Dominique Cozette
Publié le 18/08/2015

Pouffe-pouffe !


Si on dit que le cerveau de l'homme se situe dans son sexe, on comprend mieux pourquoi ils veulent tous avoir le plus gros. On peut supposer alors que l'âme des femmes est dans la culotte. Certaines savent bien l'enfiler, cette petite pièce, et surtout l'ôter à bon escient. Je pense à toutes celles qui jouaient au radada avec un vieux macho rital et qu'il recasait dans son gouvernement. A celle, mineure, passée entre les crocs d'un footeux et dont la fortune fut faite grâce à sa chute de reins qui enthousiasma photographes et créateurs de mode. A celle bafouée par un président qui commit un best-seller baveux sur leur intimité. Et tant d'autres. Car qui dit batifolage dit tournicotage assisté dans les magazines people et autres plus sérieux (pour l'analyse socio-philosophico-machin du truc), les télés et les radios en vogue et les discussions de cafeterias, et là, bingo ! On ne peut plus se passer d'elles, elles font des films, écrivent des articles, traînent dans les places to be, deviennent égéries de sacs à main ou chroniqueuses dans des émissions qu'on déteste regarder, bref campent dans l'actu. Puis, à la toute fin de leur vie, elles nous révèlent qu'elles n'ont jamais été vierges et qu'elles se sont entraînées depuis toutes petites à entrer dans la grande compétition des pouffiasses de la planète afin d'être un jour au top et de réussir leur vie. C'est quand même plus marrant que d'être étalagiste chez Speedy, physionomiste dans une boîte à Gand ou branleuse de dindons (si, si, ça existe), concluent-elles dans un bruyant dernier soupir.
Je nais, je hurle, je fais chier, je fais des touches, des conneries, de la musique, je me marie, je fais une fille, je m’emmerde, je divorce, je fais la bringue, du piano, de la pub, des chansons, du chili con carne, des romans, je fais du bien, je fais du mal, du roller, de la peine, je fatigue, je me fais jeter, je persifle et signe, je chante, je soude, je me remarie, je peins, j’accroche, je décroche, je m’accroche, enfin j’essaie. 

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Le 19 octobre 2011 à 09:17

Sonic Youth

Le hérisson est un petit animal mignon de la famille des petits animaux mignons. Se nourrissant essentiellement de petites bestioles peu mignonnes, il fera la joie des jardiniers écologistes. Comme son lointain cousin le porc-épic, le hérisson est un animal de type piquant : lorsqu'il est face à un danger, il se hérisse (ah, tiens, je n'avais jamais fait le rapprochement). Hélas, cette manoeuvre de diversion est bien inefficace face à son prédateur naturel, l'automobiliste. Elle a également valu au pauvre animal de prêter son nom à des choses aussi terribles que « l'élégance du hérisson », un roman où l'on se sert du malheureux rongeur pour enfoncer des portes ouvertes, ou que la tactique du hérisson. Cette dernière consiste à s'arc-bouter en défense à l'aide de longues piques et de miser sur la rapidité de ses ailiers pour tenter de piéger l'adversaire sur une contre-attaque. Une technique bien connue en Suisse : en 1386, les Autrichiens sont ultra-favoris du match retour, qui se dispute à Sempach. Mais, alors qu'ils s'arc-boutent en défense à l'aide de longues piques, le Suisse Winkelried trébuche bêtement, emportant dans sa chute suffisamment de lances adverses pour que ses coéquipiers puissent s'engouffrer dans la brèche et mettre la pâtée aux Autrichiens et c'est particulièrement troué que Winkelried entre dans la légende nationale. Quant à moi, on m'a demandé une chronique « un peu moins hérisson », je pense que c'est en rapport avec ma passion pour les ramoneurs. Ou alors parce que je voulais qu'on me caresse resse resse. Je vous tiens au courant.

