Marie Gloris Bardiaux-Vaïente
Publié le 20/07/2015

De ces petits riens du tout qui nous gâchent nos soirées dansantes


Parmi les désagréments récurrents de leur vie quotidienne, les femmes subissent les types qui les tripotent sans leur consentement. Et ceux qui les insultent. Et ceux qui, sans mots orduriers, les insultent plus encore. Et c’est de cela dont je vais te parler aujourd’hui.

J’appartiens à ce que les sociologues ont nommé jenesaisplustropcomment, mais tu sais cette nouvelle catégorie socio-professionnelle : milieu culturellement privilégié mais économiquement pas super à l’aise*. Je te raconte ma vie pour t’expliquer mon contexte. Donc je fréquente tout un tas de personnes de même catégorie socio-professionnelle (grosso modo), je vis en province (au fin fond du monde pour tout dire) et je ne suis pas confrontée au « harcèlement de rue » tel qu’il existe dans les grandes villes.

Non, je suis confrontée au mec super lourd, sexiste, cultivé, de classe moyenne à moyenne supérieure. Alors je ne sais pas comment ça se passe rapport au harcèlement de rue, mais celui que je viens de décrire, c’est une plaie.

 

Parce qu’il a raison. Parce qu’il a fait des études supérieures ou qu’il a un job socialement valorisé. Parce que tout le monde sait, mais que personne n’en parle. L’omerta. Parce que franchement, tu pourrais rigoler, quoi. C’est pas méchant. Oh ça va, n’en fais pas tout un pataquès.

 

Ras le bonbon. Et c’est vraiment le cas de le dire.

Ce qui n’est pas supportable dans certains quartiers ne l’est pas plus un cocktail à la main.

L’argent n’achète pas tout (tu le vois là, le Carlton qui se rapproche, mais je ne sombrerai pas dans cette facilité).

Ma problématique face à cette espèce de néandertalien, c’est que je m’en veux. Beaucoup. Par mon manque de réaction, à chaud. Par cet effarement qui a chaque fois me prend à la gorge et m’empêche de renvoyer droit dans ses cordes l’importun.


- « Comment un homme cultivé peut se comporter ainsi au 21ème siècle ? »

- « Peut-être qu’il rigolait en fait ? »

- « C’est moi qui suis trop réactive… »

Etc. Etc. Etc.


Culpabilisation culturelle et éducative (et pourtant vis-à-vis de cette dernière, j’ai plutôt été bien instruite). Finalement, « je dois bien la chercher » cette façon de faire chez l’homo erectus qui me fait face.

Et puis j’apprends au fil des conversations, des bavardages des uns et des autres, qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Qu’untel est très connu pour avoir la main leste sur toute rotondité qui passe à sa portée, que tel autre aime bien coincer les filles dans des coins sombres « sans vraiment leur faire de mal, hein ».

Ah ? Et il commence où « le mal » que l’on fait à un être humain ? Là où les autres ont décidé qu’il devait l’être pour leur propre confort moral ?

Il commence là où il y a plainte. Où la personne (homme, femme) incriminée dans une relation subie – même « uniquement » verbale – dit qu’elle a vécu cela de façon négative, humiliante, qu’elle s’est sentie salie. Et si elle n’est pas reconnue comme victime (« Oui, c’est un connard, non ce n’est pas de ta faute » fait déjà l’affaire pour moi) il y a fort à parier que la prochaine fois elle laissera de nouveau passer le harceleur, sans le faire trépasser (métaphoriquement, je suis pour la non-violence). Enfin, lui ou un de ses congénères. Et culpabilisera encore. Et le cercle vicieux, blablabli.

