Ray Banana
Publié le 07/08/2015

Satori à trois heures moins le quart


La philosophie dans la piscine, tome 95

... Tout comme Lon Chaney, mais plus que le Docteur Lao (qui n'en a que sept) et que la peur (qui n'en a que trois) Ray Banana a mille visages! ...

... Avant d'opter pour le bien, Ray Banana avait une prédilection pour les éclairages par en dessous, qui font toujours leur effet...

... Cet homme pense... même s'il a du mal à courir en même temps! Et en plus il parle latin...

... Ray Banana a compris que si, comme dit Héraclite, on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, il est très fréquent qu'on se baigne plusieurs fois dans la même piscine. 

(La presse)


Dernière parution: La Philosophie Dans la Piscine (La Boite à Bulles éditeur)

Dernier domicile connu: www.raybanana.org

 

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Le 29 juin 2011 à 08:25

Hurtigruten ou comment faire rêver avec le nom d'un médicament

Carte postale de Norvège

C'est la deuxième fois que la NRK ose ce qui peut sembler comme le programme le plus ennuyeux du monde. En 2009, la chaîne norvégienne montrait ses incroyables paysages à travers les 6 heures de train qui distancent Oslo de Bergen. Cette fois-ci, c'est l'une des plus belles croisières du monde qui a été diffusée : de Bergen a Kirkenes, tout là haut dans le grand Nord. Le principe ? Suivre minute par minute le voyage et privilégier la contemplation : plusieurs caméras disposées sur le bateau afin d'offrir le meilleur point de vue (la cabine de pilotage, l'avant du bateau etc.), quelques caméramans sur les collines des villes côtières, une animatrice, de vieux reportages incrustés a l'image et surtout aucune publicité. Le tout pendant 134 heures, soit 5 jours non stop. Au départ à Bergen, rien de fou : une cinquantaine de badauds agitent des drapeaux norvégiens, on frôle presque le ridicule. Seulement voilà, presque 2 millions de télespectateurs se sont finalement laissés happer et plus la croisière avançe, plus l'engouement monte. Pourtant, les bateaux d'Hurtigruten passent chaque jour depuis1893 dans les 34 villes qui longent la côte nord du pays, alors pourquoi s'emballer ? Ah oui, on passe à la télé ! Ainsi, même à 4h du matin, fanfares, majorettes, groupes de métal, sorcières, hommes-pingouins... n'importe quelle bourgade où le bateau s'arrête finit par créer son événement. On y découvre un peu plus chaque jour les us et coutumes locaux (aussi absurdes soient-ils) et autres légendes vikings normalement réservées au premier et troisième âge. Mais surtout, on se prend à vaguer pendant des heures à simplement écouter la mer face à d'étourdissants paysages sous le soleil de minuit... Addictif on vous dit.  Et si vous aussi vous voulez voir le soleil de minuit : http://www.nrk.no/hurtigruten C'est la deuxième fois que la NRK ose ce qui peut sembler comme le programme le plus ennuyeux du monde. En 2009, la chaîne norvégienne montrait ses incroyables paysages à travers les 6 heures de train qui séparent Oslo de Bergen. Cette fois-ci, c'est l'une des plus belles croisières du monde qui a été diffusée : de Bergen a Kirkenes, tout là haut dans le grand Nord. Le principe ? Suivre minute par minute le voyage et privilégier la contemplation : plusieurs caméras disposées sur le bateau afin d'offrir le meilleur point de vue (la cabine de pilotage, l'avant du bateau etc.), quelques caméramen sur les collines des villes côtières, une animatrice, de vieux reportages incrustés a l'image et surtout aucune publicité. Le tout pendant 134 heures, soit 5 jours non stop. Au départ à Bergen, rien de fou : une cinquantaine de badauds agitent des drapeaux norvégiens, on frôle presque le ridicule. Seulement voilà, presque 2 millions de télespectateurs se sont finalement laissés happer et plus la croisière avance, plus l'engouement monte. Pourtant, les bateaux d'Hurtigruten passent chaque jour depuis 1893 dans les 34 villes qui longent la côte nord du pays, alors pourquoi s'emballer ? Ah oui, on passe à la télé ! Ainsi, même à 4h du matin, fanfares, majorettes, groupes de métal, sorcières, hommes-pingouins... n'importe quelle bourgade où le bateau s'arrête finit par créer son événement. On y découvre un peu plus chaque jour les us et coutumes locaux (aussi absurdes soient-ils) et autres légendes vikings normalement réservées au premier et troisième âge. Mais surtout, on se prend à vaguer pendant des heures à simplement écouter la mer face à d'étourdissants paysages sous le soleil de minuit... Addictif on vous dit. Et si vous aussi vous voulez voir le soleil de minuit : http://www.nrk.no/hurtigruten

