Corinne Klomp
Publié le 21/07/2011

Reconversion professionnelle


Récemment implanté dans le sud de la France, ce nouveau talent capillaire vous accueille du mardi au samedi sur rendez-vous et vous propose un large choix de coupes, brushings et balayages qui ravissent les chevelus de tout poil. Attention : il ne fait pas la couleur, pour cause d'allergie.

Corinne Klomp a sévi quelques années dans la presse économique, côté marketing. Personne n’est parfait, elle encore moins. Un jour elle a tout quitté pour se consacrer à l’écriture scénaristique puis théâtrale. Depuis, sa vie, la vraie, a commencé. Elle écrit et joue la comédie pour les autres, mais ne chante que pour son pommeau de douche, et sur rendez-vous. Son patronyme n’est pas un pseudonyme. Non, même pas.

> http://blogs.mediapart.fr/blog/corinne-klomp

 

Plus de...

Corinne Klomp

 ! 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 2 novembre 2010 à 16:51

"Vous m'emm... mènerez pas sur ce terrain"

Jean-Louis Borloo, Canal +, dimanche 1 er novembre 2010.

En fait de terrain, c’était du verglacé. Poussé dans ses derniers retranchements sur les vacheries proférées à son égard par le premier ministre en place, le ministre de l’Ecologie a failli verser dans le fossé. A la 36e minute de l’émission "Canal + dimanche", son quart de seconde d’hésitation entre la première et la deuxième syllabe du verbe emmener, lui aurait valu plus qu’un quart d’heure de célébrité s’il avait poursuivi sur ce qu’il avait manifestement en tête (et en bouche) à l’intention de la journaliste  : "Vous m’emmerdez avec vos questions." Des psycho-linguistes avanceront que le choc des syllabes et le poids des impensés sont facteurs de grands vertiges intérieurs. On l’avait déjà observé avec "inflation" et "fellation" (R. Dati) ou encore "ministre" et "premier ministre" (L. Chatel). Mais cela n’explique pas tout. Quand Hervé Morin déclare sur Beur-FM que « c’est difficile d’expliquer à des cons… à des.. hommes et des femmes… » la guerre en Afghanistan, c’est le sur-moi du ministre de la Défense qui a déserté. Jean-Louis Borloo, qui avait perdu des points en se conduisant en planqué durant la guerre du carburant, a donc failli voir sombrer dans le ridicule son ambition primo-ministérielle. Mais il aurait été dommage d’être prématurément privé d’un homme public dont le « calme » affiché est aussi trompeur. Ça bout du dessous chez Borloo, et cela devrait fuser, pour notre grand ravissement, s’il est encore plus sous pression à Matignon.

Le 18 avril 2011 à 14:01

Je me suis fait couper la banane

Je ne l’avais jamais trompée. Des années de vie partagée, sans le moindre démêlé et pourtant… S’il est vrai qu’avec le temps, nos rapports aux tumultes échancrés se faisaient moins fréquents, jamais pour autant la lassitude de ces couples éplorés n’était venue enrayer notre petite complicité. Même à cran, rien ne pouvait altérer la dépendance de notre relation, pas même cette chute irréversible, signe d’un vieillissement de moins en moins latent.   Et pourtant… En ce petit matin ensoleillé de doux printemps, un aquilon volage souffla sur mes désirs sont air le plus défendu. Ce temps nouveau qui fait monter la sève, me plongea tout droit dans l’incommensurable corsage d’une charmante demoiselle. Elle que chaque matin, je croisais derrière sa vitre, sans prendre le temps de m’appesantir, devint soudainement pour moi l’attrait d’une nouvelle jeunesse.   Si peu éclatant paraissait son esprit, sublime en revanche était sa poitrine. Bien que ma timidité farouche et mon éducation puritaine me décontenancent au moindre string qui dépasse, je pris soudainement mon courage à deux mains et fis le premier pas. « Ce soir si vous voulez » me répondit-elle d’un large sourire au chewing-gum qui dépasse. Le soir venu,  je me rendis non sans une certaine appréhension au lieu dit du rendez-vous. Etais-je vraiment certain de la chose ? N’allais-je pas commettre là une bêtise impardonnable ? A peine me fit-elle entrer dans son salon que mes doutes se dissipèrent, elle qui pour me mettre à l’aise, me défit rapidement de mes affaires.   Je me retrouvai là, docilement allongé, enivré par la douceur sur ma tête de ses fines caresses, maîtrisant parfaitement bien la chose, elle me fit peu à peu vaciller, elle, penchée sur mon corps, moi, bercé par ses déhanchés et le formidable cliquetis de son voluptueux doigté. Impossible de reculer.  Sitôt l’acte achevé, elle m’interrogea sans ambages sur mon sentiment à propos de tout ce qui dépasse. Honteux, après un tel déshonneur, c’est à peine si j’osai me regarder dans la glace. Après tant d’années de fidélité, je me posai alors cette question, cette douloureuse question… Comment ai-je pu délaisser ma tondeuse à cheveux, pour aller me faire couper les tifs chez un quelconque coiffeur ?

