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Publié le 22/07/2015

Blandine Pélissier : "Les hommes doivent prendre conscience de leur position de domination"


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Les droits de la femme ne suivent pas une progression linéaire et ascendante, comme on le croit communément

Les femmes étaient plus libres de leur corps au Moyen Âge qu'au XIXe siècle. Le code civil napoléonien a fait beaucoup de mal aux femmes. L'histoire du féminisme mériterait d'être enseignée. Au niveau mondial, nous sommes en ce moment dans une phase de régression. Même en France où 150 centre d'IVG ont été fermés. Le droit à l'avortement ne fait pas partie des droits fondamentaux exigés par l'UE pour les pays souhaitant joindre l'Union.

Autre illusion : le partage des tâches au sein du couple a très peu évolué : à peine quelques minutes par jour. C'est autant aux femmes qu'aux hommes de changer. Ensemble. En commençant, pour les hommes, à prendre conscience qu'ils ont une position de domination.

 

Blandine Pélissier est comédienne, metteuse en scène et traductrice du théatre contemporain anglo-saxon vers le français. Depuis plusieurs années elle milite avec le collectif H/F pour une véritable parité dans le monde du spectacle. Un milieu que l'on pense a prioiri émancipé et où pourtant il y a énormément à faire.

Le Rond-Point est un rond-point où beaucoup de gens se croisent, se rencontrent, se mélangent, forment des molécules, de nouveaux matériaux, des tissus à motifs inédits. En voilà quelques uns, attrapés par le bras par la rédaction de ventscontraires.net, ils viennent faire un tour avec nous. 

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Blandine Pélissier

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En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Planet.lundi 18 juin 2007Élysée. Le plan d’économies gouvernementales « un euro dépensé, un euro utile » se poursuit avec une rigueur spartiate. Après avoir fait changer toutes les ampoules de l’Élysée pour des modèles à basse consommation, la présidente fait procéder à un audit des caves, suivi d’une vente aux enchères de 10 000 des 15 000 grands crus en réserve — qui pourrait rapporter entre 2 et 5 millions d’euros. L’opération est rondement menée, malgré la crise de nerfs du sommelier de l’Élysée : le forcené s’enferme dans les caves, criant qu’il n’y laissera jamais descendre la présidente, parce qu’elle ferait tourner le vin. La garde républicaine l’en délogera. Au grand mécontentement des syndicats viticoles, on procède au réexamen des contrats avec les fournisseurs réguliers, essentiellement remplacés par des producteurs de Pineau des Charentes,  pour 200 000 € d’économies à l’année. La droite, sous l’impulsion de Jean Louis Borloo, hurle qu’on brade à l’encan le patrimoine. Les frais de bouche sont revus dans le sens « de l’économie ménagère », c’est-à-dire qu’on accommodera les restes. Les réceptions officielles se voudront « festives et conviviales », centrées autour d’un buffet Pineau des Charentes et chabichou. Le chef du protocole ayant fait circuler une note angoissée sur les menaces que ces disposition font planer sur le prestige de la nation, la présidente a suggéré qu’on les complète — pour les grandes occasions seulement — par des pyramides de rochers au chocolat sur des plateaux : 21 millions d’économie à l’année. L’ensemble du parc automobile est soldé, pour être remplacé par 45 voiturettes électriques Heuliez « Friendly ». La Présidente aligne sa rémunération sur le SMIC — « Ça m’évitera les questions pièges sur le niveau du SMIC », déclare-t- elle — et elle prie à chaque membre du gouvernement de proposer, lui-même, la baisse de ses émoluments : les Français jugeront ces hommes et ces femmes en fonction du pourcentage annoncéLa suite demain...

