Dominique Cozette
Publié le 22/08/2015

Désolée Francis


Je nais, je hurle, je fais chier, je fais des touches, des conneries, de la musique, je me marie, je fais une fille, je m’emmerde, je divorce, je fais la bringue, du piano, de la pub, des chansons, du chili con carne, des romans, je fais du bien, je fais du mal, du roller, de la peine, je fatigue, je me fais jeter, je persifle et signe, je chante, je soude, je me remarie, je peins, j’accroche, je décroche, je m’accroche, enfin j’essaie. 

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Le 10 septembre 2011 à 10:36
Le 9 septembre 2012 à 08:47

Mona Mailing n°4

Basta !

Ecoutez-moi bien, tous ! Fichez-moi la paix à la fin. Arrêtez cet enfer, ce boucan, tout ce bruit pour rien. Basta ! BASTA ! Mais qu’est-ce que je vous ai fait ? La nuit, le silence et l’oubli éternels, tout plutôt que cette cacophonie : et si c’était bien elle, et si ça ne l’était pas ? et si c’était une greluche de petite vertu, et si c’était une pimbêche aristo ? Florentine ou bien napolitaine ? Et si… c’était Giacomo ou Francesco déguisés en fille, vous savez, les ragazzi que se tapait Léonardo ? Et si c’était  un faux ? Un faux quoi ? Un faux col ? un faux cul (ah non, parait que je n’en ai pas) ? Et si c’était la Gualanda et pas la Gioconda ?  Et si il s’y était repris à deux fois, le Leonardo, pour lui dessiner son fichu sourire ? Et si c’était juste qu’elle ne devait pas sourire mais que Giacomo ou Francesco aurait bousculé le maître, son pinceau aurait ripé et il aurait rattrapé le coup en lui plissant la lèvre ?  Hein ? Pourquoi pas, tant que vous y êtes ? Et si, et si… et si vous changiez de crèmerie ? Et si vous en aviez fini de gloser, de ratiociner, de béer d’admiration convenue, obligée. Si vous arrêtiez de me punaiser, de m’expédier, de m’endosser ? Vous m’avez vue, les yeux bridés, le sourire gondolé sur le tee-shirt déformé par vos bourrelets macdo’ ? Mais vous n’avez donc rien de mieux à faire ?Pourquoi moi, Dio mio, pourquoi moi? Il y en a des milliers, des millions de belles petites gueules dans tous les musées du monde ! Des toutes fraîches comme Flore, des sensuelles comme Olympia, des spirituelles comme la Sévigné, des altières comme la Valois, des discrètes comme Olga, des purs esprits comme Thérèse, des pétroleuses comme la Goulue. Des racées, des typées, des androgynes comme…Jean-Baptiste. Il y en a pour tous les goûts ! Moi… mais je ne suis rien à côté ! Dame Lise Marie Gérardin, femme de François du Jocond, hypothétique copine d’un Médicis… Pensez donc, quel palmarès ! Autant dire personne ou plutôt tout le monde, toutes les femmes du monde : ni pute ni soumise… Allez hop rideau. Basta cosi, allez voir ailleurs si j'y suis.

Le 20 septembre 2012 à 08:03
Le 7 avril 2013 à 08:42

Ne vous lancez pas à l'aveugle sur la piste d'envol

D'ailleurs aucun pilote, même très con, ne le fait

Pour éviter de vous faire refouler comme un vulgaire tocard, voici quelques recommandations à bien respecter. Ne soyez pas trop longs : Vents contraires préconise un maximum de 1500 signes. Au delà - déjà c’est chiant - mais surtout le risque d’erreur de comptage augmente considérablement !! Notez à cet effet, qu'à l'instar du h aspiré, l'espace est considéré comme un caractère. Exemple : dans la phrase « Merde, j'ai fait cramer les haricots ! », on compte bien 38 et non 31 caractères. Ne soyez pas trop courts : Vents contraires ne le précise pas, mais fort à parier qu’un ou deux signes ne suffiront pas. Soyez drôles : Inutile de raconter combien la perte de votre chien vous attriste. Sauf s'il s'est étouffé avec une saucisse, ce qui est tout à fait cocasse. Evitez les fautes : à Vents contraires ils sont méchants, ils vous l’ont dit. Oui, mais ils sont surtout feignants. Ils ne prendront certainement pas le temps de corriger un torchon. Ne transigez pas avec le vocabulaire : après plusieurs dizaines d'échecs et d'heures passées à établir des statistiques, force est de constater que les chroniques comprenant les termes fiotte, zguègue, pourave, chanmé, peigne-zizi ou fourchette ne seront pas publiées ! Enfin, dernière astuce, ils sont très méchants, n'hésitez donc pas à adjoindre quelques injures à votre chronique, exceptés fiotte, peigne-zizi et fourchette évidemment. Cette chronique comporte précisément 15000 caractères, j'ai envie de dire « mais trop les doigts dans le pif quoi ! »