Le 23 septembre 2010 à 16:32

Les chroniqueuses de ventscontraires.net sur les tables des libraires

Ventscontraires.net vous le dit parce qu’elles-mêmes sont trop modestes pour vous en parler. Plusieurs de nos chroniqueuses viennent de publier un livre dans cette rentrée littéraire dont on cause. Marie Nimier est la chouchou des médias, il faut dire qu’elle a du métier et n’en est pas à son coup d’essai. Son Photo-photo, qu’elle a écrit à partir d’une séance photo avec l’énigmatique et énervant Karl Lagerfeld, bénéficie du soutien amoureux d’une presse fidèle de livre en livre. Judith Perrignon est plus discrète, mais pas moins appréciée par ceux qui ont su dépasser la liste des sept ou huit livres qu’on voit partout. Avec Les chagrins, elle mêle ses qualités de journaliste à sa plume de romancière et plonge ses lecteurs dans la France des années 70, sur les pas d’une jeune femme détenue à la prison pour femmes de la Petite Roquette. Il y a aussi Nathalie Kuperman, dont le nom ne vous aura pas échappé, sans doute, dans la rubrique de Klemperer Jr, chez qui elle défendait le mot chômeuse (voir sa chronique). Nous étions des êtres vivants, son sixième ouvrage, fait partie de cette catégorie que la presse appelle le « roman d’entreprise ». Ici, on préfère le désigner comme roman tout court, et vous engager à le lire, comme les deux précédents.Photo-photo, Marie Nimier, Ed. GallimardLes chagrins, Judith Perrignon, Ed. StockNous étions des êtres vivants, Nathalie Kuperman, Ed. Gallimard

Le 6 octobre 2010 à 15:21

« J'ai oublié de vous dire, j'étais l'amant de Martine aussi, mais gardez-le pour vous. »

Bernard Tapie, France Info, 6 octobre 2010

Sigmund reviens, ils vont nous rendre fous ! Rachida venait de faire fourcher sa langue sur l’inflation, lorsque l’irremplaçable Nanard nous a plongé dans la troisième dimension érotique du deuxième degré politique, à propos d’un livre faisant état d’une rencontre secrète entre Jean-Marie Le Pen et lui, avant le second tour des législatives de 1993. L’anecdote est minuscule, sa vraisemblance moyenne, mais « hénaurme » est la réaction de Tapie qui choisit France Info pour se livrer à un démenti acrobatique. Par dérision il renchérit sur les questions en assurant que, oui il a toujours été copain avec ce « gros con » de Le Pen, même qu’ils jouaient ensemble au poker, au tennis-ballon, sans oublier que…. Mais là, patatras, Tapie a beau faire désormais l’acteur, il s’est planté dans son impro en parlant d’une certaine « Martine » à la place de Marine, la fille de qui l’ont sait. Eliminons un retour de libido pour la regrettée Martine Carol, et parions à coup sûr que c’est Martine Aubry qui est lovée dans son subconscient. Martine, dont Tapie disait en 2007 qu’elle aurait fait une meilleure candidate que Ségolène, mais Martine qui, tout récemment, s’indignait du « cadeau » de 285 millions d’euros fait par l’Etat à un homme « aux pratiques pas toujours convenables ». Une maitresse femme qui ne châtie bien que ceux qui la désirent. C’est une souffrance intime que nous a livré le «sévèrement burné ».

