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Publié le 20/07/2015

Les Filles de Simone : "La désinformation est la vaseline de la domination"


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Tout est une question de conscience

Etait-il plus simple d'être une femme dans les années 60 ? C'est la question quelque peu provocatrice que nous avons posée aux Filles de Simone. Pour elles, cette "simplicité" n'était évidemment que de façade et il devait être terrible de se retrouver confiné dans une zone de liberté aussi réduite que celle de l'espace domestique. Et malheur à celles qui contournaient les diktats de l'époque et refusaient cette assignation au foyer, à la cuisine et à la maternité. Et aujourd'hui, où en sommes-nous de cette colonisation de l'esprit qui continue à enfermer les femmes dans des rôles prédéfinis ?

Le Rond-Point est un rond-point où beaucoup de gens se croisent, se rencontrent, se mélangent, forment des molécules, de nouveaux matériaux, des tissus à motifs inédits. En voilà quelques uns, attrapés par le bras par la rédaction de ventscontraires.net, ils viennent faire un tour avec nous. 

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Le 28 août 2015 à 08:04

Blandine Pélissier : "Si une femme a plusieurs talents, on dit qu'elle s'éparpille"

Dans la culture comme ailleurs, les jeunes femmes pensent au début qu'elles arrivent dans un monde égalitaire Les jeunes talents féminins sont très présents dans les festivals. Idem dans les écoles d'art où les femmes sont majoritaires. Puis, après 5, 10 ans, elles sont surprises par un très fort phénomène d'évaporation. Elles pensaient qu'elles vivaient dans un monde égalitaire, et peu à peu quand il s'agit de monter en responsabilité ou en grade, elles se font couper la tête les unes après les autres. C'est vrai pour les metteuses en scène, les autrices, celles qui se présentent à la direction de théâtre. Pour les actrices il y a aussi le fait que le répertoire dramatique offre des rôles majoritairement masculins et blancs. Les anglo-saxons n'ont pas peur de faire jouer un rôle de blanc à des acteurs non blancs, voire des rôles d'hommes à des femmes. Là-bas il y a des quotas et des statistiques ethniques, ce qui reste un tabou en France. Dans le monde de l'art comme ailleurs, une femme doit toujours prouver, elle a moins droit à l'erreur que les hommes. Si elle a plusieurs casquettes, on ne dira pas d'elle qu'elle a de multiples talents, mais qu'elle "s'éparpille". Si elle a de l'autorité, on ne dira pas qu'elle a de la poigne, mais qu'elle est "autoritaire"... Pour arriver à la parité dans le domaine culturel, il faut une vraie politique avec des objectifs chiffrés. Dans les établissements culturels publics, la parité pourrait être inscrite parmi d'autres principes dans le cahier des charges, avec des sanctions financières si ces objectifs ne sont  pas atteints. Blandine Pélissier est comédienne, metteuse en scène et traductrice du théatre contemporain anglo-saxon vers le français. Depuis plusieurs années elle milite avec le collectif H/F pour une véritable parité dans le monde du spectacle. Un milieu que l'on pense a prioiri émancipé et où pourtant il y a énormément à faire.

Le 26 janvier 2015 à 09:56

Pardon ?

Article paru conjointement dans Le 1 n°41 "Que dire à nos enfants ?" du 28 janvier 2015

A présent, qu'est-ce qu'on fait ? Tout un pays qui se pose la question. Et nous dedans, des nuits à en parler, à remonter les fils de l'Histoire.Les yeux rouges elle a dit : la fermeté bien sûr mais il faut aussi demander pardon aux quartiers. Oui aux quartiers. Pardon?Pour tout ce qui a été mal fait et pour tout ce qui n'a pas été fait.Demander pardon !Oui c'est un mot si simple. Dès qu'on le dit tout est changé. Et une fois qu'on l'a dit plus besoin de le redire, la rancoeur est moins lourde, on peut se mettre à travailler tous ensemble.J'imaginais l'exécutif demander pardon aux quartiers. Non mais, les quartiers ça n'est pas les camps, on va où là ?Tu verras, ils n'ont pas le choix. C'est le moment. C'est la seule chose à faire.Et puis le lendemain le premier ministre a lâché le mot "apartheid". Apartheid territorial, social, ethnique. Il y a eu un grand silence. J'ai vu des visages s'éclairer d'un sourire, comme si l'injustice avait été enfin reconnue. Et d'autres se renfrogner : on n'est tout de même pas en Afrique du Sud ! Rien ne leur a été fait délibérément, aux quartiers ! En Afrique du Sud la séparation était inscrite dans la loi !Tu vois je t'avais dit, ils ont compris qu'il fallait aussi s'excuser.Alors deux autres mots m'ont traversé la tête. Transparence et réconciliation. Les deux mots que Mandela a sortis quand son grand pays cassé en deux s'est tourné vers lui en demandant : A présent, qu'est-ce qu'on fait ? On va tout se dire, même les choses les moins reluisantes, on va rassembler toutes nos histoires en une même Histoire, et puis on va arrêter d'avoir peur, on va se retrousser les manches et bosser tous ensemble.Transparence et réconciliation : et si c'était par ces deux mots-là qu'il nous fallait passer pour redonner vie et éclat aux trois grands mots rouillés qui patientent au fronton de nos mairies ? Cet article paraît dans le n°41 de l'hebdo Le 1partenaire de ventscontraireset du Théâtre du Rond-Point

