Katja Kaufmann
Publié le 23/08/2015

La carte à Pupuce


Pubologie pour tous

Aujourd’hui c’est Friday wear chez les banquiers. La semaine est presque finie, et autour de la table de réunion, le marketing a fait valser les cravates. Les chemises nonchalamment déboutonnées laissent entrevoir la hiérarchie bien plus clairement que les marques de costume. Le responsable  - toison grise sur bronzage Gold nuance 3 semaines aux Caraïbes– annonce le sujet du jour : brainstorm’ sur les cartes bancaires. Le sous-fifre – glabre sur bronzage laiteux nuance week-end à Deauville– précise : aujourd’hui, on doit trouver des idées de thématiques pour nos cartes Collection. Ce sont des cartes bancaires dont le pricing est plus élevé parce qu’elles offrent des services targetés en fonction des passions des gens. Par exemple, on a fait la carte Rugby : on te rembourse ta licence si tu peux pas finir ton année, et t’as des réducs chez les équipementiers. Et là on cherche de nouvelles idées. Il se lève et se dirige vers le paperboard. « Bon, ben c’est parti », il annonce en débouchant son marqueur.

Vague de silence sous les néons. Un regard se tourne même théâtralement vers la fenêtre, le monde libre où les gens vont boire des coups le vendredi soir au lieu de se faire chier à trouver des idées de merde pour des clients qui préfèreraient qu’on baisse leurs frais bancaires plutôt que de les vaseliner avec des services à la con.

« Euh, thématique animaux ? » se risque le lèche-bottes – poils blonds sur bronzage caramel nuance Point Soleil – « les gens adorent les chatons sur Internet ».
« Ah, c’est bien, ça », dit le boss, autorisant ainsi l’assemblée à trouver ça bien.  Peu à peu les langues se délient et les idées s’emballent. La musique, pour les jeunes ? La nature ! La BD. Les vêtements ?

Son marqueur fusant sur le papier, le sous-fifre n’a pas le temps de penser, et il n’aime pas se faire doubler. Vite, une idée, vite. Soudain, ses yeux s’exorbitent et entre ses lèvres il dégueule : « et si on faisait un truc pour les femmes ? Avec une assurance sac à main, quelque chose dans le genre ». Silence dans l’assemblée. Les regards se tournent vers le chef, qui semble évaluer l’idée. Une, deux, trois secondes se passent, c’est une torture pour le sous-fifre aux mains moites comme pour les concurrents qui espèrent secrètement le lynchage.

« C’est brillant », murmure le chef.  « En effet » murmure le lèche-bottes. Dans les yeux du market’ ce soir, il y a comme de la gratitude. Ils pensent à Pupuce, toujours fidèle et dévouée, qui en ce moment même doit être en train de préparer des crêpes pour les mioches. Pupuce, avec ses jambes poilues sa cellulite sur le cul, mais qu’ils aiment toujours, tendrement, peu importe le nombre de jeunes cruches qu’ils tronchent dans les voyages d’affaires. Oui, Pupuce mérite sa carte de crédit rien que pour elle. « Et peut-être, ajoute le sous-fifre, qu’on pourrait faire une assurance dépannage à domicile, un truc comme ça ? Pour quand il y a une panne d’électricité et qu’elles sont seules ? ». Après quelques références au porno et quelques rires gras, l’idée est finalement acceptée.

Et le lèche-bottes, avec l’énergie du désespoir, renchérit : « On pourrait en faire une pour les hommes aussi ? ». La tentative est trop évidente, il le sent en prononçant la phrase. Encore, les regards convergent vers le boss, qui ne tarde pas à trancher « Ben non, pour les hommes, il y a la Gold ! ». Dans un grand éclat de rire, la réunion se termine. Le market’ peut rentrer chez lui, retrouver Pupuce, avec le sentiment du travail bien fait.