Alors, toi, homme égalitariste, féministe, du 21ème siècle, s’il te plaît, quand tu es au courant qu’un type n’est pas bien reluisant dans ses attitudes avec la gent féminine, aucune d’entre nous ne te demande d’aller lui casser le nez APRES qu’il se soit comporté comme le dernier des Cro-Magnon. En revanche, n’hésite pas à nous mettre en garde AVANT. On y gagnera tous du temps, de l’énergie et du LOVE sur cette planète. Parce que ce Cro-Magnon-là, il te fait du mal à toi aussi, à ton genre, à ton sexe, à ce que les femmes pourraient trimballer comme préjugés et réactions, par défense.


Give Peace a Chance.

Mais Fuck les affreux.

 

* « Intellos précaires » me souffle l’oreillette.


Dessin : James

Scénariste de bande dessinée, historienne, militante pour l'abolition universelle de la peine de mort et blogueuse féministe en pleine déconstruction, j'écris sur tout ce qui donne du sens à ma colère et à mon désir de comprendre le monde.
Et certains soirs, quand ça ne suffit pas, je compose des poésies érotiques.

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Le 20 décembre 2012 à 13:37
Le 25 décembre 2011 à 08:55
Le 22 janvier 2012 à 08:49

Crac boum hue!

Dans le métro parisien, cette semaine. Les gars, pas tout jeunes, sont entrés à la station Saint-Jacques. Chapeautés de feutres noirs, ils étaient vêtus de costumes de même couleur. Le plus grand s’est adossé à une portière opposée au quai et le petit, plus énergique, a fait une pirouette en s’accrochant à la barre centrale. Puis il a commencé une sorte de monologue, assez comique, sur la conjoncture, la crise et le déficit. Instinctivement, beaucoup des voyageurs occupant le wagon – on était en début d’après midi – avaient tourné la tête vers l’infini, jouant mal l’indifférence. D’autres semblaient amusés, un peu… Sur la banquette, en face de la mienne, était assise une jolie femme, au chic bourgeois et raffiné. Comme c’est la mode depuis quelque temps, elle avait gainé ses jambes de bas noirs qui, je dois l’avouer, troublaient quelque peu la lecture du volume d’austère littérature que je tenais entre les mains. Mes pensées étaient ailleurs… Ma voisine était sérieuse, trop, et ses jolis yeux ne trahissaient aucun passage de folie passagère sous ses cheveux auburn… Méfions nous de l’eau qui dort ! Les deux lascars musiciens avaient enchaîné coup sur coup deux tubes de Jacques Dutronc. Qu’ils chantaient bien et qu’ils étaient drôles ! Un début de sourire se dessina sur le visage de ma voisine puis elle sourit franchement, aux anges ! Et elle se mit à chantonner tout doucement : « Moi, j’ai un piège à fille, un piège tabouuuuuuu ! Qui fait crac boum hue ! Un joujou extra ! » Croyez-moi si vous voulez, mais certaines bourgeoises ne sont vraiment pas sérieuses. Et c’est vachement bien.