Le 27 février 2012 à 09:02

Le candidat providentiel

Il ne se recommande d'aucun parti. Il est anti-européen et anti-bureaucrate. Sur son affiche électorale, on peut lire : « Homme neuf, j'arrive avec des idées neuves. » « Loin d'être l'apanage de certains, l'Assiette au beurre doit être le privilège de tous. » « Vive la république libre et sans bureaux ! » Son programme tient en une dizaine de propositions. Il réclame la transformation en port de mer de la Place Pigalle,le nivellement de la Butte Montmartre, la suppression de la bureaucratie, celle de l'Ecole des Beaux-arts, l'abolition de l'impôt sur les bicyclettes, le transport des dépêches militaires par poissons voyageurs. Il a beaucoup voyagé. Ses titres impressionnent : vice-président du Syndicat des baleiniers de la Corrèze, animateur de la Société générale de publicité dans les W.C du Soudan...  L'homme s'enorgueillit d'être l'inventeur de l'anti-filtre qui transforme instantanément l'onde la plus pure en eau crapoteuse. Le 20 août 1893, Captain Cap qui se présentait aux élections législatives dans la deuxième circonscription du IXe arrondissement de Paris n'obtint que 176 voix, soit 2,22% des suffrages. Dommage. La candidature de ce Captain Cap qui s'appelait en réalité Albert Caperon était soutenue par les habitués de l'auberge du Clou sise rue Trudaine. A savoir Alphonse Allais, Courteline, les poètes Raoul Ponchon et Emile Goudeau. Par où l'on voit que le Clou ne manquait pas de piquant. Captain Cap prononça des discours dans des préaux d'école. Ça et là, dans le quartier Saint-Georges, on l'acclama. On expérimenta ses recettes de cocktail. Une fois dans les urnes,on le bouda. La dureté de la vie politique... Alphonse Allais garda la mémoire de ce fantaisiste,mort prématurément. Il en raconta la truculente biographie en 1902.

Le 3 juin 2012 à 09:02

Silence, les joueurs sont prêts

Une virgule en terre battue, par arpenteur, out depuis 1971

Roland Garros n’est pas n’importe quel aviateur mort : il a été champion interscolaire de cyclisme en 1906. C’est dire combien il était doué, puisqu’à cette époque le dopage n’existait pas. Raison pour laquelle, sans doute, on a baptisé un stade de tennis parisien à son nom. A moins que ce ne soit une conséquence du goût hexagonal prononcé de donner aux choses le nom de personnes mortes : une Poubelle, la Bibliothèque François Mitterrand, la Place du Général de Gaulle, le Boulevard Voltaire, le Vestiaire Zinédine Zidane, ou autres Ecole de Journalisme Jean-Pierre Pernaud… Dans le stade Roland Garros, des gens en short se passent une petite balle jaune, mais personne ne veux la garder, car « c’est trop non, fallait pas, vraiment… », et ce pendant des heures en disant « tenez », « mais non, tenez » d’où l’origine du nom de ce sport (si, si). A Paris, cette inhabituelle et pour le moins étrange politesse, n’est pas sans fasciner les foules, peu coutumières d’une telle prévoyance envers son prochain. Alors les parisiens, après s’être bousculés dans le métro et insultés dans la file d’attente, s’installent autour des joueurs, et les regardent avec admiration, dans un silence religieux en secouant la tête de gauche à droite, et de droite à gauche pour les plus audacieux. Arbitre compris. Un tel succès ne pouvait laisser indifférent les médias, et par conséquent les sponsors. Les joueurs, flairant la bonne affaire, se sont mis à rivaliser d’adresse et de politesse, se renvoyant la balle à qui mieux-mieux, jusqu’à ce que l’un abandonne en serrant la main gluante de sueur de l’autre. Le gagnant s’excuse alors d’avoir gagné, pleure de désolation et loue le talent de son adversaire, qui promet de perdre encore plus élégamment la prochaine fois, devant un public époustouflé. Pour les récompenser d’une telle leçon d’humilité, les organisateurs et les sponsors offrent au vainqueur un gros chèque avec plein de zéros, et celui-ci dit merci. On donne presque le même chèque au perdant, question de fair-play. Et celui-ci dit merci aussi. Puis les joueurs s’en vont ensemble, bras dessus-dessous, en riant. Pour résumer, le tennis est un sport de racket, où il faut éviter les coups de filet… Contrairement au cyclisme qui est un sport de pédale qui fait mal au cul… Mais ça c’est pour le mois de juillet…

