie et nous donne exactement les cadeaux qu’on souhaitait ». Et d’ajouter. « Et à chaque fois il avait vu juste, c’était incroyable. Aujourd’hui je me rends compte à quel point mon papa m’aimait en fait et je lui en suis reconnaissante ». Mais cet aveu vient lever d’autres questions et peut-être d’autres mensonges familiaux, enterrés. Ainsi en 1988, les enfants déplorent l’étrange disparition de Cabot, un berger allemand âgé de 15 ans. À l’époque, Jérome Cahuzac aurait affirmé à ses enfants « qu’il était parti au pays des chiens ». Et Marjorie de s’interroger «  En grandissant il est clairement apparu que nulle part il n’existe de pays des chiens. Alors je veux savoir, où est Cabot, va-t-on le revoir un jour ? » Le Gorafi Illustration: wikicommon / Cyclotron

Le 6 mars 2012 à 08:38

Tandis que je peigne la girafe

Ou : Du bâillement

Tout en échouant lamentablement à me trouver une occupation récréative durant les dernières heures qu’il me restait à acter de ma présence chez mon employeur avant mes congés estivaux, je tombai complètement par hasard, mais pas tant que ça, puisque, surprise par mon propre bâillement, je m’étais mise en devoir de tout apprendre à propos de ce mystère humain encore non tout à fait résolu, sur une information extrêmement intrigante elle aussi. La girafe ne bâille pas.Le poisson bâille, l’oiseau bâille, le reptile bâille, le mammifère bâille, tous les vertébrés bâillent. Et la girafe ? Non. Avec sa langue bleue et sa manie de dormir debout, c’est plutôt le genre à faire son intéressante. “Coucou, je suis la girafe, je suis bizarre, et je fais plein de trucs bizarres, pour que tout le monde soit bien jaloux, ha, ha, je suis BIZARRE, je suis la GIRAFE, et pas toi. Ni toi. Ni toi. Non, toi non plus. Ha, ha.”Ensuite je suis partie en vacances, et après plusieurs jours de repos obligatoires passés à ne rien faire dans l’ensemble, ce qui est une activité reposante, certes, mais peu gratifiante au bout du compte, j’ai repris mon occupation salariée et mes pérégrinations wikipédiennes, sans plus penser à la girafe. Jusqu’à l’invitation impromptue d’une amie à visiter Thoiry, idée saugrenue s’il en est, qui m’a replongée dans mon obsession girafienne. J’erre ainsi mollement dans l’open space, répétant en boucle giraffa camelopardalis (c’est du latin), ce qui semble inquiéter légèrement mes collègues qui jettent des appels au secours du regard à mon supérieur hiérarchique, dont le teint hâlé me fait penser qu’il a sans doute une maladie de peau à en juger par les taches brunes qui commencent à apparaître sur son pelage jaunâtre. Il faudrait peut-être qu’il ait une discussion avec sa femme, parce que ces petits bouts de corne qui commencent à lui pousser sur le crâne ne m’inspirent rien de bon non plus.

Le 27 décembre 2011 à 08:57

Heureux les animaux!

L'homme occupe une place toute particulière au sein du règne animal. En effet, il est au sommet de la chaîne alimentaire et ce, bien que la plupart d'entre eux soient en bas de la chaîne agroalimentaire (l'homme est un loup pour l'homme). L'homme est un animal social, un animal politique, certes, mais l'homme, in fine, n'est pas un animal. Pourquoi ? Peut-être parce que le rire est le propre de l'homme. Ou peut-être parce qu'il a une âme, qui sait ? Or, il y a quelques semaines de cela, dans l'église Sainte Rita, on bénissait des animaux. Cela a paru étrange à certains, car l'animal, comme jadis la femme, n'est pas censé avoir d'âme, pas plus que d'humour. Quelqu'un a objecté que, depuis des siècles, dans les hôpitaux et les maisons de retraites, on bénit des légumes et personne n'y trouve rien à redire ! Moi, je trouve que ça se tient, de bénir les animaux. Vous-même, et là c'est votre conscience humaniste que j'interpelle, trouvez-vous plus logique de bénir un chien d'aveugle ou celui qui a crevé les yeux de son maître ? Ô cruel dilemme ! J'ajouterai qu'en plus, si on prend le plus emblématique des canidés, Lassie, qui est un chien, oui oui, d'accord, mais fidèle avant tout -haha!- là, on retombe sur nos pattes. Sur nos quatre pattes, pour ne pas citer Kierkegaard. Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien, comme disait l'autre. Mon chien, à moi, j'ai dû le faire piquer. La pauvre bête était devenue aveugle. Non, l'homme n'est pas un animal, l'homme est bête, nuance.

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Eric Vuillard en conversation avec Pierre Assouline
Live • 13/02/2018
Tobie Nathan : Le Parlement des dieux
Live • 13/02/2018
Sophie Wahnich : La démocratie prise en étau
Live • 13/02/2018
Aude Lancelin : "Bienvenue dans le monde libre"
Live • 12/02/2018
Paul Auster : rencontre avec François Busnel
Live • 16/01/2018
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication