Les bonus de la saison
Publié le 01/07/2015

Xavier Gallais : Animal-poète


Petite leçon #2

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La presse a été dithyrambique sur l'apparition "animale" du comédien Xavier Gallais dans la pièce d'Edward Albee La Maison et le zoo, traduite par Jean-Marie Besset et mise en scène par Gilbert Desveaux : "Homme animal", "Félin, loup, prince, clochard", "présence animale inouïe", "Sommes-nous tous des animaux ?", "L'homme, animal échappé du zoo", "prédateur", "l'animal qui est en nous"... On dit qu'aucun comédien ne peut rivaliser avec l'assiette incroyable qu'aura un animal en scène. Cet applomb d'évidence et cette liberté proche de la bestiole, comment s'y est-il pris pour l'avoir ? Comment fait-il ça ? Autant poser la question à l'intéressé. 2e partie : Animal-poète
Confessions, confidences et indiscrétions. Les spectacles, les auteurs, les artistes et tous ceux qui font la saison du Rond-Point. 

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Xavier Gallais

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Le 16 mai 2011 à 12:00

Denis Robert : "Pourquoi accepte-t-on d'être dominé ?"

Interview

Nous avons déjà diffusé 8 épisodes de ton Bankenstein, la conférence-confidence-causerie amicale sur l'affaire Clearstream que tu nous avais donnée cet automne, avant la relaxe. Qu’est-ce que ça a représenté pour toi de venir dans un théâtre parler de tes coulisses intimes, alors que tu n’étais pas encore sorti d’affaire ?Denis Robert : Ça a été très intéressant car cette situation (la scène, un public, un lieu chargé de cette histoire-là) crée une distance nouvelle par rapport à ce qu'on dit et ce qu'on est. Un théâtre est lieu de (plus de) liberté et d'expérimentation. On est dans un espace-temps différent. On sent qu'on doit être vrai. C'est étrange. Dans une université, à la télévision ou dans n'importe quelle salle de conférence, le rapport aux autres est plus codé. Le fait d'être dans l'incertitude (quant à l'issue des procès) créait une énergie, un humour particuliers. Même si j'ai gagné aujourd'hui contre l'hydre Clearstream, je ne suis pas sorti d'affaires. Ils refusent de payer leurs amendes, me poussent à reprendre le combat. Il faut une mission d'enquête parlementaire européenne. Il faut des relais. Si mes livres disent le vrai, et la cour de cassation m'autorise à le dire, alors les politiques, les juges, voire les citoyens doivent se saisir du problème. Sinon il faut accepter l'idée qu'on se fait plumer en toute connaissance de cause.Qu’est-ce qui selon toi fait le lien entre toutes les activités dans lesquelles tu te lances : enquête, écriture, film, peinture, spectacle, et à présent une pièce de théâtre ? Où est le point nodal  ?DR : Des questions centrales m'habitent et me taraudent... En voici une "Comment et pourquoi un pays aussi riche que le nôtre produit autant de pauvreté? "... En voici une autre "Pourquoi accepte-t-on d'être dominé ?"... Une troisième pour la route : "Où est la bonne information (la bonne place) dans cet univers en mouvement ?"... J'essaie de répondre... Mon métier de base, c'est l'écriture... Tout part de là... Les toiles ont existé car on m'a empêché d'écrire. Je parle de la censure de mes livres... Pour ce qui est de la bédé, c'est différent. C'est un vrai travail, la bédé demande un énorme recul et un gros effort de pédagogie. De l'humour aussi... Les chorégraphies ou le théâtre, c'est encore différent et plus nouveau pour moi. J'adore expérimenter et entre deux livres ou des toiles, travailler en équipe... Le point nodal, disons que c'est de ne jamais me répéter, ni m'ennuyer, de ne pas me soucier du regard des autres et d'avancer dans ma compréhension du monde et des hommes qui le composent. Ça fait un gros point nodal...Le monde irait mieux s’il y avait plus de... ? Moins de...? DR : Plus de contre-pouvoir, de danseurs et de danseuses, d'oiseaux de nuit... Moins d'oligarques, de policiers, de policières, de Jean-François Copé...Le monde va comme il est c’est tout, on doit se battre dedans ?DR : CertesQu’est-ce que ça te fait de passer ainsi ta vie dans les vents contraires ? On s’y sent plus seul ? Moins seul ?DR : Je passe ma vie à avancer contre des vents contraires. J'essaie de tenir droit. Pour l'instant ça marche. Sans vents contraires, on se ferait bien suer... > Denis Robert contre Bankenstein, feuilleton vidéo sur ventscontraires.net