Le 3 janvier 2017 à 17:40

Jean-Michel Rabeux et Claude Degliame : Aglaé s'en fiche qu'on ait fait un spectacle sur elle

L'auteur et metteur en scène Jean-Michel Rabeux et la comédienne Claude Degliame ont tiré leur spectacle de leur rencontre inespérée avec "Aglaé", prostituée ayant dépassé les soixante-dix ans, toujours en activité, qui défend avec une morgue aristocratique la liberté avec laquelle elle a toujours exercé son métier. Jean-Michel Rabeux – Aglaé nous a fait taire en fait. Nous sommes sortis de chez elle joyeusement, stupéfaits d’une liberté de parole qui racontait une liberté de vie. Elle revendique son destin, elle s’amusait beaucoup à nous le raconter. Liberté est un de ses mots. Certains autres de ses mots sont beaucoup plus crus. J’ai beaucoup coupé, mais pas pour l’amadouer ou la trahir. Je n’aimerais pas du tout trahir cette femme. Son humour, sa causticité, son intelligence, mais aussi sa générosité, son amour pour ses clients, enfin, certains, sa profondeur humaine, nous ont réjouis. Nous sommes sortis de chez elle revigorés. Aussi par son intransigeance, ses emportements terribles contre les maquereaux ou les lois, qu’elle met un peu dans le même panier.   Aglaé c’est une Dame, avec majuscule, c’est le mot qui nous est venu. Une aristocrate. De Sarcelles, mais une vraie, pas par le sang, par l’altitude. Une que l’avis de la société sur sa pensée, sur son mode de vie, laisse de marbre, elle se met d’ailleurs assez aisément hors-la-loi. C’est une qui diffère. Elle nous a plu pour ça, elle diffère. Ce n’est pas tant son métier qui nous a retenus, c’est sa différence. Je le dis vraiment sans provocation, la personne à qui elle nous a fait le plus songer est un mathématicien de haut niveau de nos amis. Lui aussi est ailleurs de nous, il est autrement.   C’est cette différence qui, outre sa drôlerie, son humain trop humain, en fait un personnage de théâtre : elle n’est pas « normale », pas dans la norme. Ça non ! Phèdre non plus. Nous ne sommes pas d’accord avec tout ce que dit Aglaé, loin de là, mais c’est peut-être ce désaccord qui nous a fait tenter le plateau. Elle sait des choses que nous ne savons pas, elle les sait avec son corps, c’est, à bien des égards, difficile de se mettre à sa place. C’est pourtant exactement ce que Claude Degliame va faire, tenter de faire, se mettre à sa place, prendre sa place, pour vous faire ressentir ce que nous avons, par elle, ressenti. Avec émotion nous vous présentons cette Dame, pour qu’il soit rendu justice à sa forme de liberté. Il y a, socialement, politiquement, débat déchaîné sur son métier. Ça ne nous intéresse pas, en tout cas pas ici. Ici c’est l’humain qui nous intéresse. Il n’y a humainement pas débat : Aglaé est une grande, très grande personne. Grâce soit rendue à sa vie de chien !

Le 27 novembre 2010 à 08:42

La Moustache parce que !

