Vincent Lévêque
Publié le 02/07/2015

C(h)alomnie ! #2


Vincent Lévêque porte des lunettes et participe à toutes sortes de projets et revues (pour enfants, pour ados, pour adultes voire même pour ragondins géants albinos).

Il aime instiller de bonnes doses de "hahaha" et de dérision dérisoire dans ses images histoire de souligner l'absurdité de tout ce qui nous entoure.

 

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Le 20 août 2011 à 08:58

Marche à l'ombre

Il y a différentes méthodes pour ausculter la célébrité chronique d’un écrivain : un éditorial dans un grand hebdomadaire saluant chaque nouvelle parution, le score des ventes en poche de ses romans, leurs traductions à l’étranger, la faveur des jurés littéraires en automne, l’engouement des plagistes en été, une notice dans les dictionnaires, la curiosité des thésards… et l’inscription de son nom sur une plaque en émail accrochée au coin d’une rue. La voirie parisienne qui trace, indifférente, son bonhomme de chemin, ne suit pas toujours cette logique. La postérité n’est pas fille de la Poste. Sade ? Aux oubliettes de la toponymie. Sartre ? Inconnu au cadastre. Kafka, Shakespeare ? A la trappe. Georges Bataille et Alfred Jarry errent aussi dans le no man’s land des âmes perdues. Lot de consolation, leurs homonymes sont honorés : Henry Bataille (1872-1922), dramaturge nîmois, et Jarry, le calligraphe de Louis XIV. Le palmarès de Voltaire qui appelait à cultiver notre jardin est en béton : un boulevard parmi les plus longs de la capitale, une cité, une rue, une impasse, un quai, une station de métro. De quoi rendre asthmatique ses lecteurs piétonniers. Stendhal, qui dispose d’un passage, d’une villa, d’une rue est le seul à se voir décerner une plaque pour l’un de ses personnages, en l’occurrence Lucien Leuwen. La circulation parmi nos grandes plumes n’est pas exempte d’embouteillages et de fulgurants raccourcis. Siècles et mouvements esthétiques se carambolent allègrement. La rue Cazotte prend sa source rue Charles-Nodier et se jette rue Ronsard. La rue Albert-Camus s’accoude à la place Robert-Desnos. Lord-Byron fait la liaison entre Chateaubriand et Arsène-Houssaye. L’avenue Molière meurt impasse Racine tandis que Gérard-de-Nerval débouche sur le boulevard périphérique. Les surréalistes auraient gouté ce jeu des cimaises, cousin du cadavre exquis.

Le 27 janvier 2012 à 09:09

Savoir-vivre

Mon ami G. L. n’a plus le goût à rien, à  commencer par le goût à vivre. Il cultive son indolence avec une rigueur féroce. Lorsqu’il lit, c’est pour mieux s’endormir sur la volumineuse Anatomie de la mélancolie de Richard Burton ou le Pseudodoxi epidemica de Thomas Browne qui lui sert alors d’oreiller revêche. Ses cauchemars sont ses seuls loisirs et le jeu du pendu son dernier centre d’intérêt. Jusqu’à ce triste jour, c’était avant hier, où la grande idée lui est venue. Puisqu’il a tout raté, il ne ratera pas sa sortie. Un sucide, mais quelque chose de grandiloquent, voilà ce qu’il va imaginer. Un acte désespéré dont on se souviendra longtemps. Aussi mon ami G. s’est décidé – un effort pour lui – à recenser les suicides possibles. Les barbituriques, c’est un peu trop chimique, les armes à feux, c’est bruyant ; quant à la noyade, il déteste l’eau froide. Bien sûr, il y a les suicides romantiques, mais c’est à son goût un peu trop… romantique. Après une courte réflexion, il décide de se rendre à la bibliothèque de son quartier, certain qu’il trouvera là une documentation des plus précieuses. –  Bonjour Madame, Je cherche des livres rares sur le suicide… – Au fond là-bas, il y a un rayon sciences humaines, puis ce sont les arts du cirque, ensuite c’est les rayons des livres sur la question. Une fois sur place, mon ami s’aperçoit que le rayon est vide. Pas un seul livre sur le sujet qui l’obsède ! Un peu interloqué, il retourne voir la bibliothécaire et lui fait part de son étonnement. La bibliothécaire le regarde, désabusée : – Oui, hélas, je sais cela, ce sont des lecteurs sans scrupules, ils ne rapportent jamais les livres ! Depuis mon ami ne fréquente plus les bibliothèques.

Le 11 février 2012 à 09:20

La bourse ou la vie !