Le 11 septembre 2015 à 08:22

Perdu dans Tokyo #10

Journal de l'auteur associé au Théâtre du Rond-Point

Lundi 7 Transports Métros, trains de la ligne JR, bus, la ville est un amas de nœuds de moyens de transports, emmêlé de périphériques, de carrefours et d’autoroutes. D’une station à l’autre, compter cent cinquante yens, soit un euro et quelques. Mais les trajets sont longs, toujours, et les changements imposent souvent une sortie à l’extérieur pour trouver l’autre station de l’autre ligne, un deuxième paiement. Pour une journée dans Tokyo, visites intensives ou mouvements multiples, avec plusieurs déplacements, difficile de dépenser moins de mille à deux mille yens. Voire plus. Chaque trajet à son coût. Chaque trajectoire son prix. On peut se nourrir chez FamilyMart ou dans quelques échoppes pour quatre cent yens par repas. Le transport, c’est une autre affaire. Son coût explique peut-être l’état de tout le système, sa propreté, son entretien, son efficacité, sa sécurité, sa ponctualité. Je n’imagine pas envisageable pour des gens sans moyens d’avoir la possibilité de se déplacer dans la ville. Dans le métro, où les usagers assis se font face sur des banquettes alignées dans le sens de la longueur, comme dans le métro new-yorkais, on lit, on joue, on est sur son portable ou on dort, silencieux toujours, et j’observe jusqu’ici que tous les hommes sont manucurés. Se nourrir Dans chaque bloc quasiment, une épicerie à l’américaine, des chaînes Seven eleven, Lawson, FamilyMart, Sunkus, Ministore et autres. Tokyo nuit, sous la pluie, soirées seul, jusque là, le plus souvent. Déjeuners et dîners passés par là, là dedans, espaces aux néons froids, magasins de tee-shirts, papeterie, mangas, parapluies, produits de première nécessité, et prêt-à-manger. J’achète des barquettes de sushis et des barquettes de salade. J’ose parfois les carrés d’omelettes. Je mange seul dans la chambre d’hôtel, ou dans les parcs, ou dans les espaces fumeurs quand s’asseoir est possible. Boissons gazeuses, rarement allégées. J’achète des bananes, quatre pour 120 yens, moins d’un euro. Quand la moindre grappe de raisin frôle les 800 yens. Je sors parfois quand même en compagnie, restaurant coréen avec You, français avec Masaru, chinois avec Masako, qui m’apprend à prononcer correctement en japonais les mots pour dire brochettes de boulettes, raviolis au porc ou nouilles sautées. Plats favoris. Masako tente à nouveau de prononcer des « r », chose quasiment impossible. Elle m’explique que le terme « kilogramme » peut être compris sur le marché aux poissons. Mais il doit être prononcé sans « r », plutôt avec un « l », dire « kiloglamme ». Si je veux me faire comprendre au marché, en anglais ou en français, je dois prononcer « kiloglammes » et non « kilogrammes », car le « l » n’existe pas mais est supportable. Le « r », décidemment, est irrecevable.   Hadena Ils manquent encore de folie et de liberté, les comédiens. C’est une pièce de fous, écrite par un fou qui doit être jouée par des fous. Toute la chorégraphie est dessinée, le mouvement tracé, manque encore une vitalité bizarre qui échapperait à la raison, à la reproduction d’un geste accepté. C’est une pièce sur la perte du langage, une femme qui ne sait plus parler face des enfants qui la reprennent. Yoko jouera ça d’abord, la perte des moyens pour dire, la panique et la peur. On joue à réinventer la fête de la catastrophe, du désastre de vivre. Les comédiens rient, j’apprends à écrire quelques mots en japonais, le prénom de Brice. Il arrive ce soir à l’aéroport de Hadena. De fait, le journal s’arrête là. Parce que c’est comme ça. Pour l’instant. Et les répétitions s’intensifient, filages, lumières, son, espace. Temps resserré, tension, urgence. Avec Brice et ces derniers dix jours de répétitions, un nouveau typhon arrive sur Tokyo, plus violent que le précédent. Pluies battantes, incessantes. Mais Brice est arrivé ce soir à l’aéroport de Hadena. La terre peut bien trembler à nouveau.

Le 22 mars 2017 à 12:19

Gérald Garutti : théâtre diurne ou théâtre nocturne ?

