Dominique Cozette
Publié le 18/08/2015

Pouffe-pouffe !


Si on dit que le cerveau de l'homme se situe dans son sexe, on comprend mieux pourquoi ils veulent tous avoir le plus gros. On peut supposer alors que l'âme des femmes est dans la culotte. Certaines savent bien l'enfiler, cette petite pièce, et surtout l'ôter à bon escient. Je pense à toutes celles qui jouaient au radada avec un vieux macho rital et qu'il recasait dans son gouvernement. A celle, mineure, passée entre les crocs d'un footeux et dont la fortune fut faite grâce à sa chute de reins qui enthousiasma photographes et créateurs de mode. A celle bafouée par un président qui commit un best-seller baveux sur leur intimité. Et tant d'autres. Car qui dit batifolage dit tournicotage assisté dans les magazines people et autres plus sérieux (pour l'analyse socio-philosophico-machin du truc), les télés et les radios en vogue et les discussions de cafeterias, et là, bingo ! On ne peut plus se passer d'elles, elles font des films, écrivent des articles, traînent dans les places to be, deviennent égéries de sacs à main ou chroniqueuses dans des émissions qu'on déteste regarder, bref campent dans l'actu. Puis, à la toute fin de leur vie, elles nous révèlent qu'elles n'ont jamais été vierges et qu'elles se sont entraînées depuis toutes petites à entrer dans la grande compétition des pouffiasses de la planète afin d'être un jour au top et de réussir leur vie. C'est quand même plus marrant que d'être étalagiste chez Speedy, physionomiste dans une boîte à Gand ou branleuse de dindons (si, si, ça existe), concluent-elles dans un bruyant dernier soupir.
Je nais, je hurle, je fais chier, je fais des touches, des conneries, de la musique, je me marie, je fais une fille, je m’emmerde, je divorce, je fais la bringue, du piano, de la pub, des chansons, du chili con carne, des romans, je fais du bien, je fais du mal, du roller, de la peine, je fatigue, je me fais jeter, je persifle et signe, je chante, je soude, je me remarie, je peins, j’accroche, je décroche, je m’accroche, enfin j’essaie. 

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Le 13 juin 2013 à 09:54

Le relâche

Oui, vous avez bien lu : « relâche » s'emploie au masculin. Ce dont on ne se rend guère compte puisque le mot se trouve rarement seul : faire relâche, jour de relâche. Il s'agit de la fermeture temporaire d'un théâtre. La plupart du temps pour cause de congés annuels. C'est le relâche annuel. Au XIXe siècle, on parlait de repos des banquettes. Avant la Révolution, les causes de relâches étaient nombreuses. La mort du souverain ou celle d'un membre de la famille royale pouvait occasionner jusqu'à trois semaines de fermeture. Aujourd'hui, il y a le relâche hebdomadaire, généralement le lundi, accordé au personnel et aux comédiens. Quand le bâtiment exige des travaux de rénovation, c'est le relâche pour travaux. Quand une création demande la mise à disposition du plateau, c'est le relâche pour répétitions. En cas de deuil national, il peut y avoir le relâche exceptionnel. Bon vivant, le maréchal de Saxe, l'ancêtre de George Sand, voulant de la joue dans ses armées, tenait toujours en réserve un opéra comique. C'était le théâtre qui réglait l'ordre des batailles. L'actrice principale n'hésitait pas à annoncer : « Messieurs, demain relâche au théâtre, à cause de la bataille que donnera Monsieur le Maréchal ; après-demain, le Coq du village, les Amours grivois... Faire relâche peut avoir des connotations égrillardes quand il est l'équivalent d'afficher complet au Grand-Guignol, quand une femme a ses camélias, ses coquelicots. Ce qu'enregistre ce coquin quatrain : Il faut que tous les mois l'artiste se repose.Une affiche à la porte, affiche de couleur,Sur laquelle, en travers, une bande s'attache,Avertit le public, qu'ici l'on fait relâche.

Le 19 novembre 2012 à 08:40
Le 17 octobre 2011 à 08:01

Occupons les îles Caïmans !

Econotrucs #1

Le mouvement  « occupons wall street » a choisi un lieu symbolique pour exprimer sa colère, mais les îles Caïmans ou les Bahamas auraient été des endroits tout aussi appropriés. En effet, on ne doit pas oublier deux caractéristiques du système financier actuel : d’une part il est  mondial, et d’autre part, il porte en lui une part d’ombre, incarnée par la « finance fantôme » .   Le premier point n’étonnera personne : la finance s’est mondialisée encore plus vite que les autres secteurs de l‘économie, et l’on a compris depuis le début de la crise (à l’été 2007) que le défaut d’un petit courtier immobilier américain pouvait entraîner la faillite d’une PME allemande, ou d’une municipalité norvégienne.   L’autre point important c’est qu’une très large partie des produits financiers échangés - en particulier les dérivés de crédits qui ont servi de déclencheur à  la crise actuelle - le sont de gré à gré, c’est-à-dire sans passer par les bourses et les chambres de compensation. Comme lorsque vous achetez une voiture d’occasion à un particulier :  vous avez toujours peur que le contrôle technique (la notation donné par l‘agence) soit bidon. Sauf qu’ici, la voiture, vous ne roulez pas avec, vous la revendez le lendemain.   L’intérêt d’une bourse, c’est qu’elle fixe des règles, permet de sécuriser les échanges, de réduire le risque de contrepartie. Surtout elle permet aux régulateurs d’avoir une vision du marché. La finance fantôme, elle, échappe à peu près à tout contrôle, elle est absente des écrans radars : elle ne fait jamais directement appel public à l’épargne, et est presque toujours localisée dans des paradis fiscaux, ce qu’il ne l’empêche d’avoir inventé des produits financiers toxiques dont l’usage s’est généralisé.   A l’inverse, les grandes banques commerciales auront beau jeu de rappeler qu’elles sont  transparentes et extrêmement régulées, et même que c’est en raison de cette régulation que tout un tas d’institutions financières plus petites peuvent prospérer dans l’ombre. En réalité, les hedge funds, fonds d’investissement spéciaux, et autres officines de l’ombre sont soit financées par les banques, soit carrément montées par elles. Quand ce n'est pas par les compagnies d’assurances : AIG, le plus gros assureur mondial, a fait faillite en 2008 (puis a été sauvé par le gouvernement américain) à cause d’un de ses petits bureaux londoniens. Quelques petits génies avaient transformé une filiale du groupe en hedge fund tout aussi risqué que les autres, mais qui bénéficiait de la signature du mastodonte de l’assurance.   Le système financier est bien une hydre à mille têtes, il n’est pas concentré dans quelques tours de Wall Street : hypertrophiée, la finance est en tout et partout. Mais contrairement aux apparences, lorsqu’elle ne se fait pas trop fantomatique, elle est utile.  Et comme je sais que vous ne me croyez pas, je reviendrai bientôt là-dessus.

Le 8 novembre 2010 à 08:35

Félix Fénéon

Les cracks méconnus du rire de résistance

Il est passé à la postérité pour ses magistrales et très mordicantes critiques artistico-littéraires aux temps du post-impressionnisme. On relève beaucoup moins que Félix Fénéon fut aussi un agitateur redouté perpétuellement pisté par la maison parapluie. C’est qu’il crachait feu et flammes contre « la cochonne de galette », « la maladie votarde », « la tripouillerie patronale », « la racaille jugeuse » ou « l’inondation ratichonnesque » dans les canards libertaires les plus virulents de la Belle Époque (La Revue anarchiste, L’En dehors, Le Père Peinard). Qu’il servait de boîte aux lettres à des subversifs exilés. Qu’il donnait asile à des déserteurs recherchés. Et qu’on le soupçonnait d’avoir trempé en 1892 dans l’attentat à la bombe contre le commissariat parisien de la rue des Bons-Enfants en travestissant, à l’aide de la garde-robe de sa maman, l’auteur du forfait, le légendaire Émile Henry, en paisible citadine ressemblant probablement un peu au Jack Lemmon de Certains l’aiment chaud. Le fameux préfet Lépine apostrophé un jour par Fanny Fénéon, qui se plaignait d’une filature, n’avait pas pu se contenir : « Madame, je regrette de le dire, vous avez épousé un assassin. »Si nous faisons risette dans cette rubrique aux « méphistophélique Fénéon », comme l’appelait le chansonnier belge Léo Campion, c’est que « ce diable d’homme » était par ailleurs un grand comique, « réalisateur humoristique, spécifie Lugné-Poé, du difficile poème de vivre dans l’énigme ». Félix Fénéon ne cultivait cependant pas que le mystère et le goût du complot rocambolesque. Quand il prenait l’air, on ne voyait et on n’entendait que lui. Sa dégaine était dandyesque (haut de forme, manteau flottant, complet puce, souliers vernis). Sa diction était précieuse (il martelait ses syllabes comme un George Sanders dans les films de Douglas Sirk). Son flegme était inaltérable. Et, s’entêtant à ne jamais demander son chemin, il s’égarait continuellement, s’escrimant à ne consulter aucune horloge, il ne prenait ses trains qu’en marche. Mais c’est surtout lorsqu’il était traîné en justice que Félix Fénéon ne passait guère inaperçu. D’autant moins que, pour lui, le monde entier était une scène de théâtre et de music-hall. C’est ainsi que se retrouvant dans le box des accusés du procès des Trente aux côtés de 29 autres sympathisants du courant illégaliste-anarchiste, il avait pris soin de peaufiner les effets cocasses de chacune de ses répliques comme s’il débutait au Deux-Ânes. Et qu’il n’avait pu s’empêcher d’interrompre soudain le président du tribunal en train de le questionner pour lui demander s’il y avait moyen d’obtenir, à l’intention d’amies diverses, quelques cartes d’entrée pour la représentation judiciaire du surlendemain.Le jour dit, ne souciant que de faire pouffer son public, Fénéon dépasse toute mesure. Il fait remettre par un huissier en pleine séance un colis à l’avocat général Bulot. Défaisant distraitement le paquet tout en poursuivant la conduite des débats, le magistrat empêtre tout à coup ses doigts dans un immonde pâton fécal et doit courir se laver les mains sous les lazzis du farceur.Terminons avec un bel exemple de la passion de Félix Fénéon, vrai cinglé de haïkus, pour les tournures lapidaires canon. Voici une des innombrables Nouvelles en trois lignes qu’il a larguées en 1906 dans le journal Le Matin : « Un agent de police, Maurice Marollas, s’est brûlé la cervelle. Sauvons de l’oubli le nom de cet honnête homme. »Pour lire les hommages à Fénéon de l'Oulipien Paul Fournel sur ventscontraires.net

Le 14 septembre 2015 à 08:56
Le 29 janvier 2012 à 08:33

Le travail, oui, mais peut-être

Le travail, c'est la santé, me disait l'autre jour un dealer. Je lui répondis que j'avais des doutes à ce propos. A la fin du fin, il m'a donné tort, car une fois pincé, il était bon pour la Santé. Si le travail c'est la santé, on peut donc parler en toute bonne foi du cancer de l'assistanat, comme Laurent Wauquier, ancien sous-ministre à l'emploi. A ne pas confondre avec Xavier Bertrand, ministre au sous-emploi. Il ne s'agit pas du cancer de l'oisiveté, entendons-nous, juste de l'assistanat. Vivre sur ses rentes, c'est pas du tout pareil. C'est dans la bouche du président que j'ai compris que la différence résidait dans le fait qu'un homme qui tend la main n'est pas digne, ou quelque chose dans ce goût-là. Ça paraît con, comme ça, mais avec des trémolos dans la voix, comme la fois où il promettait que plus personne ne dormirait dans la rue, ça m'a ému. Donc. Première hypothèse, il semblerait que la dignité de l'homme se situe, en gros, entre le poignet et les ongles. Douteux. Seconde hypothèse, c'est une formule héritée de la Résistance. Peu probable. Troisième hypothèse, l'auteur de cette phrase n'a pas vu le doigt, lui aussi tendu, de cette même main. Il faut les rassurer, tous ces gens qui veulent le bien des chômeurs en les forçant à travailler, tout n'est pas perdu. Il leur reste encore la famille et la patrie, aux tumeurs. J'exagère. Cela dit, je ne manquerai pas, moi aussi, de me pencher sur la question de la dignité humaine quand ils rentreront en campagne pour quémander des voix.