Née avec une cuillère en bisphénol A, un ordinateur et un modèle réduit de monster-truck dans la bouche, Katja Kaufmann voulait devenir Présidente. Mais elle est nulle en horticulture, alors maintenant elle vend des lessives. 

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Le 17 juin 2015 à 07:58

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Peut-on voyager avec un lama ?

OUI. On peut voyager avec un lama, même s'il est fâché. Le lama va partout et s'accommode de tout, sauf peut-être des manteaux du même lainage qui, s'ils sont un indice certain d'aisance sociale, n'en restent pas moins mutiques devant un lama particulièrement bavard. Le manteau en poils de lama, c'est entendu, ne parle pas ; le manteau en poils de chameau, lui, a mauvais caractère. Il n'est donc pas conseillé de le mettre en présence d'un manteau en poils de lama, sinon il le transforme en charpie avant de le jeter en pâture à sa progéniture bossue. Pour en revenir à la question qui nous zooccupe, n'importe qui peut voyager avec un lama à condition de se montrer conciliant avec celui-ci : s'il préfère occuper dans un avion la place près du hublot, contentez-vous d'accéder à sa demande. De même, s'il refuse de baisser la tête au cinéma, demandez simplement au voisin de derrière de changer de place (en espérant, bien sûr, qu'il n'y ait pas d'autres lamas dans la salle, car ce sont des animaux cinéphiles). Enfin, pour les longues traversées en bateau, laissez-le aller à sa guise sur le pont : le lama a le pied marin, il vomit rarement, sauf sur ceux qui lui marchent sur les pieds. Eh oui, il faut le reconnaître : le lama a sa fierté ! Depuis des siècles, avec son cou allongé et sans minerve, il essaye de se hausser à la hauteur de la girafe. Il voit bien pourtant que ça ne marche pas, mais il insiste, il insiste... Il est comme ça, le lama. Un peu borné. Un peu lama. Un brin bouddhiste. Et moi, je l'aime bien quand revient l'hiver : il me tricote des pulls en poils de chèvre en me racontant ses voyages au Pérou.

Le 2 septembre 2014 à 09:42

Les extraterrestres pensent trouver une intelligence humaine d'ici 20 ans

Les extraterrestres restent étonnamment optimistes dans leur prévision de recherche. Ainsi, ils ont maintenu leur objectif de trouver une preuve d’une potentielle intelligence humaine sur Terre d’ici vingt ans. « Nos schémas de calculs nous montrent que notre faisceau de recherche se réduit, on va forcément toucher au but » estiment les chercheurs extraterrestres, pas découragés par la possibilité de se heurter à un possible mur. « On y pense, bien sûr. Qu’au fond, nous ne soyons qu’en fait terriblement seul dans l’Univers. Mais on pense que la Terre possède les caractéristiques nécessaires pour l’apparition de la vie et donc, pourquoi pas, d’une intelligence ». Découvrir une trace d’intelligence sur Terre remettrait en question de nombreuses théories et ouvrirait aussi la porte à un nouveau champ de possibilités. « C’est un peu notre obsession, savoir si nous sommes seuls dans l’Univers capables de raisonnement et d’empathie »  explique un chercheur,  même si pour bon nombre la possibilité que l’humain puisse posséder une telle faculté d’empathie reste clairement du domaine de la science fiction. Les chercheurs arpentent ainsi la planète depuis des années, équipés de dispositifs et d’appareils, destinés à calculer et relever les traces de vies. « Nous avons décelé des traces de vies, très résiduelles, mais pas forcément des traces d’intelligence » contre-balance un autre chercheur, moins optimiste que ses confrères. À l’issue de la conférence de presse, les chercheurs ont annoncé  leur intention de focaliser leur recherche sur une région non analysée dans l’immédiat et dans laquelle ils ont placé de grands espoirs de découvertes, le Moyen-Orient.