Le Grandiloquent Moustache Poésie Club se dévoile

Avant de monter sur la scène du Rond-Point, Astien Bosche, Julien Pauriol (Ed Wood) et Mathurin Meslay dévoilent pour ventscontraires.net les liens profonds qui unissent poésie et moustache. Cette découverte a basculé leur vie, depuis ils ont fait leur entrée dans le club de la Moustache Poétique :  La Moustache parce que !slam viril et sincère envoyé par Ed Wood La moustache parce qu’elle est mon emblème Deux armoiries qui tranchent sur ma peau blême Deux ailes de papillon lisses et extra fines Qui battent pavillon noir sous mes fières narines   La moustache parce qu’elle pimente mes french kisses La moustache parce qu’elle chatouille les pubis La moustache parce que je préfère la fantaisie sous le nez Qu’une coquetterie dans l’œil quand on tire mon portrait   La moustache parce que Fairbanks et Errol Flynn Parce que l’immense Charlie Chaplin Parce que Dewaere, parce que Groucho La moustache parce que Frida Khalo La moustache parce qu’elle a toujours été là Même si on ne la voyait pas, cachée dans ma barbe Comme la sculpture qui existe déjà Mais qu’il faut aller chercher au cœur du bloc de marbre   La moustache parce que flic undercover Parce que gentleman cambrioleur La moustache parce qu’un seul de ses battements Provoque sous la jupe des filles le pire des ouragans   La moustache parce que le vague souvenir de mon père Parce que les bécots piquants de ma grand-mèreLa moustache parce qu’après tout je le vaux bienLa moustache parce que ma chérie le veut bien  La moustache parce que sur toi c’est ringard Alors que sur moi c’est trop la classe Parce qu’elle attire vraiment tous les regards Comme un tatouage en plein milieu de la face    La moustache parce qu’elle est mon jardin zen Je la soigne patiemment avant d’entrée en scène Chaque jour je la taille, je la structure en l’affinant Comme un bonsaï, comme l’écriture, comme un diamant   La moustache parce que je suis un homme Parce qu’elle est mon grigri, mon vade-mecum La moustache parce que c’est là que se cache mon âme Bref, la moustache même si j’étais une femme !

Le 31 août 2010

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 29

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.dimanche 1er juillet 2007 Référendum sur la banque. « Bon repas du dimanche, brossez-vous bien les dents et n’oubliez pas d’aller voter ! » a rappelé la présidente en conclusion de son émission dominicale Vous avez la parole. Cette nouvelle consultation nationale se  consacre aux Français et à leur banque. La question du jour est : « Diriez-vous que vous entretenez une relation d’amitié, de confiance et de partenariat avec votre banquier ? » A la vive surprise des représentants du monde bancaire, c’est un quasi-plébiscite pour le « non ». Beaucoup de bulletins seront déclarés nuls en raison des insultes que certains électeurs n’ont pu s’empêcher d’y inscrire ; Bernard Tapie est arrêté pour avoir voulu voter deux fois. « C’est inexplicable, commente le président de la Société Générale Daniel Bouton. On leur donne des coups de pouce, ils vous rendent des coups de pied. » Le lendemain, la présidente se présente devant une banque tirée au sort, suivie par une armée de caméras et de journalistes, à l’heure précise d’ouverture des guichets. Après un petit quart d’heure, les portes s’ouvrent en effet et elle entre, munie d’une pancarte où s’affiche, en rouge sur fond noir, le verdict du référendum : « NON 92 % » Elle se plante devant le directeur de l’agence, lui colle le panneau dans les mains et lui adresse ces propos sévères, mais justes : « Le pouvoir de dire non, c’est ça ! Attention ! »   Beaucoup de cameramen n’ayant pas eu le temps d’appuyer sur « record », la présidente se prêtera de bonne grâce à une seconde priseLa suite demain...

Le 1 septembre 2010 à 07:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 30

