Jos Houben
Publié le 30/06/2015

Jos Houben : Comment jouer animal


Petite leçon #2

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Il y a dans le monde des animaux des prédateurs et des proies. Ce qui change complètement leur rapport à l'espace. On cherche dans l'espace ou on se défend contre l'espace dans lequel on se trouve. Comme les chiens, nous sommes beaucoup plus sensibles au mouvement dans la périphérie de notre champ visuel que ce qui se trouve en face de nous. Chaque animal a sa propre manière de chercher autour de lui.
Sur scène je donne des conférences philosophiques et anthropologiques mais pas du tout logiques, ayant pour sujet l'humain et son comportement comique. Quand et comment rit-on ? Le rieur et l’objet du rire. A-t-on le choix de rire ? Les conditions et mécanismes nécessaires pour faire rire... Avec des exemples et des expériences. Les publics se sont écroulés à Paris, Utrecht, Londres, Naples, Buenos-Aires, Tel-Aviv… 

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Le 23 juin 2015 à 11:18

Dany-Robert Dufour : "Le toutou à sa mémère est un loup qui oublié qui il est"

Néoténiser la Nature "La passion de l'Homme néoténique, c'est de "néoténiser" le monde — la création vivante. Pensons aux bonzaïs, au loup transformé en toutou à sa mémère... Car ce toutou est un loup qui a oublié qu'il est un loup. On l'a soustrait à la meute quand il était petit. Il a perdu les caractères sociaux de la meute — marqués par la dominance. Le néotène l'a retirés de la meute, en choisissant de préférence les petits louveteaux ratés. Il se produit un fantastique transfert de dominance : l'Homme devient le substitut du chef de meute : le néotène, ce raté, devient aux yeux du chien le mâle dominant — même si c'est une vieille grand-mère chevrotante. A eux deux ils reforment l'ancien attelage "loup de la meute" et "mâle dominant". La fascination des humains pour les petits chatons, les petits d'animaux, c'est la tentation de néoténiser, de domestiquer, de transformer éléphants, félins, animaux sauvages en "animaux d'Homme". Une domestication de toutes les formes du vivant, en fonction des besoins infinis de ce néotène qui n'est jamais achevé et qui donc en veut toujours plus. C'est parce qu'il avait moins qu'il compense en voulant toujours plus. Ce qu'on appelle la pléonexie (du grec πλεονεξία (pleonexia) formé de pleon "plus" et echein "avoir") : en vouloir plus, sans fin, sans visée. Ce qui pose des questions graves. On est en train d'instrumentaliser, de détruire la Nature à force d'y prélever sans fin pour assouvir nos besoins. Si le néotène qui n'avait pas sa place dans la création veut prendre toute la place, il finira par détruire la Nature. Il est en train de faire disparaître les vrais animaux. Telle est l'action de ce petit néotène lancé dans sa course infinie à la toute puissance." Dany-Robert Dufour est professeur de philosophie de l'éducation à l’université Paris-VIII, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie de 2004 à 2010 et ancien résident à l'Institut d'études avancées de Nantes en 2010-2011. Il enseigne régulièrement à l’étranger. Son travail porte principalement sur les processus symboliques et se situe à la jonction de la philosophie du langage, de la philosophie politique et de la psychanalyse. Lettres sur la nature humaine à l'usage des survivants, Petite bibliothèque philosophique, Calmann-Lévy, 1999Le délire occidental : et ses effets actuels dans la vie quotidienne : Travail, loisir, amour, Les liens qui libèrent,‎ 2014

Le 29 avril 2013 à 10:21

"Postillon"

Les mots que j'aime et quelques autres

Petit éclat de salive projeté sur votre interlocuteur quand, lors d'un déjeuner, vous lui racontez l'ascension du Ballon de Guebwiller avec votre grand-mère pour lui prouver qu'elle pouvait encore apprécier le bon air des Vosges. L'acteur passionné peu également postillonner. C'est vers le deuxième acte qu'il arrose le public, lorsqu'il demande avec véhémence la clémence de son roi. Si la pièce et forte, les trois premiers rangs de spectateurs ne lui en tiennent pas rigueur. L'effet cathartique fonctionne à plein, ils ressentent sa douleur mais pas les mini-crachats dont il les recouvre. Le postillonnage est également fréquent dans les lieux publics. Raison pour laquelle, à La Poste par exemple, le préposé à qui vous demandez si vos allocations familiales sont arrivées est séparé de vous par un Hygiaphone, petite paroi en plastique transparent percée de trous minuscules pour que le son passe mais pas les postillons.Ce qui est surprenant, c'est que le postillon désigne également le cocher qui conduit la malle-poste chargée de porter le courrier aux quatre coins du pays. Le postillon est donc d'une certaine façon un postier, donc quand vous parlez à l'employé de La Poste derrière un Hygiaphone pour le protéger de vos postillons, vous ignorez que lui-même est un postillon et... et... Bon, je ne sais plus très bien où je voulais en venir. Désolé...  Extrait de Les mots que j'aime et quelques autres © Points 2013 > Le livre sur le site de l'éditeur > Le livre sur le site du Rond-Point des Livres

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