Le 15 septembre 2014 à 15:21
Le 4 août 2015 à 08:09

Il ne suffit pas d'être femme pour être femme

La France peut déplorer dans son Histoire, un déficit de « femmes politiques », de figures féminines engagées auxquelles la masse des femmes en devenir puisse s’identifier ; ce qui paradoxalement n’a jamais nui à l’identité féminine de la France. Des personnages illustres, tel Dominique de Villepin, n’ont d’ailleurs pas hésité à faire de notre pays une femme… « chaude » : « La France a envie qu’on la prenne, ça lui démange le bassin », voire une femme « chienne » si l’on s’en réfère aux propos de François Mitterrand qui dans sa prime jeunesse, a qualifié la terre de France comme ayant un goût prononcé pour le viol et en redemandant : « La force naît de l’équilibre. Non par la demi-mesure, la fausse sagesse du juste milieu, mais par l’âpre violence, la conquête brutale, la soumission exigée. La terre (de France) aime ce viol et rend à l’homme plus qu’il n’espère. Mais, en le reconnaissant pour maître, elle le tient. Journal des compagnons de France », avril 1943 -récit de son retour de captivité –. Pas étonnant donc qu’au jour où la France a voulu s’ériger au rang de présidente avec la candidature à la présidentielle de Ségolène Royal – le seul exemple que j’ai pu trouver -, les réactions suscitées aient été exacerbées. Là où beaucoup n’ont voulu y voir que la cause d’une personnalité « déjantée », j’y vois d’avantage le reflet d’un rapport du collectif face à ce que l’on pourrait nommer l’érection, pardon l’élection d’une « femme femme » au pouvoir… J’entends par là une femme qui aurait un « mode de jouissance » différent du « tout phallique ». Si l’on regarde la plupart des femmes en politique de l’époque de la candidature présidentielle de Ségolène Royal, qu’il s’agisse de Michèle Alliot-Marie, de Martine Aubry ou tant d’autres, elles avaient toutes accepté d’endosser le costume de l’homme. Toutes adopté leurs codes, leurs modes et… leur phallus. En bref, il ne suffit pas d’être femme pour être femme. A leur décharge, on sait combien le mode de jouissance qui se rattache au féminin a toujours été menacé dès lors qu’il s’est agi de le sortir du champ traditionnel où il a été cantonné. Et si l’homme apprécie à sa juste mesure cette part dite « féminine » et qu’il a laissé à la femme tout pouvoir de l’exprimer dans les champs qu’il n’a pas investi, là où il siège en roi, il ne serait question qu’il perde la main. Inconcevable et paradoxal… La France risquerait de perdre sa virilité ! Il a donc fallu en faire des magouilles pour parvenir à investir le champ des hommes en montrant patte blanche, faire oublier cette part « féminine », et donner à croire qu’on est un homme déguisé en femme. Pour autant, je ne connais point d’homme seul, qui en matière de politique, ait fournit la preuve incontestable qu’il est le détenteur de la solution finale à tous nos problèmes (Hitler a bien tenté le coup…). L’introduction d’un autre mode de jouissance au pouvoir serait donc d’un certain intérêt, que dis-je une cause nationale, voire mondiale. Reconnaissons à Ségolène qu’elle a sûrement été une des premières femmes en politique qui n’a pas cherché à travestir sa part féminine. Elle est celle qui naïvement ou révolutionnairement a choisi de rester « femme femme » en politique. Et non contente de s’identifier à la France, La France Présidente, c’est un peu comme si elle avait ouvert ses bras ou ses jambes pour accueillir tous « les phallus de la renommée », soulevant dès lors, vague d’indignations et violences verbales infinies. Chaque adversaire n’hésitant pas à utiliser le discours argumentaire politique pour servir leur rejet d’une telle possibilité : comment une femme et qui plus est, la France, pourrait-elle au final jouir à ce point ?! Comment pourrait-elle vouloir être pénétrée sans restriction?! Dominique de Villepin avait raison ! (à L’ENA, cet homme visionnaire avait d’ailleurs déjà commencé à mettre en application son programme politique en sortant avec Ségolène... Cf VOICI). Or « il y a un plus de jouir indicible chez la femme » dit Lacan, indicible parce qu’impossible à symboliser et ce plus de jouir nourrit depuis la nuit des temps chez l’homme, un vaste et bien réel sentiment d’infériorité. Rien d’étonnant au fond à ce que n’ait cessé de se manifester cette volonté ancestrale de l’homme de soumettre la femme, de la détrôner de son statut de sujet en la rabaissant au rang d’objet. Iconisée par les uns, diabolisée par les autres, la dame blanche est dès lors devenue la femme à abattre. Jamais une élection n’a suscité autant d’angoisses de chefs, beaucoup n’ont pas supporté cette femme trop… « bonne ». Maintenant, le couvercle de la marmite s’est refermé et tous les éléphants et les buffles soufflent. Tout plutôt que l’élection de cette femme mi-vierge, mi-sorcière qui nous a fait perdre pied un instant… Mais que l’homme se rassure ! Car il n’est pas exclu de ce « plus de jouir », puisqu’il possède, comme la femme, une part féminine et une part masculine… Les maîtres de la psychanalyse mais aussi les grands mystiques tels Saint-Jean de la Croix (cf La montée au Carmel) ont su l’évoquer. Alors si l’homme parvenait à accepter cette accession au pouvoir du mode de jouissance féminin, ce serait un immense pas symbolique, le signe qu’il est enfin prêt à accepter sa propre part féminine sans le vivre comme une menace pour sa part masculine ; le début d’un grand rêve, celui de nous inscrire enfin dans une jouissance harmonieuse du pouvoir où féminin et masculin peuvent