Le 2 novembre 2011 à 13:23
Le 16 juillet 2010 à 01:48

Programme-toi dans le off en hiver

Conseil Citoyen 8

Te voici reparti avec tes compagnons Comme chaque juillet faire votre Avignon.Vous pensiez en jouant de jour en extérieur Faire l’économie d’un jeu de projecteurs, Mais faisant profession que rien ne vous encombre, Vous optez cette année pour du Théâtre d’ombres. Vous avez donc loué en vous pliant en quatre Ce que seul Avignon veut appeler Théâtre. Ça ne coûte pas plus qu’à d’autres leurs cigares, Mais pour vous quatre c’est onze mois sans écart Pour avoir le loisir de déplier un drap Et le tenir tendu une heure à bout de bras. Ainsi vous allez donc, tractant et paradant, Pliant et dépliant, heureux et nonchalants, D’autant que cette année tu sens le bon karma Qui vous fera sortir de votre anonymat ; Tu viens de rencontrer un gars qui t’a promis De te faire connaître un de ses vieux amis Qui peut te présenter la fameuse Corinne Qui travaillait, un temps, au restaurant du « in ». Elle cherche un spectacle où les gens ne vont pas Jouant comme le tient à l’heure des repas Car avec son amant, sur la rangée du fond, Ils peuvent sans témoin s’envoyer au plafond. Mais cela, t’a-t-on dit, pourrait-être ta chance Car l’homme est groniqueur au journal « La Provence ».   Puis-je sans te fâcher avancer un conseil Qui n’a d’autre ambition que sonner ton réveil. Puisque pour Avignon sans fin tu persévères, Pourquoi ne pas aller y jouer en hiver ? Imagine un instant cent mille âmes recluses S’emmerdant sous la neige en plein cœur du Vaucluse. Les hôteliers, pour vous, ouvriront grands leurs draps Et vous feront goûter à leurs prix les plus bas. Et si pour vous sentir encore festivaliers Vous préférez aller à plus simple taulier, Le camping est à vous. Avec le reliquatVous pourrez vous offrir un vrai pontificat : Un théâtre à vous seul, une scène et des loges, Les copains de Corinne abondant en éloges, Un vrai pot de première ; canapés et gratin Et un portrait couleur dans Vaucluse Matin. En plus, l’ombre chinoise au cœur de la Provence Ne souffre, à mon avis, d’aucune concurrence.

