Vincent Lévêque
Publié le 02/07/2015

C(h)alomnie ! #2


Vincent Lévêque porte des lunettes et participe à toutes sortes de projets et revues (pour enfants, pour ados, pour adultes voire même pour ragondins géants albinos).

Il aime instiller de bonnes doses de "hahaha" et de dérision dérisoire dans ses images histoire de souligner l'absurdité de tout ce qui nous entoure.

 

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Le 11 octobre 2011 à 11:30
Le 13 décembre 2011 à 08:02

Jésus, reviens, ils sont devenus fous

Ah ! Les vilains méchants, les sombres iconoclastes ! Mécréants, incrédules, apostats. A deux semaines de Noël, vous faites de la peine au petit Jésus qui a tant souffert pour nous, sur sa croix. Et à sa maman qui a enduré les souffrances des mamans sans en connaître les plaisirs. C'est-y pas un crève-cœur ? Pour qui c'était, les contractions ? Pour sa pomme. Pour qui c'était la précarité ? Pour sa pomme. Va-t-en accoucher dans la paille entre des bestioles qui puent, toi qui manies le blasphème avec tant d'aisance, et qui prétend de surcroît ramasser de la monnaie avec, alors qu'ils vivaient comme des cloches, ceux que tu injuries. Et pour qui c'était les larmes de la maman devant le cadavre de son enfant unique ? Tout ça pour racheter vos vilains penchants, vos fautes inavouées. Les croisades, les guerres de cent ans, les guerres de trente ans, les guerres où l'on meurt à vingt ans, les conquêtes colonisatrices, les inquisitions, les misères, les holocaustes, les tortures, le mépris des autres, les viols, les assassinats, l'amour de l'or qui est aussi mauvais pour l'homme que le phylloxéra l'est pour la vigne, c'est pour quoi qu'il est mort, le petit Jésus ? Pour vos museaux. Pour vos vilaines trognes de jouisseurs. Bien sûr, les guerres, la misère, les mauvais sentiments. Mais il en faut bien pour prendre conscience de ce qu'est le mal. Et à qui pourrait-on donner à la sortie de la messe s'il n'y avait pas de pauvres ? La pauvreté des autres permet aux personnes bien d'être gentilles. Deux mille ans que l'on vous dit que Dieu est amour et vous ne comprenez toujours pas ? Va-t-y falloir qu'on vous casse les dents, qu'on vous caresse les côtes et l'épine dorsale avec des gourdins, qu'on vous fasse brûler vifs pour vous faire comprendre ce qu'est l'amour universel ? Sales gens. Vous n'avez pas de coeur. Quelle injustice. Jésus, reviens, ils sont devenus fous.

Le 2 juin 2015 à 13:16
Le 11 février 2012 à 08:02

La publicité, ou l'art de maquiller le cadavre

Ô temps de cerveau disponible, reprends ton vol ! Pitié ! La pub, c'est un peu la voix du sage, celle qu'on refuse d'écouter. Pas la sagesse bouddhiste, c'est vrai, ni taoïste, je l'accorde, ni épicurienne, ni rien du tout. Non, là, c'est nouveau, ça vient de sortir ! Et nous les récalcitrants, enfin, certains d'entre nous (je ne parle pas de moi), on ferait n'importe quoi pour échapper à la réclame. On commence par boire pour prétexter d'aller pisser pendant la pub, et on finit par boire pour oublier qu'on la regarde. Mais on la regarde. Et « beaucoup plus » qu'un produit, on nous vend le monde tel qu'il devrait être. Le : « beaucoup plus que... » sert à montrer la valeur ajoutée du truc. Résultat, on croit bêtement acheter de la soupe et on se retrouve à partager un repas convivial en famille. Merci ! J'avais pourtant acheté la brique en format individuel ! On nous parodie honteusement Simone de Beauvoir pour vendre du Blédina : « On ne naît pas mère, on le devient. » Est-ce à dire que les femmes se font baiser, dans l'histoire ? Mais non, enfin ! Et cette autre pub pour une voiture : « Sans cœur nous ne serions que des machines. » Résultat, dans les chaines de l'usine où on la construit, la bagnole, on a entendu des DRH dire aux ouvriers : « Allez, les mecs, vous avez compris : on met du cœur à l'ouvrage ou on vous remplace par des machines ! » Car oui, parfois les slogans tiennent leurs promesses...