Le 8 novembre 2010 à 08:35

Félix Fénéon

Les cracks méconnus du rire de résistance

Il est passé à la postérité pour ses magistrales et très mordicantes critiques artistico-littéraires aux temps du post-impressionnisme. On relève beaucoup moins que Félix Fénéon fut aussi un agitateur redouté perpétuellement pisté par la maison parapluie. C’est qu’il crachait feu et flammes contre « la cochonne de galette », « la maladie votarde », « la tripouillerie patronale », « la racaille jugeuse » ou « l’inondation ratichonnesque » dans les canards libertaires les plus virulents de la Belle Époque (La Revue anarchiste, L’En dehors, Le Père Peinard). Qu’il servait de boîte aux lettres à des subversifs exilés. Qu’il donnait asile à des déserteurs recherchés. Et qu’on le soupçonnait d’avoir trempé en 1892 dans l’attentat à la bombe contre le commissariat parisien de la rue des Bons-Enfants en travestissant, à l’aide de la garde-robe de sa maman, l’auteur du forfait, le légendaire Émile Henry, en paisible citadine ressemblant probablement un peu au Jack Lemmon de Certains l’aiment chaud. Le fameux préfet Lépine apostrophé un jour par Fanny Fénéon, qui se plaignait d’une filature, n’avait pas pu se contenir : « Madame, je regrette de le dire, vous avez épousé un assassin. »Si nous faisons risette dans cette rubrique aux « méphistophélique Fénéon », comme l’appelait le chansonnier belge Léo Campion, c’est que « ce diable d’homme » était par ailleurs un grand comique, « réalisateur humoristique, spécifie Lugné-Poé, du difficile poème de vivre dans l’énigme ». Félix Fénéon ne cultivait cependant pas que le mystère et le goût du complot rocambolesque. Quand il prenait l’air, on ne voyait et on n’entendait que lui. Sa dégaine était dandyesque (haut de forme, manteau flottant, complet puce, souliers vernis). Sa diction était précieuse (il martelait ses syllabes comme un George Sanders dans les films de Douglas Sirk). Son flegme était inaltérable. Et, s’entêtant à ne jamais demander son chemin, il s’égarait continuellement, s’escrimant à ne consulter aucune horloge, il ne prenait ses trains qu’en marche. Mais c’est surtout lorsqu’il était traîné en justice que Félix Fénéon ne passait guère inaperçu. D’autant moins que, pour lui, le monde entier était une scène de théâtre et de music-hall. C’est ainsi que se retrouvant dans le box des accusés du procès des Trente aux côtés de 29 autres sympathisants du courant illégaliste-anarchiste, il avait pris soin de peaufiner les effets cocasses de chacune de ses répliques comme s’il débutait au Deux-Ânes. Et qu’il n’avait pu s’empêcher d’interrompre soudain le président du tribunal en train de le questionner pour lui demander s’il y avait moyen d’obtenir, à l’intention d’amies diverses, quelques cartes d’entrée pour la représentation judiciaire du surlendemain.Le jour dit, ne souciant que de faire pouffer son public, Fénéon dépasse toute mesure. Il fait remettre par un huissier en pleine séance un colis à l’avocat général Bulot. Défaisant distraitement le paquet tout en poursuivant la conduite des débats, le magistrat empêtre tout à coup ses doigts dans un immonde pâton fécal et doit courir se laver les mains sous les lazzis du farceur.Terminons avec un bel exemple de la passion de Félix Fénéon, vrai cinglé de haïkus, pour les tournures lapidaires canon. Voici une des innombrables Nouvelles en trois lignes qu’il a larguées en 1906 dans le journal Le Matin : « Un agent de police, Maurice Marollas, s’est brûlé la cervelle. Sauvons de l’oubli le nom de cet honnête homme. »Pour lire les hommages à Fénéon de l'Oulipien Paul Fournel sur ventscontraires.net