Avec Petit éloge de la nuit, le metteur en scène Gérald Garutti s’inspire de ses nuits au cœur de Londres où il crée ses spectacles – Shakespeare, Dostoïevski, Edgar Poe. A partir du texte d'Ingrid Astier, il construit un écrin à l’acteur Pierre Richard et montre une autre face de ce Pierrot lunaire. Théâtre du Rond-Point — Qu’est-ce qui vous touche dans ce texte ? S’agit-il d’un poème ? D’un conte ? D’une évocation philosophique ?Gérald Garutti —Le texte d’Ingrid Astier se compose de savoureux fragments d’un discours nocturne, allant d’Abyssalà Zoomen passant par Ciel; Appel de la nuit; Armée des ombres; Feu d’artifices... L’écriture en est somptueusement ouvragée d’une main d’esthète et d’un regard gourmand. L’ensemble invite à la rêverie, par sauts et gambades, à l’association disparate, à la plongée dans les replis de la phrase nocturne. Le réel défi était de passer d’une telle introspection littéraire, fragmentaire et analytique, à un propos théâtral incarné, à un véritable voyage au cœur de la nuit. J’ai ainsi procédé à un travail d’adaptation durant plusieurs mois, afin de mettre en valeur la portée poétique du texte initial. Avec l’aide de mes collaborateurs artistiques Païkan Garutti et Laurent Letrillard, de ma dramaturge Zelda Bourquin et de mon assistant à la mise en scène Raphaël Joly, nous avons sillonné de nombreuses œuvres évoquant la nuit. Dans le même temps, je sélectionnais dans lePetit élogeles entrées qui me paraissaient les plus pertinentes, les taillais, les agençais pour construire un parcours non plus alphabétique mais progressif –une traversée de la nuit dans ses versants contrastées, le rêve et le cauchemar, le désir et la méditation, le fantasme et la folie, la solitude et la fête...Tout en bâtissant cette architecture, au fil du travail avec mon équipe, j’ai choisi des textes complémentaires issus de différents genres – poésie, roman, philosophie, etc. – pour que résonnent les harmoniques du texte d’Ingrid. J’ai souvent suivi les hommages qu’elle rendait à certains poètes de la nuit que nous aimons tous deux (Poe, Baudelaire, Doyle, Cyrano), mais parfois aussi préféré d’autres figures plus en phase avec ma sensibilité et le sens du spectacle (Dostoïevski, Desnos). Au fil de ce processus, nous avons constamment essayé les textes avec Pierre Richard afin qu’ils soient en consonance avec lui ou révèlent de lui une facette que je souhaitais mettre en exergue. Au final, il s’agit véritablement d’un voyage à travers la Nuit. Il est porté par un homme qui la fait vivre, la suit, la vit, voire, par moments, l’incarne : un homme au sein de la nuit, la nuit au sein d’un homme.

Le 6 juillet 2015 à 08:11
Le 29 juin 2015 à 13:12

Xavier Gallais : Entrer en scène comme un animal

#1

La presse a été dithyrambique sur l'apparition "animale" du comédien Xavier Gallais dans la pièce d'Edward Albee La Maison et le zoo, traduite par Jean-Marie Besset et mise en scène par Gilbert Desveaux : "Homme animal", "Félin, loup, prince, clochard", "présence animale inouïe", "Sommes-nous tous des animaux ?", "L'homme, animal échappé du zoo", "prédateur", "l'animal qui est en nous"... On dit qu'aucun comédien ne peut rivaliser avec l'assiette incroyable qu'aura un animal en scène. Cet applomb d'évidence et cette liberté proche de la bestiole, comment s'y est-il pris pour l'avoir ? Comment fait-il ça ? Autant poser la question à l'intéressé. 1ère partie : l'entrée en scène. Xavier Gallais : "Je ne sais pas si je maîtrise tout, mais c'était évidemment une des idées de départ : il fallait qu'on voie que c'était à la fois un homme et à la fois un homme échappé du zoo — un animal. Mon désir était que d'entrée de jeu on sente qu'avec son arrivée tous les codes de théâtre qu'on avait eu au début de la pièce allaient être changés. L'animalité au théâtre, liée à cette pièce, vient comme un contre de ce qui pourrait être domestiqué. J'essaie d'analyser quels sont les signes théâtraux de la domestication. Comment un acteur est domestiqué et quels en sont les signes, favorables ou défavorables, et comment les contourner.  Moi j'aime bien travailler sur des contraintes, c'est là que je trouve ma liberté. Pour trouver une forme d'animalité, il me faut établir quelle est la normalité civilisée de l'acteur : parler de manière audible, frontale, ne pas montrer son dos, tenter de cacher ses failles, avoir un jeu entier, je pense que ce sont les signes de l'acteur domestiqué, que je devrais montrer si mon personnage le demandait. Donc ici c'est le contraire : ne pas arriver beau, montrable, mais sale, creusé, sans pouvoir cacher l'état de chaos dans lequel je suis à l'intérieur, par le maquillage, la sueur, l'essoufflement... je commence comme ça..."