Comme je n’attends pas que la vie me donne des coups ou qu’un type me braque pour me piquer mon fric, je me suis mis un bon coup de poing dans le ventre, puis j'ai mordu ma main, avant de me tirer les oreilles. Je n’ai même pas eu mal, car je n’ai pas du tout peur de moi ! C’est tout de même moins impressionnant de se faire agresser par soi-même ! Dans la vitre de l’abribus, je me suis lancé un regard froid avec un tas d’insultes : « Pov con ! Donne-moi ton sac ! » avant de me menacer avec un couteau, à bout rond, en plastique — parce que je ne voulais pas avoir de problèmes avec les flics ! Je me suis fait les poches, puis j'ai couru, avec mon portefeuille sous mon pull, vers les toilettes publiques plantées sur la place de ma ville-dortoir. À l’intérieur, je suis tombé sur un vieux (aux grosses valises sous les yeux) qui pissait dans un urinoir bouché, en fredonnant du Brel. Quand il m’a vu, il a vite remonté sa braguette, et il est sorti, sans se laver les mains. En nage, j'ai plongé ma tête sous le robinet du lavabo, avant de me fixer avec un sourire carnassier, dans un miroir moucheté d'eau. J’ai ouvert le portefeuille que je venais de me voler, mais — cruelle déception — il ne contenait qu’un billet de cinq euros. Pourquoi prendre autant de risque pour si peu ? C’est vraiment la crise, les gens n’ont plus un rond sur eux ! Alors, j’ai foncé dans le premier café perdu, pour m’acheter un jeu à gratter. Optimiste ? Sûrement ! Je crois que la chance, ça existe encore, et qu’on ne peut pas recevoir que des coups dans la vie !