Le 6 mars 2012 à 07:29

Télé-réalité

Aujourd’hui j’ai jugé un dîner auquel je n’étais pas invité. J’ai casté sans concession un môme sans tête, une unique mèche de cheveux lui barrant les yeux, vraisemblablement émasculé, en train de se dandiner sur ce qui est paraît-il de la musique. J’ai applaudi un tour de magie raté, faut encourager les bonnes volontés. J’ai été ému par un couple de jeunes mariés, la robe est offerte par la publicité. J’ai plaint un futur chef confondant à la découpe ses doigts et une carotte. J’ai récuré un appartement ressemblant à un centre d’élevage pour acariens et autres champignons non identifiés. J’ai entendu une mère pleurer en parlant de son fils drogué, et pleurer parce qu’il se désintoxiquait. J’ai vu des couples se former, assis sur un tracteur sous le regard enjoué des vaches et des moutons qui les entourent. Les vaches se nourrissent au bonheur. J’ai entendu des voisins se déchirer pour une conduite d’eau bouchée. J’ai soutenu un étudiant dans sa recherche de studio. J’ai vendu un appartement après l’avoir entièrement refait. J’ai déplacé une cuisine, fait de l’enduit, marouflé des dizaines de rouleaux de papier.  J’ai vidé un grenier et mis aux enchères des casseroles en cuivre – ou presque. J’ai été obèse. J’en ai profité pour me faire opérer. J’ai testé de nouvelles prothèses et analysé les conséquences d’une liposuccion. J’ai fait une enquête exclusive sans qu’elle soit capitale. Rien n’est interdit quand on zone. Aujourd’hui j’ai regardé M6. Demain je me repose.

Le 3 mars 2015 à 11:04

Portrait : Benoît, le fameux « ami noir » de tous les racistes

Il est l’anonyme le plus célèbre de France. Lui, c’est Benoît Abalo. Le nom et le prénom qui se cachent derrière une phrase entendue dans la bouche de nos connaissances les plus racistes. Cette fameuse phrase : « Je ne suis pas raciste, j’ai même un très bon ami noir ». Cet ami, c’est donc Benoît, qui a choisi de consacrer sa vie à servir de caution morale auprès des français les plus xénophobes. Le Gorafi l’a rencontré à l’occasion d’un entretien exclusif dans lequel il dévoile son histoire et son amitié avec les racistes non assumés. Rompre le silence s’imposait, justifie-t-il, tant il manque de moyens pour assumer la tâche qui est aujourd’hui la sienne. Rencontre. Un statut assumé Il a bientôt 40 ans mais on lui en donnerait à peine 30. Benoît vient du Togo. Il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa mère. Aujourd’hui il vit à Boulogne-Billancourt et travaille dans l’immobilier depuis 2001. Mais derrière cette apparente banalité, Benoît est une célébrité. Pas un dîner familial un peu borderline, pas un meeting du FN sans que son existence ne soit évoquée. Car petit à petit, il est devenu l’ami noir, la garantie ethnique des racistes de tout l’hexagone. Un rôle qu’il s’est forgé depuis bientôt 25 ans mais qu’il a refusé dans un premier temps : « Au début des années 90, je me suis rendu compte que de plus en plus de mes amis blancs se servaient de moi comme excuse pour camoufler leur haine des étrangers. Cela m’a d’abord un peu gêné. Puis petit à petit j’ai vu que cela leur permettait d’être plus sereins au quotidien, d’alléger leur sentiment de culpabilité. Alors j’ai accepté ce rôle et j’ai assumé qu’ils se servent de moi pour se dédouaner. » Mais cette fonction, Benoît Abalo ne l’a acceptée qu’à une seule condition : que ces amis racistes ne mentionnent jamais son identité exacte lorsqu’ils parlent de lui. Un besoin d’anonymat qu’il tient à conserver plus que tout : « Je ne veux pas devenir célèbre. Ça ne m’intéresse pas. J’aime l’idée de rester un total inconnu et de garder la tranquillité que cela permet dans la vie quotidienne. Je suis une personne normale et je tiens à le rester ! » On comprend donc mieux pourquoi aucun des racistes rencontrés sur nos routes n’a jamais vraiment expliqué qui était cet ami. Si Benoît apprécie son anonymat, il est cependant confronté depuis quelques temps à plusieurs problèmes que lui impose son rôle « d’ami noir ». En premier lieu, il dit saturer sous les demandes d’amitié : « Depuis 7-8 ans, mon nombre d’amis racistes a littéralement explosé. Aujourd’hui ce sont des millions de relations à gérer et c’est trop pour un seul homme. Il faudrait qu’une autre personne d’origine africaine ou antillaise accepte aussi de devenir la bonne conscience des racistes. » L’autre souci de Benoît ce sont les fausses amitiés, les demandes intéressées : « Tous les jours je reçois au moins 40 à 50 demandes d’amitié sur Facebook venant de gens que je ne connais même pas. Il y a de plus en plus de gens qui veulent devenir mes « amis » juste pour que je leur serve de caution raciale. Sans même qu’il y ait de véritable rencontre entre eux et moi. Là je dis non ! » En un quart de siècle, alors qu’il partait avec un terrible handicap, il a réussi à devenir le meilleur ami des racistes en tous genres. Et ses amis, il les regarde avec un œil tendre et un peu amusé : « Pour tout vous avouer, cela ne va peut-être pas leur plaire, mais la plupart de mes amis sont véritablement de gros racistes, même s’ils récusent cette accusation. Mais quelques uns ne le sont pas et se sentent insultés d’être taxés de « racisme ». Et je comprends cette colère, connaissant moi-même  très bien ces questions de stigmatisation. En ce moment on m’accuse d’homophobie car je suis contre le projet de Mariage Pour Tous. Alors qu’en fait je ne suis pas homophobe, j’ai d’ailleurs un très bon ami pédé ». Le Gorafi