Le 22 novembre 2014 à 08:33
Le 15 avril 2015 à 10:42

C'est clair et Net comme torchette

Je n’ai jamais pigé que couic à Internet. Heureusement, je concubine avec la trépidante Sylvie, une fée du logis qui me montre les messages du jour sur un rectangle lumineux et qui tape et expédie mes chroniques et mes mails là où il faut en ne manquant pas de glapir : « Ne serait-il pas temps que tu apprennes ? Et que tu ne dépendes plus des autres ? » C’est pourquoi, finissant par céder à cette pression obstinée, et à celles des compères du Rond-Point m’engouffrant sans vergogne dans les procédures du ci-présent dossier (et deux pressions comme ça ensemble, ça commence à constituer un sacré groupe de pression), j’ai accepté stoïquement d’apprendre l’informatique. La première phase de mon initiation a eu lieu le 10 avril sur un appareil préhistorique que mes cambrioleurs de la semaine dernière ont délaissé. En voici la captation. Sylvie : Voici l'ordinateur, le clavier, l'écran, le boîtier. Moi : Bonjour. Sylvie : Le boîtier, c'est la fameuse souris. Quand tu la touches, ça bouge sur l'écran sous la forme d'une flèche. - D'une flèche ? - Oui, et quand la flèche qui se ballade dans les rubriques arrive sur un sujet qui prête, si on le veut, à des développements, elle se transforme en main. - En main ?!  - Oui, et si on veut en savoir plus sur le sujet en question, on clique avec la souris.  - C'est-à-dire qu'on pousse sur la souris ?  - Oui, deux fois. - Ah, deux fois ?  - Tu vois ici à droite, la flèche se transforme en main.  - Et c'est toujours à droite que…  - Mais non ! ça dépend comment le site est conçu. Et quand tu as cliqué deux fois, un sablier apparaît. - Un sablier ?  - Pour nous faire attendre un peu. Après quoi, un nouvel écran apparaît sur lequel on trouve des articles plus ou moins longs illustrés avec des images.  - Et cette flèche-là ?  - C'est quand on va dans du blanc avec la souris.  - Et là, cet espèce de crochet à quatre crocs ?  - C'est quand tu circules dans le texte. Tu vois ? Dans le coin droit de l'écran, on met la flèche sur le curseur.  - Le curseur ?  - C'est le petit bloc qui se trouve dans la barre de défilement. Il permet que le texte puisse se dérouler à notre convenance pendant qu'on pousse sur la souris.  - Ah il faut pousser sur la souris pour que…  - Beh oui ! Pour que le texte défile. Viens, on va attaquer. Allons… allons dans la section « interactif ». - Oh, voilà le sablier !  - Oui, prenons n'importe quel sujet.  - Si on prenait plutôt l’air, j’ai la tête en marmelade de coings.    Il n’y aura pas de seconde leçon. Mais cette chronique savante n’est pas close car j’ai décidé de servir coûte que coûte à quelque chose en vous mettant le nez à la diable sur une poignée de livres récents fort bien torchés filant une belle trempe aux technologies informationnelles. La Vie algorithmique d’Éric Sadin (L’Échappée) dresse impavidement l’inventaire des prises de pouvoir par la raison numérique des pratiques, entre autres, du commerce, de l’enseignement, de la médecine et de la communication. Rarement, ventre de bœuf !, on a mieux cartographié le mouvement de marchandisation des rapports aux autres, à nous-mêmes, à la ville, à l’habitat. « Acceptons-nous d’être toujours plus intégralement régentés par ce mouvement qui s'intensifie et se perfectionne à des vitesses exponentielles, ou sommes-nous décidés à y opposer des logiques fondées sur de tout autres exigences aptes à favoriser la faculté humaine de libre choix et la subjectivation des existences ? » Critique de la raison numérique de Dominique Mazuet (éd. Delga) déchire la cartouche sans quartiers contre la société « empirionumériste » de la « création destructive » « - où l’on détruit les activités humaines pour mieux en réduire les coûts ; - où les bibliothèques ont disparu au profit des médiathèques ; - où les éducateurs, en attendant leur propre dématérialisation, ont encore pour charge de désapprendre à lire aux enfants pour qu’ils sachent mieux consommer ; - où « le temps de cerveau disponible » doit être dégagé de toute entrave à son gavage distractif par les contenus des réseaux ; - où seuls survivront les mieux dotés et les plus décidés parmi les gagneurs, et les plus malins parmi les autres ; - où les capacités de Connaître, Comprendre, Lire et Savoir sont dénoncées comme des notions ésotériques à éradiquer ; - où la connaissance est donc reléguée au dernier rang des compétences requises d’une activité culturelle ; - où la vie sociale se conçoit comme un mouvement brownien de particules individuelles, suivant chacune leur conatus propre selon de trajectoires opportunistes, imprévisibles, et collectivement inintelligibles les unes aux autres ; - où conséquemment le rapport social concret, la production partagée des moyens communs de subsistance, le commerce que l’humanité entretient avec elle-même ont vocation à disparaître, à l’instar de « l’homme cette invention récente » et désormais inadaptée. »   Mais voilà que le mot « numérique » est lui-même envoyé chez Plumeau dans le tome 2 de l’essai collectif Poétique(s) du numérique des éditions l’entretemps. Dans sa préface mordante au livre, Pierre Musso trompette que le mot « informatisation » qualifie mieux la mutation contemporaine que ce mot passe-partout censé refléter la modernité alors que c’est depuis belle lurette, depuis les Grecs, que l’Occident met le monde en chiffres. La révolution numérique est derrière nous, jambon à cornes ! À l’heure de la troisième révolution industrielle, celle de l’informatisation, place maintenant, tenez-vous bien, à une sorte de « bauhaus électronique » réunissant les artistes, les savants et les industriels (selon les souhaits de l’utopiste, un peu bléchard, il est vrai, du XIXe siècle Saint-Simon). Place à un « lieu-carrefour » mêlant le local et l’international, un « territoire-réseau fait de lieux et de liens » faisant la nique aux « multiples fatalismes » et à toutes les formes de « rationalité comptable ». Place à l’invention, à la rage, à la drôlerie, au scandale. Place à la poétique des outrages aux bonnes mœurs à la Dada, à la situ, à la Jarry, à la Fourier, à la Péret, à la Topor.   Facebook anatomie d’une chimère de Julien Azam (éditions Les Réveilleurs de la nuit) réussit splendidement son coup. Partant des analyses debordiennes et de celles de Georg Lukacs dans son hit Histoire et conscience de classe relatives à la marchandisation de tous les aspects de la vie et à la transformation méthodique des êtres en choses, il montre que l’aliénation ayant prospéré, « on assiste désormais à une auto-réification des individus, Facebook en constituant le lieu privilégié ».   Mais souvent avec le Rond-Point, Le Happy End n’est pas trop loin !   Pour partir guillerettement en guérilla contre la raison numérique, contre la société empirionumériste, contre les multiples fatalismes et la rationalité comptable, contre l’auto-réification des individus, y a d’éperonnants livres de contre-attaque tels que : L’Art de la révolte – Snowden, Assange, Manning de Geoffroy de Lagasnerie (Fayard) Révolutions du net – Ces anonymes qui changent le monde d’Ariel Kyrou (Inculte) L’Éthique des hackers de Steven Levy (Globe).   À dévorer et à expérimenter, mille bombardes !