Le 22 février 2013 à 08:26

Prendre un billet de parterre

Expression issue d'un jeu de mots : parterre / par terre ; tomber, ramasser une gamelle ou une gadiche. La grande crainte des auteurs – contemporains - , des metteurs en scène comme des comédiens, c'est la chute, le flop, le four, le bide. On dit chuter, faire flop ou faire four, prendre un bide.   Mais il ne s'agit pas seulement d'un jeu sur les mots. Le public fréquentant le parterre fut, longtemps, particulièrement redouté. Le parterre correspondait à l'orchestre d'aujourd'hui. Ce public est turbulent ; d'autant plus que, de 1546 à 1782, il est debout. On parle du parterre debout. Ce qui s'explique par le fait que, dans les jeux de paume, premiers lieux fixs des troupes jusque-là itinérantes, les spectateurs entraient par une seule porte, placée au fond de la salle, remplissant ainsi, à mesure, un espace sans fauteuils. Il faudra attendre 1782 pour voir un parterre assis.   Le parterre debout est prêt pour la bagarre ; d'autant plus qu'il n'existe pas de vestiaire – le dépôt de cannes n'a été institué qu'en 1817 – et que l'épée au côté comme la canne à la main incitent à des réparties immédiates et, parfois, violentes.   Mais, la plupart du temps, les réparties du plaisant du parterre demeurent verbales. Un exemple suffira à en donner le ton. La comédienne Adrienne Lecouvreur (169-1730) avait pour partenaire un certain Pierre Tronchon de Beaubourg, bon comédien, mais pas gâté par la nature, ni par son nom. Quand elle a cette réplique : - Seigneur, vous changez de visage ! un plaisant du parterre n'hésite pas à répondre : Laissez le faire !

Le 5 juin 2014 à 09:20
Le 16 avril 2013 à 09:54

« Il y a un pays où on se tire des rafales de mitraillettes dans les pieds tous les matins, un pays qui est dans une névrose mélancolique profonde, c'est la France.

Et il faut comprendre que, macro-économiquement parlant, ça coûte un ou deux points de PIB, la névrose française. C'est un vent contraire absolument massif. »

Nicolas Dufourcq, directeur général de la BPI, Rue 89, 15 avril 2013.     Le voilà donc l’ennemi intérieur, le fauteur de crise, l’agent du déclin. Il tient en deux mots et gangrène à ce point l’esprit public que d’aucun ont cru malin d’en faire un site éponyme. Les vents contraires qui empêchent le pays de prospérer s’appelle soupir de résistance, masochisme de comportement, dérision des pouvoirs. Bref une façon de voir tout en (humour ?) noir. La taxation des riches, c’est un coup porté aux pauvres privés des miettes, l’école le samedi matin, un crime contre l’intelligence, le mariage pour tous l’extinction programmée de l’humanité, les allocs réduites pour les plus aisés, la République menacée dans ses fondements égalitaires, un ministre imposteur, tout le gouvernement complice, la transparence des patrimoines ministériels l’aveu des turpitudes. L’excellent M. Dufourcq a même chiffré l’effet dévastateur de cette paranoïa nationale sur le développement des forces productives. Il est bien placé pour le savoir, à la tête de la Banque publique qui prête aux PME innovantes, il ne parvient même pas à utiliser la totalité des fonds qui lui sont alloués.  Tout est foutu ? Si « Vents contraires » publie cette chronique, alors oui.

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