Le 27 juin 2015 à 14:19

Comment j'ai été attaqué par un banc de cachalots

Histoire vécue

Mercredi 18 décembre 1991, nous sommes à bord d'un catamaran en route pour la traversée de l'Atlantique sud par la route des alizés, cap sur Sainte Lucie aux Antilles. « La croisière en chaise longue ». Partis de Ziguinchor en Casamance, nous avons pris la mer, le samedi 14 décembre 1991. Aujourd’hui, c'est notre quatrième jour de mer, nous sommes à la hauteur des îles du Cap Vert.Il est environ 18 h. Je suis de quart. Tout est si calme que le coéquipier est allé prendre un bain de soleil à l'avant du bateau! Le capitaine dort dans la cabine arrière et moi je m'accroche au bastingage pour ne pas m'envoler, tellement la sensation de bien-être est exceptionnelle. Nous sommes très contents et du bateau et de nous! Tout va bien! Tout à coup, un énorme choc secoue notre navire. Comme si nous étions  passé sur une montagne.  « Quoi, qu’est-ce que c’est ? un fût de pétrole, un container ? »Sur bâbord des bêtes immenses sortent de l'eau, soufflent de l’air et plongent à nouveau. « Des baleines, des cachalots! »  Le capitaine sort de sa cabine et file chercher son appareil photo pour immortaliser la scène. Les voilà qui se mettent en ligne, en formation, à l'arrière du bateau, ils sont neuf dix, on dirait des sous-marins. Il y en a un qui vient à notre hauteur sur bâbord et nous fixe avec son œil, un œil immense très vivant. Il nous suit...  soudain il sonde... Un énorme coup de boutoir exactement au centre du bateau défonce le bulbe à l'arrière, casse la porte et nous projette en l'air. « On est coulé!!! » Et là, on voit cette bête énorme!... grande comme un autobus! qui refait surface et rejoint les autres qui nous suivent tranquillement, rangés en ligne, à l'arrière, toujours en formation. Alors qu'on était secoué par ce deuxième choc, on voyait l’eau qui rentrait, on ne savait pas si on allait couler ou si on allait flotter... arrive par bâbord arrière, LA BETE... mais la vision de... le monstre marin qui nous fonce dessus,  bondit hors de l'eau, tente de nous écraser, se casse la gueule en glissant sur le pataras bâbord, et retombe lourdement dans l'eau en laissant des morceaux de chair et des traces sang. On était dans une fureur... « NON!!!!!!!!!!!!! »   « Le léviathan!!!...». Comment repousser ce monstre ???... On était vraiment désemparés.  J'ai  pensé à la trompe, cette espèce de corne à air comprimé que tu prends dans les matchs de foot. J’ai pressé sur ce truc ridicule.  Est-ce que ça a fait quelque chose? Je n'en sais rien, on ne peut pas se rendre compte... on ne peut plus se rendre compte... à ce niveau-là... tellement c’est...  « La bonne idée. Le moteur. Il faut qu’il comprenne qu’on est pas une baleine... et bol immense le moteur démarre... ça part touftouftouftouf... Et là, aussi soudainement que c’était arrivé, aussi soudainement c’est reparti. Nous avons vu le groupe s'éloigner, lâcher prise et nous abandonner par tribord arrière. Mais seulement, voilà... maintenant on était naufragé... et ça...  ça changeait complètement la donne.