Le 7 février 2012 à 08:47
Le 4 mars 2012 à 09:13

La bohème, ça voulait dire on mange du bio

Il en faut du courage pour assumer jusqu'au bout sa boboïtude, croyez-moi. J'ai l'habitude d'aller au marché acheter des légumes de saison en vélo, et ainsi m'expose aux mille périls de la jungle urbaine. D'ailleurs, à Paris, il n'y a bien que la jungle qui soit urbaine. Parce que les usagers, merci ! C'est incivilité et compagnie ! Samedi dernier, un type à qui j'avais, d'une bifurcation malheureuse, légèrement coupé la route, le forçant à piler avec sa 405, m'a insulté avant même que de dire un quelconque bonjour. Il est sorti de sa voiture et a commencé d'une voix furibarde à vomir des tombereaux d'insanités, notamment sur ma mère, allant jusqu'à me menacer de, je cite : « m'en coller une ». Moi, et là c'est du pacifiste qui bouillonne en ma gringalette personne dont je parle, je sais que la violence ne mène nulle part, et comme cette brute épaisse faisait bien une tête de plus que moi, j'ai réagi comme n'importe qui l'aurait fait dans cette situation délicate. J'ai sorti mon couteau papillon en lui disant que si il voulait pas que je le saigne il allait gentiment rentrer dans sa caisse de plouc en fermant sa gueule de gros con. Il s'est exécuté. Que ma réaction vous étonne, venant d'un homme de paix comme moi, me surprend. N'est-ce pas sur ce type de raisonnements que notre beau pays de France participe au maintien de la paix mondiale par la dissuasion nucléaire ? Bref, je continue ma route et là, sans crier gare, un de mes poireaux achetés à prix d'or à la biocoop vient se glisser dans les rayons de mon vélib'. J'ai chu cul par dessus tête et tête par dessus guidon. Croyez-moi sur parole, ça, ça fait bobo !

Le 15 octobre 2015 à 09:03
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