Le 15 décembre 2010 à 12:37

Mario Monicelli : un uomo grande grande

Se faire la belle par la fenêtre

Il se défendait d’être « le père de la comédie à l’italienne ». Tel était son surnom depuis 1958, année de sortie du génial « I Soliti Ignoti » (Le Pigeon). Menée par Peppe la panthère (Vittorio Gassman), boxeur raté mais beau parleur, une bande de cambrioleurs du dimanche projette de commettre un casse au Mont de Piété avant de percer le mauvais mur et de finir attablée dans une cuisine autour d’un plat de spaghettis aux pois chiches, à débattre des talents culinaires de la fiancée de Peppe. Pour Mario Monicelli, la comédie à l’italienne était née bien avant lui du temps de la Commedia dell’Arte, à travers les personnages de Polichinelle ou d’Arlequin, deux serviteurs qui luttent pour sortir de leur condition et se protéger de la misère ou des maîtres qui les maltraitent.  Pourtant, en 65 films et 60 ans de carrière, Monicelli a su mieux qu’un autre brosser les désirs, les désespoirs et les turpitudes des Italiens, donc des humains, en mêlant le comique et la farce à la mort et à la maladie. Réalisateur prolifique et maintes fois couronné – Lion d’or de Venise en 1959 pour « La Grande Guerra » (La Grande Guerre) – il n’a jamais cessé son combat politique, donnant des interviews jusqu’à la fin de sa vie pour brocarder les dérives de Berlusconi et la passivité de ses concitoyens. En 1977 il tourne « Un borghese piccolo piccolo » (Un bourgeois tout petit petit) dans lequel Alberto Sordi, magistral, campe Giovanni Vivaldi, un bourgeois obsédé par l’idée de venger la mort de son fils et qui en perd toute dignité, avant de sombrer dans une folie meurtrière. Le 29 novembre 2010, Mario Monicelli, âgé de 95 ans, s’est jeté par la fenêtre de sa chambre d’hôpital à Rome.  « Un uomo grande grande » (Un homme grand, très grand). Ça ferait un joli titre pour un dernier film.

Le 24 septembre 2013 à 08:59

Le Vatican admet finalement que les dragons n'ont « peut-être » pas existé

Vatican – L’Église catholique semble bien décidée à faire sa cure de modernisme. Après les récentes déclarations du pape sur l’homosexualité, un autre tabou pourrait bien tomber, celui de l’existence des dragons dans certaines Saintes Écritures. « Malgré de très nombreuses recherches archéologiques et biologiques, jusqu’ici, aucune preuve n’a pu être apportée » a commenté le Saint-Siège dans un communiqué laconique qui parle désormais de ces créatures ailées crachant le feu au conditionnel. Une nouvelle qui a surpris bon nombre d’observateurs du monde catholique qui ne s’attendaient pas à un tel revirement de l’Église Catholique. « Il est clair que le pape François veut faire évoluer l’Église. Mais est-ce que les fidèles accepteront de tels changements » s’interrogent de nombreux spécialistes. « Cela remet tellement de choses en cause, tout d’un coup. Beaucoup de gens vont être perdus. Soudain, toute une partie de leur croyance disparaît » s’alarme un autre. Très présents dans de nombreuses Écritures Saintes, les dragons ont été selon les spécialistes, pour la plupart, décimés par des saints et des évêques qualifiés de « saints sauroctones », souvent dans le simple but politicien d’asseoir leur pouvoir auprès des populations locales, essentiellement au mépris de la conservation d’un écosystème préexistant. Mais désormais, le Vatican remet en cause la version officielle. « Jusqu’ici, aucune preuve matérielle de l’existence de ces créatures n’a pu être apportée. Il semble que la plupart du temps, il ne s’agisse hélas vraisemblablement que de métaphore » ajoute le Saint-Siège. Après avoir avancé sur la position de l’Église sur l’homosexualité, beaucoup pensent que cette sortie pourrait mettre en colère certaines congrégations très conservatrices. « C’est scandaleux. L’Église est en train de succomber à une mode du modernisme et de la repentance » affirme le curé de Saint Nicolas du Chardonnay, église parisienne occupée par des traditionalistes depuis plus de 35 ans, qui s’inquiète du terrain particulièrement glissant dans lequel le pape François semble amèner l’Église « D’abord Galilée, puis les homosexuels. Maintenant les dragons. Et après ?» Le Gorafi Photo: Wikicommon

Le 11 septembre 2013 à 08:40
Le 3 septembre 2013 à 10:37

Bilan de l'été : encore des dizaines de morceaux de musique massacrés à la guitare sur les plages en France

Le ministère de la culture vient de publier son traditionnel bilan des morceaux de musique les plus massacrés à la guitare cet été sur les plages. Les chiffres stables par rapport à l’été 2012 restent toujours préoccupants. L’indétrônable No Woman No Cry Le standard de Bob Marley reste cette année le morceau qui a été le plus malmené sur le littoral français cet été, suivi de près par Come as you are de Nirvana et par Wonderwall de Oasis. La référence reggae a été reprise 10906 fois, dont 406 fois par la même personne, un étrange homme blanc portant des dreadlocks aperçu torse nu sur les plages du pays basque. Dans un classement qui ne connaît pas de grands bouleversements, la plus forte progression est effectuée par la chanson Over the Rainbow qui fait un bon de douze places. Le chiffre très préoccupant l’est d’autant plus avec le succès et l’arrivée massive de ukulélés constatés sur les plages, entraînant ainsi l’arrivée de nouveaux standards usant pour les oreilles. On notera un petit recul de certains morceaux vieillissants tels que Hôtel California et Stairway to heaven qui subissent de plein fouet la concurrence des titres de Christophe Maé et de Zaz, illustrant quand même la terrible augmentation du niveau sonore vocal que l’on observe depuis plusieurs années. La bonne nouvelle nous vient du coté des chansons de Gérald de Palmas. En effet, pour la cinquième année consécutive, aucun morceau du chanteur n’a été entendu sur les plages cet été. Des vacanciers qui se mobilisent Interrogés sur les plages, les touristes ne cachent pas leur désarroi. « On n’en peut plus, ce sont toujours les même qui doivent subir le comportement d’une minorité de kékés en bermudas. » déclare Claire, une parisienne venue passer trois semaines de vacances sur la côte d’Azur. La jeune femme avoue ne plus fréquenter que des plages privées ou interdisant leur accès aux personnes accompagnées d’un instrument de musique, et vouloir s’engager au sein de l’association l’Oreille Cassée, qui lutte pour la préservation sonore du littoral en France. Jacques Maroc, président de l’Association nous explique : « Il il y a toujours trop peu de prévention auprès des jeunes. Aujourd’hui, quatre accords suffisent pour jouer toute la discographie de Christophe Maé, c’est une bombe à retardement pour nos oreilles qu’on laisse dans les mains de nos enfants. Et on a aussi besoin que les pouvoirs publics puissent donner aux municipalités de vrais moyens d’action et de répression pour sanctionner les coupables». Aurélie Fillippetti a annoncé lors d’un point presse que « les bons chiffres de cette année ne faisait pas baisser la vigilance du gouvernement sur le problème ». La ministre de la culture a en outre précisé que l’opération de distribution de bouchons pour les oreilles sur toutes les plages du littoral français serait reconduite à l’été 2014. L’opposition dénonce une mesure trop laxiste en rappelant le tragique fait divers qui a vu un homme se faire lyncher par des touristes excédés après avoir entonné Imagine de John Lennon sur une plage de la Baule fin juillet. Le Gorafi  Photo:quavondo / UntitledImages /iStock  

Le 26 mai 2013 à 14:56
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