Le 19 mars 2015 à 09:50

Avis aux étranges pas d'ici

Vrai,il y a beaucoup trop d’étrangers dans le monde et pas assez d’iciPREUVES :Les mille-pattes ont 998 pattes de tropLes grenouilles ont les pieds palmés, en seront disqualifiées.Les martinets sont en excès de vitesse autoriséeLes termites piquentLes poissons n’ont pas les yeux en face de nousLes anguilles sont en trouLes coquillages sont en voie de dissolution avancéeLes autruches ont un long long cou de bambouGirafes même tonneau d’en hautLes cucurbitacées tout le contraireHé, les gnousAssez de ces troupeaux de you !Hou !Les crabes ont la peau dure et en plus ils sont chauvesLes rhinolophes zéro cheveux non plusLes scarabées ils sont horodatésLes scorpions-cafards des horrifiques et ratésLes requins-marteaux sont fous de nouspas nousCétacés très périmésmal bien barrésTranchons leurs six bras aux pieuvres et huit aux araignéesLes renards et les belettes savent plus rien nous chanterLes popotames marigotent dans la pataugasseLes paresseux pendouillent comme des cheveux       Les fouines fouinentLes escargots escargassentLes gros noirs font la fêteLes petits gris font la têteLes singes ont un visage simiesqueLes humanoïdes sont lividesLes autrichiens sont des chiensLes belges parlent pas tous françaisLes wallons, salauds de salonLes zimbabwéens même pas australiensLes bocheux, comprend rienLes jivaros n’ont que notre peau sur leurs osJe hais les cambodgiens qui n’ont pas notre nez épatant(Pas tant que ça au fait)D’ailleurs, d’ailleurs, d’ailleurs tous ces gens sont d’ailleursLes terre-adéliens sont videsLes indonésiens croient en tout sauf en moiOn n’est plus chez vousPassez notre chemin !« Tu » me tuesVous : s’en foutPass your pathLes de ma ville sont des fillesDu village, rancis sur pattesMes amis sont mes ennemisMa famille s’appelle EmileLa cousine pue des mainsMaman, les pieds platsMarcel a des aissellesMoi aussi plus m’sentir (extrait de 22, Placards !, éd.Æncrages, 2014) Avant, arrière, latéral, j’aime les travelings. Particulièrement appliqués au champ littéraire, comme dans le magnifique Autour de Vaduz de Bernard Heidsieck https://www.youtube.com/watch?v=CUPuZzPaFJM , traveling arrière et circulaire qui, par vagues concentriques et sonores, parties de ce trou noir du paradis fiscal préféré des riches allemands et autrichiens, étend son blanchiment aux confins de la planète. C’est sans doute aussi pourquoi, et plus encore pour son bon sens apparent, je suis resté fasciné par cette sortie du sieur Le Pen, le 13 février 1994 sur Antenne 2 : «  J’aime mieux mes filles que mes cousines, mes cousines que mes voisines, mes voisines que des inconnues et des inconnues que des ennemis. Par conséquent j’aime mieux les Français, c’est mon droit. J’aime mieux les Européens ensuite. Et puis ensuite, j’aime mieux les Occidentaux. » Eh oui, l’autre est bien étrange, et l’étranger plus encore ! Cette phrase, qui nous frappe d’un bon bon sens, apparemment irréfragable, pose pourtant évidemment question. Car le sens de nos vies n’est pas de nature géographique, déterminé par notre seule situation dans l’espace, et imperméable à nos choix propres. Sans quoi je serais tenu de me sentir moins en affinité avec cet Inuit, qui est devenu mon ami, qu’avec mon voisin facho. Et de Tintin, si loin du Tibet, ne pourrait surgir ce cri, si proche qu’il en est pour ainsi dire à l’intérieur de lui-même, dans un rêve : « Tchang ! » (Tintin au Tibet, p.1.) Attaquons maintenant le texte lepénien sur son versant formel. Au bout du zoom, poussé à son terme, il y a bien sûr : « ce que j’aime moins que tout, ce sont les non-Occidentaux. » Et lorsqu’on le ramène à son origine, ab absurdo et ad absurdum, il ne peut y avoir autre chose que : « j’aime mieux moi. » Permettre à chacun d’intégrer qu’existent d’autres moi que moi, c’est précisément l’objectif de l’éducation. Il permettra la vie en société, en civilité, une « civilisation ». Une société dont des membres de plus en plus nombreux arrêtent leur évolution sur un moi pétrifié est en marche vers l’incivilisation. Et peut-être, au grand dam de Desproges, n’y aura-t-il plus que des étrangers dans le monde ?

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