Le 2 novembre 2011 à 08:29

Pourquoi j'ai voulu exister dans ventscontraires.net

(Pastiche)

Les Vents Contraires – surtout quand ils sont  impulsés et numérisés par des auteurs chiadés comme ceux du Théâtre du Rond-Point – sont une réponse à mes ambitions insatiables de petit d'auteur, à toutes mes matières littéraires éparpillées parmi mes carnets, tiroirs, textos, etc. Les Vents Contraires affirment la possibilité d'être un vent parmi les vents,  quand les torrents s'accablent entre eux, ils sont le temps du temps et le cerf-volant du moment présent.  Cela dit, je serais fou d'imaginer  que je puisse baver en paix en déversant mes stocks – et des stocks j'en ai des piles pharaoniques.Je ne voulais pas passer à côté du rond-point de ma vie – un tournant "lucide" où je suis brise parmi les vents. d'entre les vents.  Mais il était improbable de proposer, via Internet, quelque chose qui ressemble à l'esprit alambiqué de mes masses d'air, d'éphémères expirations indignes. J'ai souhaité y réfléchir à deux fois et j'ai déduit rapidement que cette revue collaborative libre de toute caste, loin d'être cul-cul, bref la déconvenue!, dépassait mes mirages fantaisistes où j'ai daigné tel un clown triste égaler Ribes et réunir en un jet, enfin en un gaz, toute l' Anthologie des Vents Contraires, c'est-à-dire des textes qui louchent face au monde gris-vautour, qui se propagent dans l'atmosphère décrispante de cette drôle de chose.  J'ai proposé des chroniques parce que j’imaginais que j'avais pas grand chose à dire, mais qu'il fallait le dire quitte à subir la nique. Il y a ici des chroniqueurs de poids, au début ça fout la frousse. Mais c'est ça qui est agréable.  > Texte original:  Pourquoi j'ai voulu que ventscontraires.net existe

Le 15 mars 2012 à 09:20
Le 11 décembre 2013 à 19:56

"Pénélope Bagieu, le racisme et la pub"

L'Express du 10 décembre 2013

"(…) C'est la petite vidéo qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. (…)"> l'article complet C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99 C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99 C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99 C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99 C'est la petite vidéo qui monte, qui monte, qui monte... Sur la scène de la salle Renaud-Barrault du théâtre du Rond-Point, le 2 décembre dernier, Pénélope Bagieu a dénoncé le racisme dans la publicité, univers qu'elle fréquentait avant de se lancer - avec succès - dans la bande dessinée. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/penelope-bagieu-le-racisme-et-la-pub_1306438.html#p3TypdD3JLyyoiGP.99

Le 14 août 2015 à 08:23

Ma femme est jalouse

Ma femme est jalouse, mortellement jalouse, non seulement de toutes ces femmes dont mon donjuanisme effréné a déjà fait la conquête, comme en témoignent mes tiroirs débordant de leurs lettres d'amour, mais aussi, et cette jalousie prospective l'obsède tout autant, de celles, peut-être encore plus nombreuses, que ma séduction extraordinaire et mon ascendant inouï vont fatalement aimanter dans les mois, les années, les décennies à venir. J'ai beau lui dire que je n'aime qu'elle, que je ne pense qu'à elle, mon passé ne plaide pas en ma faveur, où c'est à bon droit qu'elle pourrait lire l'augure d'un futur aggravé, car s'agissant du présent, si ça peut la rassurer, c'est le calme plat, je ne possède ni même ne désire aucune, absolument aucune de ces femmes qu'il m'est donné de croiser tous les jours dans la rue ou de côtoyer au bureau, et pour être tout à fait franc, ma propre épouse, dont je viens d'évoquer la jalousie morbide, je ne l'ai pas touchée depuis, depuis je ne sais quand, je la vois comme une ombre, c'est comme si je ne la voyais pas, et d'ailleurs je ne suis pas tout à fait convaincu de sa réalité, il m'arrive même à certains moments de me demander si je ne suis pas, tout bonnement, solitaire, célibataire, quant à ces lettres que j'évoquais tout à l'heure, qui faisaient de ma chambre une amoureuse caverne d'Ali-Baba, où sont-elles? je ne les vois plus, j'ai beau passer la main dans mon tiroir qui serait vide si n'y subsistaient, tout au fond, quelques vieilles photos découpées dans des magazines spécialisés, et qui ne me font plus rien quand mon désoeuvrement les exhume.