Le 24 juin 2011 à 08:50

La plante verte qui sèche

Une plante verte et grasse qui n’a pas vu la lumière depuis des mois sèche l’ambiance dans un pot ivoirin. Autour, des murs crèmes, des liserés bleus, rouges et quelques affiches qui commencent toutes par « vous ». Oui, NOUS qui venons régulièrement attendre là sur des chaises en fer noir, suspendues aux murs de crainte qu’on ne les vole. Cet endroit est fait pour nous. On y entre sans dire bonjour, finalement on est chez nous, on ne se salue pas quand on rentre chez nous. Un sas, deux portes battantes et on s’arrête dans le hall, les pieds dansants sur le lino maculé de traces de pas. La queue devant l’accueil, petit meuble ikéa blanc avec deux pupitres mais une seule hôtesse. On patiente devant la marque au sol, sticker bleu et blanc, disposé à quelques mètres avec la mention : stop discrétion. Zone de replis pour observer l’intimité de l’autre qui dialogue avec la conseillère, ne pas entendre des fois qu’il ait trouvé, lui. Cinq minutes et déjà la file augmente. Jeunes, vieux, hommes, femmes, courrier de convocation à la main flanqué d’un grand « e » comme espoir, se serrent pour laisser entrer les derniers coincés dans le sas. Fébriles gens qui regardent leurs chaussures, tripotent leurs papiers, s’angoissent du rendez-vous. Les visages sont graves, la honte est proche, certains se reconnaissent, très peu se parlent. Et la circulation se fait, trois pas en avant, stop discrétion et le saut vers les pupitres. Papiers tendus, sourires crispés, on va nous recevoir. Attente sur la chaise noire, les affiches colorées qui nous parlent et au centre la plante verte qui sèche.

Le 19 août 2014 à 08:32

Deux mois dans une fourmilière - suite

Comme je vous l’ai raconté dans mon premier article, j’ai effectué, pendant ma prime jeunesse, un stage de deux mois dans une fourmilière. Beaucoup de lecteurs m’ont contacté pour me demander pourquoi je n’avais pas cherché à y rester, mais en CDI. Après tout, un job bien payé et pour lequel on ne travaille qu’au tiers de son potentiel, ça ne se refuse pas. Pour mémoire, une fourmi ne travaille réellement que le tiers des heures pointées. Le reste du temps, elle l’occupe à ne rien faire, où simplement à faire ce qui lui plaît. La raison qui m'a poussé à ne pas persévérer dans cette voie, c'est que j’étais ambitieux. Pendant ces deux mois, j’ai voulu me rapprocher du sommet de la fourmilière, alors j’ai travaillé dur, très dur. Et travailler deux fois plus que les autres – ce qui ne m’amenait toujours qu’aux deux tiers de mon potentiel, un ratio somme toute raisonnable – m’a permis de gravir plusieurs échelons chez les fourmis. Le problème, c’est que ma méthode fonctionnait, mais que ça n’était pas la meilleure, et à force de me faire passer devant par toutes les fourmis qui utilisaient leur temps libre uniquement à se faire bien voir par la reine, j’ai fini par jeter l’éponge. Maintenant je suis sûr d’une chose, on ne réforme pas une fourmilière de l’intérieur. En revanche, un jet d’eau et quelques bons coups de pelle devraient parfaitement faire l’affaire.

Le 10 juillet 2012 à 08:48

Dans la rubrique "Freak & Chic"

Les géants ont toujours de bonnes raisons pour être géants ;  et puis ça les différencie assez facilement des personnes de petite taille.  (François Régulus-Deslunes, XVIIIe siècle)   Certes Robert James Wadlow fut l'homme le plus grand de tous les temps du haut de ses 2 m 72 (pointure 61, et autres informations anecdotiques mais incroyables du genre sur simple demande : à 5 ans il mesurait déjà 1 m 63), mais ce que ces biographes omettent de souligner c'est qu'il mangeait de la soupe à tous les repas, et ce depuis sa prime enfance... Que l'on médite...   Toutefois, me voilà désolé d'avoir accusé Robert James Wadlow (l'homme le plus grands de tous les temps du haut de ses 2 m 72, taille des pieds 47 cm) de manger de la soupe à tous les repas, depuis sa prime enfance, et d’avoir pris ses biographes en otage alors que nous n'en savons strictement rien...   En revanche, nous sommes affirmatifs quand nous affirmons que Robert James Wadlow (l'homme le plus grand de tous les temps du haut de ses 2 m 72, mais déjà 2 mètres à 11 ans) fut le plus grand scout de tous les temps ; et de tout l'univers connu. Pour l'univers inconnu, il serait cavalier de se prononcer.   N.B. Enfin, L’auteur demande aux lecteurs d'accepter ses excuses pour avoir fait passer Robert James Wadlow pour l'homme le plus grand de tous les temps alors qu'il était d'une taille des plus quelconques. En effet, Robert James Wadlow est un bel exemple d'usurpateur usant de sa presque homonymie avec Robert Pershing Wadlow qui fut, lui, et bel et bien, l'homme le plus grand de tous les temps du haut de ses 2 m 72 (et possédant deux mains longues chacune de 32,4 cm.). Et par conséquent - mais dans sa jeunesse - le plus grand scout de tous les temps ; et de tous l'univers connu. Pour l'univers inconnu, il est toujours aussi cavalier de se prononcer.   Demain, un autre géant sympathique ou quelques anecdotes choisies sur Robert Lalande savant sérieux et astronome distingué qui, pour encore mieux se faire remarquer, adore manger des araignées…  

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