Le 3 janvier 2012 à 08:55

Maman !!!

Il est une question cruciale insuffisamment posée en cette période post festivités : que faire des cadeaux inappropriés ? La FNAC a la solution. Sur la page d’accueil de son site, elle vous donne un ordre clair, en lettres capitales et en orange : « REVENDEZ VOS CADEAUX ». Pour nous déculpabiliser de vouloir tirer profit de la chose, l’entreprise nous explique que ce n’est pas notre faute, car, au choix, et toujours en gros et en orange : « JE L’AI DEJA ! » ; « JE L’AI EU EN DOUBLE ! » ; « EN TRIPLE ! » ; « JE N’EN AI PAS BESOIN ! » ; et attention, on nous garde le meilleur pour la fin : « MAMAN S’EST TROMPEE ! » Ce dernier point d’exclamation est lourd de sens, on sent qu’il contient des précisions qui  démangent, du genre : « cette conne » ou bien « comme d’hab’ ». De plus, Maman étant la seule à être incriminée, on se dit que ce n’est pas Papa qui commettrait une telle bévue. Car pour ceux qui l’ignorent, la FNAC ne vend ni du maquillage ni des couches-culottes, mais des trucs super compliqués comme des téléphones, des livres, des DVD, des ordinateurs ! Pour comprendre leur fonctionnement, il faut en avoir fait des études. Voilà pourquoi Maman, non contente de claquer l’argent du ménage et de courir les boutiques avec ses copines pendant que Papa travaille, Maman donc, cette pétasse, n’est même pas foutue de choisir un CD ! Et ça ne s’arrange pas. On me dit que Maman aurait hurlé « Joyeuses Pâques ! » à ses proches le 1er janvier 2012 à 0h00. Bref, Maman « craint ». Or n’oublions pas une chose, c’est que Maman va voter en mai 2012. Vous imaginez, si elle glisse dans l’urne sa liste de courses au lieu du bulletin gagnant ? Personnellement je ne vois qu’une issue, en orange et en gros dans le texte, avant qu’il ne soit trop tard je vous en supplie : « REVENDEZ MAMAN ! »  