Le 30 août 2010 à 12:46

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En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.lundi 25 juin 2007 Coup d’envoi de la Conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance. Le mot d’ordre est simple : « On augmente, on augmente, on augmente ». Parmi les mesures phares : toute entreprise ayant bénéficié d’aides publiques sera contrainte de faire des bénéfices afin de ne pas licencier, de passer tous ses employés qui ne le sont pas encore en CDI, d’acheter des tremplins  pour pouvoir accueillir des jeunes et les occuper, de mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle, et de reconnaître à tous un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études  — ce dernier point fera l’objet d’un traitement à part, dans le cadre d’un séminaire d’explication de texte, afin que chacun puisse le comprendre et le rendre opérationnel). Un revenu de solidarité active (RSA), permettant l’amélioration d'un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail, est confié à Martin Hirsh. Celui-ci fera un étonnant lapsus en conférence de presse : « Je suis ravi, pour tous ceux qui sont en bas de l’échelle sociale, que madame Ségolène Sarkozy me confie cette grande mission. » Le subtil essayiste Jacques Attali, qui venait à l’Elysée remettre un rapport intitulé « La solution au travail, salaires, revenus, croissance et autres », est arrêté alors qu’il tentait d’entrer à Matignon par une porte de service pour y déposer son oeuvre. Conduit au poste de police du VIIIe arrondissement, il sera relâché dans la soirée après confiscation du rapport. mardi 26 juin 2007 Réuni à Montravers, dans le canton de Cerizay, au bord de la Sèvre nantaise, le conseil du ministre annonce un chantier spécialisé, parallèle à la conférence sur les salaires, et qui concerne « la défense des 35 heures à travers leur assouplissement ». Il est décidé qu’une commission participative spéciale sera mise en place au retour de vacances de Martine Aubry, afin de savoir si Martine Aubry doit participer aux discussions… La suite demain...

Le 29 août 2010 à 12:46

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En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.dimanche 24 juin 2007 Référendum sur les référendums. Journée historique pour le pays, qui voit se tenir la toute première consultation référendaire du quinquennat : il y en aura beaucoup, beaucoup d’autres.Ce premier référendum porte sur les référendums, comme le stipule la question à laquelle les citoyens doivent répondre : « Souhaitez-vous être davantage consultés sur la conduite de votre pays au moyen de référendums précis, à une fréquence raisonnable ? » Ayant bien pesé cette formulation, la France répond « non » à une forte majorité. 75% des inscrits se sont exprimés. Trois minutes avant la fermeture des bureaux de vote, la présidente, depuis l’Élysée, prend la parole sur les chaînes publiques et sur radio Nova (mais en version électro). Elle est radieuse : « A l’heure où je vous parle, le taux de participation dépasse toutes nos espérances ! Vous m’avez dit : non, d’une voix claire, et vous êtes venus me le dire en masse ! Et cela, c’est bien la preuve que les référendums, ça marche ! Sans celui d’aujourd’hui nous n’aurions jamais su que vous n’en vouliez pas ! Votre non massif, c’est un oui éclatant ! » Le principe des consultations fréquentes est donc retenu. Le lendemain, Le Figaro titre en une : « Non c’est oui ! » ; plus loin dans le journal, avant un article très critique consacré à la régularisation en masse à venir des sans-papiers, on trouve ce titre : « Noir c’est blanc ». Plus loin encore, saluant les interventions régulières de l’armée, ce titre : « Gauche c’est droite ».Dans la soirée du lundi, on apprendra que le leader du Front National, Jean-Marie Le Pen, a été victime d’un grave accident vasculaire cérébral. La perspective d’une démocratie référendaire transforme les options stratégiques du FN, et les cadres du Parti ont passé au Paquebot de Saint-Cloud une nuit de cogitations intenses. Le surmenage a été fatal à Jean-Marie Le Pen.Le vieux leader paraît sur les écrans dès le lendemain pour rassurer ses troupes, accompagné de sa fille Marine. Celle-ci déclare que cet « accident sans gravité », sans autre conséquence qu’une légère paralysie faciale, n’altère en rien « la lucidité ni la détermination » de son père. Ce que l’intéressé confirme : « Prsktrzr »… La suite demain...

Le 14 février 2017 à 14:58
Le 28 mars 2019 à 18:05

A définir dans un futur proche : Léonie Pernet, Barbara Carlotti, Flèche Love, Ariane Ascaride...

Nos disques sont rayés #3 Festival citoyen des "périféeries urbaines"

A définir dans un futur proche - "Nos périphéries", une soirée imaginée par : Elodie Demey, Mélissa Phulpin, Géraldine Sarratia, avec par ordre d'apparition Léonie Pernet, Victoire du Bois, Barbara Carlotti, Flèche Love, Ariane Ascaride. D'après "Sorcières" de Mona Chollet, adaptation Géraldine Sarratia. Aide à la mise en scène Charles Templon. Cinq artistes femmes au bord de… Comment se définir aujourd’hui ? L’idée même de définition a t-elle toujours un sens ? Il y a sûrement autant de réponses à cette question qu’il y a d’individus, autant de façons singulières de vivre sa relation au masculin, au féminin, à l’identité. À définir dans un futur proche, soirée éphémère et itinérante, explore cette pluralité sur scène en créant des ponts entre des artistes femmes (musiciennes, plasticiennes, danseuses, chanteuses, actrices) d’horizons et de profils différents qui se succèdent et apportent quelques éléments de réponse en interprétant une oeuvre de leur choix (lecture, performance, chanson...). Répondant à l’invitation du Rond-Point, À définir dans un futur proche explore donc cette fois le thème de la périphérie d’une manière poétique, métaphorique, subjective, topographique ou encore politique en invitant cinq artistes femmes sur scène. Programmé le 13 février 2019 par Jean-Daniel Magnin pour le Théâtre du Rond-Point Captation Léo Scalco, Sarah Mei-Chan

Le 6 juillet 2015 à 08:11
Le 18 août 2010 à 12:46

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L'autre feuilleton de l'été - 16

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.vendredi 18 mai 2007 Premier gouvernement. La candidate l’avait promis paritaire et resserré : elle tient parole. La parité est scrupuleusement respectée, avec une seule présidente et un seul ministre, le Premier ministre — tous les autres ministres ayant disparu. Les ministères laissent la place à des secrétariats dont dépendent divers secteurs, sous-secteurs et sous-sous-secteurs, desquels dépendent à leur tour des antennes et des câbles — le tout, sous la tutelle de conseils participatifs qui dépendent, directement, ou bien de la présidente, ou bien du Premier ministre. C’en est donc fini du « trop de ministères » — puisqu’il n’y en a plus. Concernant la composition du nouveau gouvernement, l’ouverture au centre et la diversité partout se généralisent. On pressentait Jean-Marc Ayrault à la tête du gouvernement. L’intéressé, encore sous le choc de l’élection surprise, estime ne pas être prêt. Il est bien au courant, depuis le débat télévisé, de l’existence d’un programme ; mais il avoue ne jamais l’avoir vu ni lu. La présidente se tourne vers Dominique Strauss-Kahn. Ce dernier est un peu déçu qu’elle se tourne, mais son sens des responsabilités prend le dessus et il accepte. Sa prise de fonctions s’accompagnera, toutefois, d’une injonction thérapeutique. Dans un gouvernement strictement paritaire, Dominique Strauss-Kahn devra faire ses preuves : à la première incartade, c’est la porte. Bernard-Henri Lévy s’est vu proposer le portefeuille de la culture, à la condition de ne faire aucun favoritisme et d’écarter tous ses amis de son cabinet. La tâche se révèle impossible : Bernard-Henri trop d’amis. Il se retrouve porte-parole de l’Élysée. C’est donc lui qui annonce, fièrement mais humblement, la composition d’un gouvernement resserré, avec une cravate neuve achetée pour l’occasion par Arielle Dombasle, aux puces de Saint-Ouen, pour ne pas faire « trop ». Ce gouvernement, explique le porte-parole en guise d’introduction, est le meilleur possible, la quintessence d’une réflexion portée à son paroxysme devant l’énorme chantier humain que représente la création d’une société nouvelle, la naissance d’une ère moderne dans le berceau des droits de l’homme… « Et de la femme », ajoute-t-il, prenant une posture qui n’est pas sans rappeler les grands tribuns de l’époque révolutionnaire. Au moment où, changeant de posture, il s’apprête à résumer son discours préalable à la composition de l’équipe gouvernementale, un huissier de l’Élysée tend gentiment le doigt vers sa montre — dans l’espoir d’accélérer le mouvement. Le nouveau gouvernement s’inscrit sous un quadruple mot d’ordre : parité, ouverture, diversité et inconnus. Car c’est l’autre grande surprise de cette composition : elle fait la plus large place à la société civile et aux simples citoyens. Les figures politiques de premier plan s’y comptent sur les doigts d’une main. La présidente a réalisé, enfin, ce renouvellement en profondeur des classes dirigeantes que le Parti socialiste appelait de ses vœux depuis des années…   La suite demain...

Le 17 août 2010 à 12:46

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L'autre feuilleton de l'été - 15

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.mardi 15 mai 2007 Nicolas Sarkozy est rapatrié en France par un hélicoptère mis à sa disposition par le ministère de l’intérieur. Son état s’est amélioré. Mais, arrivé au Bourget, le candidat malheureux est informé, par un journaliste stagiaire, que son épouse Cécilia ne s’est pas déplacée pour voter au deuxième des élections. A la consternation des couples Balkany et Hortefeux venus l’accueillir, Nicolas Sarkozy est pris d’un nouvel accès de colère. Il rend publiquement sa femme responsable de son échec électoral. Il demande au stagiaire médusé de faire passer un message à Cécilia — « … Que cette fois-ci, c’est bien fini ! Que ses robes Prada, elle se les payera elle-même ! Et que j’annule son forfait SFR ! Et que si elle revient, j’annule tout ! ». Puis il annonce qu’il démissionne du conseil général des Hauts-de-Seine. Il reste sans réaction quand on lui apprend que l’UMP s’est dissoute. « On verra », répond-il à la presse qui le questionne sur son avenir politique : pour le moment, il se prépare à « habiter la fonction du perdant » ; il veut « traverser le désert en bateau ». Son ami Vincent Bolloré, qui devait lui prêter son yacht pour aller réfléchir, en cas de victoire, lui prêtera l’un des Zodiac du palace flottant.  mercredi 16 mai 2007 Cérémonie de passation des pouvoirs. A 11h00, Ségolène Royal est accueillie sur le perron de l’Élysée par un Jacques Chirac rayonnant, qui lui tend la main avant de lui claquer une bise et de lui passer, longuement, la même main dans le dos, voire plus bas : « C’est plus sympa qu’avec l’autre », commentera-t-il en privé. La présidente reste impassible. Leur entretien dure une heure. Vers 11h40, un retentissant « salope ! » jaillit des salons élyséens, prononcé par la voix inimitable de Jacques Chirac. La presse, massée à l’extérieur, blêmit. L’insulte est répétée à deux reprises, bientôt suivie par une nouvelle salve non moins dégradante — « pétasse ! grognasse ! ». Le chef du protocole se tord les mains sur le perron. Tous les regards sont braqués sur les portes du palais. A midi, pourtant, la nouvelle présidente de la République, rayonnante, raccompagne son prédécesseur dans la cour d’honneur et prend congé de lui sur une chaleureuse poignée de mains. « Merci pour tout, cher Jacques ! Mes amitiés aux Hariri. Pour les codes du nucléaire, vous m’aviez dit quoi, déjà ? » En riant, elle dissipera l’équivoque devant la presse interloquée : « Ce fut, naturellement, très respectueux. Monsieur Chirac m’a simplement entraînée à serrer des mains et à prendre toutes les insultes avec le sourire — qualité première et essentielle pour le poste, selon lui. » Premières mesures. Dans la soirée, les premières mesures du quinquennat sont dévoilées. La présidente annonce le lancement d’un vaste plan d’économies gouvernemental : « Un euro dépensé, un euro utile », qui va d’abord se concentrer sur les frais de bouche de l’Élysée. D’autre part, les conseils des ministres et les séances de l’Assemblée Nationale sont reportés au mardi — parce que le mercredi, c'est le jour des gosses. Les grands symboles de la République ne sont pas oubliés. En janvier, durant sa campagne, le candidat Nicolas Sarkozy avait évoqué la mémoire du jeune fusillé communiste Guy Môquet, faisant crier la gauche à la captation d’héritage. Est-ce une réponse indirecte de Mme Royal ? A sa demande de la présidente, on affichera dans toutes les écoles de France, à l’intention des élèves qui auront le droit de la lire ou pas, une lettre peu connue de Mme Môquet à son fils : « … Qu’est ce que tu fais à traîner tout le temps dans les rues ? C’est dangereux. Pense à ta mère, pense à ta famille, n’oublie jamais que la famille, c’est le socle qui te permettra, à toi, d’avancer dans la vie, et à ton pays, de s’en sortir. Ta mère qui t’aime. »   La suite demain...

Le 14 juillet 2015 à 11:19

« Où sont les femmes ? »

C’est une question très technique qui plonge mes compétences dans un abîme de confusion puisqu’il faut d’abord s’entendre sur le sens du mot femme. Même si au cours de ma maigre expérience j’ai eu l’occasion d’en fréquenter pendant les soirées dansantes ou autres fantaisies vétérinaires, je ne peux décemment pas prétendre savoir ce qu’est une femme et encore moins dire où elles se trouvent. Néanmoins, puisque j’ai accepté de me prononcer sur cette question publiquement, mon intégrité ne peut se contenter d’une réponse fumiste et je vais tâcher de m’en sortir par l’habile pirouette de la culture. Au gré de mes lectures, j’ai pu observer que les femmes sont ainsi faites qu’elles se cachent pour vieillir. En revanche, lorsque sonne l’heure de l’apéro, elles ne sont pas les dernières à se damner la cuisse pour un bon Mercurey. Dans certains manuels de bricolage, on souligne que les femmes sont habiles à la carabine du fait de leur sens pratique en matière de composition florale. Les femmes travaillent dans des bureaux roses, sont carmélites ou pompiers volontaires. On en trouve parfois recroquevillées sous une auto bon marché dans l’espoir qu’un jour meilleur vienne balayer leur mari hors du véhicule. Quelques autres préfèrent vivre en meute, (« entre femmes » dit-on pudiquement) ou d’autres encore lisent des poèmes d’avant-garde. La rumeur populaire raconte que seule la femme peut enfanter et cuisiner un couscous mais quelques auteurs brillants prouvent modestement le contraire. Dans la plupart des grands classiques littéraires qui peignent la nature des femmes, j’ai relevé un goût farouche pour la couleur beige, les gros nibards et les contrepèteries infantiles. Au détour de mes meilleures lectures à ce sujet, j’ai pu examiner que quelques femmes s’adonnent à la vie avec une fureur mêlée de poivre et de distance qui confère à leur existence un caractère rudement sexy. D’autres par contre, portent le poil nu et ras, à l’instar de ces petits chiens hideux que l’on s’arrache sur le marché boursier. C’est tout ce que je peux vous dire à ce sujet. En attendant le silence, je vous propose d’alimenter cette brève réflexion à l’aide de quelques ouvrages de référence sélectionnés pour l’occasion. Bien à vous, Nicole

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