Le 16 octobre 2013 à 08:48

Jérôme Deshusses

En compagnie de Max Stirner (L'Unique et sa propriété), de Valérie Solanas (Scum Manifesto), de Raymond Borde (L'Extricable), le petit Suisse Jérôme Deshusses fait partie du grain fin des polémistes kamikazes qui ont réussi à « mettre en panique la surface des choses » (comme disait Borde) avec un seul et unique brûlot autoricide. La fort estimable et assez drôlette œuvre séditieuse passée du bonhomme Deshusses (Sodome-Ouest en 1965, et son remake Le Grand Soir en 1971, chez Flammarion tous les deux ; La Gauche réactionnaire en 1969 chez Laffont) n'annonçait pas vraiment à vrai dire le frénétique chef-d'œuvre de la subversion cravachante qu'est Délivrez Prométhée(Flammarion) qui allait nous tomber sur la bouillotte en 1978 et dont l'exceptionnelle puissance de feu dévastatrice n'a pas diminué dune pichenette. Sans se payer de mots ni « se perdre dans le labyrinthe des ergoteries causales », en ne graciant rien ni personne (et surtout pas les honnêtes ouvriers abrutis ou les braves mères de famille pète-sec), l'auteur y fait très savamment « manger du potage aux moules » à « tout ce qui nous aide à passer notre vie à devenir vieux » (René Crevel). C'est ainsi que sont tour à tour réduits en cannelloni par Deshusses : 1. Les principes de l'économie marchande. « Croissance et plein emploi à tout prix et dans tous les sens : l'idéal de Keynes est aussi la devise des cellules cancéreuses. » 2. L'autogestion comme remède miracle. « Des ouvriers qui possèderaient en commun une cimenterie ne le lui donneraient pas un sens nouveau et leur idéal resterait le même ; plus dynamiques, ils viseraient directement le profit au lieu de s'en tenir à leurs salaires. L'autogestion peut bien changer le personnel d'une usine, pour un temps, en une troupe de boyscouts égalitaires et intéressés, libérés de la tutelle patronale et soumis à celle de la concurrence, mais elle ne changera pas une fabrique d'obus en œuvre de paix. Les travailleurs possèderaient-ils tous leurs moyens de production, ni le profit, ni la croissance, ni l'ennui au travail, ni bien entendu la pollution, ne cesseraient d'être des règles. » 3. La sujétion aux pollutions. « Le même public qui déteste qu'on lui parle de pollution demande qu'on la supprime tout en réclamant ce qui la crée : du veau blanc, des fruits plus sucrés que nature, des aérosols, des avions surpersoniques, du plastique partout, du papier en quantités croissantes, bref, la production industrielle tout entière. Il y a quelques années, les usines Ford avaient mis au point un véhicule dans lequel il devenait presque impossible de se tuer ; la voiture ressemblait autant à un œuf mollet qu'à un engin lunaire, et le public la refusa dès les premiers sondages. » 4. « La parade lugubre » de la publicité « qui n'est horrible que par sa ressemblance quasi parodique avec ceux qu'elle convainc. » 5. La misère du couple capsulé, « chaste et productif ». 6. Le mythe du travail crétin désaliéné. « Notre travail, dit-on, serait aliéné par ce qu'il ne nous permet plus de signer nos œuvres, ni de créer au lieu de les produire, ni d'en suivre le développement de leur genèse à leur finition ; tronçonné en mille parties dont aucunes séparément n'a de sens, il nous condamnerait à mille gestes identiques et insignifiants, nous empêchant de voir ce que nous faisons, etc. Mais quel genre de foi devrions-nous avoir pour éprouver quelque réconfort à signer des poupées-gigogne, des brosses à dent, des fers à repasser ou des boîtes de sardines, et que gagnerions-nous en noblesse à suivre ces nobles objets de leur naissance à leur accomplissement comme si nous en étions les créateurs ? (…) La vraie aliénation est là : signé ou non, confectionné par une chaîne d'ouvriers ou par une chapelle artisanale, un fusil-mitrailleur est un fusil-mitrailleur. Gérée par des patrons ou par ses ouvriers mêmes, une usine de plastique est une entreprise polluante, profiteuse et en général inutile. L'ouvrier qui produit en chaîne des carabines à répétition tout en maudissant son travail sauve du moins son âme, quand l'artisan qui fignole les mêmes carabines en chantonnant déshonore la sienne. Taper des factures pour de l'argent est moins ridicule que de les taper par idéal. L'usine-famille est une escroquerie bien pire que l'usine-pensum et il faut avoir une identité servile, c'est-à-dire nulle, pour s'identifier aux services comptables d'une fabrique de café en poudre. » 7. Les attrape-gogos religieux. « Être petit, se faire pardonner, louer sans fin une autorité qui dispense de réfléchir et une omnipotence qui dispense des dangers dans l'action, accumuler le bien commun comme un à-valoir et les sacrifices comme une rente, feindre de voir un but dans le salut des autres pris comme un moyen de réaliser le sien propre, qu'on situera après la mort afin de mieux pouvoir faire le mort pendant la vie : telles sont toutes les religions, telle est, partout, l'idéologie humble. » 8. Les crises d'orgueil national. « Une nation n'est rien d'autre qu'une immense entreprise commerciale envenimée de patriotisme. » 9. Les joyeusetés de la boxe. « Ainsi la boxe s'intitule “ noble art ” : art parce qu'elle se vend mieux que les tableaux, noble parce qu'elle a pour but le coma post-traumatique. » 10. La mystique de la défonce. « L'avantage du psychédélisme est d'offrir tout le bazar religieux, déjà bon marché en soi, avec un supplément de délire et un rabais d'exercice. » 11. Le culte de l'automobile. « Non seulement la voiture avilit tout et tout le monde, non seulement elle est sale, non seulement elle pue, mais encore elle est laide dans tous les tons et de toutes les manières possibles. On nomme beauté d'une voiture son prix, sa vitesse et son confort, soit, dans l'ordre, le fric, la compétition et l'épate. » 12. L'ABC de l'éducastration. « Si l'école est une préparation à la vie sociale, c'est qu'elle donne les mêmes encouragements à la fraude, aux faux-semblants, au conformisme, à la bassesse ; le bon élève ne peut être rien d'autre que le prototype du lâche besogneux et du larbin compétitif. » 13. L'aberration de « la dette d'amour envers les parents ». « Cet amour est aveugle, mais comme l'obéissance militaire ; il a la réputation d'un instinct “ qui ne se commande pas ”, alors qu'il est lui-même de commande. Il se présente comme universel alors qu'il est la partialité même, comme une justice alors qu'il est inique, et comme une dette alors qu'il est indu. Les liens du sang relient autant que la noblesse de sang ennoblit. » 14. La duperie de la révolution marxiste. « Grâce au marxisme, toute la séculaire rancœur humble passe d'une religion à une autre : même culte de la discipline et de l'autorité, même pudibonderie, même matérialisme sournois, même messianisme vulgaire, même… Grâce au marxisme, nous savons maintenant que Marx, et avec lui tous les schémas de révolutions calculées, avaient tort dans tous les domaines et sur tous les points. D'abolition de la famille, du couple, de la censure, de l'ordre militaire, de la rentabilité, pas question ; d'égalité réelle, absolue, pas question ; de société non hiérarchique, d'enseignement non disciplinaire, de travail non aliéné, de philosophie non conforme, pas question ; la révolution, donc la grande différence entre régimes, ne portera pour commencer que sur le reste ; et on n'aura plus qu'à voir que ce reste ne consiste en rien. »   Depuis 1978, plus de nouvelle de Jérôme Deshusses. Lors de ma prochaine escapade en Helvétie, je me lancerai sur ses traces.