Le 12 juin 2011 à 10:00

Manuel de communication à l'usage des honnêtes gens et des délinquants

Juin - méprisez vos adversaires

— Sire, le peuple à faim ! — Eh bien, qu’il mange. — Mais Sire, il ne peut pas. — Il n’a qu’à se forcer !   Comme l’illustre ce petit dialogue, réputé avoir été tenu peu de temps avant la révolution, entre Louis XVI et l’un de ses conseillers, il est parfois possible de balayer d’un revers de main les doléances ou les critiques de vos détracteurs. En effet, s’il est des situations dans lesquelles il faut se montrer diplomate, il en est d’autres qui ne nécessitent aucun effort. Après avoir passé la moitié de l’année à recourir à des trésors d’hypocrisie et de mauvaise foi pour faire valoir vos droits, pendant ce mois de juin, vous avez bien le droit de vous lâcher un peu. Certains de vos détracteurs ne méritent tout simplement pas que vous dépensiez votre temps et votre énergie pour réfléchir à une quelconque stratégie afin de leur répondre. Faites le leur comprendre en coupant court à la conversation. Attention néanmoins à bien choisir les victimes de votre mépris, sans quoi, à l’instar de Louis XVI, cela pourrait vous coûter votre tête.   Au SDF qui fait la manche, un : « Tu n’as qu’à travailler. » coupera court à toutes ses revendications. S’il est petit et malade, vous pouvez ajouter : « Fainéant. » Ne le faites pas s’il est plus costaud que vous.   À votre adjoint, qui propose une autre stratégie de vente que la vôtre, un simple : « C’est complètement con. » devrait faire comprendre qu’il a pour devoir de rester à sa place et d'adhérer totalement aux idées de son supérieur, c’est à dire aux vôtres.   Quelques exemples :   "Tout est question de volonté, pas de moyens" – Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis).     "C’est stupide." – Nicolas Sarkozy au sujet de l’intégration des œuvres d’art dans le calcul de l’ISF. "Il n’y a pas d’alternative." – Nicolas Sarkozy dénigrant les 35 heures.