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.lundi 2 juillet 2007 Accords de Khartoum. Le conseil du ministre du mardi 3 juillet est prévu à Soudan, petite communauté des Deux-Sèvres, dans le canton de la Mothe-Saint-Héray. On y attendra en vain la présidente. Dans la soirée du lundi, en effet, Ségolène Royal s’envole pour le Soudan africain en compagnie de Bernard-Henri Lévy. A peine descendus de l’avion, ils proposent, spontanément, une rencontre à huis clos entre les belligérants de la guerre civile au Darfour. « Depuis le temps que ça dure, explique la Présidente, il faudrait peut-être passer à autre chose : parce que là, je ne vous le cache pas, la communauté internationale commence à en avoir plein le dos. » La rencontre a lieu le soir même au Hilton de Khartoum. Sous l’impulsion de la Présidente et de son porte-parole, un accord est trouvé en moins de sept heures entre les milices Janjawid, l’Armée de Libération du Soudan, le Mouvement pour la Justice et l'Égalité, l’Armée Populaire de Libération du Soudan, les différents chefs de guerre et les gouvernements de Pékin, de Khartoum et de N’djamena. Sitôt l’annonce connue, un vaste sursaut démocratique électrise la société soudanaise : le général Omar el-Béchir est destitué sous les vivats de l’armée ; une coalition gouvernementale multiethnique se met en place, emmenée par la socialiste Fatima Ahmed Abdelmahmoud : elle sera confirmée par les urnes trois mois plus tard et mettra sur pied une commission « Franchise et Réconciliation ». « Une bonne chose de faite, commentera la Présidente au sortir de la réunion. Comme quoi quand on veut, on peut. Et ce n’était quand même pas la mort du petit cheval. »Dans les heures qui suivent, une immense vague de soulagement s’empare du monde entier — qui n’en pouvait plus de voir depuis cinq ans, l’actualité trustée par ce génocide inexplicable et sans éclat. Les dons affluent, par milliards, sur Internet. Cet enthousiasme planétaire désamorce un début de crise diplomatique entre Paris et Pékin : rappelé dans son pays, l’ambassadeur chinois reçoit sur le tarmac d’Orly un coup de fil lui enjoignant de reprendre le bus pour l’avenue George-V. A quelque temps de là, la Fondation Total pour le Bien-Être des Pauvres qui ont du Pétrole (FTBEPP) annonce un programme de dispensaires gratuits dans le sud Soudan — malgré les protestations de la China National Petroleum Corporation, qui a des intérêts dans la zone. Le Fonds Areva pour l’Avenir de l’Énergie et des Peuples qui ont de l’Énergie, mais pas d’Avenir (FAAEPEA) fait savoir qu’il prend à sa charge le rapatriement des populations déplacées — malgré les protestations de la China National Nuclear Corporation qui extrait de l’uranium dans la région. La tragédie du Darfour est close. L’initiative française soulève de vives critiques à l’ONU : le premier Secrétaire Général Ban Ki-moon déplore de la « précipitation coupable » avec laquelle l’affaire a été menée, « sans concertation aucune avec les instances internationales ». En France, la droite — par la voix Charles Pasqua — tonne contre une « initiative boum-boum » qui « manque de correction » et ravale « la politique africaine de la France au rang de l’amateurisme ». Le Parti socialiste lui aussi se montre très réservé, sans trop savoir pourquoi. Une déclaration de Benoît Hamon résume bien le sentiment général : « Ben je sais pas… Quand on est socialiste, et qu’on voit une initiative comme ça, super concrète, qui donne des résultats… Et que tout le monde est content… C’est permis d’avoir des doutes, quand même. » Le divorce se creuse entre la Présidente et son parti. Enfin, une protestation unitaire montée par l’extrême-gauche : « Tout ça, c’était pour le pétrole », se solde par un cuisant échec : deux cents manifestants d’après les organisateurs, et Olivier Besancenot d’après la police. Selon une enquête indépendante menée par une ONG, les accords de Khartoum ont permis d’épargner plusieurs centaines de milliers de viesLa suite demain...

Le 24 septembre 2015 à 11:24

Jean-Michel Besnier : "L'ambiance politico-scientifique actuelle a quelque chose d'inquiétant"

L'idée d'innovation a remplacé celle de progrès Dans cette 3e partie de l'interview qu'il a accordée à ventscontraires, le philosophe Jean-Michel Besnier évoque les courants métaphysiques tels que la Gnose, sur lesquels s'appuient certains partisans du transhumanisme, dans l'optique d'un savoir susceptible de parachever la création divine en affranchissant l'Homme de ses limites et contingences. Jusqu'ici optimiste sur les conséquences d'un post-humanisme susceptible d'élargir l'humanité à d'autres êtres tels que les animaux, les cyborgs, les clones ou les robots, Jean-Michel Besnier nous confie aujourd'hui son inquiétude sur ces questions, au regard de l'emprise croisssante des multinationales sur les politiques de recherche. Agrégé de philosophie et docteur en sciences politiques, Jean-Michel Besnier est professeur de philosophie à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV), où il a créé et dirigé le Master « conseil éditorial et gestion des connaissances numérisées » de 2001 à 2013 et où il dirige actuellement l’EA 3559 « Rationalités contemporaines ». Il est membre du conseil scientifique de l’IHEST, du Directoire du MURS (Mouvement universel pour la responsabilité scientifique) et de la commission Littérature scientifique et technique du CNL. Parmi ses ouvrages :Demain les posthumains : Le futur a-t-il encore besoin de nous ? Hachette 2009L'homme simplifié : Le syndrome de la touche étoile, Fayard 2012  

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