Le 12 novembre 2011 à 08:24
Le 28 janvier 2015 à 10:03

Petite archéologie de l'artiste satirique

L'Assiette au Beurre, 8 mai 1909

A l'occasion du lancement du premier numéro de la revue satirique Les Hommes du Jour lancée par Victor Méric en 1908, l'artiste Aristide Delannoy réalise, pour la couverture, une caricature de Georges Clemenceau à l'apparence d'une tête de mort, au lendemain d'une répression sanglante envers les carriers des sablières de Draveil. Redécouvrons un épisode marquant de la liberté d'expression sous la IIIème République extrait de l'ouvrage Un crayon de combat, Aristide Delannoy par Henry Poulaille, 1982. « Nous étions, disait Méric, assez inquiets. Il nous fallait, pour le premier numéro destiné au Grand Flic Clémenceau, un dessin vigoureux, acerbe, mordant. J'avais fait le possible pour le texte. Quand Delannoy, quelques jours après, revint avec son carton et exhiba la fameuse tête de mort, nous trépignâmes de joie. Avec un dessin semblable, c'était le succès assuré. Ce fut le triomphe. La Gueule de Clémenceau tirée à 25 000 s'enleva comme du petit pain ». Clémenceau furieux, se jura d'avoir l'artiste au premier tournant qui se présenterait.[...] Quatre mois se sont écoulés depuis qu'il a reçu son camouflet de bonne année. Voilà l'heure de la monnaie à rendre. Le numéro a paru. Magnifique, plus beau encore que celui qui lui était consacré. Le Général* « pacificateur du Maroc » est représenté en boucher sanglant et le sang dégouline de lui, d'un beau rouge. [...] Les sieurs Delannoy et Méric furent appelés pour répondre devant la justice du crime de lèse- Patrie. Ils eurent chacun un an de prison et 3 000 F d'amende. Clémenceau avait pensé et espéré que leur incarcération gênerait les deux prisonniers dans la marche de leur travail, mais l'un et l'autre avaient pris la précaution de préparer des articles et des dessins pour parer aux accidents possibles et il n'y eut pas de surprise au cours de la publication. Par contre, Delannoy tomba malade au point que ses camarades de geôle démarchèrent auprès du directeur de la prison. Méric et un prisonnier d'Action Française lui exposèrent le sérieux du cas, si bien que Delannoy fut libéré aussitôt. Le malade n'en devait pas moins décéder de son mal qu'avait aggravé le séjour de quatre mois qu'il fit à la Santé. [...] Sa signature se trouve dans plus de soixante fascicules et elle était encore en novembre 1910 dans Messe de Minuit et Réveillons qu'il composa pour Noël 1910. Ce sont ses derniers dessins, avec son Christ chez les Prostituées, paru dans le numéro hors-série sur Noël des Hommes du Jour. [...] Delannoy est mort à 37 ans. [...] Il avait confiance en lui, il acceptait d'aller sur le ring. [...] Ce serait, pensait-il, passionnant. [...] » *d'Amade (ndlr) Source de l'image : Gallica.fr

Le 29 septembre 2015 à 10:52
Le 2 décembre 2010 à 07:40

"On est quand même dans un monde de schtroumpfs!"

Vincent Peillon, Radio J, dimanche 28 novembre 2010.

Bienvenue chez les Schtroumpfs !  Peillon n’a pas tort d’invoquer Peyo. L’agitation du village socialiste fait penser aux petits lutins bleus de l’illustre auteur de BD, avec leurs fantasques querelles et leur langue codée. Vincent Peillon, député socialiste européen, c’est un peu lui même le Schtroumpf à lunettes (qu’il ne porte pas, mais ça doit être une ruse !), celui qui ramène toujours sa science (de philosophe en l’espèce) et agace tout le monde tout le temps. Mais il ne croyait pas si bien dire. Son ironie, ce jour-là, visait ceux qui voulaient pousser Dominique Strauss-Kahn (le Grand Schtroumpf caché) à précipiter sa candidature aux primaires socialistes alors qu’il a bien plus important à faire à la tête du FMI, que de venir batailler ici avec François Hollande (Le Schtroumpf Farceur), Arnaud Monteboug (Le Schtroumpf Frimeur) ou Manuel Valls (Le Schtroumpf Joueur). Or le lendemain, stupeur et tremblements dans la forêt, c’est la Schtroumpfette Ségolène Royal qui annonçait sa propre candidature, frôlant même l’outrage à Grand Schtroumpf caché en lui promettant un poste de premier ministre si elle devenait Présidente. Certes elle a nuancé ensuite, mais la zizanie régnait à nouveau dans le monde des Schtroumpfs roses. Et tout ça pour un mot malheureux de Martine Aubry (La Schtroumpftaine ?) laissant croire que les primaires étaient pliées d’avance avec la complicité de la Schtroumpfette. Schtroumpf qui pourra !  

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