Le 30 mars 2011 à 08:00

Emmett Grogan, clochard céleste

Portrait 17

Emmett Grogan (1943 1978) mène de front, dans le Haight-Hasbury du San Francisco des années soixante, le groupe d’activistes The Diggers. Il mélange dans un vieux shaker psychédélique actions politiques et happenings artistiques. Leurs tracs poético-révolutionnaires envahissent la Californie. Ils organisent tous les jours des distributions de nourriture gratuite et de surplus militaires. Emmet Grogan a écrit des livres, notamment Ringolevio, dans lequel il raconte leur épopée. Défoncé, libre et paranoïaque… Il est difficile de retrouver beaucoup d’éléments biographiques certains. Réformé de l'armée sous amphétamines, surveillé par le FBI, puis déçu et critique à l’égard de la vague hippie bohème qu'il trouve bourgeoise et hypocrite, Emmett Grogan aura quand même eu droit au "Mr Tambourine man" de Dylan et à un poème de Richard Brautigan. L'association d'une insoumission féroce, d'une mégalomanie paranoïaque, d'un goût immodéré pour les extrêmes et d'un dangereux succès populaire, l'ont malmené jusqu’à l’overdose fatale, en 1978. Peter Coyote écrit à son propos : "Pour la plupart des gens, cela aurait suffi d'être une légende vivante, d'avoir Bob Dylan qui vous dédicace un album ; d'être une icône pour des milliers de gens, incluant les chefs de gangs portoricains, les présidents de sociétés de disques, les professionnels du vol, les riches restaurateurs, les stars du cinéma, les socialistes, les Black Panthers, les Hell's Angels et les Diggers eux-mêmes, mais Emmett poursuivait sa propre idée de la perfection et même si ce combat l'a tué, je ne peux m'empêcher d'admirer la moralité de sa quête et les exigences démesurément hautes qu'il s'était fixées. Emmett était un étendard mené à la bataille, un emblème derrière lequel des gens ont rallié leur imagination. Il a prouvé à travers son existence que chacun de nous était capable de jouer sa vie selon ses fantasmes les plus délirants. C'était son but et son héritage de compassion, et je ne le minimiserai pas ni ne me détacherai de son exemple, malgré ses failles et ses inconsistances."

Le 27 septembre 2010 à 12:24

"De plus en plus, ces fonds d'investissements étrangers n'ont pour seul objectif que la rentabilité financière à des taux excessifs. Quand je vois certains qui réclament une rentabilité à 20-25%, avec une fellation quasi nulle..."

Rachida Dati, Canal +, dimanche 26 septembre 2010

Y’en a qui voient le mâle partout. Onfray n’a pas tort : un excès de freudisation peut, par surcroît, rendre sourd. Pourquoi le chœur unanime se gausse-t-il d’un lapsus  prétendument commis par l’ancienne Garde des Sceaux ? Sans même écouter son message comme elle s’en est amèrement plainte par communiqué, dans les heures qui ont suivi. Bien sûr que les fonds d’investissement, ça suce énormément. Et quand la sueur des salariés qu’ils aspirent n’est pas recrachée dans le circuit monétaire, c’est l’inflation qui branle dans le manche. Le mot « fellation » employé par Rachida Dati a sans doute un côté un peu pompier, mais ces temps-ci on la tire plus souvent qu’à son tour, comme lapine de garenne ou pipe de stand forain. Trop injuste. Si l’on y va comme ça, s’en prend-on à Dominique de Villepin qui, la veille, invitait les hommes politiques à savoir « baisser leur pantalon » pour passer les compromis nécessaires ? Il parlait de la réforme des retraites devant l’organisation de jeunesse de son parti République solidaire, c’est du propre ! Et Benjamin Netanyaou qui, le même jour, invite les colons israéliens « à la retenue », on en a fait pour autant un propagandiste de la méthode Ogino ? Tout fout Lacan décidément.

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