Le 1 juillet 2011 à 08:29

Ce que veulent les femmes

Pubologie pour tous

En publicité comme en politique, on a besoin d’une opinion publique. On l’appelle « les gens », « les Français », « la ménagère » ou « Monsieur Dugenou », mais la réalité de base est toujours la même : il existe une kyrielle de personnes différentes, avec des avis différents, des besoins différents et des aspirations différentes, mais aussi un peu pareils des fois. Et il faut en faire un tout compact et transparent, qu’on peut facilement saisir et qui offre des généralisations bien pratiques, du type « les Français veulent plus de sécurité » ou « la ménagère veut qu’on lui vende du rêve ».En publicité comme en politique, il n’est pas question de tirer cette opinion publique vers l’avant. Il est question de la suivre. De la comprendre au mieux. De savoir de quoi parlent tous les Monsieur Dugenou et les Madame Duchemin quand ils prennent le thé. Mais en publicité comme en politique, on ne croise pas Monsieur Dugenou et Madame Duchemin tous les jours (on a arrêté de prendre le métro, c’est sombre et ça pue la pisse).En publicité comme en politique, Monsieur Dugenou et Madame Duchemin sont donc des graphiques en bâtons, des courbes, des camemberts et de bons vieux clichés réacs. Une pincée de mépris et l’on obtient des certitudes sur ce qu’ils veulent entendre. Et l’on a bon espoir que si on leur dit ce qu’ils veulent entendre, ils nous donneront ce qu’on attend d’eux.Dans une France où tout le monde penserait ainsi, la peine de mort aurait cours, l’on avorterait encore avec des kits de loisirs créatifs et la publicité ne serait que le tas infâme et fade de clichés que cette chronique essaie de dénoncer.Et maintenant, une parenthèse de fiction théâtrale (toute ressemblance avec des faits réels est probablement garantie par une étude d’opinion) :MONSIEUR DUGENOU. - Ah vous verriez ma petite-fille. A 6 ans c’est déjà une vraie petite femme. Comme elle minaude ! Tout ce qu’elle veut, elle l’obtient ! MADAME DUCHEMIN. - C’est celle dont les parents ont divorcé ?MONSIEUR DUGENOU. - Non, ça c’est mon autre petite-fille. Mon fils n’a pas aimé que sa femme lui fasse un gosse dans le dos. Il était pas prêt vous voyez. Mais c’est comme ça les femmes, quand y’a les hormones qui se réveillent, elles peuvent pas attendre. Elles sont faites pour ça après tout !MADAME DUCHEMIN. - Ah ben oui hein, c’est la nature. Les femmes elles ont le charme pour elles, les hommes c’est la force. Il faut respecter ça.MONSIEUR DUCHEMIN. - C’est bien vrai ça : il faut respecter la nature. Tenez, les homosexuels, moi j’ai toujours dit : c’est contre-nature. C’est qu’ils ont pas essayé d’être normaux, ou que ça s’est mal passé. J’ai toujours dit : un homme, ça ne peut pas résister à une belle femme !MADAME DUCHEMIN. - Bien sûr. Y'a quoi à la télé ce soir ?

Le 28 juillet 2015 à 17:25

Lettre à Afifé Jalé, première comédienne musulmane

Chère Afife, Vous êtes née en 1902 à Constantinople dans une drôle d'époque. L'Empire ottoman se décomposait, les rues se remplissaient de plus en plus de sans-logis, incendies et maladies ravageaient la ville. Mais, comme toujours, il y avait des gens assez fous pour faire du théâtre dans cette atmosphère chaotique. Depuis peu, les chrétiennes pouvaient faire leur apparition dans les rôles féminins, jusque-là tenus par des hommes, alors qu'il était encore impensable pour une femme musulmane d'y songer. Et vous, chère Afife, vous avez été têtue. Dès que vous avez eu dix-huit ans, vous avez pris des cours, assisté à toutes les répétitions d'une troupe istanbuliote dans l'espoir de monter sur scène, puis, comme dans un conte de fées, un soir de 1920 une actrice arménienne s'est absentée et vous avez réussi à convaincre tout le monde que vous pourriez prendre sa place le temps d'une représentation. Bien sûr, la police a fait une descente à la fin du spectacle, mais vous avez recommencé. La course folle pour fuir les agents de police a continué pendant des mois, on vous a harcelée. Le ministère de l'Intérieur a pris un décret pour vous décourager. Vous avez fugué par les coulisses de nombreuses fois, vous avez été emprisonnée, insultée, traitée de prostituée, vous avez séjourné dans des hôpitaux psychiatriques, votre famille vous a mise à la porte, vous avez changé de nom, de troupe, de ville, vous avez connu la misère, la maladie, la dépendance, mais vous n'avez jamais renoncé à votre amour du théâtre. Chère Afife, vous seriez affligée de voir qu'un siècle plus tard les mêmes esprits barbares essaient d'effacer le corps de la femme de l'espace public, et ce non seulement à Istanbul, mais partout dans le monde. C'est pourquoi il était urgent de parler de vous lors de l'un des plus grands festivals de théâtre au monde, que vous auriez certainement adoré. Merci d'avoir montré la voie, Afife Jale.

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