Le 26 février 2012 à 08:32

Tics et tocs

Nombre de nos concitoyens, voire de nos compatriotes se trouvent affligés de tics. Ce constat effectué, il convient de classifier ces petits désagréments. Nous les rangerons dans deux catégories distinctes : les tics polis ou polis tics et les tics pas polis autrement désignés sous la locution de malpolis tics.Nous traiterons ici de polis tics.Le clin d'œil. Cligner de l'œil ne représente pas un gros handicap, à part pour les borgnes. Il consiste à faire du pied avec son œil, c'est-à-dire inviter un interlocuteur à adhérer à son opinion, ou lui indiquer que l'on n'est pas aussi éloigné de lui que semblent l'affirmer les apparences. Le clin d'œil à l'adresse d'un borgne a un effet aléatoire, selon que le destinataire est susceptible de l'interpréter comme une moquerie.Le haussement d'épaules. Hausser les épaules consiste à faire dire à son corps la sottise émise par un contradicteur, ou le manque d'intérêt que suscite une question de journaliste. Il peut se verbaliser par une locution du genre « pauv' con ».Le jeter de menton. Projeter le menton en avant consiste à affirmer une position ou lancer un défi. Certains remplacent le menton par une épaule.Le raclement de gorge. Bien que peu harmonieux au micro, le raclement de gorge constitue un tic subtil. Car comme le rasoir à deux lames, il a une double utilité. Il indique en premier lieu le malaise que le locuteur ressent lors d'une prise de position contre nature, mais insiste sur son courage à l'avoir exprimée. Dans le domaine sexuel, on pourrait le comparer à la prime décomplexion du puceau.La logorrhée.Souvent assimilée à une diarrhée verbale, la logorrhée consiste à dire souvent, très fort et à n'importe quelle occasion n'importe quoi, et particulièrement des imbécillités. Elle a pour effet de marquer en amplifiant sa nature la différence entre les imbéciles de chaque camp. Elle provoque l'indignation en chaîne. Celle ou celui qui profère une énormité s'offusquera de l'indignation outrancière de celui ou celle qui, naturellement offensé, outragé, choqué aura réagi à la sortie originellement émise. On constatera par là que la logorrhée est auto-productive. Certains spécialistes rangent une certaine forme logorrhée, proche du syndrome de la Tourette, parmi les polis tocs plutôt que parmi les malpolis tics.Le lâcher de culotte, autrement appelé le baisser de pantalon. Hormis quelques cas, le baisser de pantalon ne heurte pas la morale, du moins celle que l'on accole au comportement sexuel. Il consiste à renier sa pensée profonde, se trahir et trahir ses proches, mais toujours dans la dignité en invoquant le changement des circonstances.

Le 15 mai 2014 à 07:03

Chez les Colson, le chien fait partie de la famille

Charlenry, un chien à qui parler Alors ces vacances, comment ça se présente ? Tu y as pensé ? Je t’avais demandé d’y réfléchir. Tu te souviens ? On en avait parlé. Tu n’as pas eu le temps peut-être ? Ah ! Je m’en doutais. C’est dommage. Je constate une fois de plus qu’il ne sert à rien avec toi de s’y prendre à l’avance. J’avais sollicité ton avis sur l’organisation de tes vacances parce que, me semblait-il, cela te concernait au premier chef, et je vois que tu as négligé de t’en préoccuper. C’est incompréhensible. Je suis très déçu, je le dis sans détour, ni vouloir te fâcher. Il est clair que ta désinvolture ne me dispose pas favorablement à ton endroit, tu le comprends je suppose. Aussi vais-je devoir, là où j’aurais tant préféré avoir avec toi un dialogue horizontal, d’égal à égal en somme, je vais devoir disais-je agir de façon autoritaire et verticale, ce à quoi je répugne. Comme tu le sais, je n’ai pas l’âme d’un maître-chien, mais tu en as décidé autrement. Bien. Examinons maintenant la situation. Cet été, Éléonore donnera une série de concerts dans le Luberon puis à Venise, ensuite elle s’envolera pour le Japon où elle doit enregistrer son prochain disque. Je serai moi aussi à l’étranger, à Ottawa en juillet pour la Conférence Internationale de Pragmatique, en août à Los Angeles chez Oswald W. Brody. Tu te souviens d’Oswald ? C’est ce grand barbu sympathique qui est venu à la maison en février. Je dois réviser sa traduction de Ruses du sous-entendu dans les énoncés performatifs, mon dernier essai. Bref, tu as compris. Cet été, ni Éléonore ni moi ne pouvons te garder. Mme Gachautin a ses congés, la maison sera fermée. Et cette année, Hubert ne va pas dans les Alpes. Voilà. Tu seras donc mis en pension au chenil LES CROCS BLANCS du 15 juin au 30 septembre. C’est tout. Merci. Tu peux disposer.

Le 29 décembre 2011 à 09:04
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