Le 7 octobre 2014 à 09:21

Et j'ai crié Alien pour qu'il revienne

- Alors, comme ça, vous avez été le premier humain à rencontrer les extraterrestres ?- Oui. Mon selfie avec Xrügror a fait son petit effet sur Instagram.- Pourriez-vous raconter à nos lecteurs comment s'est déroulée cette rencontre ?- Je cherchais un raccourci que jamais je ne devais trouver, faut vraiment que je mette à jour mon GPS, quand je suis tombé nez à spatule hélicoïdale avec Xrürgor, qui était lui aussi perdu, en train de demander son chemin à un hortensia.- Ça alors.- Oui, il s'avère que sur leur planète, il existe une espèce très intelligente qui ressemble à nos hortensias, mais en bleu, enfin, j'ai pas tout compris ce qu'il disait.- Mais il parlait français ?- Ils ont neuf millions de langues différentes sur leur planète, dont trois patois hortensias, alors forcément, ils apprennent vite.- Bon, bon, incroyable, mais dites-moi, que s'est-il passé ensuite ? A-t-il braqué sur vous une arme étrange et vous a-t-il demandé de vous conduire à votre chef ?- Non. Non, non, il m'a demandé si je pouvais un peu lui apprendre comment on vit ici.- Fort bien.- Alors pour déconner, je lui ai appris que "je suis vraiment un sale connard", ça voulait dire bonjour, LOL.- Ce n'est pas très gentil.- Bah, c'est pour déconner. Ensuite, je lui ai fait écouter l'intégrale de Lara Fabian, en lui expliquant que c'était une figure politique importante chez nous. - Pauvre Xrürgor.- Javoue tkt. Puis je lui ai présenté Hans, mon vieux labrador malade, et lui ai expliqué que c'était le ministre mondial des ressources.- Ça ne veut rien dire, ministre mondial des ressources. - Ouais non je sais, je suis nul en improvisation, surtout quand on m'agite un pédipalpe bleuté sous le nez.- Oh, je le savais, ils sont violents, ils vont tous nous manger !- Mais non, c'était un geste amical. Je crois. Ou un rictus nerveux, peut-être.- Bon et alors ?- Alors Hans il arrête pas de péter, ptdr.- Et ?- Ben non, rien, c'est drôle, non ? Ils vont essayer de décoder ce que ça veut dire et tout.- Ah. Bon. Vous n'avez pas peur que tout cela n'entraîne une réaction hostile de leur part ?- Non non. Xrürgor avait l'air content quand il est reparti. - Il est parti ?- Oui, il avait un rendez-vous urgent qu'il avait oublié.- Il reviendra ?- Il a dit qu'il devrait être là d'ici un petit million d'années, parce qu'il doit encore aller chercher les gosses à leur cours de zlöwwjPendant ce temps-là, dans une autre galaxie.- Alors, ton petit projet d'asservissement de la race humaine, ça en est où ?- Laisse tomber, je vais plutôt me remettre au trampoline, ça ne marchera jamais, je crois bien qu'ils sont complètement cons.

Le 16 janvier 2011 à 17:34

« Il a dit que c'était parce qu'il était juif qu'il avait été expulsé. Ça ne se voyait ni sur sa carte de presse, ni sur son nez, si j'ose dire. »

Jean-Marie Le Pen, congrès du Front national à Tours, dimanche 16 janvier 2011.

Osez, osez Jean-Marie. Vous êtes dans votre rôle en moquant le journaliste jeté dehors par le SO du FN, qui a porté plainte pour insultes racistes. Au moment où vous quittez la scène au profit de la benjamine Marine, il n’est pas inutile de rappeler l’héritage. Fifille commençait à faire oublier l’antisémitisme de papa, en moissonnnant les terres de l’anti-islamisme. Vous direz que tout cela, c’est sémites et compagnie. Bref, la continuité. De fait, il n’y a qu’à observer les caricatures des intégristes musulmans dans certaines publications, entre la djellabah et le turban ils n’arborent pas seulement une barbe mais le nez proéminent et courbe, comme jadis les Israélites, entre redingote et schtreimel.  Néanmoins, si on ose dire, le nez de Ben Laden plus court aurait-il changé la face du monde ? Pas davantage qu’avec un nez moins aquilin, Netanyahou aurait imprimé un autre cours aux relations israélo-palestiniennes. En vérité, le pif selon Le Pen n’est qu’un prétexte pour suggérer qu’il n’a pas perdu son flair. Si le journaliste de France 24 est parvenu à s’immiscer sur son  territoire sans s’appeler Cohen et sans doute après un rabotage chirurgical de son appendice nasal, il ne pouvait faire illusion longtemps. C’est à des petits détails comme ça que l’on reconnaît le sens de l’Histoire chez un Le Pen.

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Rencontre avec Isabelle Huppert
Live • 17/12/2020
La masterclass de Daniel Pennac
Live • 11/12/2020
La masterclass de Alice Zeniter
Live • 05/12/2020
La masterclass de Jacques Bonnaffé
Live • 30/11/2020
La masterclass de Gilles Cohen
Live • 24/11/2020
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication